Légumes : l'expéditeur breton Pouliquen rejoint le groupe Vitalis
Le négociant et expéditeur de légumes breton, S.A.S Pouliquen basée à Cléder (29), annonce sur son site internet le 2 février, avoir rejoint les rangs du groupe Vitalis, premier groupe privé dans le négoce et le conditionnement de pomme de terre, oignons et condiments. « Ce rapprochement ne change rien à notre identité : Pouliquen reste Pouliquen, ancrée au cœur du Finistère, bassin de production légumière, depuis plus d’un siècle, avec ses équipes, son savoir-faire, et sa relation directe avec les producteurs bretons. Rejoindre Vitalis, c’est d’abord une question de bon sens » explique Gérard Quillévéré, son dirigeant. Pour lui, cette adhésion devrait permettre de créer des synergies notamment sur le pôle échalotes et oignons : en 2025, Pouliquen a conditionné plus de 10 000 tonnes d’échalotes traditionnelles, faisant de l’entreprise un leader du secteur. Gérard Quillévéré reste aux commandes de Pouliquen et de Nédélec, la société spécialisée dans la pomme de terre acquise en 2022. Il intègre par ailleurs la direction du groupe Vitalis en tant qu’associé, et jouera un rôle de coordinateur sur les dossiers alliums et légumes bretons.
Vin : la coop catalane GICB, en redressement judiciaire, espère un repreneur (presse)
Déjà en plan de sauvegarde depuis 2014, la coopérative GICB (Groupement interproducteurs collioure banyuls) demande son placement en redressement au tribunal judiciaire de Perpignan, a indiqué Les Echos le 2 février (article payant). Plusieurs difficultés s’accumulent, d’après le journal : unité de production devenue surdimensionnée, baisse de la production viticole, endettement, impact des sécheresses, chute des ventes. Le GICB réalise 13,2 M€ de chiffre d'affaires en 2025 (contre 19,5 M en 2017). Sa surface décline elle aussi, passée de 922 ha il y a dix ans à 533 ha aujourd'hui. Deux solutions vont être proposées au tribunal judiciaire : une restructuration ou l'arrivée d'un repreneur. « Nous sommes sollicités. Des offres vont être présentées », déclare aux Echos le directeur Yves Reiner. Un repreneur pourrait notamment permettre au GICB « d'accéder à d'autres marchés que la seule vente directe ». Héritant d'une lourde dette (20,7 M€ en 2017), due à des erreurs de gestion passées et intégrée au plan de sauvegarde, le GICB est parvenu à la réduire à 17,9 M€. Mais la situation s'est dégradée en 2025, avec une perte comprise entre 1,3 et 1,5 M€ provenant pour moitié de pertes d'exploitation et pour l'autre moitié de la sous-exploitation industrielle, affirme Les Echos.
Champagne : un accord signé chez LVMH sur le versement d'une prime
Un accord sur le versement d'une prime de participation a été signé entre la direction de la filière champagne du numéro un mondial du luxe LVMH, et les syndicats mobilisés depuis décembre contre sa suppression, a annoncé le syndicat. L'accord signé concerne « la prime de participation 2025, portant sur un montant minimum de 3 300 euros par salarié », explique la CGT Moët et Chandon Ruinart dans un communiqué. Les salariés de la filière champagne de LVMH étaient mobilisés depuis décembre contre la suppression de cette prime qui existe selon l'intersyndicat CGT du Champagne depuis 1967. En 2025, les ventes de la division vins et spiritueux de LVMH, qui comprend les champagnes (Moët et Chandon, Veuve Clicquot, Krug, Mercier, Ruinart…) ou encore les cognacs (Hennesy) ont chuté de 9 % à 20,36 Md€. Ils ont pâti d'effets de changes, des taxes douanières et d'une impossibilité d'augmenter des prix déjà élevés. LVMH a annoncé le 27 janvier des résultats annuels en recul, expliquant avoir fait les frais d'une année « agitée sur le plan économique et géopolitique » et prévoyant une année 2026 qui ne sera « pas très simple non plus ».
