Agroalimentaire : Nestlé se prépare à vendre ses eaux
Plusieurs fonds d’investissement sont sur les rangs pour acquérir Nestlé Waters, l’entité de Nestlé rassemblant notamment ses marques phares Perrier, Vittel, Contrex, Hépar et San Pellegrino, selon Bloomberg (article payant). Cet ensemble est estimé à 5 milliards d’euros. Ces fonds – PAI Partners, Blackstone Inc., KKR & Co, Bain Capital et Clayton Dubilier & Rice – ont même manifesté leur intérêt pour cet actif. Rothschild & Co accompagne Nestlé dans cette opération, toujours selon Bloomberg. Les discussions sont encore en cours pour cette cession qui pourrait être totale ou partielle ; on ignore également l’échéance de cette cession. Nestlé Waters a été mis en cause récemment pour l’utilisation de filtres pour son eau minérale naturelle Perrier, un dispositif finalement autorisé par les autorités françaises à la fin 2025. La cession des eaux ne serait pas la première vente d’activité pour Nestlé, qui s’est séparé ces dernières années de Herta, cédé à l’espagnol Casa Tarradellas, tandis que les glaces Forneri ont été cédées pour moitié à PAI Partners et que l’ultra-frais laitier est exploité en coentreprise avec Lactalis.
Lait infantile : le groupe Vitagermine rappelle à son tour des lots de produits
Le groupe Vitagermine a annoncé le 25 janvier le rappel de trois lots de son lait infantile Babybio Optima, à la suite d’une série de rappels d’autres laits infantiles sur fond de risque de contamination d’origine bactérienne. «Dans le contexte sectoriel actuel et suite à l’évolution récente des recommandations des autorités, nous avons procédé à de nouvelles investigations. Les résultats que nous venons de recevoir nous amènent à prendre la décision ce jour de retirer trois lots», indique également le groupe dans son communiqué.Le site rappel.conso.gouv.fr indique aussi que les rappels du groupe Vitagermine ont été réalisés «en raison de nouvelles recommandations des autorités concernant la présence potentielle de céréulide». Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries. Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de "possible contamination" par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans "lien de causalité" établi pour l’heure, selon les autorités.
Restauration collective : Restoria reste fidèle à ses fournisseurs de viandes malgré le manque
Société de restauration collective des Pays de la Loire et de Bretagne, Restoria (61 M€ de chiffre d’affaires) continue de s’approvisionner en volailles et viandes auprès de ses partenaires régionaux malgré le manque d’offre, confie à Agra Presse la directrice des achats Catherine Gandon-Giraud. « La viande bovine est chère du fait de la décapitalisation », témoigne-t-elle. « On n’a pas toujours les muscles voulus. C’est un jeu d’équilibre. Et maintenant une nouvelle crise de la grippe aviaire arrive. Ça sera très compliqué jusqu’en mai pour la dinde et au printemps pour le poulet. » L’adaptation peut passer par des gammes de volaille plus courtes. « On a tissé des partenariats au cours de plusieurs dizaines d’années, dans une logique de long terme qui est payante aujourd’hui », estime-t-elle. C’est pourquoi Restoria « tient le cap » même quand l’offre se fait plus rare. Placée depuis 2021 sous le statut de « société à mission », elle est notamment tenue de « participer à la préservation de la Terre nourricière », avec l’objectif plus précis de « collaborer avec ses parties prenantes sur ses territoires pour évoluer vers une restauration durable ». Même si elle végétalise ses assiettes, elle ne lâche pas l’élevage.
Lapin : regain d’intérêt dans l’Ouest, Terrena soutient quatre projets en 2025 et 2026
Le groupement d’éleveurs de lapins de Terrena (une soixantaine d'éleveurs, 2,3 millions de lapins produits en 2025) se renouvelle doucement grâce à l’aide de la coopérative et au soutien des deux abatteurs partenaires (Alliance Lœil Piriot Multilap et ACVL), qui va jusqu’à financer sur 13 ans la construction d’un élevage, selon l’information donnée à Agra Presse par Thomas Humeau, responsable du groupement lapins. Ce dernier assure que l’élevage de lapins suscite à nouveau l’intérêt, notamment auprès des jeunes, grâce à la promotion de nouveaux types d’élevage. Il mentionne les quatre opérations réalisées depuis un an et en cours. En 2025 en Mayenne, un élevage de lapins a été créé « de A à Z » dans une exploitation porcine. En janvier 2026, un jeune s’est installé sur un élevage spécialisé, prenant la suite d’une tierce personne partie à la retraite. Deux autres projets ont été lancés en ce début d’année : l’un est le doublement d’un élevage en Bretagne, avec remplacement des cages de naissage donnant plus d’espace et de confort aux lapines, dans un bâtiment ouvert à la lumière naturelle, et installation d’un parc d’engraissement de 200 à 300 lapins. L’autre est l’agrandissement d’un tiers d’un bâtiment dans les Deux-Sèvres, à des fins de bien-être animal.
Engrais : Jacques Fourmanoir va quitter la présidence de l’Unifa (fabricants)
Jacques Fourmanoir, président de l’Unifa (Union des industries de la fertilisation) depuis le 18 juin 2025, quittera ses fonctions le 31 janvier, a annoncé le syndicat sur LinkedIn. C’est Renaud Bernardi, l’actuel vice-président, qui prendra le relai jusqu’à la mise en place d’une nouvelle gouvernance. La date de la prochaine élection n’est pas encore connue. L’Unifa précise que « cette période de transition s’inscrit dans un esprit de continuité et de responsabilité ». Pour rappel, Jacques Fourmanoir est également directeur général agrofourniture de Timac Agro France. (Anne Gilet)
Erratum sur Carbone Farmers
Contrairement à ce qui était indiqué dans l’Agra Business publié le 22 janvier, Carbone Farmers a permis de sécuriser 5,3 M€ de crédit carbone en quatre ans d’existence, et non 53 M€.