Agra Business | Omie/SuperNature, MG Consultants, Clarebout/Simplot, Océalia

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Agroalimentaire bio : la maison mère d’Omie et SuperNature liquidée

La société Foodyssey, qui détenait les marques de produits d’épicerie Omie (bio) et Ozé La Sauce, a été liquidée en juillet par le Tribunal de commerce de Créteil, en même temps que la société SuperNature, fabricant de céréales et d'en-cas bio, qui avait été acquise par Foodyssey en 2025. Les marques ne disparaissent pas pour autant et ont été reprises. « Cet été, Omie et Ozé la sauce ont rejoint BienManger.com avec qui nous partageons la conviction que l’agriculture régénérative est plus que jamais un avenir souhaitable. SuperNature, rejoint Biofuture, qui porte haut le combat pour le mieux manger et la transparence depuis de nombreuses années », écrit Joséphine Bournonville, directrice générale de Foodyssey, sur le réseau social LinkedIn le 17 septembre. BienManger.com est un site de vente en ligne de produits d’épicerie fine basé en Lozère. Biofuture, quant à elle, développe deux marques de produits d’épicerie : Qintesens (bio) et Nod. Omie avait été lancée en 2019 et s’était spécialisée dans les produits d’épicerie à partir d’ingrédients biologiques issus de l’agriculture régénératrice. Elle avait notamment levé 15 millions d’euros à l’occasion d’une levée de fonds de série A en 2023.

Alimentation : Biocoop bannit les ingrédients ultra-transformés de sa marque de distributeur

Biocoop a annoncé, dans un communiqué du 17 septembre, que 100 % des produits alimentaires de sa marque de distributeur (MDD) sont formulés sans ingrédient ultra-transformé depuis le début du mois (selon le référentiel sur l’ultra-transformation Goûm). L’enseigne présente cette offre comme une première en France. Au total, 29 substances ont été bannies de produits de la MDD de Biocoop, au-delà des exigences de la réglementation biologique. Cette démarche est le résultat de six années de travail pour simplifier les recettes, tout en préservant leur goût, leur texture et leur durée de conservation. La coopérative indique avoir analysé plus de 450 références et en avoir reformulé 90. Lorsque la reformulation ne permettait pas de répondre aux exigences du cahier des charges de Goûm, l’enseigne a choisi de retirer les produits concernés. C’est notamment le cas des yaourts aromatisés, pour lesquelles aucune solution satisfaisante n’a été trouvée. « En 2020, peu d’acteurs s’interrogeaient sur la place de l’ultra-transformation dans leur offre alimentaire. Chez Biocoop, nous avons fait le choix de revoir progressivement nos recettes avec une exigence : proposer des produits plus simples, sans compromis sur le goût », déclare Franck Poncet, directeur général de Biocoop.

Pommes de terre : les producteurs approvisionnant Clarebout/Simplot se regroupent

Dans un communiqué du 17 septembre, le groupement de producteurs de pommes de terre Sugaf (Simplot United Growers Association France) a annoncé sa création. L’accord de coopération avec le groupe Clarebout/Simplot a officiellement été signé le 11 septembre, après le dépôt des statuts à la préfecture du Pas-de-Calais. La nouvelle organisation « représente les producteurs français dans le cadre d'un dialogue structuré avec les entités Clarebout / Simplot ». Pour rappel, Simplot est la maison mère états-unienne de Clarebout, producteur de frites industrielles d’origine belge, racheté en 2025. De premiers échanges ont déjà eu lieu entre l’industriel et le Sugaf. Les discussions ont notamment porté sur « des solutions adaptées aux réalités de la production » de pommes de terre, qui a fortement décroché cette année, tant en quantité qu’en qualité. Le groupement de producteurs a proposé « que les critères de réception et le cahier des charges puissent tenir compte le plus rapidement possible des caractéristiques particulières de la récolte 2026, notamment en matière de calibre ». Les discussions sont jugées « constructives », et vont se poursuivre dans « les prochaines semaines ».

