Agra Business | Limagrain, Koppert/Orion, Isagri, Bioret, AgriVitech, NutriSens

hero

NGT : Limagrain vise une commercialisation en 2029, priorité au blé et maïs

Sébastien Chauffaut, directeur général de Limagrain, se dit «plutôt rassuré» par la position adoptée par les représentant des Etats membres de l'UE sur les NGT le 14 mars dernier. C'est ce qu'il a exprimé le 18 mars lors d'un entretien organisé par l'Afja (association de journalistes agricoles), tout en restant méfiant tant que le trilogue n'a pas rendu ses conclusions : «Il faut que ce soit repris de manière pragmatique sans qu'il n'y ait pas de freins induits» par d'éventuels changements de réglementation. Quant aux brevets, «la position nous convient, à condition que ces brevets soient disponibles sur des plateformes, et que les licences soient mises sur le marché à la disposition de l'ensemble des acteurs», a-t-il précisé. Limagrain, 4e semencier mondial avec 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, a déjà intégré les NGT dans ses programmes de recherche (311 M€ de R&D par an). «Nous avons commencé en 2017 à utiliser cette technologie, et nous sortirons nos premières variétés éditées d'ici 2029, a expliqué Sébastien Chauffaut. Les espèces concernées sont le blé et le maïs en priorité, ainsi que le colza et la tomate. Cela ne peut être dirigé que vers des espèces à gros volumes de ventes car les budgets à mobiliser sont conséquents. Les travaux portent sur les tolérances et résistances aux maladies (70 % de nos efforts), ainsi que la qualité intrinsèque (en particulier nutritionnelle) et la productivité».

Séparation vente/conseil : si la loi l'abroge, Limagrain va réintégrer la vente

Si la proposition de loi Entraves abroge, comme cela est prévu dans la version adoptée au Sénat, la séparation de la vente et du conseil des pesticides, Limagrain envisage de revenir sur sa décision de privilégier le conseil plutôt que la vente de produits phytos, a indiqué Sébastien Chauffaut, directeur général de Limagrain, le 18 mars lors d'un entretien organisé par l'Afja (association de journalistes agricoles). La coopérative était l'une des rares entreprises, avec Euralis, à avoir privilégié le conseil à la vente. En 2021, l’activité vente des phytos et des engrais de la coopérative avait été cédée au négoce Proxiel. Limagrain avait réduit ses parts dans ce négoce de 35 % à 10 % pour se mettre en conformité de la loi Egalim (le reste étant détenu par Sanders). «Aujourd'hui nous allons faire évoluer notre dispositif car nous nous sommes rendu compte que cela nous avait éloignés des exploitations», a expliqué Sébastien Chauffaut. «Nos techniciens passent moins souvent sur les exploitations, ce qui n'est pas bon pour notre coopérative, et pour le développement des surfaces de production», a-t-il précisé.

Biosolutions : Koppert s'allie avec le machiniste Orion, pour de l'application au semis

La fabricant de biosolutions Koppert et le machiniste Orion annoncent, le 17 mars, avoir scellé un partenariat exclusif pour « améliorer l’application des solutions de biocontrôle et de biostimulation au moment du semis », pour les cultures en rangs (céréales, protéagineux, oléagineux et légumes). Comment ? En positionnant les spécialités de protection biologique de Koppert dans la raie de semis, en ultra-localisé, au plus près des semences, grâce à la technologie développée par Orion, tout d’abord au Brésil puis aujourd’hui en Europe et notamment en France. Le système Orion comprend une cuve, à disposer à l’avant du semoir, de commandes de pilotage depuis la cabine et de buses dites « à jet solide » pour guider les produits au plus près des graines. « Ce matériel est proposé aux agriculteurs mais aussi aux coopératives qui souhaitent s’équiper pour, ensuite, le louer à leurs adhérents, précise Adeline Infray, responsable marketing et communication pour Koppert. Nos quatre années d’essais, avec le biofongicide Triario, le biostimulant Stringray ou les nématodes auxiliaires Casea et Capirel, ont montré des résultats probants pour contrôler efficacement les cultures des maladies et ravageurs du sol : le tout en simplifiant l’application pour les producteurs. » Encore peu connue en Europe, cette pratique est également testée aux Pays-Bas et en Italie. (Anne Gilet)

