Agra Business | Ania, Mondelez, Arterris, pommes de terre

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Agroalimentaire: les industriels du lait et de la bière restent à l’Ania

Brasseurs de France et la Fnil (industrie laitière) resteront adhérents de l’Ania au 1er janvier 2025, comme pressenti en fin de semaine passée, alors que les deux syndicats avaient annoncé en juin qu’ils la quitteraient. Les deux syndicats professionnels ont exprimé leur volonté de rester finalement lors du conseil d’administration de l’Ania ce 9 décembre, ainsi qu’en informe l’Ania dans un mail adressé à la presse. «La décision des membres de l’Ania témoigne de la dynamique enclenchée depuis le mois de juin avec l’arrivée du nouveau président (Jean-François Loiseau, NDLR) et du nouveau directeur général (Maxime Costilhes, NDLR) pour renforcer le collectif de l’agroalimentaire.» La Fnil et Brasseurs de France, interrogés vendredi 6 décembre par mail sur les éventuelles conditions du maintien de leur adhésion, n’ont pas répondu pour l’heure. Quand la Fnil avait envoyé sa lettre de démission en juin, son président François-Xavier Huard avait expliqué à l'AFP que les industriels du lait ne voyaient pas de «vision partagée» ni de «programme structuré» ou «d’action concrète» permettant d’envisager l’accroissement de l'«influence» de l’Ania auprès des décideurs; mais qu’ils verraient «la façon dont les choses évoluent» pour envisager de revenir à l’Ania.

Confiseries: Mondelez à nouveau intéressé par l'acquisition d'Hershey (presse)

Selon les informations de l'agence Bloomberg, le géant de l'agroalimentaire américain Mondelez étudie à nouveau une acquisition du groupe Hershey, autre géant agroalimentaire américain, spécialiste des confiseries à base de chocolat, fabricant notamment les barres chocolatées Reese's et Misses, très populaires aux États-Unis. En 2016, le chocolatier américain avait déjà rejeté une offre de rachat de 23 Md$ de Mondelez, propriétaire des biscuits Lu et des chocolats Côte d'Or. L'opération aurait créé à l'époque le numéro 1 mondial de la confiserie, reléguant loin derrière les groupes agroalimentaires Nestlé (troisième à cette période) et Ferrero (quatrième). En août, l'autre géant agroalimentaire américain Mars avait annoncé le rachat de son concurrent Kellanova (chips Pringles, snacks Kellogg's, Pop tarts) pour 35,9 Md$. Ces dernières semaines, le marché américain des biscuits et gâteaux était animé par Mondelez, avec le rachat de la majorité des parts du chinois Evirth, leader national dans la fabrication de gâteaux et pâtisseries, et l'investissement dans une start-up britannique, Urban Legend, spécialisée dans les beignets moins gras et moins sucrés.

Coopératives: résultats mitigés pour les différents pôles d’Arterris

À l’occasion de son assemblée générale le 17 décembre, le groupe Arterris (15 000 adhérents, 2990 salariés) présentera des chiffres mitigés pour l'exercice 2023/2024. Avec un chiffre d'affaires de 696 M€, le pôle agricole marque le pas comparé au bilan précédent (758 M€). En cause, «un contexte économique et climatique particulièrement difficile», qui a notamment affecté le plan de production de semences. La collecte 2023 s’établit à 800 000 tonnes. Le bilan des activités de nutrition et productions animales est mitigé: «Les premières ont su tirer parti d’une baisse des prix des matières premières tandis que les secondes ont rencontré de nombreux défis, comme pour la filière palmipèdes, touchée par la grippe aviaire». Le pôle agroalimentaire (374 M€) est en pleine mutation via la création de plusieurs partenariats (en meunerie) et via l’optimisation des outils de production en viande. Enfin, le pôle distribution (54 M€) continue de miser sur le déploiement des circuits courts en «alliant artisanat local et e-commerce». La prise de participation majoritaire dans Occipain en mars 2024 (CA de 16 M€ sur trois mois) a permis d’élargir le réseau de points de vente. Au total, l'exercice 2023/2024 d'Arterris se termine sur un chiffre d'affaires de 1,14 Md€ et 196,3 M€ de fonds propres. (Anne Gilet)