Cacahuètes : Océalia augmente le nombre d’agriculteurs engagés dans la filière

Dans un communiqué du 17 septembre, le groupe coopératif Océalia indique qu’il va augmenter le nombre d’agriculteurs engagés dans sa filière cacahuète, créée il y a un an en partenariat avec l’industriel Menguy’s. Ce sont désormais 15 agriculteurs qui participent à la démarche sur 30 ha, contre cinq à l’origine, sur une dizaine d’hectares. La création de la filière s’inscrit dans la stratégie Cap 2030 d’Océalia, visant à créer des filières agroalimentaires intégrées de l'amont vers l'aval, afin d’optimiser la valorisation de la production. Le groupe coopératif rappelle qu’il se charge de gérer la récolte et le séchage des cacahuètes, pendant que l’usine de Menguy’s (basée à Mazamet, dans le Tarn) grille et sale les produits. L’objectif est de poursuivre l’augmentation de la production, pour atteindre 2 000 t en 2030 de cacahuètes françaises, via « une centaine d’associés coopérateurs partenaires », indique le communiqué. La cacahuète est une légumineuse, captant l’azote atmosphérique pour le restituer au sol, réduisant son empreinte carbone. Elle constitue une solution de rotation supplémentaire, sachant qu’elle est « adaptée au désherbage mécanique et peu sensible au risque sanitaire », explique Océalia.

Biostimulants et carbone : Gaïago améliore son bilan pour sa deuxième promotion

Depuis 2023, ce sont 394 agriculteurs français qui se sont engagés sur 15 169 ha dans la promotion 2 du programme carbone de Gaïago (contre 133 agriculteurs dans la promo n°1). « L’objectif : mesurer, à 10 et 30 cm de profondeur, l’évolution du stockage de carbone dans les sols (via la teneur en matière organique) à 0, 3 et 5 ans chez des agriculteurs qui utilisent notre biostimulant Nutrigeo », explique Samuel Marquet, co-fondateur et co-dirigeant de Gaïago. Les résultats de 2026 montrent que, en moyenne, 3,72 t eq CO2/ha ont été stockés chaque année. Un meilleur résultat que la précédente promotion : en 2025, les premières mesures de la promo 1 révélaient un chiffre de 3,1 t eq CO2/ha/an. Les agriculteurs vont percevoir près de 100 €/ha/an pour ce carbone stocké. Une plus-value économique, mais également agronomique, car Nutrigeo stimule la flore microbienne du sol, améliore le fonctionnement biologique des sols et accélère la transformation de la matière organique en humus. » Une quarantaine de coopératives et négoces participent au projet. Gaïago a décroché la certification Gold standard pour ces crédits carbone : une reconnaissance mondiale qui permet désormais de les inscrire sur un registre mondial pour, ensuite, les revendre aux sociétés qui souhaitent compenser leurs émissions. (Anne Gilet)

Méthanisation : Axéréal et Engie développent des unités en Centre-Val de Loire

Axéréal et Engie Gaz renouvelables ont annoncé, dans un communiqué de presse du 15 septembre, un partenariat de cinq ans pour développer un programme d’unités de méthanisation en Centre-Val de Loire, pour une capacité annuelle de 500 GWh. Trois premiers projets sont déjà en phase de pré-développement. Le programme s’appuiera sur la valorisation de cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive), semées entre deux cultures principales, ainsi que sur des déchets et résidus issus des activités céréalières. Selon les deux entreprises, ce partenariat doit permettre de produire du biométhane localement, tout en apportant aux agriculteurs de nouvelles sources de revenus et des solutions agronomiques contribuant à la résilience de leurs exploitations. Axéréal apportera son expertise agronomique, sa connaissance du territoire et son réseau d’agriculteurs coopérateurs. La coopérative accompagnera ses adhérents dans la production et la valorisation des Cive, ainsi que dans l’identification des déchets et résidus agricoles disponibles. Engie Gaz renouvelables assurera de son côté le développement, le financement, la construction et l’exploitation des installations, jusqu’à l’injection du biométhane dans les réseaux. Avec ce programme, la capacité totale installée de 1,2 TWh/an dont dispose l’entreprise devait augmenter de près de 50 %.

