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Développement Transitions en douceur à la Chocolaterie de Puyricard

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L'entreprise familiale se prépare en douceur à un changement de génération, avec pour projet à moyen terme la volonté de développer l’export en commençant par l’Europe du Nord.

Pour ses cinquante ans, la Chocolaterie de Puyricard au nord d’Aix-en-Provence, nourrit de nouveaux projets tout en restant sur ses fondamentaux. Le premier est de demeurer, malgré sa taille, une entreprise à la production artisanale où tous les produits restent confectionnés à la main. Le second, continuer d'être une entreprise familiale avec une croissance assurée par ses fonds propres. Tanguy Roelandts, 56 ans, directeur général depuis 1995, fils des fondateurs, prépare la transmission de son entreprise à sa fille Solène. Aujourd’hui directrice commerciale et marketing, elle porte de nouveaux projets. Pour développer les ventes, l’entreprise a cédé une partie de ses terrains à un promoteur qui réalise un centre commercial de près de 2 000 m2 qui accueillera le nouveaux magasin de la chocolaterie sur 320 m2 avec salon de thé et atelier de confection ouvert au public aux côtés d’autres commerces de bouche moyen-haut de gamme. L’emplacement profitera des flux de clientèle générés de longue date par l’entreprise. Pour dynamiser un chiffre d’affaires qui stagne depuis plusieurs années, Solène Roelandts compte à moyen terme développer l’export en commençant par l’Europe du Nord suivie des villes les plus dynamiques d’Asie et du Canada. Le réseau de magasins, de 16 unités en propre et de 4 franchisés, « se développera au fil des opportunités car notre structure familiale ne nous permet pas de financer des points de vente au ticket d’entrée élevé et au retour sur investissement à 4 ou 5 ans », assure Tanguy Roelandts. Mis à part son site, l’entreprise s’interdit la vente à d’autres réseaux de distribution en France. Le directeur général nourrit le projet d’assurer à moyen terme la torréfaction d’une partie de sa production avec « du matériel d’occasion ou de nouvelles machines miniaturisées qui arrivent en complément d’unités qui coûtent 5 M€, uniquement abordables pour de gros industriels ».

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Fidèle à sa philosophie d’artisan malgré sa taille, cette Entreprise du Patrimoine Vivant conserve depuis des décennies une production de 20 kg/jour par chocolatier. Ses volumes oscillent entre 500 kg par semaine en juillet/août à 2 200 kg par jour pendant les fêtes. Les 10 M€ hors taxe de chiffres d’affaires, très stable depuis des années, sont assurés par 126 équivalents temps plein (100 CDI), un effectif porté à 360 personnes pendant les fêtes, période qui concentre 42 % du chiffre d’affaires. La chocolaterie transforme 120 tonnes de bonbons, 20 tonnes de calissons ainsi que 20 tonnes de biscuits et glaces.