Avec l’adhésion de deux nouveaux distributeurs, l’ajout de nouvelles fonctionnalités et un début de déploiement à l’international, la solution Trace One se présente comme plus universelle et peut abaisser ses tarifs en 2006.
La société Trace One, six ans après son lancement sous la houlette de Jérôme Mala-voy, franchit une nouvelle étape de son développement. Son métier d’éditeur de logiciels permettant de dématérialiser les données-produits que les industriels et les distributeurs ont à échanger a trouvé une première application dans la gestion des cahiers des charges que les enseignes imposent à leurs fournisseurs de MDD.
A ce titre, Trace One s’est présenté comme un moyen de satisfaire aux exigences de traçabilité qui devenaient une obligation réglementaire au 1er janvier 2005.
Adhésion de Monoprix et de Toupargel
Trois groupes de distribution, Carrefour dès 2003, suivi peu après par Auchan et Casino, ont lancé le mouvement. Aujourd’hui, selon le p.-d.g. de Trace One, le système est adopté par 75 % des fournisseurs MDD de ces enseignes, soit 600 industriels qui lui ont confié la gestion de cahiers des charges (12 000 dossiers de spécification). Et bientôt l’assise de la société va s’enrichir de deux récentes adhésions, celles de Monoprix et de Toupargel Agrigel. Un argument de plus qu’utilise Jérôme Malavoy pour plaider son indépendance… En ce qui concerne les services offerts, le système Trace One a en fait beaucoup évolué. Si la numérisation des cahiers des charges s’est rarement accompagnée de la station traçabilité, que les industriels ont considérée comme une ingérence des distributeurs, d’autres options ont pu être développées, renforcées par le fait que Trace One a racheté en juillet 2005 la société Catalogic, catalogue électronique de gestion des informations produits utilisé par plusieurs centrales et de grands industriels.
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La solution Trace One peut donc gérer désormais le suivi de la qualité des produits, réagir en cas de problème sur des lots défectueux, anticiper la recherche d’un ingrédient, ou même, dans le cas d’Auchan, signer électroniquement les contrats de fournitures. Et la prochaine version prévue cette année intègrera d’autres fonctionnalités : réponse à appels d’offres, audits laboratoires, gestion des réclamations clients, gestion du packaging, contrôles.
Enfin, au moment de faire ses premiers pas dans le non alimentaire et à l’international – en Espagne et en Belgique où Carrefour est implanté – Trace One entend faire profiter ses clients de ses économies d’échelle en abaissant ses tarifs de 5 % en 2006. Jusqu’ici les contrats allaient de 200 euros à 60 000 euros par an avec un coût unitaire de 0,005 euro par unité de vente consommateur (UVC produits frais) et de 0,0025 euro par UVC pour les autres produits.