Bambou : le fonds Swen Terra investit 4 M€ au capital d’Horizom

La société de gestion Swen Capital Partners a annoncé le 17 septembre que son fonds d’investissement Swen Terra a investi quatre millions d’euros (M€) en fonds propres au profit d’Horizom. En outre, le fonds met à disposition d’Horizom un financement de 6 M€ sous forme d’obligations convertibles. Horizom développe une filière française du bambou en accompagnant les agriculteurs dans l'implantation et l'exploitation de plantations de bambou. L’objectif est de fournir « un approvisionnement local en fibre de bambou pour les PME françaises qui développent des biomatériaux destinés notamment au secteur de la construction, comme les isolants biosourcés », selon un communiqué de Swen Capital Partners. Grâce à ces fonds, Horizom « entend changer d'échelle en accélérant le déploiement de ses plantations, en renforçant ses équipes et en poursuivant la structuration d'une filière française du bambou, au service des biomatériaux ». Depuis sa création en 2022, Horizom a accompagné une quinzaine d'exploitants agricoles dans l'implantation de près de 460 ha de bambou. De son côté, lancé en juillet 2025 avec un objectif de levée de 200 M€, le fonds à impact Swen Terra a réuni 125 M€ auprès d'investisseurs institutionnels, parmi lesquels la Macif, Abeille Assurances, la MGEN et Ademe Investissement.

Alimentation animale : Garun Paysanne et Le Gouessant inquiètes pour leur approvisionnement

Avec une collecte de maïs attendue en retrait de deux tiers, Sébastien Blot, directeur général de la coopérative bretonne Garun Paysanne, se pose la question de l’approvisionnement en matières premières de ses usines de fabrication d’aliments pour animaux. « En 2025, nous avons fabriqué près de 450 000 t d’aliments pour les bovins, porcs et volailles », précise-t-il. « Une alimentation sur-mesure qui repose habituellement sur des productions locales. Mais cette année, nous allons devoir revoir nos approvisionnements. Car la production de betteraves s’annonce également en retrait et, avec elle, les quantités de pulpes produites. Idem pour la luzerne. Importer du maïs, oui. Mais de quelle origine et à quel coût ? Nous devrons nous adapter. » Même constat chez Le Gouessant, où le président Thomas Couëpel s’attend à un recul des volumes en maïs de 30 %. Pour cette coopérative également présente en alimentation animale, pas de doute : il faudra revoir certaines formulations pour s’adapter à la matière première disponible. « Et ce d’autant que les compléments en protéines, soja, farines de poissons… s’annoncent eux aussi en retrait. » Une certitude pour ces deux coopératives : leurs adhérents vont chercher à reconstituer leur stock de fourrages. Comment ? En augmentant leur sole de maïs et de cultures fourragères au printemps. (Anne Gilet)

Bovins viande : les Mousquetaires lancent un appel à projets sur l’engraissement de JB

Le Groupement Mousquetaires (enseignes Intermarché, Netto, etc.) a annoncé le 17 septembre le lancement d’un appel à projets afin de soutenir « la création et la rénovation de bâtiments d'engraissement et de sevrage » de jeunes bovins (JB). Doté de 5 M€, le « Programme avenir bœuf » vise, d’ici 2029, à financer 17 000 places d’engraissement dans 215 élevages. La démarche, qui passe par son association Agrimousquetaires, est réservée aux éleveurs de sa filière « Bœuf Junior », récemment lancée. L’appel à projets est destiné aux jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) ou aux éleveurs « en reconversion » (installés depuis moins de deux ans). Ceux-ci peuvent prétendre à une aide de 400 € par place créée ou rénovée, « soit environ 20 % du coût des travaux », selon un communiqué. En 2025, le Groupement Mousquetaires avait lancé sa filière « Bœuf Junior », se fixant un objectif de « 100 éleveurs d’ici fin 2026, puis 200 d’ici 2029 ». Selon le groupe, cette filière « permet de valoriser en France des veaux croisés, tout en créant de nouvelles perspectives pour les élevages laitiers et les ateliers d’engraissement ».

