Abonné
Nouveau tournant dans la bataille qui oppose Casino et la famille Baud, actionnaire minoritaire de Franprix/Leader Price : le tribunal arbitral saisi en juin 2007 par Casino a estimé le 6 juillet que le groupe Casino a agi de façon légitime en révoquant les membres de la famille Baud des organes de direction des deux sociétés.
De cette décision dépendait le prix auquel Casino doit racheter les 5 % de Franprix et les 25 % de Leader Price que détenait encore la famille Baud, l’écart entre ce que demandait l’actionnaire minoritaire et ce qu’était prêt à payer Casino se situant autour de 280 millions d’euros. Finalement, le tribunal arbitral a débouté la famille Baud de sa demande d’effectuer la transaction sur la base de 16 fois le résultat moyen des années 2006 et 2007 et a retenu le multiple de 14, comme le demandait Casino « Le prix définitif de la participation de la famille Baud sera calculé par un expert indépendant (PriceWaterhouse) et sera proche des 420 millions d’euros déjà inscrits en dette financière dans les comptes de Casino en 2008 », précise Casino dans un communiqué.
En revanche, aucune des deux parties n’a obtenu de dommages et intérêts comme elles le réclamaient. Le tribunal arbitral ne s’est pas estimé compétent pour trancher sur ce que revendique Casino à ce sujet. Au total, neuf plaintes, essentiellement pour abus de biens sociaux, ont été déposées par Casino contre des membres de la famille Baud depuis 2007, qui a répliqué en 2008 par une plainte pour le même chef. Le procès, qui devait se tenir du 29 juin au 8 juillet devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé au 18 janvier 2009.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre