Les géants mondiaux de l’agriculture et du négoce agricole américains ont tous invoqué la baisse des cours pour justifier des résultats en chute libre et qui vont pour certains se traduire par des suppressions massives d’emplois. Des réorientations stratégiques sont envisagées pour faire face aux incertitudes que fait planer ce yoyo des cours mondiaux sur leurs bénéfices. Mais par delà ces aléas, ils doivent aussi faire face à l’irruption de concurrents asiatiques ambitieux et dotés de moyens financiers importants qui n’hésitent plus à venir leur tailler des croupières, y compris sur des terrains que l’on penser être des chasses gardées des quatre grands. Dans ce contexte, les résultats affichés dans la semaine par les deux grands groupes coopératifs français, InVivo et Tereos sont plutôt rassurants et montrent qu’ils ont habilement résisté ne dédaignant pas nouer des alliances avec les nouveaux acteurs des pays émergents. Tous deux cependant ne se bercent pas d’illusion et se veulent lucides « face à l’absence de visibilité » qui prédomine. Le rapport que vient de publier la Banque mondiale ne peut que les conforter dans leur attitude de ne pas baisser la garde. Car si l’organisation internationale admet que « le pire est derrière nous », elle souligne dans le même temps que les prix internationaux resteront « élevés et volatils » et qu’il ne faut pas se relâcher dans le suivi des prix alimentaires.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.