Ressources humaines : l’actionnariat de MG Consultants évolue

Le cabinet MG Consultants, expert RH du secteur agricole et agroalimentaire depuis plus de 30 ans, voit son actionnariat évoluer. « Depuis 2,5 ans, j’étais le seul actionnaire de l’entreprise, confie Olivier Claux, le directeur général, rencontré au Space le 16 septembre. Mais au vu des enjeux actuels dans le monde agricole, j’ai souhaité m’entourer d’associées pour me challenger et continuer à faire évoluer la stratégie du cabinet. Laure Bauvillard et Laure Delpierre, salariées de l’entreprise depuis 2 et 8 ans, sont, au 1er juillet, entrées au capital : 47,5 % des parts pour Laure Bauvillard et 5 % pour Laure Delpierre. Je conserve pour ma part 47,5 %. L’objectif est de mutualiser nos visions du métier : une très bonne connaissance du secteur interpro et des stratégies d’entreprise pour Laure B., et un aspect plus financier et valorisation des datas pour Laure D. Le but est aussi de nous répartir le management des 15 salariés avec l’arrivée récente d’un nouveau consultant dans le Sud-Est pour le secteur viticole. » MG Consultants affiche une croissance de 5 à 10 % par an, dans un marché en récession. « Nos clients : 50 % de coopératives et négoces, 50 % d’agrofournisseurs, d’OPA et de start-up, dans toutes les filières, partout en France, précise-t-il. Nous recrutons (70 % de cadres et de dirigeants, 30 % d’experts métiers) mais réalisons aussi des formations, du coaching, des bilans de compétence et des audits. » (Anne Gilet)

Eau : en Bretagne, Eureden veut accompagner la création de réserves de substitution

« La campagne actuelle nous prouve une nouvelle fois que la gestion de l’eau doit rester un dossier prioritaire pour notre groupe », explique Marie-Gabrielle Daniel, directrice générale d’Eureden, interrogée par Agra Business le 16 septembre au Space. « Alors qu’à peine un tiers de nos 1 200 producteurs de légumes (13 000 ha) sont équipés d’irrigation, les rendements ont cette année été fortement affectés par les canicules successives : en haricots verts par exemple, ils reculent en moyenne de 50 % en Bretagne. En petits pois, la baisse est de 35 %. Accompagner nos adhérents dans le montage, très technique, des dossiers de création de réserves de substitution est indispensable. Sans irrigation, certains agriculteurs risquent de se tourner vers d’autres productions. Or, préserver ces filières sur notre territoire, c’est aussi assurer la pérennité de nos outils de transformation et l’installation de jeunes dans les exploitations. » Le Space a aussi été l’occasion pour le groupe breton de signer « un partenariat structurant » avec IEL autour du photovoltaïque, dans l’objectif d’accroitre le nombre de projets solaires chez les adhérents (toitures, centrales au sol ou ombrières), que ce soit pour l’autoconsommation ou la revente. (Anne Gilet)

Agenda de la semaine agricole du 21 septembre 2026

Lundi 21 septembre
Assises territoriales de l'agroécologie et de l'alimentation, à Dijon, jusqu'au 22

Mardi 22 septembre
Congrès de France Gaz
Point presse en visioconférence de l'Uivec (CBD)
Matinée robotique de l'Iteipmai (PPAM), dans le Maine-et-Loire

Mercredi 23 septembre
Présentation du salon EuroTier (élevage)
Congrès d'Elvea France (réseau d'OP bovins viande), à Fontainebleau
Point presse de la FNPEC (crémants)
Conférence de presse du BIVB (vins de Bourgogne) sur la vendange 2026
Bilan de la collecte de grains par la Coopération agricole Métiers du grain
Conférence de presse du Snia (alimentation animale)
Biennale Endives 2026, à Saint-Gall (Suisse)
Conférence de presse de Chambres d'agriculture France

Jeudi 24 septembre
3es Rencontres de France Agrivoltaïsme
Conférence d'Agridées sur l'Ukraine (cercle de réflexion)
Table ronde sur la future Pac, par le collectif Nourrir
Conférence de presse du SER (énergies renouvelables) sur un plaidoyer pour 2027

Vendredi 25 septembre
Assemblée générale du Cnaol (AOP laitières), à Cahors
Inauguration par le Comité des vins de Bourgogne d'une plateforme d'essais
Péy'Innov, salon de l'innovation agroalimentaire en Martinique

Samedi 26 septembre
Mobilisation nationale pour réclamer un plan d’urgence climatique (Bio Consom’acteurs)