Plusieurs fabricants de confiseries et de chocolat sont suspectés d'entente sur les prix sur le marché allemand, a indiqué l'Office anti-cartel de ce pays.
Sont notamment concernés le fabricant de Milka, Kraft Foods, le suisse Nestlé, l'allemand Ritter ou encore le spécialiste des barres chocolatées Mars. D'autres fabricants, tels le suisse Lindt & Sprungli, ont reçu un courrier des autorités allemandes de la concurrence les informant de l'enquête en cours.
Depuis le début de l'année 2008, plusieurs de ces fabricants ont annoncé de façon quasi concomitante d'importantes augmentations du prix de leurs produits qui pourraient être jugées illégales si les fabricants se sont mis d'accord entre eux sur ces hausses. Ils risquent de fortes amendes, pouvant aller jusqu'à 10% de leur chiffre d'affaires annuel, selon l'Office anti-cartel.
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De leur côté, les marques se défendent en insistant sur la montée en flèche des prix des matières premières, « dans une fourchette comprise entre 30 et 100 % », selon une porte-parole de Kraft Foods. Certains beurres de cacao ont augmenté aussi de 30 à 70 %. « Nous répétons depuis un an que les hausses de prix sont inévitables, les coûts des matières premières, ceux de l'énergie et des emballages ont extrêmement monté », a rappelé un porte-parole de la Fédération allemande des producteurs de confiseries (BDSI). Ainsi, l'an passé, selon des chiffres du BDSI, les prix des céréales ont augmenté de 80 %, ceux de la poudre de lait de 100 % et ceux du cacao de 10 %.
Une enquête similaire avait été ouverte en novembre dernier par les autorités canadiennes de la concurrence, sur les filiales locales de Nestlé et de Mars, ainsi que du britannique Cadbury et de l'américain Hershey.