Boissons : Pepsico dépasse les attentes au 4ème trimestre et table sur la croissance en 2026
Le géant américain des snacks et des boissons PepsiCo a annoncé dans un communiqué du 3 février des résultats en nette hausse au quatrième trimestre, soutenu par des ventes en progression à l'international ainsi que dans son principal marché, l'Amérique du Nord. D'octobre à fin décembre, le groupe a publié un chiffre d'affaires de 29,3 milliards de dollars (+5,6% sur un an). Sur cette période, PepsiCo a dégagé un résultat net de 2,5 milliards de dollars (+67% sur un an). PepsiCo a notamment bénéficié d'une tendance positive pour sa division boissons en Amérique du Nord (+4% sur un an), liée en particulier à la bonne performance de la marque Pepsi. Les ventes en région Europe, Moyen-Orient et Afrique ont grimpé de 12% sur un an, tandis que la division snacks en Asie Pacifique a vu ses revenus monter de 4%, et la division snacks en Amérique latine a bondi de 11%. Pour 2026, la société a confirmé tabler sur une progression du chiffre d'affaires organique comprise entre 2% et 4%, pour un bénéfice par action à taux de change constants comprise entre 4 et 6%. PepsiCo avait annoncé en décembre prévoir une hausse de ses résultats en 2026 à la faveur d'initiatives dans sa branche d'Amérique du Nord, particulièrement scrutée après avoir connu un contexte morose.
Porc : le Canada autorise le porc résistant au SDRP de PIC, obtenu par édition génomique
Trois autorités sanitaires canadiennes* ont approuvé le 23 janvier le porc résistant au syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRP) obtenu par édition génomique par l’entreprise PIC (Pig Improvment Company), annonce cette filiale du groupe de génétique Genus dans un communiqué. Les autorités ont conclu que les aliments issus de ces animaux sont aussi sûrs et nutritifs que ceux provenant de porcs classiques, et n’ont pas donc pas requis d’étiquetage spécifique. « L'entreprise et Santé Canada se sont engagés à informer le public lorsque cette nouvelle technologie sera mise sur le marché canadien », promet l’agence publique dans son communiqué. Selon Santé Canada, Genus « n’a pas l’intention de vendre ces porcs avant d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires dans d’autres marchés clés ». Ces animaux ont récemment été autorisés aux États-Unis, ainsi qu’au Brésil, en Colombie, Argentine et République dominicaine. Le SDRP est l’une des principales pathologies sévissant dans les élevages porcins. Les fièvres, gênes respiratoires et avortements qu’il cause font perdre chaque année environ 2,5 Md$ aux producteurs des États-Unis et d’Europe, selon l’université d’Edimbourg, à l’origine de l’innovation.
