Le Parlement européen a adopté (par 545 voix contre 47 et 75 abstentions), le 16 septembre, son rapport d’initiative en réponse au plan européen de lutte contre les maladies cardiovasculaires, présenté en décembre par la Commission européenne. Les parlementaires saluent la volonté de lutter contre les principaux facteurs de risque comme le tabagisme, la consommation d’alcool « en particulier à des niveaux dépassant les recommandations sanitaires scientifiquement établies » et une alimentation malsaine. Leur texte préconise de rehausser les taxes appliquées à l’alcool ainsi que l’introduction d’étiquettes d’avertissement sanitaire obligatoires sur les boissons alcoolisées, comprenant des informations sur les risques cardiovasculaires.
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Les députés réclament également une définition européenne claire des « aliments ultra-transformés » ainsi qu’une meilleure promotion d’une alimentation équilibrée et de l’activité physique. Dans leur rapport, les élus mettent notamment en avant les régimes à base de plantes et d’aliments biologiques. Ils appellent à adopter un étiquetage nutritionnel obligatoire sur la face avant des emballages, des objectifs juridiquement contraignants de réduction du sel, du sucre et des graisses saturées, ou encore des restrictions concernant la commercialisation des aliments considérés comme préjudiciables pour la santé. Les eurodéputés préviennent, toutefois, qu’il faudra prendre en compte les spécificités des produits bénéficiant d’une indication géographique protégée (AOP ou IGP) dans l’UE.
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AG