Agra Business | Agrial, Emova Group, Eureden, NégoA Centre-Atlantique

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Lait : Agrial investit 40 M€ pour moderniser la laiterie de Belleville-sur-Vie

La coopérative Agrial a investi 40 M€, dont 1 M€ issu du fonds européen Feader, pour moderniser la laiterie de Belleville-sur-Vie, en Vendée. Les travaux de modernisation et d’automatisation du site ont porté principalement sur les lignes de fabrication, le process, les énergies, les infrastructures et les locaux sociaux, selon un communiqué diffusé le 5 septembre à l’occasion d’une réception avec les dirigeants d’Agrial, les élus locaux et les salariés. Les nouveaux équipements permettent par ailleurs d’améliorer la performance durable de l’usine (eau, énergie, emballages). Les capacités de production ont été augmentées pour les produits phares de ce site spécialisé dans les beurres à forte valeur ajoutée destinés aux professionnels de la boulangerie, viennoiserie et pâtisserie, et de l’industrie. « Le nouvel atelier de beurre de tourage permet ainsi de proposer un haut niveau de qualité aux professionnels à la recherche de propriétés fonctionnelles du beurre tout au long de l’année », indique Agrial. Le coopérative produit les marques Grand Fermage, La Viette et La Conviette, ainsi que des MDD. La laiterie de Belleville-Sur-Vie produit 22 000 tonnes de beurre et 9 000 tonnes de crème fraiche en année pleine grâce à la collecte de 230 millions de litres de lait par an.

Agroalimentaire : les cadres français parmi les mieux rémunérés en Europe (étude)

Les cadres de l’agroalimentaire en France bénéficient de rémunérations parmi les plus élevées d’Europe, selon les résultats d’une étude menée à l’échelle du continent par l’International Food Recruitment Alliance (IFR-A), dévoilée le 5 septembre par le cabinet de recrutement Leaderia. « Un directeur général y perçoit en moyenne 250 000 € brut/an, soit davantage que son homologue allemand, mais moins qu’au Royaume-Uni », relève l’étude. Les postes en production, qualité ou commerce affichent également des niveaux proches de ceux observés aux Pays-Bas ou au Danemark, selon cette étude basée sur 500 000 profils européens, collectés par les cabinets partenaires de l’IFR-A dans des entreprises de plus de 100 employés de sept pays : Pays-Bas, Royaume-Uni, Danemark, France, Allemagne, Pologne et Italie. À noter une différence notable d’un pays à l’autre : les coûts pour les employeurs qui sont plus importants dans certains pays. « En raison de charges sociales importantes, une rémunération brute de 100 000 € coûte en réalité 145 000 € à l’entreprise (en France, NDLR), contre seulement 116 000 € au Royaume-Uni. Ce facteur pèse lourdement sur la compétitivité des entreprises françaises, notamment face à leurs voisines européennes », peut-on lire.

Porc : Pékin va imposer des droits antidumping provisoire sur les importations de l’UE

Le ministère chinois du Commerce (Mofcom) a rendu, le 5 septembre, sa décision préliminaire relative à l'enquête antidumping sur les importations de viande porcine en provenance de l’UE. Constatant un dumping, les autorités chinoises ont donc décidé d’imposer à compter du 10 septembre des droits antidumping provisoires sous la forme d'un dépôt de garantie pouvant aller de 15,6 % à 62,4 % (même si la plupart des entreprises seront taxées à hauteur de 20 %). « Les éléments préliminaires indiquent que les importations de porc et de sous-produits de porc originaires de l'UE font l'objet d'un dumping, causant un préjudice substantiel à l'industrie nationale concernée, et qu'il existe un lien de causalité entre le dumping et le préjudice substantiel », a fait savoir le 5 septembre, le porte-parole du Mofcom. De son côté, Olof Gill, porte parole de la Commission européenne en charge du Commerce international, indique que Bruxelles prendra « toutes les mesures nécessaires pour défendre ses producteurs et ses industriels ». Cette enquête a été ouverte par Pékin en juin 2024 puis prolongée le 10 juin jusqu’au 16 décembre. Comme d’autres sur le cognac et les produits laitiers, elle était une réponse directe à la mise en œuvre provisoire – devenue depuis définitive – par Bruxelles des droits compensateurs sur les véhicules électriques à batterie.

Bovins/DNC: 2e foyer détecté dans l'Ain après deux semaines sans nouvelle détection

