À partir du 26 janvier en séance publique, les députés examineront une proposition de loi (PPL) contre la maltraitance animale, qui prévoit entre autres l’interdiction des élevages de visons d’Amérique pour leur fourrure « dans un délai de cinq ans ». Cette mesure avait déjà été annoncée le 29 septembre par la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, et reprise dans une autre PPL du groupe minoritaire EDS. Son examen, le 8 octobre dernier, n’avait pas pu aboutir. L’inscription dans une loi, plutôt qu’un règlement, permettra de « border à tous points de vue » cette interdiction, espère le député Loïc Dombreval (LREM, Alpes-Maritimes), cosignataire de la nouvelle PPL. « Il est plus compliqué de modifier une loi » qu’un texte réglementaire, rappelle le président du groupe d’études de l’Assemblée sur la condition animale. La PPL « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale » porte sur les animaux de compagnie et la faune sauvage captive, mais pas sur les animaux de rente. Alors que ce texte prévoit l’interdiction des quatre élevages français de visons en 2025, Loïc Dombreval appelle à « le faire plus tôt, notamment pour des raisons de santé publique ». Le coronavirus peut en effet passer du vison à l’homme. L’apparition d’une mutation de ce virus au Danemark avait provoqué l’abattage massif de plusieurs millions de ces mustélidés.
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