Agra Business | SAF+IG, Sica Kerisnel/Pépinières Desmartis, Nature et Aliments/Tallineau Emballage

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Biocarburants : nouveau projet d'usine d'e-Saf en France, encore sans agriculture

D’après un article de presse du 14 septembre de l’Usine Nouvelle (article payant), le groupe canadien SAF + IG (International Group) va implanter une usine de production d’électrocarburant d’aviation durable (eSAF) à Port-La-Nouvelle (Aude). Contacté par Agra Presse, le service communication précise qu’a priori, les matières premières agricoles ne sont pas concernées par le projet pour le moment. Toutefois, aucune piste n’est fermée, surtout si ces dernières s’avèrent plus compétitives que d’autres sources de carbone. Le projet est dans sa phase d’études préliminaires, d’après la même source. Le procédé de production de l’eSaf consisterait à combiner de l’hydrogène vert, c’est-à-dire extrait par électrolyse à l’aide d’électricité renouvelable (éolien, solaire etc.) avec du dioxyde de carbone. Une partie de ce dioxyde de carbone serait captée directement dans l’eau de mer grâce à la technologie de capture directe océanique de l’entreprise californienne Captura, fondée sur l’électrodialyse à membrane bipolaire. Représentant un investissement de 700 M€, la future installation disposera d’une capacité annuelle de production de 75 000 t, précise l’Usine Nouvelle. Un autre projet d'usine eSaf a été présenté au printemps, près de Rouen, dont le CO2 proviendra d'une centrale biomasse (filière forêt).

Horticulture : projet de rapprochement entre Sica Kerisnel et Pépinières Desmartis

A l’occasion du Salon du Végétal, le 15 septembre à Angers, la Sica bretonne Kerisnel et les pépinières Desmartis basées à Bergerac (Dordogne) ont annoncé leur projet de rapprochement. L'opération a vocation à enrichir, à terme, la marque Kerisnel de savoir-faire reconnus dans les domaines du rosier, du fruitier, du petit fruit, du Lagerstroemia (Lilas des Indes) et des végétaux d'ornement. Pour la Sica, cette démarche ouvre l'accès à l'univers des Pépinières et Roseraies Georges Delbard, marque emblématique du végétal, avec qui les pépinières Desmartis entretiennent un partenariat commercial depuis 2019. « Grâce à la complémentarité des productions bretonnes et du Sud-Ouest, les clients bénéficieront d'une collection végétale enrichie. Au-delà de l'enrichissement de l'offre, ce projet traduit une volonté forte de préserver et de transmettre des savoir-faire horticoles reconnus qui participent depuis plusieurs décennies au rayonnement du végétal français», explique la Sica. Pour cette dernière, le rapprochement avec Desmartis relève aussi d’une ambition collective : « Rassembler des producteurs et des expertises complémentaires afin de construire une filière horticole française toujours plus forte, performante et durable

Légumes: à Nantes, du foncier d'entreprise cultivé pour les banques alimentaires

Les premiers résultats du projet « Entreprises Nourricières » ont été dévoilés, le 16 septembre, qui se donne pour but d’utiliser le foncier disponible des entreprises autour de leur bâtiment pour y cultiver des légumes destinés aux banques alimentaires. Piloté par la Maison des agricultures et de l’alimentation durable (Maad), il a débuté sa phase expérimentale en février 2026 sur la métropole nantaise. Pour cette première année d’expérimentation, deux entreprises, Nature et Aliments à Rezé et Tallineau Emballage à Vertou, avaient respectivement mis à disposition 224m² et 200m² pour le projet. En plus de mettre du foncier à disposition, le projet prévoit que les entreprises donnent un accès à l’eau et financent le matériel et l’intervention des maraîchers à hauteur de 40 %. Les banques alimentaires abondent à hauteur de 12 % en achetant les légumes au prix de 1€/kg. Dans le cadre de cette phase expérimentale, le budget restant a été pris en charge par les villes de Rezé, Vertou et Nantes Métropole. La Draaf a également accordé un financement à la Maad afin qu’un guide des bonnes pratiques soit édité à la suite de cette phase expérimentale. L’objectif de cette première année était de produire 1,4 tonne de légumes, un objectif revu à la baisse face aux conditions climatiques de l’été. (Tanguy Dhelin)