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UE/États-Unis : divergences persistantes sur d’éventuelles négociations agricoles

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L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, Gordon Sondland, a affirmé le 13 novembre, lors d’une conférence, que l’agriculture a « toujours été incluse dans (les) discussions » commerciales ouvertes après l’entretien du 25 juillet à la Maison blanche entre Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « Nous ne négocierons pas sur l’agriculture », avait pourtant répété quatre jours auparavant, à l’occasion d’une réunion des ministres des Vingt-huit, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, qui s’est entretenue le 14 novembre à Washington avec son homologue américain, Robert Lighthizer.

La Commission espère que Washington pourra se satisfaire de deux dossiers en discussion qui relèvent du secteur agricole et agroalimentaire : l’allocation spécifique aux États-Unis, qui le réclament, d’une partie du contingent d’importation communautaire en franchise de 45 000 tonnes de viande bovine de haute qualité « sans hormones » (1) et le rapprochement de certaines réglementations lorsque les niveaux de protection des deux parties sont similaires.

Dans ce dernier domaine, il y a, selon Cecilia Malmström, « certaines choses pour lesquelles les niveaux de certification sont très proches, où il n’y a pas vraiment de controverse, et là nous pouvons peut-être faire certaines choses ».

Lors d’un premier échange de vues avec le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan, le 10 novembre à Paris, le ministre français de l’agriculture, Didier Guillaume, a, selon un communiqué, insisté sur le fait que « l’agriculture (doit) rester exclue du champ des accords entre l’Europe et les États-Unis ».

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Vin : Donald Trump s’en prend à la France

« La France fait un excellent vin, mais les États-Unis aussi ! Le problème est que la France rend très difficile l’exportation des vins américains en France, et applique de lourdes taxes à l’entrée, tandis que les États-Unis facilitent l’entrée des vins français, avec des tarifs d’entrée très réduits. Ce n’est pas juste, il faut que ça change ! », a dénoncé Donald Trump dans un tweet diffusé le 13 novembre. Outre le fait que les droits de douane en question sont communs à l’ensemble des États membres de l’Union européenne, la Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a tenu à rappeler le lendemain, chiffres à l’appui, que les vins américains entrent aussi facilement dans l’UE que les vins européens accèdent au marché des États-Unis, à de rares exceptions près. Elle rappelle aussi que l’UE est le premier importateur mondial des vins américains, que, sur la période 2008-2017, la valeur des vins américains importés en Europe « a progressé de 34 % » et que, sur la même période, la valeur des vins américains importés en France « a progressé de 200 % ».

(1) Voir n° 3665 du 29/10/18