Annoncée courant août par le Sunday Times, l’éventuelle cession des activités surgelés d’Unilever se confirme. Le groupe anglo-néerlandais commence par vendre sa marque Mora. En parallèle, une étude stratégique est lancée afin d’envisager différentes options pour cette activité en Europe de l’Ouest.
Les « rumeurs de marché », lancées dans le courant du mois d’août, se confirment : Unilever est bien en passe de vendre tout ou partie de ses activités surgelés. Le groupe vient en effet d’annoncer qu’il se séparait de sa marque de snacks surgelés Mora, produite aux Pays-Bas et en Belgique. Unilever estime que Mora, acquise en 1995, produit sur une échelle insuffisante et a besoin d’un nouvel actionnaire pour se développer. Près de 600 personnes, reparties entre les sites de production de Maastricht et Mol dans le nord de la Belgique, sont concernées par cette cession. Le journal britannique Sunday Times a affirmé le 22 août que le groupe avait fait appel à la banque d’affaires Goldman Sachs afin d’étudier différentes options, incluant une cession, pour la division surgelés.
Une étude stratégique est lancée
Le géant anglo-néerlandais a également fait savoir dans un communiqué qu’une étude allait être menée afin d’envisager différentes stratégies pour ses activités surgelés en Europe de l’ouest. Cette étude concerne ses marques principales – Iglo, Findus et BirdsEye – et couvre les 11 pays d’Europe occidentale où Unilever est présent sur cette activité. « L’activité surgelés a créé beaucoup de valeur pour les actionnaires pendant de nombreuses années, a expliqué le groupe. Il a maintenant été décidé de réfléchir à la meilleure façon de maintenir cela dans le futur. » L’analyse doit être bouclée d’ici 2006.
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Les ventes de la division surgelés ont reculé de 3,4% en 2004. Selon les analystes, Unilever pourrait tirer jusqu’à 1,5 md EUR de la vente des surgelés sur la base d’un chiffre d’affaires estimé à environ 1,5 md EUR.