On le savait déjà, mais les débats lors des Assises de l'Alimentation de l'Ania le 10 mai l'ont confirmé. Les relations entre les différents maillons de la chaîne alimentaire, de l'amont à l'aval, ne sont pas simples. Leurs intérêts n'étant pas les mêmes, voires contraires, comme souvent dès lors qu'il existe un aspect commercial dans la relation, difficile en effet d'imaginer réunir tout le monde sous une même bannière. Et pourtant, sans un effort des uns et des autres, les choses ne risquent pas d'avancer.
Si chacun détient une partie de la solution, encore faut-il que tous ensemble acceptent de faire un pas vers les autres. Que chacun, qu'il s'agisse des éleveurs, des industriels, des distributeurs, des politiques, mais aussi des consommateurs qui doivent demeurer cohérents dans leurs choix – vouloir manger mieux et bien a un prix – prennent de la hauteur et des décisions qui changent. Bref, en un mot, il faudrait que tous les acteurs de la chaîne alimentaire se réinventent pour pouvoir repartir sur de nouvelles (bonnes ?) bases. Comme l'a pronostiqué l'historien et économiste Philippe Chalmin un brin provocateur : « S vous ne changez pas la mentalité des indigènes, vous n'arriverez à rien ». A réfléchir…
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Parce qu'il ne suffit pas au malade de savoir de quel mal il est atteint pour guérir, il ne suffit pas ici de pointer régulièrement du doigt tous les problèmes pour espérer les régler. Il existe des solutions, comme l'ont montré certaines expériences. Mais ça ne suffit pas, il faut aller plus loin. Et autant dire qu'au rythme où vont les choses, la bataille est loin d'être gagnée.