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Vigne: le droniste Scanopy cherche 1 M€ pour s'envoler vers l'étranger

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Après quatre ans d’existence, la start-up française Scanopy, spécialiste de la surveillance des vignes par drones, va tenter de lever entre 600 000 et 1 million d’euros, auprès de fonds de capital-risque ou de bras financiers de grands groupes, pour « atteindre la rentabilité financière et pour se projeter à l’international », annonce l’un de ses deux fondateurs, François Gallet. L’Espagne, les Etats-Unis et l’Italie sont dans le viseur.

Scanopy propose des services de surveillance par drone facturés à l’hectare (entre 40 et 60 euros par hectare et par passage), à destination des agriculteurs, des coopératives/négoces ou fabricants de produits phytosanitaires. Une partie importante de son activité réside dans les suivis de changements de pratiques : « Quand un agriculteur veut tester un produit de biocontrôle sur une parcelle, il programme des passages sur la parcelle de test et le témoin ».

Si les drones de grandes cultures ont du mal à résister à la baisse des coûts et aux performances des images satellites, comme en témoignait la disparition d’Airinov en 2019, le secteur viticole parait relativement épargné. Deux raisons principales à cela, explique François Gallet : l’existence de cultures (ex. herbe) entre les rangs de vignes et la forte valeur ajoutée à l’hectare, qui donnent davantage d’intérêt à la très haute précision apportée par les drones.
En fait, Scanopy et son concurrent direct, le droniste Chouette Vision doivent se battre, non pas avec des satellites, mais les avions, comme ceux du canadien VineView ou du français L'Avion jaune en France. Mais de toutes manière, aucune de ces entreprises ne se contente d’un seul média d’observation. L’Avion jaune travaille d’ailleurs avec Fruition sciences, initialement spécialiste de capteurs de flux de sève.  

De son côté, Scanopy fournit des services satellitaires, discute avec le spécialiste des modèles agronomiques ITK pour intégrer son offre de service, et travaille également au développement des capteurs embarqués sur des machines agricoles, pour l’instant trop couteux, selon eux.

Dernière nouveauté chez Scanopy : la start-up va déléguer le métier de pilotage des drones à partir de cette année ; il sera confié à des pilotes indépendants dans toute la France, à qui Scanopy fournira un matériel. «Le pilotage de drone est devenu une commodité, explique François Galet. Il en est proposé sur tout le territoire. ». Le sujet est crucial, car le pilotage représente entre 25 et 50% du coût des services de drones. Le regroupement spatial et temporel des vols est central dans ce métier.

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