Coopératives: le géant allemand Baywa va supprimer 1300 emplois

Selon les informations de l'agence Reuters parues le 4 décembre, le conglomérat allemand Baywa AG, actif dans l'alimentaire, la construction et l'énergie va supprimer 1300 emplois à temps plein d'ici 2027, sur des effectifs estimés à 8000 personnes à travers le monde, dans le cadre d'une opération de restructuration. Et de préciser que 40% des coupes d'effectifs seront réalisées dans les services d'administration centrale. Par ailleurs, 26 implantations disparaîtront à la même échéance, sur les 400 du groupe à travers le monde. En novembre, Baywa AG avait annoncé faire l'objet d'un audit du gendarme financier allemand qui soupçonne le groupe d'avoir «enfreint les règles comptables». À la suite de cette communication, le titre du groupe de Munich, coté au sein de l'indice des petites valeurs SDax, s'était effondré. En octobre, le groupe avait annoncé le départ de son directeur général et de son directeur financier dans le cadre de la restructuration de l'entreprise. En 2023, l'année du centenaire de sa création, Baywa a enregistré la première perte nette de son histoire – 93 millions d'euros (M€), pour un chiffre d'affaires de 24 milliards d'euros (Md€), et après un bénéfice net de 240 M€ en 2022 – en raison de la hausse brutale des taux d'intérêt qui ont pesé face à un endettement dépassant les 5 Md€.

Céréales: en Égypte, changement de gouvernance des achats publics (presse)

Selon les informations de l'agence Reuters publiées le 6 décembre, une agence liée à l'armée égyptienne va remplacer dans ses fonctions le Gasc, l'institution étatique par laquelle le pays passe traditionnellement ses appels d'offres publics pour l'achat de grains sur les marchés internationaux. L'information a notamment été communiquée à la ministre de l'Agriculture russe, dans un courrier que s'est procuré Reuters. Ce faisant, la lettre indique que l'agence militaire, intitulée Mostakbal Misr, effectuera également des achats directs sur les marchés, ce qu'elle aurait déjà commencer à faire depuis le mois de novembre. Ce changement de gouvernance s'inscrit dans une militarisation du régime égyptien; fondée en 2022, l'agence Mostkbal Misr a été créée pour des projets d'acquisition de terres, avant d'étendre ses activités «à des secteurs majeurs de l'économie», retrace Reuters. Selon l'agence de presse londonienne, ce changement de gouvernement soulève, à court terme, des inquiétudes chez les traders qui redoutent le manque de fiabilité et d'assise financière de ce nouvel opérateur.

Pomme de terre fécule: augmentation de l’aide couplée à l’hectare en 2025

À l’occasion de son assemblée générale le 6 décembre, le GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) a fait le point sur le marché de la fécule, une filière jugée «en restructuration». Pour stabiliser sa branche féculière, le GIPT a obtenu la révision du plan stratégique national (déclinaison française de la Pac) auprès du ministère de l’Agriculture: «La réévaluation des montants unitaires de l’aide couplée passe ainsi de 83,67 €/ha en 2023 à 172,80 €/ha en 2025. C’est une très bonne avancée pour les producteurs en attendant la nouvelle Pac», estime Bertrand Ouillon, délégué général. Le bilan féculier montre en effet un fort recul des tonnages de pommes de terre livrées, qui sont passé de 800 968 t en 2022-2023 à 667 505 t en 2023-2024. Pour mémoire, la saison 2021-2022 avait aligné plus de 1,1 Mt. Les surfaces dédiées sont passées de 20 221 ha à 16 270 ha. Au-delà de l’impact du Covid qui avait vu le marché de la fécule s’effondrer, la filière rencontre des problèmes de rendements à cause du climat: «Nous sommes passés d’une moyenne de 50 t/ha en 2015 à 40-43 t/ha», précise Bertrand Ouillon. Sans oublier que «la fermeture de l’usine Téréos d’Haussimont et la réduction de voilure de Roquette, qui privilégie la qualité pour ne pas saturer son outil de travail ont aussi affecté la production».

Pomme de terre/transformation: atteindre 200 000 ha pour rester acteur international (GIPT)

Le 6 décembre, l’assemblée générale du GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) a acté le fait que les surfaces dédiées à la pomme de terre en France devraient augmenter de 30 000 ha (et atteindre 200 000 ha en 2030) pour accompagner l’augmentation attendue de la consommation mondiale de produits à base de pommes de terre. «L’étude Perpectives 2030 que nous avons menée avec FranceAgriMer, le CNIPT et l’UNPT, montre que, après une forte augmentation jusqu’en 2021, la production mondiale se stabilise», explique Bertrand Ouillon, délégué général du GIPT. «Elle progressera dans des pays à faibles rendements (20 t/ha) comme l’Inde ou la Chine, poussée par la demande qui tire l’industrie. La part de consommation des produits transformés dans ces pays est de 10%, contre 50% en Europe, 74% aux États-Unis. L’enjeu est de savoir qui fournira les 14 Mt de pommes de terre supplémentaires nécessaires au développement de cette consommation dans le monde». Pour le GIPT, la France a clairement un potentiel: depuis deux ans, le tissu industriel se renforce (usine Clarebout opérationnelle cette année, projets annoncés d’Ecofrost et d’Agristo). Des sites qui auront besoin de pommes de terre: «En 2024, les surfaces ont progressé de 12 000 ha. Même si la culture devient plus compliquée à cause du climat et de la pression parasitaire, il y a de l’avenir dans ces productions», se félicite Bertrand Ouillon.

