« Les conséquences d’une hausse des températures sur le cycle végétatif de la vigne et la qualité des raisins sont parfaitement connues. Elles sont constatées aujourd’hui dans des régions qui présentent des cépages en limite de précocité : la syrah en Languedoc-Roussillon, le merlot en région bordelaise. A terme, cette évolution concernera tous les vignobles : les problèmes de surmaturité, le manque d’acidité, le découplage des critères de maturité alcooliques, aromatiques et tanniques, ou encore le blocage de cycle végétatif rencontrés dès à présent dans certaines régions sont les problèmes que tout vigneron aura à gérer dans les prochaines années au regard de l’évolution du climat », telle est la conclusion de la 2 e Journée Innovation & Technologie des Vignerons indépendants de France qui s’est tenue, en collaboration avec l’Institut français de la vigne et du vin, le 6 décembre à Artigues près de Bordeaux. « Il n’y a aucune solution unique suffisamment satisfaisante, mais encore plus qu’avant, le raisonnement des pratiques viticoles et œnologiques sera la clef de l’adaptation de la viticulture », poursuivent les VIF. Une note de synthèse sortira de cette journée, reprenant « les principales techniques qu’un vigneron, un chef de culture ou un maître de chai peuvent dès à présent envisager pour maîtriser la précocité des vignes, agir sur les problèmes de degré, d’acidité, de déséquilibre aromatiques, etc ». Dans moins de 50 ans, beaucoup des cépages français seront en limite de précocité. En effet, tous les scénarios et modèles scientifiques présentés par Joël Rochard (IFVV) prévoient que les températures moyennes annuelles augmenteront de 1,4° à 5, 8° C d’ici 2100. Or pour 1°C de température moyenne gagnée dans l’année, les vendanges sont avancées de 10 jours !,, soulignent les VIF.
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