Logiciels agricoles : Isagri rachète les logiciels de coops et négoces AgriVitech

Dans un communiqué paru le 18 mars, l'éditeur français de logiciels agricoles Isagri annonce qu'il vient d'acquérir, via sa filiale Akanea, son concurrent spécialiste des logiciels pour coopératives et négoces, AgriVitech. Le montant de l'opération n'est pas précisé. AgriVitech est éditeur et intégrateur de logiciels « pour les professionnels de l'agroalimentaire et du transport routier de marchandises ». Son application Fleet AgriVitech est utilisée par les coopératives et négoces agricoles « pour gérer et optimiser les tournées de livraison pour livrer en toute sécurité – et cela, même en l’absence du destinataire – ainsi que pour dématérialiser les documents de transport ». Le groupe Isagri propose déjà des solutions à ces publics : Digit Appro, Nova Collecte, Echanges Agris. En janvier, Isagri (340 M€ de chiffre d'affaires) s'était fait remarquer en faisant l'acquisition des stations connectées Sencrop (8 M€). Une étape importante pour Isagri, qui possédait déjà Météus et ses 5 000 stations météo. Sencrop en revendique 35 000.

Photovoltaïque/élevage : un spécialiste des matelas pour vaches se lance dans le solaire

Le spécialiste des matelas pour vaches Bioret, installé à Mouzeil (Loire-Atlantique), a annoncé le 18 mars la création d’une filiale dans le photovoltaïque. Bioret NRJ propose « une offre centrée sur l’utilisation des trackers solaires », d’après un communiqué. La filiale distribuera ses solutions via le réseau Bioret Agri, spécialiste du bien-être animal. Un commercial a été recruté pour cela, indique le groupe. « La création de Bioret NRJ marque une étape essentielle dans notre engagement pour une agriculture plus autonome et durable », selon le directeur Jean-Vincent Bioret, cité dans le communiqué.

Rémunérascore : lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 18 mars sur son site internet le lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération des agriculteurs, prévue dans la loi Egalim 2. Son but est de « recenser et évaluer des initiatives existantes et (…) à éclairer les décideurs publics sur la pertinence d'élaborer un cadre règlementaire (national ou européen) ou de créer un dispositif public d'information des consommateurs », explique le ministère. L’expérimentation est basée sur le rapport du CGAAER sur cette question, publié en février 2023. La gouvernance de l’expérimentation est assurée par un comité de pilotage, un comité scientifique (présidé par Cécile Détang-Dessendre, directrice de recherche Inrae) et un comité des partenaires. L’expérimentation concernera les produits alimentaires (viandes, fruits et légumes, lait et produits laitiers et œufs) bruts ou transformés, biologiques ou pas. Les candidats voulant participer devront répondre à l’appel à manifestation d’intérêt avant le 30 juin 2025. Chaque dossier sera analysé par le conseil scientifique qui formulera un avis adressé au comité de pilotage, décisionnaire final. 

Restauration : les chaînes de restauration carnée en pleine expansion par la franchise

Au Salon de la franchise, qui s’est tenu à Paris du 15 au 17 mars, les enseignes de restauration dont la viande ou la volaille sont au cœur du concept ont affiché d’ambitieuses intentions d’expansion. Parmi les plus gros exposants, le groupe Bertrand (Burger King, Hippopotamus…), qui campe sur son objectif de 150 ouvertures par an, a mis en avant sa nouvelle chaîne de poulet frit Chick’Chill. Buffalo Grill a lancé un « gros plan de rénovation et de franchisation », faisait savoir une porte-parole au salon, précisant que la franchise représente aujourd’hui 40 % du parc. O’Tacos, qui a déjà 300 restaurants en France, essentiellement en franchise, en ouvrira une cinquantaine en 2025. B Chef (burger et bagels de gamme intermédiaire), qui a 60 restaurants, déclare en ouvrir 10 à 15 par an en s’appuyant sur ce mode. Popeyes (burger de poulet), qui n’a aujourd’hui que 23 restaurants, prévoit ainsi 250 restaurants en 2033. Enfin La Brigade, enseigne montante de « street food carnivore », qui a 9 restaurants et une « dark kitchen » (cuisine sans salle) à Paris, doit ouvrir 5 restaurants franchisés sur 7 ouvertures prévues en 2025.

