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Climat Une étude émet des réserves sur les biocarburants de la deuxième génération

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La deuxième génération de biocarburants, à base de cellulose, émettra indirectement en moyenne, dans les décennies à venir, plus de dioxyde de carbone que l’essence brûlée par le secteur des transports, selon une étude publiée le 22 octobre par le magazine Science.

Les biocarburants issus de sources ligno-cellulosiques (bois, feuilles, paille, etc.) provoqueront des émissions de carbone plus élevées que l’essence par unité énergétique, en moyenne sur la période 2000-2030, selon une étude publiée par la revue Science.
La raison en est que les terres nécessaires pour cultiver des arbres à croissance rapide et des feuillus déplaceront des cultures alimentaires et provoqueront une déforestation pour faire de la place à de nouvelles superficies agricoles, ce qui sera à l’origine d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES), affirme cette étude dirigée par Jerry Melillo, du Laboratoire américain de biologie marine. Les cultures pour les biocarburants impliquent aussi l’utilisation d’engrais azotés qui sont à l’origine d’émissions de GES, le CO2 et l’oxyde d’azote, souligne également l’étude. Celle-ci n’affirme toutefois pas que les biocarburants de la deuxième génération n’ont pas leur rôle à jouer dans les combats contre le réchauffement climatique. « Ce n’est pas un enjeu facile ni évident, et l’on doit réfléchir soigneusement au problème », avertit M. Melillo. « Nous devons analyser avec soin les conséquences à court et long terme ».

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