«Les prix élevés des produits alimentaires ont porté un coup dur à la capacité du Programme alimentaire mondial à répondre à la faim », a averti le 6 mars à Bruxelles Josette Sheeran, directrice de cette agence des Nations unies. Parmi les facteurs participant à cette hausse des prix, Mme Sheeran, qui intervenait lors d’une réunion extraordinaire de la commission du développement du Parlement européen, a cité les augmentations des prix du pétrole et de l’énergie, le boom économique de l’Inde et de la Chine, des phénomènes d’ordre climatique influant sur les récoltes ainsi que le concurrence entre production alimentaire et production de biocarburants.
« Les prix des produits alimentaires, tels que l’huile de palme en Afrique, sont désormais fixés au niveau des prix des carburants », a constaté la directrice du Pam, admettant que cette hausse était due en partie à la spéculation. « C’est peut-être une bénédiction pour les agriculteurs – j’espère que ça l’est réellement – mais, à court terme, les plus démunis sur terre sont durement touchés ».