Emballages : Bel, Danone, Famille Michaud et Lesieur testeront le vrac cette année

Les marques Bel, Danone, Famille Michaud Apiculteurs et Lesieur envisagent de tester la distribution en vrac de yaourt, miel ou huile en grandes surfaces généralistes dès 2025, informent-elles dans un communiqué à l’occasion du mois du « mois du Vrac et du Réemploi » (mars). Fondatrices en 2022 de la coalition DéfiVrac pour démocratiser la distribution en vrac de « produits pâteux, visqueux et semi-liquides, frais et ambiants », ces marques espèrent trouver à cet effet des distributeurs partenaires. « La coalition travaille actuellement en collaboration avec de nombreux partenaires tels que le Réseau Vrac et Réemploi, des distributeurs, des développeurs techniques », informent les industriels. Afin de mettre au point les solutions techniques adaptées aux consommateurs et répondant aux impératifs d’hygiène, la coalition est financée à 70% par Citeo dans le cadre de l’appel à projet « Encore plus de réemploi », est-il précisé dans leur communiqué. En vertu de la loi Agec, les surfaces de vente de plus de 400 m² devront proposer 20% de l’offre en vrac d’ici 2030, ce qui demande à la distribution généraliste de rattraper les circuits spécialisés, souligne la coalition DéfiVrac.

Emballages : deux distributeurs expérimentent la consigne du plastique

Une expérience de consigne pour seaux et barquettes en plastique ainsi que pour pots et bouteilles en verre a été présentée à la presse le 18 mars dans les locaux du cabinet de conseil (Re)Set exerçant dans « la transition environnementale et économique ». Cette expérience est menée par le consortium agroalimentaire R3Pack et coordonnée par (Re)Set dans quatre magasins U du nord de la France et dans quinze magasins Carrefour de l’est. Les protagonistes étudient les conditions du développement de la consigne pour le verre ainsi que le plastique rigide conditionnant des crudités (Les Crudettes, Florette…), produits laitiers (Triballat Rians, Schreiber…), chips (Altho-Brets) ou biscuits apéritifs. Les représentants de Coopérative U, Carrefour, Eurial et Sodebo ont expliqué que les industriels et distributeurs participants ont conçu collectivement des emballages standard afin que ceux-ci puissent conditionner les produits de différentes marques. Une machine et un procédé de lavage, ainsi que des bornes standardisées de collecte ont été mises au point avec le soutien d’une allocation financière européenne dans le cadre de Horizon 2030 et de la participation de Citeo (70 % des dépenses éligibles). 

Nutrition médicale : le français Nutrisens acquiert le brésilien Prodiet

Le français Nutrisens (produits de nutrition médicale) a annoncé le 14 mars l’acquisition d’une part majoritaire du capital du brésilien Prodiet (40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024). Ce dernier fabrique « des produits de nutrition orale et entérale (alimentation par sonde, liquides et poudres) destinés aux patients souffrant de troubles neurologiques, de difficultés alimentaires post-chirurgie, de troubles musculaires, de maladies chroniques et de diverses affections liées à l’âge », détaille un communiqué de l’entreprise française. Au Brésil, la gamme de Prodiet est destinée aux hôpitaux et pharmacies et est distribuée via des distributeurs et la vente en ligne. La société possède deux sites de production à Curitiba et emploie 200 personnes. Nutrisens et Prodiet envisagent des synergies à plusieurs niveaux comme la vente croisée du portefeuille produits de Nutrisens au Brésil et des produits de Prodiet en Europe, la mise en commun des capacités industrielles et de R&D des deux sociétés et l’optimisation de l’approvisionnement et de la logistique. Avec cette acquisition, la première au Brésil pour Nutrisens (180 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024), la société française complète sa présence internationale déjà importante (7 filiales à l'étranger et présence commerciale dans 30 pays).

