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Produits laitiers/Stratégie Yéo veut doubler ses capacités de production d’ici à trois ans

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Yéo, filiale de 3A Groupe dédiée aux yaourts, détenue depuis l’an passé à parité avec l’espagnol Kaiku Corporacion Alimentaria, profite de ce partenariat pour asseoir son développement avec une augmentation de capacité de 40 %, en attendant plus. L’entreprise toulousaine qui ne produit que pour des MDD, dont du bio depuis 10 ans, progresse rapidement.

Des capacités de production en hausse de 40 %. C’est la première étape du plan de développement de Yéo (170 personnes), dans le cadre des participations croisées effectives depuis l’an dernier avec l’espagnol Kaiku Corporacion Alimentaria, dont le site de production est saturé. Grâce aux infrastructures disponibles à Toulouse, c’est le site français qui profite des investissements productifs. D’ici trois ans, le spécialiste des yaourts MDD veut doubler ses capacités de production par rapport à 2009 et passer de 60 000 t à 120 000 t.
Yéo, cinquième acteur du marché du yaourt en MDD, joue la carte du bio depuis dix ans. L’entreprise a notamment développé des gros conditionnements qui permettent de rendre les yaourts bio moins onéreux. Le bio pèse actuellement 15 % des 60 millions d’euros de chiffre d’affaires annoncé par Yéo qui estime peser 40 % du marché national.

« Nous n’avons pas les moyens d’avoir notre propre marque »
« Nous n’avons pas les moyens d’avoir notre propre marque, précise Jérôme Servières, directeur général, qui tient à rappeler la dimension coopérative de Yéo et de 3A Groupe. Nous sommes un challenger, et pour continuer à jouer ce rôle, il nous faut investir en productivité et augmenter les volumes. Nous réservons 100 % de notre énergie et de nos innovations aux yaourts MDD. » Avec, par exemple, le lancement de yaourts bio brassés aux fruits mixés cette année. A noter, Yéo fait également un peu de sous-traitance pour des marques nationales.

Développement en Espagne
Le rapprochement avec Kaiku Corporacion Alimentaria, qui a permis de co-investir sur le site de Toulouse, ouvre à Yéo la porte du marché ibérique. « Les MDD sont moins matures qu’en France. Danone représente 50 % du volume des produits frais. On trouve ensuite des marques régionales comme Kaiku, et des MDD, qui ont un niveau qualitatif un peu inférieur aux MDD françaises. Il est naturel pour nous de s’ouvrir vers l’Espagne qui est un marché proche. » Grâce à ce partenariat, la part de l’activité vers l’Espagne est passée à 15 % alors qu’elle était marginale auparavant. « La production pour l’Espagne a vocation à peser de plus en plus lourd dans l’activité de l’usine de Toulouse », commente Jérôme Servières, qui n’est pas contre nouer d’autres partenariats pour rentabiliser les infrastructures disponibles sur le site. « Nous sommes raisonnables, nous investissons progressivement. Mais nous pouvons aller plus loin que notre plan de développement. »

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