Lait: une association de producteurs bretons veut quitter l’OPLGO, membre de l’AOP Unell

L’association OPLGO Bretagne demande à quitter l’organisation de producteurs OPLGO (producteurs de lait du Grand ouest) et s’est rebaptisée Breiz’Horizon, a expliqué l’OP (organisation de producteurs) livrant Lactalis à Agra Presse, confirmant une information de L’éleveur laitier. L’association bretonne est l’une des quatre associations régionales de l’OP (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Normandie-Perche). Elle souhaite désormais obtenir la reconnaissance du ministère de l’Agriculture en tant qu’OP afin que ses adhérents puissent lui donner mandat pour négocier avec les laiteries. L’association bretonne représente environ un tiers des producteurs de l’OP (980 exploitations). «Nous proposons aux producteurs de rester à l’OPLGO en adhérant à l’association Pays de la Loire. Une centaine ont fait ce choix, les autres attendent encore de voir ce qu’il va se passer», explique la directrice de l’OPLGO Christine Lairy. Le départ de l’association bretonne fait suite à une mésentente entre les élus du conseil d’administration de l’OP qui s’est soldée par l’exclusion de deux élus bretons. L’association d’organisations de producteurs (AOP) Unell, que l’OPLGO a rejoint début 2023, fait face à un plan de réduction de collecte de son acheteur exclusif, Lactalis, et au départ programmé d’environ 200 producteurs dans le sud des Pays de Loire et l’Est.

Lait: la Fnil appelle au «dialogue» au sein de l’interprofession et défend sa position

Les laiteries «privées» (Fnil) répondent, dans un communiqué du 6 décembre, à la déclaration commune des trois autres collèges du Cniel sommant les industriels de changer de position dans le cadre des discussions interprofessionnelles sur les indicateurs de référence. La Fnil appelle à «un dialogue constructif et apaisé». Elle se déclare «favorable à la publication au niveau interprofessionnel d’indicateurs permettant d’éclairer de manière pertinente et juste les négociations entre des opérateurs économiques». Une position conditionnée au «strict respect du droit de la concurrence». Le blocage actuel, qui a amené les producteurs à quitter la table des discussions, concerne l’indicateur Ipampa. Le président-directeur général de la Fnil François-Xavier Huard explique que les laiteries demandent «une réouverture globale du sujet». Les industriels privés souhaitent un renforcement de la méthodologie et de la «représentativité» de l’indicateur portant sur les coûts de production des fermes laitières, est-il précisé dans le communiqué. Les privés considèrent qu’il n’existe pas d’accord interprofessionnel portant sur la reconnaissance de cet indicateur, ce que contestent les producteurs. La Fnil ajoute, dans son communiqué, qu’elle espère également voir «aboutir les travaux sur l’indicateur beurre poudre» lancés «il y a plus de deux ans».

Influenza aviaire: une troisième dose de vaccin pour 600 000 canards

Une troisième dose de vaccin contre l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est réalisée dans les zones à risque jusqu’au 31 décembre, a appris Agra Presse le 9 décembre. «En fin d’année, pour la production de foie gras cru, il est courant que des animaux soient gardés un peu plus longtemps en élevage, jusqu’à 14 semaines, explique Marie Laborde, ingénieure au Cifog (interprofession du foie gras). Or, le vaccin perd de son efficacité à partir de 11 semaines.» La troisième dose, inoculée entre la 7e et la 8e semaine, est obligatoire pour les canards destinés à rester plus de 12 semaines en élevage dans les zones à risque de diffusion (ZRD, zones denses) et les zones à risque particulier (ZRP, zones humides); elle est volontaire pour les canards destinés à rester plus de 11 semaines en élevage dans les zones à risque ou autour des sites de génétique et de reproduction. Cela représente entre 600 et 650 000 animaux. Les vaccins, leur stockage et leur acheminement sont pris en charge par l’État, tandis que la filière paie le coût d’application du vaccin par les vétérinaires. Douze foyers de volailles, trois foyers d’oiseaux captifs et quatorze cas sauvages ont été déclarés en France depuis le début de la saison. (Elena Blum)