* Santé Canada, Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement et changement climatique Canada
Apiculture : Ubees a levé 8 M€ pour accélérer sa mise à l’échelle
Ubees, leader mondial de l’apiculture appliquée à l’agriculture régénératrice, a annoncé le 3 février, une levée de fonds de Série A de 8 M€ (Lire l’interview de Louis Delelis-Fanien, CEO de Ubees dans Agra Innovation). Cette opération a pour objectif de permettre à Ubees d’accélérer sa mise à l’échelle et son développement à l’international, tout en renforçant son positionnement dans l’agriculture régénératrice. Présente dans une quinzaine de pays, la société développe des programmes de pollinisation fondés sur l’analyse fine des abeilles et de leur environnement grâce à des ruches équipées de capteurs. Au-delà d’un simple métier d’apiculteur, Ubees apporte une vraie expertise pour optimiser les rendements agricoles, tout en limitant l’usage des pesticides, afin de préserver la biodiversité. Présente dans plus de quinze pays sur cinq continents, l’entreprise accompagne des acteurs tel que Nespresso, Nestlé et Starbucks. En France, Ubees a plusieurs projets de développement potentiel en cours, dans la pomme, la pêche, le colza et le tournesol avec des acteurs industriels. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)
Distribution : la situation d’Auchan due à un taux d’écrasement trop faible
La situation dans laquelle se trouve distributeur Auchan sont dues pour moitié à des décisions stratégiques et pour moitié à « une faiblesse de ce qu’on appelle le taux d’écrasement » dans le cadre des négociations commerciales fournisseurs-distributeurs, selon Vincent Avigon, directeur des achats d’Auchan Retail. Le responsable, qui s’exprimait le 3 février devant la commission d’enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution et des industriels, et alors que les négociations commerciales entrent dans la dernière ligne droite, a aussi déclaré : « On a été trop gentils chez Auchan en pensant que c’était du partenariat, (…) on n’a pas été assez agressifs ». Vincent Avignon a par ailleurs justifié le recours aux centrales d’achat européennes pour assurer un rapport de force avec des grands industriels pour qui un marché comme celui de la France pèse peu. Remettant en cause l’idée d’un rapport de force toujours favorable aux distributeurs, notamment dans le cas d’Auchan dont la part de marché est d’environ 8%, il a dénoncé le comportement des industriels qui ont reconstitué leurs marges entre 2021 et 2025, pointant leur opacité sur la matière première agricole et la matière première industrielle.
Bio : Ecotone double sa croissance mais alerte sur la fragilité de l’amont agricole
Le groupe bio Ecotone (marques Bjorg, Alter Eco, Clipper, Bonneterre, Danival...) enregistre un chiffre d’affaires (CA) en hausse de 4,8% en 2025, s’établissant à 708 millions d’euros (M€), a annoncé son président Christophe Barnouin en conférence de presse le 3 février. « On est assez contents de 2025 (…) puisqu’on réalise une croissance d’à peu près 5%, à peu près le double de ce qu’on avait fait l’année précédente », s’est-il réjoui. En février dernier, Ecotone avait annoncé un CA de 710 M€ en 2024 (+2,4% sur un an), sans compter la cession de la marque Whole Earth (beurre de cacahouètes, boissons) au groupe britannique KP Snacks. A périmètre constant, sans Whole Earth, le CA 2024 était en réalité de 676 M€, explique Ecotone. Dans le détail de la bonne performance 2025, malgré une conjoncture « morose », les « trois catégories de Bjorg (boissons végétales, biscuits et céréales) sont en croissance d’environ 10% », a indiqué Christophe Barnouin. Il s’est aussi réjoui d’« une très forte croissance d’Alter Eco (chocolat bio équitable, NDLR) ». Pour 2026, Ecotone table sur une croissance de CA « de 3 à 5% ». « Notre vision, c’est que la demande de produits bio est bien installée, elle va continuer à croître. Par contre (…) on alerte sur un amont agricole bio qui se fragilise » a souligné M. Barnouin, demandant le maintien de l’Agence bio pour éviter de nouveaux reculs de la SAU bio.
Coopérative : Joël Arnaud élu président de Jacquet Brossard et vice-président de Limagrain
Dans un communiqué du 3 février, le groupe coopératif et semencier Limagrain a annoncé l’élection de Joël Arnaud au poste de vice-président de l’ensemble de l’entité, et de président de sa filiale Jacquet Brossard, spécialisée dans la boulangerie-pâtisserie industrielle. Agriculteur en Limagne, il siège au conseil d’administration de Limagrain depuis 2017. Il exercera ses missions « aux côtés d’Alexandre Raguet, directeur général adjoint de Limagrain en charge des activités filières et d’Éric Lechat, récemment nommé directeur général de Jacquet-Brossard », relate le communiqué. Son objectif sera notamment de mobiliser « son savoir‑faire pour relier sélectionneurs, agriculteurs, industriels, distributeurs et consommateurs ».