Abonné

Coopération laitière Une charte pour améliorer les relations entre éleveurs et coopératives

- - 3 min

La Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) a présenté le 18 avril une charte destinée à mieux faire fonctionner les relations entre les éleveurs et les coopératives. « La charte s’engage à appliquer ce qui est normalement prévu par les statuts », affirme Dominique Chargé, président de la FNCL, qui reconnaît que depuis 30 ans, « on s’est éloigné de cet objectif dans un contexte de prix et volumes régulés ». Par ailleurs, concernant le problème précis de la répercussion des coûts de production, Dominique Chargé trouve pleinement justifiée la demande de 3 centimes supplémentaires par litre pour les producteurs mais il demande qu’il y ait, en plus, une prise en compte des charges des coopératives elles-mêmes.

Le mot de dysfonctionnement n’est plus tabou dans les coopératives laitières en ce qui concerne les relations entre éleveurs et leur coop. La FNCL vient même d’adopter une charte destinée à rétablir le bon fonctionnement du pacte coopératif. Elle a été présentée de manière très officielle par le président de la fédération, Dominique Chargé, à l’occasion de l’assemblée générale de la FNCL le 18 avril à Paris. Le ministre délégué à l’agroalimentaire s’en est fait remettre un exemplaire. « Le système coopératif contient en son sein tout ce qu’il faut pour qu’il fonctionne bien. »
Que prévoit cette charte ? D’abord une meilleure explication des défis qui s’imposent à la coopérative et donner une approche « claire et détaillée de la rémunération globale de l’associé coopérateur : prix d’acompte, compléments de prix, rémunération du capital social et ristourne doivent être clairement indiqués ». Les résultats de la coopérative doivent également être présentés avec plus de transparence « tout en restant dans la confidentialité vis-à-vis de la concurrence ». En troisième lieu, les coopératives mettront en place une commission de travail interne sur la gestion des volumes post-quota. Des lignes directrices propres à la coopératives devront être présentées « en respect de la règle de l’apport total et de l’équité », en lien avec les apports des associés au regard des marchés laitiers et des capacités industrielles de la coop. L’utilisation du capital social, investissement financier de long terme doit être mieux expliquée tandis que des règles claires doivent être fixées pour la transmission du capital entre le cédant, le repreneur et la coopérative. Enfin, une information claire doit être donnée en particulier en ce qui concerne la stratégie de la coopérative.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

coûts de production
Suivi
Suivre