Coproduits animaux: l'allemand Saria acquiert la boyauderie de l'américain Darling Ingredients
Dans un communiqué du 1er octobre, le spécialiste allemand des coproduits animaux Saria (groupe Rethmann) informe que l’activité boyaux de son homologue américain Darling Ingredients est désormais intégrée à son activité Food & Pharma, qui comprend notamment Van Hessen, principal opérateur mondial du traitement et de la commercialisation de boyaux de bœuf et de porc. Cette division, est-il précisé, comprend aussi Devro, présenté comme l’un des principaux fournisseurs mondiaux de boyaux de collagène, et Bioiberica, spécialisé dans les principes actifs d’origine animale pour la cosmétique et la santé. Pour sa part, Darling Ingredients, notamment propriétaire de Rousselot, fabricant de gélatine et collagène, informe, dans un communiqué du 5 octobre avoir finalisé la cession à Saria de cette activité boyaux. Cette société cotée à la bourse de New-York explique vouloir se concentrer sur les « activités fortement intégrées » et « à haut potentiel de plus-value à long terme », et aussi réduire sa dette. Saria, filiale du groupe allemand Rethmann, dit employer 13 000 personnes dans le monde, dont 1 490 en France selon le site internet de Saria France.
Affichage nutritionnel : quatorze enseignes de distribution adoptent le score Yuka
Quatorze enseignes de distribution ont décidé d’afficher le score de l’application Yuka sur leurs sites de vente en ligne, selon un communiqué publié le 13 octobre. « En France, 23 millions de personnes utilisent Yuka pour vérifier la composition d’un produit avant de l’acheter. Si ce réflexe s’est largement installé dans les habitudes de consommation en magasin, il restait jusqu’ici plus difficile à reproduire au moment de faire ses courses en ligne », précisent les fondateurs de Yuka. Onze enseignes affichent d’ores et déjà le score Yuka en ligne : Intermarché, Carrefour, Auchan Luxembourg, Chronodrive, Houra, La Fourche, Greenweez, Le Fourgon, Kazidomi, Bene Bono et Willy anti-gaspi. Biocoop doit suivre dans les prochaines semaines, puis Naturalia et Picard début 2027. Selon les enseignes, le score apparaît dans le catalogue ou sur la fiche produit, et peut être utilisé comme critère de recherche. Identique à celui de l'application, il est mis à jour automatiquement lorsqu'un produit est reformulé. Les enseignes de distribution et les marques ne peuvent ni intervenir sur le score ni décider de n’afficher que les produits les mieux notés. Chaque produit alimentaire est noté sur 100, selon trois critères : la qualité nutritionnelle, selon la méthode du Nutri-score (60 %), les additifs (30 %) et une bonification de 10 % pour les produits biologiques.
Echalote: tensions sur le projet IGP bretonne entre les porteurs du projet et le Cerafel
A l’occasion d’une conférence de presse le 12 octobre, le Collectif de l’échalote traditionnelle de Bretagne a fait le point sur son projet d'indication géographique protégée (IGP), suspendu par l’INAO (institut de la qualité et de l'origine) le 12 mai. « Cette décision a suscité une profonde incompréhension », a résumé Bernard Cadiou, président, qui a toutefois démenti les rumeurs d'action en justice. L’INAO a souligné plusieurs problèmes : aire géographique, comparabilité avec l’échalion et un risque de confusion entre la dénomination « échalote traditionnelle de Bretagne » et des marques déjà présentes sur le marché comme Prince de Bretagne. L’INAO invite d’ailleurs le Collectif à s'accorder avec le Cerafel. « Pour trouver un accord, encore faut-il être deux. Nous sommes toujours en attente d’une réponse de leur part » a regretté Bernard Cadiou. Contacté par Agra presse, Marc Kerangueven, président du Cerafel, nie toute politique de « la chaise vide » : « Le Cerafel, qui soutient cette initiative, a toujours été prêt à apporter son aide administrative sur le dossier, en laissant le lead au Collectif. Mais le Cerafel ne veut pas adhérer au Collectif comme on lui avait été demandé ».