Agroalimentaire : Nestlé en quête de produits pour les utilisateurs de médicaments amaigrissants
Nestlé est actuellement en train de chercher des solutions pour répondre à l’essor des traitements anti-obésité, qui modifient le comportement alimentaire des personnes traitées et qui entraînent une perte de poids et de masse musculaire. C’est ce qui ressort d’une dépêche Reuters publiée le 17 août, à la suite d’un entretien avec Stefan Palzer, directeur de la technologie du groupe suisse. Pour trouver les meilleures réponses, Nestlé utilise l’intelligence artificielle et d’autres technologies pour analyser les recherches cliniques, identifier des associations de nutriments et développer des produits adaptés aux utilisateurs de traitements anti-obésité. Nestlé a ainsi « commencé à ajouter des protéines de collagène à certains produits de sa marque Vital Proteins ». Aux États-Unis, le groupe a créé Boost Advanced Nutrition Shake (présenté comme apportant 35 g de protéines). En Asie et en Australie, une version plus riche en protéines de sa boisson maltée Milo, baptisée Milo PRO High Protein, a été lancée. « L’adoption rapide des médicaments fabriqués par Novo Nordisk (Wegovy et Ozempic) et Eli Lilly (Mounjaro et Zepbound) a alimenté les inquiétudes des investisseurs, qui craignent que les traitements coupe-faim ne réduisent durablement la demande de produits alimentaires emballés, de snacks et de boissons », écrit Reuters.
Agroalimentaire : aux USA, Ferrero va acquérir le fabricant de céréales Purely Elizabeth
Le groupe italien Ferrero a annoncé le 14 août avoir signé un accord en vue d’acquérir le fabricant américain de céréales du petit déjeuner Purely Elizabeth. « Fondée en 2009 et basée à Boulder, dans le Colorado, Purely Elizabeth a plus que doublé son chiffre d’affaires au cours des deux dernières années, portée par son portefeuille innovant de granolas, flocons d’avoine et céréales, tout en se développant plus récemment sur le segment en forte croissance des produits riches en protéines », précise un communiqué de Ferrero. Une fois l’opération finalisée – ce qui est prévu dans les mois prochains –, Ferrero entend « soutenir la prochaine phase de croissance de Purely Elizabeth grâce à la poursuite de l’innovation produit, au renforcement de ses capacités opérationnelles et à l’élargissement de sa distribution », indique l’industriel. Elizabeth Stein, fondatrice et directrice générale de Purely Elizabeth, va rester aux commandes de la société, qui continuera à fonctionner comme une marque indépendante au sein du groupe Ferrero. Cette acquisition renforce le portefeuille de Ferrero aux États-Unis, à la suite du rachat de WK Kellogg Co en 2025, et, plus généralement, dans les catégories du petit déjeuner et du snacking – Ferrero possède notamment les marques Eat Natural et Fulfil en Europe, Power Crunch en Amérique du Nord et Bold Snacks au Brésil.
Volailles/pet-food : Affinity introduit du poulet plein air dans ses croquettes sans céréales
Le fabricant d’aliments pour chiens et chats Affinity a annoncé en juillet qu’il utilisait des viandes de poulet élevé en plein air en France, et pas de céréales, pour produire ses nouvelles croquettes Ultima pour chiens seniors « No Grain ». Les viandes et coproduits de viandes constituent l’essentiel de l’apport protéique de ces croquettes fabriquées dans l’usine française du fabricant italien, dans le Loir-et-Cher. Il en est de même pour ses croquettes « No Grain » Ultima pour chiens adultes à base de dinde d’origine France. Plusieurs marques suivent ainsi la tendance « sans céréales ajoutées », et chacune tente de se différencier. Affinity affronte sur le marché français les leaders Purina (Nestlé) et Royal Canin (Mars) ; seul le premier fabrique des croquettes sans céréales. Selon la fédération française des industriels de l’alimentation des animaux de compagnie (Facco), la production française de 1,8 million de tonnes (produits secs et humides) se fait à partir de 54 % de matières premières d’origine France (viandes, grains et légumes). Presque la moitié (48 %) de la production nationale est exportée.
Porc : Pilgrim’s Europe acquiert les saucisses premium de Wolkers au Royaume-Uni
Dans un communiqué du 17 août, Pilgrim’s Europe (groupe JBS) annonce son acquisition du fabricant de saucisses de porc haut de gamme Wolkers Deli & Sausages, qui fait aujourd’hui partie du groupe agroalimentaire britannique Samworth Brothers (1,8 Md£ de chiffre d’affaires, selon Pig World). Sous réserve d’acceptation par l’autorité britannique de la concurrence, la filiale de JBS complèterait en septembre son offre au Royaume-Uni de produits transformés de porc et de volailles, qui comprend déjà les saucisses fines Richmond. En Grande-Bretagne, Pilgrim’s Europe est l'un des principaux acteurs de la filière du porc élevé en plein air, ainsi qu’un fournisseur important des industriels de la charcuterie, dont Wolkers. Pour Samworth Brothers, cette cession (dont le montant n’est pas révélé) servira à investir dans l’industrie des plats cuisinés, sandwiches et pâtisseries. Cité dans le communiqué de Pilgrim’s, le d.g. de ce groupe considère que Wolkers Deli & Sausages tirera avantage à intégrer un spécialiste des viandes. Wolkers, qui bâtit sa renommée depuis 1824 au Royaume-Uni, possède quatre unités de production situées sur un même site à Leicester (à l’Est du pays) et emploie environ 1 150 personnes.
Viande bovine : aux États-Unis, fin d’une grève de quatre mois dans une usine Cargill
Cargill a annoncé le 17 août la reprise prochaine de l’activité de son usine de production de viande bovine de Fort Morgan (Colorado), après avoir conclu un accord avec les syndicats de salariés, mettant fin à une grève démarrée en avril. Selon un article de Reuters, les quelque 1 700 salariés reprendront le travail le 27 août, et l’abattage reprendra le 7 septembre. L’activité était suspendue depuis avril ; en raison d’un désaccord sur les salaires, l’industriel a cessé de payer ses salariés en mai. Les grévistes ont finalement accepté « à une écrasante majorité » une proposition de leur employeur qu’ils avaient précédemment rejetée, rapporte l’agence de presse. L’accord, d’une durée de cinq ans, prévoit une augmentation totale de 1,4 $/h. Les salariés espéraient obtenir une revalorisation plus importante en quatrième et cinquième année. De son côté, le n°1 américain de la viande JBS a connu au printemps un mouvement social similaire, levé par un accord conclu après trois semaines de grève. L’industrie états-unienne de la viande est actuellement fragilisée par une flambée des prix des bovins, provoquée par une pénurie historique d’animaux.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.