« Le tabac ne fait pas partie du bilan de santé ». C’est la réponse cinglante qu’a apportée la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, le 30 septembre à Bruxelles, en marge du Conseil agricole, à la demande des pays européens producteurs de tabac de reporter de quelques années l’entrée en vigueur de la réforme adoptée en 2004. Selon les tabaculteurs, soutenus notamment par l’Italie, la Hongrie et la Grèce, le découplage total des aides européennes est fatal à leur activité. « Le tabac est une production très spécifique », a reconnu le ministre français de l’agriculture, Michel Barnier. « C’est un sujet difficile étant donné que la décision (le découplage) a déjà été prise », a-t-il expliqué.
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