Raviolis: aux États-Unis, Conagra cherche à se séparer de Chef Boyardee (presse)

Le groupe agroalimentaire américain Conagra Brands (12 Md$ de CA, 18 500 salariés) chercherait à vendre sa marque de raviolis Chef Boyardee, a annoncé Reuters le 5 décembre, citant des «sources proches du dossier». Selon l’agence de presse, l’entreprise basée à Chicago a missionné la banque d’investissement Centerview Partners, selon qui la marque pourrait être valorisée à plus de 500 M$. Les acheteurs potentiels comprendraient «d’autres fabricants de produits transformés et des sociétés de capital investissement », avance Reuters. Le projet intervient alors que Conagra connaît un recul de ses ventes en raison de l’inflation, provoquant une chute du montant de ses actions de 16% dans les trois derniers mois. En réaction, le groupe a choisi de se recentrer et de se concentrer sur le lancement de nouveaux produits, explique Reuters. En 2000, Conagra avait racheté Chef Boyardee pour 2,9 Md$, dans le cadre de l’acquisition d’International Home Foods. La marque de raviolis avait été créée en 1928 par le chef italo-américain Hector Boiardi et ses frères.

Porcs: le nombre de porcs issus d'élevages hors OP progresse, alerte l’UGPVB

«Le nombre de porcs issus d’élevages non adhérents à des OP est passé de 6000 à 17 000 par semaine en cinq ans», a indiqué Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) en assemblée générale à Ploufragan (Côtes-d’Armor) le 6 décembre. Un chiffre qui représente 2% de la production organisée (9,9 millions de porcs l’an passé). M. Bloc'h ne connaît pas le nombre d’élevages correspondant. Plus généralement, selon l'UGPVB, c'est la structuration collective – qui a fait la force de l’élevage en Bretagne depuis 50 ans – qui montrerait des signes de faiblesse. Pour Michel Bloc’h, c’est le signe d’une plus grande individualisation des éleveurs par «inculture». Il pointe du doigt les lycées agricoles qui, selon lui, n’informeraient pas suffisamment les futurs éleveurs de l’importance du collectif en élevage. (Frank Jourdain)

Bovins: en Argentine, l'identification électronique obligatoire à partir de 2026

L’identification individuelle des bovins par puce électronique deviendra obligatoire en Argentine à partir de juillet 2026. Un décret a été publié en ce sens le 16 octobre, qui prévoit une mise en place progressive; les premières puces devaient être distribuées dès mars prochain aux éleveurs-naisseurs par l’État fédéral, d’abord gratuitement. «Les animaux identifiés en priorité seront les veaux allaitants, puis le système sera étendu à l’ensemble de notre cheptel bovin de 55 millions de têtes de bétail», indique à Agra Presse le vétérinaire Luis Barcos, ex-président de la Commission des normes d’identification et de traçabilité des bovins de l'Organisation mondiale de la santé animale (Omsa, ex-OIE). Selon lui, «la géolocalisation préexistante des exploitations d’élevage et des abattoirs recensés en Argentine facilitera l’adoption du futur système d’identification». Le système argentin actuel repose sur l’usage de boucles. Il concernerait au moins 3 millions de bovins dont la viande est destinée, en partie, aux contingents Hilton et n°481 expédiés vers l’Europe. Le système d’identification par puces devrait permettre aux abatteurs de mieux valoriser leurs découpes au niveau de l’étiquetage. Il devrait en outre renforcer l’accès de l’Argentine à ses marchés d’exportation. (Marc-Henry André)

Budget: la loi spéciale est «prête» à être présentée en Conseil des ministres (ministre)

La loi spéciale pour permettre à l'appareil d'État de fonctionner en l'absence de budget est «prête», a assuré le ministre du Budget démissionnaire Laurent Saint-Martin le 9 décembre, ajoutant qu'il suffirait de réunir un Conseil des ministres pour que le texte soit présenté. «Cela fait cinq jours que je suis au travail depuis la censure de ce gouvernement pour préparer cette loi spéciale qui pourrait être présentée dès le prochain Conseil des ministres, il suffit de le réunir pour qu'elle soit présentée», a-t-il déclaré sur TF1. Cette loi spéciale, promise par Emmanuel Macron avant la mi-décembre, pourrait être portée par «le gouvernement démissionnaire ou par un nouveau gouvernement», a précisé M. Saint-Martin. Elle doit permettre d'éviter le «shutdown», à savoir une paralysie administrative, en reconduisant les crédits budgétaires de l'année 2024 pour l'année suivante. Elle servira aussi à prélever l'impôt à partir du 1er janvier 2025. Le ministre démissionnaire a insisté sur la nature temporaire de la loi spéciale, et la nécessité pour le prochain gouvernement de proposer un nouveau budget 2025 «le plus tôt possible, en début d'année».

