Un compromis a donc été trouvé entre fabricants de sucre et industriels utilisateurs de substituts : en échange de la « suspension » de sa campagne de publicité, la Collective du sucre a obtenu la remise en route, au sein de l’Ania, d’un « Comité des Sages » qui veillera à la communication de chacun des secteurs alimentaires conformément aux engagements pris en 2004. Le Cedal a « suspendu » le 30 octobre la campagne de publicité qui invitait les Français à en savoir plus sur les additifs et à s’interroger sur l’intérêt des produits allégés. Suite à l’émotion suscitée chez les biscuitiers, chocolatiers et autres utilisateurs de substituts du sucre, une réunion de crise de certains membres du bureau de l’Ania a bien eu lieu en plein Sial et a abouti à cette « paix armée » selon les termes de Claude Risac, directeur général du Cedus et concepteur de cette campagne. « La crise que nous avons provoquée a été salutaire », avoue-t-il, car elle a suscité une discussion vraie et rouvert la voie de l’autodiscipline et de l’arbitrage amiable qui était promise depuis deux ans : en effet, l’Ania avait inscrit dès mars 2004 le principe d’une commission de déontologie et de conciliation en matière de publicité alimentaire. Une instance qui ne s’est pratiquement jamais réunie et n’avait pas encore de principes de fonctionnement quand son premier dossier à étudier concerna précisément des messages anti-sucre venant de certains de ses adhérents les plus éminents.
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Dans quelques jours, il n’y aura donc plus de traces de cette campagne que le Cedus n’aura pas à justifier devant les tribunaux. Et on verra si dans quelques mois les communications des fabricants de produits allégés auront changé de ton et se seront bien abstenues de mettre en avant l’absence de sucre…