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Recherche Un biocapteur optique pour le contrôle qualité des laits

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Des chercheurs de l’Inra de Rennes ont mis au point une technique capable de déterminer très rapidement la nature du traitement thermique subi par un lait.

Développé en partenariat avec la société Biacore et Arilait Recherches, le biocapteur optique permet de révéler si un lait d’origine inconnue a subi une pasteurisation, une pasteurisation haute, un traitement UHT direct ou indirect, ou une stérilisation. Entièrement automatisé, ce nouvel outil peut être mis en œuvre sur un échantillon de quelques microlitres et peut discriminer de façon assez précise — son taux de bonnes réponses approche 95 % – les différents produits, même après un stockage de 90 jours à 25 ou 35°C. Cette performance était inaccessible aux méthodes d’analyse utilisées jusque là du fait de l’instabilité des marqueurs et de leur fluctuation dans le lait cru en fonction de la race, de l’état sanitaire, du stade de lactation et de l’alimentation donnée aux vaches.

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La technique élaborée par l’Inra consiste à détecter les formes natives et les formes dénaturées de l’alpha-lactalbumine, un allergène du lait qui se décompose de manière différente selon les traitements thermiques appliqués au produit. Pour ce faire, des anticorps spécifiques ont été fabriqués en vue de servir de sondes dont la réactivité sera mesurée. L’outil pourrait se révéler précieux pour les industriels désireux de vérifier la qualité des stocks de lait qu’ils ont achetés. Une société spécialisée dans le développement de kits de contrôle qualité des produits alimentaires a déjà fait part de son intérêt.