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Plats cuisinés appertisés William Saurin prévoit le retour à la rentabilité en 2019

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William Saurin, désormais propriété de Cofigeo, vient de reconduire son contrat de licence avec Panzani pour plus de 10 ans. Il mène actuellement une réflexion globale interne dont l’un des objectifs est de mieux positionner ses marques. L’entreprise prévoit un retour à l’équilibre en 2018, et à la rentabilité l’année suivante.

William Saurin va continuer à l’avenir de fabriquer les plats cuisinés appertisés à la marque Panzani. « Nous venons de conclure un contrat de licence exclusif d’exploitation de la marque Panzani dans l’univers des plats cuisinés italiens appertisés », explique Mathieu Thomazeau, co-président de Cofigeo, la maison mère de William Saurin depuis la mi-2017. En clair, il s’agit de la reconduction d’un contrat qui liait de longue date l’industriel français, auparavant dans le giron de la Financière Turenne Lafayette, au groupe Panzani. « Le contrat est conclu pour une période supérieure à 10 ans », précise Mathieu Thomazeau.

« Cet accord contribuera à l’équilibre financier à terme de l’usine de Pouilly-sur-Serre (Aisne) », explique Cofigeo, sachant que 30 % de la production de ce site sont destinés aux produits Panzani.

Ce contrat de licence va permettre à William Saurin d’avoir une vision un peu plus claire de son plan de charge. « C’est aussi l’opportunité pour nous de pouvoir faire des propositions afin de développer la marque », précise Mathieu Thomazeau. « Il faut travailler notamment sur l’innovation pour retrouver les niveaux d’avant 2013 », poursuit-il.

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Faire vivre ensemble Zapetti et Panzani

En effet, l’enjeu pour les plats appertisés Panzani et plus généralement pour William Saurin est de retrouver les volumes d’avant 2013. « Nous travaillons actuellement sur notre plan interne Convergence qui nous permettra notamment de positionner nos marques », souligne le co-président. En effet, Panzani devra cohabiter désormais avec Zapetti, marque opérant sur le même segment et propriété de Cofigeo. L’objectif consiste à parvenir à une position précise sur cette question à la fin du premier semestre 2018. La question des synergies est aussi à l’étude dans le cadre de cette réflexion globale. Les achats de matières premières sont une question centrale sachant qu’ils représentent 70 % du prix de revient industriel des produits.

Cette année, William Saurin n’aura pas encore retrouvé l’équilibre de ses comptes, même si « depuis le 12 juin, date à laquelle nous avons pris les commandes de l’entreprise, nous sommes parvenus à regagner la confiance des fournisseurs », souligne Mathieu Thomazeau. Un net progrès, alors que « les usines de William Saurin avaient été contraintes d’arrêter leur production au début du mois de juin », selon Cofigeo. « Nous prévoyons le retour à l’équilibre en 2018, et à la rentabilité en 2019 », selon le co-président, qui ajoute : « Dès 2018, nous allons relancer les investissements média et marketing au profit de William Saurin qui doit être un vrai leader de sa catégorie ».