Nutrition-santé animale : l’allemand EW Group a finalisé l’acquisition d’Olmix
La holding familiale allemande EW Group, investie dans la génétique avicole (Aviagen, Ross, Hubbard, Lohmann, Novogen…), piscicole et végétale, ainsi que dans la prévention des maladies, a annoncé début août l'acquisition de la société française Olmix, experte des ingrédients de santé animale et végétale à base d’algues et biosourcés. L’entreprise Olmix emploie plus de 900 salariés dans le Morbihan et réalise près de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle conservera son autonomie, mais sera soutenue par EW Group pour la R&D, les nouvelles technologies et la poursuite de son expansion internationale, rapporte la presse en Allemagne et en France. Le géant allemand de plus de 30 000 salariés était entré en négociation exclusive avec l’ETI française et ses actionnaires (Amadéite, holding du fondateur Hervé Balusson, et Motion Equity Partners) en mai. Le montant de la transaction n’est pas divulgué, mais le Journal des entreprises rappelle le 17 août que, au début des discussions, CFNews avait indiqué qu’Olmix était valorisée entre 400 et 450 millions d’euros, soit environ 12 fois son Ebitda (information non confirmée officiellement lors de la finalisation).
Engrais : des maisons rendues « inhabitables » par la pollution près d’un site de Timac Agro
En Charente-Maritime, les habitants de Tonnay-Charente, voisins du site de production de la société Timac Agro (groupe Roullier), dont l’activité fertilisant est à l’arrêt depuis 2023, ont appris que leurs jardins étaient pollués par des métaux lourds (plomb, cadmium, arsenic...) « à des niveaux présentant des risques sanitaires », rapporte l’AFP le 21 aout. Les résultats de l’interprétation de l’état des milieux (IEM), demandée depuis 2019 par les services de l’État à Timac, indiquent que, sur 92 parcelles du lotissement, près de la moitié présentent « un état des sols incompatible avec les usages résidentiels et l’autoproduction alimentaire ». Les habitants sont incités à éviter la consommation de légumes cultivés en potager, à laver les jouets utilisés en extérieur ou encore à de se déchausser dans leur maison. Dans un arrêté fin juillet, le préfet a demandé à Timac Agro de lui remettre, dans un délai de six mois, un plan de gestion censé définir, parcelle par parcelle, les mesures de nettoyage et de restauration d’un sol sain et les restrictions d’usage. La société a deux mois pour faire appel. Pour Gérard Garder, administrateur du Collectif de défense de Tonnay-Charente (CDDTC), cet arrêté « est une grande victoire » qui identifie « enfin Timac Agro comme responsable de la pollution de nos sols ». Contacté par l’AFP, Timac Agro dit avoir « pris acte de l’arrêté préfectoral et examine les suites à [lui] réserver dans le respect des voies de droit », estimant avoir « pleinement coopéré avec les autorités administratives ».
Boulangerie : Maison Bécam lève 10 M€ pour avancer vers les 100 points de vente
Les boulangeries Maison Bécam ont annoncé durant l'été avoir finalisé avec succès la levée d'une enveloppe de financement de 10 millions d'euros (M€). Ce crédit structuré s'est « traduit par un resserrement autour du pool bancaire historique », précise Nicolas Bécam sur le réseau social LinkedIn. Le Crédit agricole Anjou Maine, la Banque populaire Grand Ouest, Arkéa banque entreprises & institutionnels et la Caisse d'épargne Bretagne Pays de Loire ont participé à l'opération, complétée par un prêt BPI France. Cette levée de fonds vise à « structurer l’endettement du groupe et accroître ses ressources financières afin de soutenir son développement futur, avec un objectif réaffirmé de 100 boulangeries en 2032 », poursuit le dirigeant. Créateur d'une première boulangerie à Angers avec sa femme Cécile en 2005, Nicolas Bécam a depuis développé en franchise un réseau, qui compte aujourd'hui 41 points de vente. Le groupe poursuit sa structuration avec la construction – en cours – d'un nouveau bâtiment de 1 800 m2 à Verrières-en-Anjou. Il investit 6,5 M€ dans ce site, qui regroupera un second atelier de pâtisserie, son nouveau siège social, ainsi qu’un pôle formation et R&D sur 500 m2. 50 postes seront créés à terme sur l'atelier pâtisserie. (Thierry Goussin)
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.