Échalotes: l’accord interprofessionnel sur le calibrage prolongé jusqu’en 2027

Un arrêté paru au Journal officiel le 8 décembre étend et prolonge les dispositions de l'accord interprofessionnel du 13 septembre 2024 relatif au calibrage de l’échalote (marché intérieur et export en frais). Celles-ci sont étendues à tous les membres des professions constituant cette organisation interprofessionnelle pour la campagne 2025, 2026, 2027 (soit du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2027). Le nouvel accord intègre aussi des méthodologies de contrôle et des informations sur les procédures d’échantillonnage associées. En septembre, les professionnels avaient choisi de demander l’extension de cet accord afin de rendre ces règles applicables à tous. Pour mémoire, cet accord, qui fixe un calibre maximal des bulbes, a pour but de garantir une qualité optimale des échalotes produites en France et commercialisées dans l'Hexagone et à l’export. «Il contribue également à éviter la confusion entre une échalote et un échalion, voire un oignon», précise d’ailleurs Interfel sur son site internet. Selon l’accord, les échalotes d’un calibre supérieur à 55 mm (diamètre maximal de la section équatoriale) ne peuvent être commercialisées sur le marché du frais. Une tolérance de 10% au total (en nombre ou en poids) d’échalotes ne répondant pas aux exigences en ce qui concerne le calibre, est autorisée.

Fruits et légumes: un bilan des échanges qui se creuse sur vingt ans (FranceAgriMer)

Le bilan des échanges pour les fruits et légumes français entre 2003 et 2023 accuse un solde négatif et qui se creuse fortement, indique FranceAgriMer dans une étude parue le 9 décembre. Sur la période, les exportations françaises de fruits ont diminué de 47% en volume, principalement sur le marché européen (-43%), alors que, parallèlement, les envois vers les marchés tiers ont légèrement progressé (+2%). Dans le même temps, les importations françaises ont augmenté de 25% en 20 ans. Cette hausse est nettement plus marquée pour les importations venant des pays tiers (+63% par rapport à 2003) que pour celles venant de l’Union européenne (+12% par rapport à 2003). Quant aux légumes frais, leurs exportations ont augmenté de 26%, portées par la hausse des envois vers l’UE (+32% par rapport à 2003). Mais les volumes importés ont également augmenté en suivant la même tendance (+28 % par rapport à 2003). Globalement, FranceAgriMer souligne un solde des échanges en volume négatif (- 597 000 t en 2023) et un déficit qui se creuse, atteignant son point le plus bas en 2021 pour les fruits. Idem pour les légumes, avec un solde négatif (-823 800 t en 2023) et un déficit qui se creuse pareillement sur le long terme.

Négoce: dans les Deux-Sèvres, Valérie Etiembre va prendre les rênes de VSN Négoce

Après 37 années passées au sein de VSN Négoce (79 M€ de chiffre d’affaires, 175 000 tonnes de collecte), dont les dernières en tant que directeur général, Gilles Monaury a annoncé par courrier à ses clients qu’il prendrait sa retraite en février 2025. Mais sa succession est déjà organisée: c’est Valérie Etiembre, actuellement responsable des marchés au sein du négoce, qui prendra la direction générale à compter du 1er janvier. Implantée dans les Deux-Sèvres et présente sur la Vienne et la Charente-Maritime, l’entreprise est, rappelons-le, filiale du groupe vendéen Cavac. (Anne Gilet)

Événementiel: Fernando Medina Zenoff directeur du Salon du fromage et des produits laitiers

Fernando Medina Zenoff est nommé directeur du Salon du fromage et des produits laitiers, annonce un communiqué du 9 décembre. Ce salon international a lieu tous les deux ans au Parc des expositions de Paris (Porte de Versailles), en parallèle du Salon de l’agriculture. Il est organisé par Comexposium. Fernando Medina Zenoff succède à Chantal de Lamotte. Cette dernière est nommée directrice des salons All4Pack Emballage Paris et Solutrans (logistique).

Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 9 décembre 2024

Mercredi 11 décembre
Les députés de la Coméco examinent la PPL «Démocratie en agriculture» (élections des chambres et des délégués MSA)
Rencontres Oléopro

Jeudi 12 décembre
Conférence de presse du salon Degré Zéro: résultats du baromètre des boissons no-low (pas, peu d’alcool)