Légumes : Fruidor Terroirs fait l’acquisition de la Maison Ferrier dans le sud Est
Dans un message LinkedIn le 29 janvier, Fruidor Terroirs (groupe Solveig) annonce l’acquisition de la Maison Ferrier, implantée à Sénas, dans les Bouches-du-Rhône. Créée en 1958, cette entreprise familiale est spécialisée dans la production et la commercialisation de melons (6000 tonnes), de courgettes (5300 tonnes) et de courges (5000 tonnes). Fruidor Terroirs, déjà présent sur six bassins de production, poursuit ainsi son développement et s’implante dans le Sud-Est de la France tout en élargissant ses calendriers de commercialisation et intégrant de nouvelles espèces comme les melons ou les raisins. « Cette acquisition repose avant tout sur des valeurs partagées : proximité avec les producteurs, relations durables, respect des savoir-faire et ancrage territorial » explique le groupe .La Maison Ferrier conservera son identité, son équipe dirigeante et ses relations historiques avec ses partenaires producteurs. Fruidor Terroirs est la branche légumes du groupe Solveig spécialisé dans la banane avec l’Ugpban (production française ultramarine) ou encore les murisseries Vandame. Le groupe commercialise 450 000 tonnes de fruits et légumes français chaque année et 300 000 tonnes de bananes .
Lait infantile : Nestlé admet le délai de rappel et pointe l'absence de réglementation
Nestlé, accusé d'avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a reconnu avoir attendu une analyse des risques pour la santé avant d'alerter les autorités néerlandaises, puis européennes. Vendredi 30 janvier, le quotidien Le Monde a indiqué que la présence d'une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre (article payant). Selon le journal, l'industriel a attendu une « analyse de risque de santé » avant d'informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas. Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de « très faibles niveaux » de toxine détectés fin novembre et rappelle l'absence « de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide ». « Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité », ajoute le groupe. Nestlé assure avoir à ce moment-là « immédiatement bloqué la production » et lancé « des analyses plus approfondies en laboratoire ».
Restauration collective : AgriParis Seine change de structuration pour les PSE et l'appro
Le collectif d’agglomérations AgriParis Seine – qui organise le 3 février ses Rendez-vous de la restauration collective durable du bassin de la Seine – a décidé de constituer un service centralisé de PSE (paiements pour services environnementaux) pour les agriculteurs, tout en regroupant l’offre alimentaire dans un GIE (groupement d’intérêt économique). Ces deux initiatives s’inscrivent dans le cadre de son projet Seine nourricière. Ce démonstrateur territorial des transitions agricoles et alimentaires aborde cette année sa phase opérationnelle pour cinq ans, « grâce à un levier financier de 22 millions d’euros », indique sa directrice Léa Barbier. Le GIE nommé « Terres en Seine » regroupe huit organisations de l’économie sociale et solidaire, couvrant l’ensemble des familles de produits terrestres, essentiellement bio. Lancé fin décembre et en cours de constitution avec le soutien de la Banque des Territoires, le GIE encouragera la transition agricole par le truchement des achats des collectivités et des PSE, selon son coprésident Zoltan Kahn (Terres du Pays d’Othe). AgriParis Seine lance par ailleurs l’outil de « pré-sourcing » Ressource Seine. Le collectif attend à ses Rendez-vous les visiteurs et exposants de 200 structures territoriales et agricoles.
Salaisons : Aoste reçoit le grand prix Ey de l’agroalimentaire pour 2026
Le groupe Aoste (500 millions d’euros de chiffre d’affaires) a reçu le 28 janvier le grand prix aux Trophées Ey pour l’agroalimentaires Ey. Le lauréat de l’année a été reconnu pour ses performances multiples, puisqu’il « conjugue excellence industrielle, engagement social, sociétal et environnemental », a résumé en recevant la distinction 2026 le DG Frédéric Beuchot, aux commandes depuis un an. Le spécialiste des salaisons sèches, qui produit tout (Aoste, Justin Bridou, Cochonou…) dans quatre usines françaises, vante plusieurs réalisations environnementales en trois ans dans le dossier de presse qu’il vient d’éditer pour ses cinquante ans : 60% d’économies d’eau à Aoste (Isère), 80% de barquettes Aoste en plastique recyclé (20% à l’échelle du groupe), 97% des déchets « valorisés » dans les unités de méthanisation à Aoste et Saint-Symphorien (Rhône), 53% d’emballages recyclables, réductions du plastique (épaisseur des films, suppression des intercalaires), recyclage de la glassine (papier anti adhérent des étiquettes) en matière isolante, etc. Ces avancées ont été présentées le 15 janvier aux journalistes ayant visité le site d’Aoste.