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Rebond confirmé des investissements des agriculteurs

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Les agriculteurs français ont souscrit davantage de prêts en 2025 et début 2026 au Crédit Agricole, sauf en viticulture, filière en crise. Ils investissement surtout pour moderniser les exploitations et les adapter au changement climatique. 

Les agriculteurs poursuivent leurs investissements en souscrivant davantage de prêts, tout en continuant de puiser dans leur épargne. Tels sont les principaux enseignements du bilan dressé par le Crédit Agricole pour l’année 2025, à l’occasion du salon de l’élevage Space de Rennes, le 15 septembre. A l’échelle nationale, les prêts accordés par la banque apparaissent en forte hausse en 2025 par rapport à 2024, soit +7,7%, atteignant un total de 9,3 milliards d’euros. Il s'agit d'un rebond après un recul de 9,2% en 2024, à 8,7 milliards.

Ces prêts concernent toutes les filières, à l’exception de la viticulture en crise actuellement, dont les prêts sont en retrait de 7,5%. Les filières les plus dynamiques sont les volailles (+19,2%), les bovins sauf vaches laitières (+14,9%), les fruits (+14%), les vaches laitières (+11,6%) ou encore les ovins (+11%). Les fonds sont consacrés à la modernisation des exploitations, à la robotisation, aux bâtiments d’élevage, à la production d’énergie, et à tous les équipements permettant de mieux affronter les nouvelles contraintes climatiques.

Tendance à la hausse en 2026

Cette tendance à la hausse de l’octroi de crédit tend à se poursuivre depuis le début d’année, dont les premiers chiffres attestent d’une progression de 5,6% au premier semestre 2026 (comparé au premier semestre 2025), à 4,7 milliards d’euros. Les filières sont toutes en croissance, sauf la viticulture, où le recul est encore plus prononcé à -12,6%, les céréales (-3,2%) et les fruits (-2,7%). Le secteur volailles encore plus dynamique avec une hausse de +30,4%, et les élevages bovins, ovins et porcins sont aussi tous très soutenus (autour de +15%).

Le stock d’épargne des agriculteurs continue de s’éroder à -1,5% en 2025, après -4,3% en 2024. « Dans un contexte de crise affectant plusieurs filières, l’épargne accumulée est aujourd’hui mobilisée pour absorber les aléas climatiques, économiques et sanitaires », explique le Crédit Agricole.

En Bretagne, les quatre caisses du Crédit agricole enregistrent la même tendance qu’à l’échelle nationale. Le volume de crédits est en hausse de 7,5% en 2025 soit 963 millions d’euros. Tous les secteurs progressent, y compris les vaches laitières (+3,7%), premier secteur avec 264 millions d’euros de crédits, alors qu’un recul de 4,5% avait été observé en 2024. « L’effort de robotisation se confirme avec environ la moitié des financements destinés au matériel d’exploitation », note la banque. L’élevage porcin est en repli de 4,9%, alors que « les producteurs se trouvent actuellement confrontés à la baisse des cours de la viande doublée d’un renchérissement des intrants ».

CB

En Bretagne, l’effort de robotisation se confirme avec environ la moitié des financements destinés au matériel d’exploitation