Lait/biscuits: Isigny Ste-Mère acquiert la majorité de La Maison du Biscuit

La coopérative Isigny Ste-Mère, située dans le Calvados, a annoncé dans un communiqué daté du 18 mars se porter acquéreur de 90 % des parts de La Maison du Biscuit, située à Sortosville-en-Beaumont, dans la Manche. « Partageant les mêmes valeurs de tradition et de qualité que la biscuiterie, cette acquisition permettra à la coopérative de poursuivre son ancrage en Normandie, diversifier son offre premium, et ainsi s’établir sur de nouveaux marchés à valeur ajoutée », indique la coopérative, qui se déploie sur le segment des sucreries hauts de gamme, depuis le rachat, en 2019, des Caramels d’Isigny. Le conseil d’administration a voté le 12 mars en faveur de l’acquisition, mais l'opération ne devrait être finalisée qu’en mai 2025, à l’issue de la phase de négociation exclusive. La Maison du biscuit, fondée en 1903, attire chaque année 500 000 visiteurs, d’après le communiqué, et a dégagé un chiffre d’affaires de 13,1 M€ en 2023. La coopérative Isigny Ste-Mère a réalisé pour sa part un chiffre d’affaires de 641 M€ en 2023, avec une collecte de près de 3 M de litre de lait. (Elena Blum)

Viande : un Français sur trois prévoit de réduire sa consommation (sondage)

D’après le troisième Baromètre réalisé par Harris interactive pour le Réseau action climat (RAC), publié le 18 mars, un tiers des répondants pensent qu’ils consommeront « en moyenne » moins de viande dans les trois prochaines années. Une part en recul de six points par rapport à l’édition précédente du sondage, réalisée en 2023. Dans le détail, 23 % des personnes interrogées prévoient de manger « un peu moins » de viande et 10 % « beaucoup moins », quand plus de la moitié (56 %) n’envisagent pas de modifier leur consommation. Les raisons évoquées pour réduire la consommation de viande : le prix (46 %) et la santé (44 %), devant les motifs environnementaux (39 %) et de bien-être animal (37 %). Seuls 23 % des répondants disent avoir « trouvé des alternatives à la viande qui [leur] plaisent davantage ». Près de la moitié des personnes interrogées (53 %) indiquent avoir déjà réduit leur consommation dans les trois dernières années. Selon le ministère de l’Agriculture, la consommation totale de viande (calculée par bilan) a augmenté en 2021 et 2022, avant de reculer en 2023 sous l’effet de l’inflation. En 2024, elle a fortement rebondi pour la volaille (+10 %) et le porc (+1,7 %), tandis que les ventes de bœuf (-1,9 %) et d’agneau (-3,8 %) ont continué de diminuer, selon le bilan annuel de FranceAgriMer. *Enquête en ligne auprès de 1 102 personnes réalisée en février

Protéines alternatives : Solar Foods annonce un plan d'investissement pour trois usines

Le fabricant de protéines issues de la fermentation de précision Solar Foods a annoncé le 18 mars son ambition de construire deux sites industriels en plus de celui déjà dévoilé en février. Cette société finlandaise qui a mis au point un ingrédient alimentaire riche en protéines, utilisant le dioxyde de carbone et l'électricité comme principales matières premières, estime que les trois usines opérationnelles produiraient 50 000 tonnes de son ingrédient appelé Solein. Cette production combinée des trois usines représenterait un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros par an en supposant que le prix au kg de Solein soit identique à celui de l'isolat de protéines de lactosérum. « Cela équivaut à 50 % des exportations de biens du secteur finlandais de l'alimentation, des boissons et du tabac en 2025 », évalue la société. L’usine dévoilée en février a déjà une capacité de 12 800 tonnes. Les trois usines seront bâties sur le même site, dans l’est de la Finlande. Le projet est soumis toutefois à une décision d’investissement devrait être prise courant 2026. L'entreprise a prévu de se lancer aux États-Unis, pays pour lequel elle a obtenu le statut GRAS (« généralement reconnu comme sûr ») en 2024.

Noix : la filière se dote d'une association nationale, intitulée A2NF

L’Association nationale Noix de France (A2NF) a été officiellement créée le 18 mars à Clermont-Ferrand, avec pour président Christian Nagearaffe (président du CING, Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble) et pour vice-présidents Fabien Joffre, Jean-Claude Darlet et Jean-Louis Chapeyroux. Elle réunit des producteurs et associations de producteurs des deux principaux bassins - le Sud-Est (noix de Grenoble) et le Sud-Ouest (noix du Périgord) et espère fédérer au moins 80% de la production française. Son objectif : structurer la filière. « La crise de surproduction de 2022, avec écroulement des prix, a été un électrochoc », explique Christian Nagearaffe. « Nous allons travailler à fixer un cap, nous voulons notamment avoir une vision claire de l’inventaire des vergers et des volumes produits en France ; défendre nos moyens de production, nous organiser pour mieux connaître le marché, peut-être développer de nouveaux débouchés (cerneaux, huile), travailler sur la recherche, le renouvellement des vergers… » L’A2NF souhaite pouvoir lever des cotisations auprès des membres et non-membres et qu’ainsi « tout le monde cotise ». Il ne s’agit pas de créer une interprofession aux yeux de ses dirigeants, « la seule interprofession reconnue en noix étant le CING ».

Fraise : en Espagne, des pertes entre 20% et 35% suite aux pluies

Les fortes pluies qui ont frappé l'Espagne entre fin février et début mars ont compliqué la saison des fraises et des framboises, selon la revue Mercados le 12 mars. L’humidité excessive, favorisant le développement du botrytis, et un manque de soleil et de vent ont provoqué des retards de production et une disponibilité prévisionnelle des produits inférieure à celle des dernières années. « Cela a entraîné des pertes particulièrement élevées : dans certaines variétés, 20 à 35 % de la récolte sont perdues, alors que dans des conditions normales, ce pourcentage se situe entre 5 et 10 %. Nous avons clôturé le mois de février avec un volume total inférieur de 15 % à celui de la même période en 2024  », détaille Rafael Domínguez Guillén, directeur de Freshuelva. La conséquence de cette situation est une présence moins affirmée sur les principaux marchés extérieurs pour l’offre espagnole, la France en tête.  «Cette pénurie de produits a eu un effet direct sur les prix, qui atteignent des valeurs beaucoup plus élevées que les années précédentes», souligne l’association de producteurs. La production de framboise semble pareillement avoir souffert des conditions climatiques, mais pas la myrtille dont la récolte n’a pas encore atteint des volumes élevés. 

Fruits : Boiron Frères veut augmenter sa part d'approvisionnement français à 2030

Pour trois nouvelles purées de fruits sans sucres ajoutés - fraise, quetsche et groseille - l’entreprise drômoise Boiron Frères (133 M€ de CA, 240 salariés) s’approvisionne désormais à 100% en France, a-t-elle annoncé dans un communiqué le 4 mars. Plus généralement, son objectif est d'atteindre 15% de volumes achetés en origine France d’ici 2030, contre 10% en 2024. La fraise venait notamment de Pologne, Espagne ou Bulgarie, la quetsche était partagée entre la France et la Serbie, la groseille était en partie importée de Pologne. Sur la fraise, « le partenaire majoritaire » des Vergers Boiron cultive la fraise Cléry en HVE, indique un communiqué. La quetsche provient maintenant du Nord-Est « où le terroir argilo-calcaire et le climat tempéré offrent des conditions idéales ». Les vergers Boiron, qui fournit des boulangers-pâtissiers, des glaciers ou encore des restaurateurs, réalise 80% de son chiffre d'affaires à l’export. Comment sa dynamique de relocalisation peut-elle être perçue par les clients étrangers ? « Si le Japon notamment associe l’origine France à un gage de qualité », les autres peuvent aussi être sensibles à « l’empreinte carbone réduite » (baisse des distances cultures-transformation), explique à Agra Claire Vissac, cheffe de projet marketing,.