Un deuxième foyer de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été confirmé dans l’Ain le 6 septembre «dans un lot de cinq animaux non vaccinés» après deux semaines sans aucune nouvelle détection, a indiqué le ministère de l’Agriculture, appelant à la vaccination «dans les meilleurs délais». Il n'est pas précisé si ce cas entraine une modification des zones réglementées. Ce foyer s’ajoute aux 77 foyers recensés à la fin août dans 45 élevages (32 en Savoie, 44 en Haute-Savoie et un dans l’Ain). Cette maladie virale et contagieuse a entraîné l’abattage plus de 1.700 animaux. Plus de 220.000 bovins ont été vaccinés, soit plus de 90% des animaux de la zone réglementée, où les mouvements d’animaux sont aussi restreints. «En dépit de très bons résultats en termes de couverture vaccinale et de ralentissement important du nombre hebdomadaire de foyers, l’objectif d’éradication n’est pas encore atteint», a déploré le ministère dans un communiqué. «Ce nouveau foyer confirmé après 15 jours de paix sanitaire rappelle à la fois que notre stratégie de lutte fonctionne et que la bataille n’est pas terminée», a déclaré la ministre Annie Genevard, citée dans le texte. Le ministère a par ailleurs confirmé des «dérogations pour certains mouvements dans la zone réglementée, sous conditions sanitaires» en particulier pour «la descente d’estive de bovins uniquement dans la zone règlementée, sous certaines conditions très encadrées, depuis la zone réglementée à destination de sites d’accueil dans la même zone réglementée».

Blé tendre : FranceAgriMer et Arvalis confirment la bonne qualité de la récolte 2025

Dans une étude réalisée en partenariat avec Arvalis et publiée le 3 septembre, FranceAgriMer confirme la bonne qualité de la récolte française 2025 de blé tendre. Des opérateurs témoignaient au mois de juillet, en pleine récolte, de la qualité satisfaisante des blés collectés. D’après l’étude, 64 % des lots analysés sont classés comme « premium » et « supérieur », contre 49 % en moyenne lors des cinq dernières années. Plus en détail, 17 % se situent dans la classe « premium », et 47 % dans la classe « supérieur », contre respectivement 21 % et 28 % en moyenne sur la période 2020-2024. Élaborée par Intercéréales, la grille de classification des blés (« premium », « supérieur », « medium » et « access ») permet de les classer en fonction des besoins à l'export. Les classes « premium » et « supérieur » désignent des blés répondant aux cahiers des charges de bon nombre d'importateurs. Notons les très bons poids spécifiques : 43 % des volumes présentent des valeurs comprises entre 78 et 80 kg/hl, contre 24 % en moyenne lors des cinq dernières années. Ensuite, 94 % des lots dépassent les 76 kg/hl, contre 62 % en moyenne sur 2020-2024. Des résultats plus affinés et des critères supplémentaires seront présentés le 17 septembre prochain lors du prochain conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer.

Biosolutions : quatre premiers projets du Grand défi biocontrôle et biostimulation approuvés

L’Association biocontrôle et biostimulation pour l’agroécologie (ABBA) se félicite, le 3 septembre, que le Premier ministre ait approuvé les quatre premiers projets issus du Grand défi biocontrôle et biostimulation (GDBB), lancé en mars 2024. Pour l’ABBA, cette avancée « marque une étape cruciale dans le développement d'alternatives durables aux intrants de synthèse pour la protection et la fertilisation des cultures ». Portés par différents instituts dont Inrae, AgroParisTech, Acta..., ces projets (Nambo, Supraseed, Durabics et Remed) posent les bases d’une infrastructure nationale dédiée, grâce à des expérimentations, à faire progresser le développement et l’utilisation de ces biosolutions. Les différents réseaux de laboratoires et d’acteurs souhaitent « travailler des méthodes et protocoles spécifiques aux mécanismes d’action de ces solutions, favoriser l'accès à des équipements permettant le développement haut débit, monter des programmes d’essais, partager leurs données, accéder à des espaces de démonstration, d’expérimentation et de co-innovation ». L’ABBA dispose d’une enveloppe budgétaire de 60 M€, provenant de fonds privés et publics. D’autres projets sont attendus prochainement. (Anne Gilet)

Eau : en Ile-de-France, le regain du maraîchage pourrait accentuer les tensions (étude)

L’accès à l’eau, notamment par forage, constitue un levier essentiel pour accompagner la diversification maraîchère et légumière en Île-de-France au sein des projets alimentaires territoriaux (PAT), souligne une étude dirigée par Nabil Touili (Inrae – Campus Agro Paris) publiée le 5 août dans la revue Cahiers Agricultures. Entre 2010 et 2020, le nombre d’exploitations maraichères y a presque doublé, alors que la production locale ne couvre que 12 % de la consommation francilienne. Or, les besoins en eau y sont significatifs: 83 % des exploitations maraîchères font appel à l’irrigation, contre 15 % pour les grandes cultures. D’ici 2060, les besoins en eau pourraient croître de 40 % par rapport aux besoins en 2000, quand les projections annoncent une baisse de la disponibilité des nappes souterraines pour l’irrigation. Pour l’heure, les forages individuels restent le mode d’accès privilégié à l’eau. Les agriculteurs identifient toutefois comme solution prioritaire le stockage à petite échelle, via la récupération de l’eau de pluie. L’étude recommande d’en évaluer les incidences, au sein des PTGE, sur les débits d’eau de surface, les niveaux d’étiages et la recharge de la nappe d’eau souterraine. Elle évoque aussi une autre piste, encore peu explorée : la réutilisation des eaux usées traitées (Reut). Une option toutefois contraignante, en raison de normes sanitaires et environnementales strictes, et coûteuse.

Fleurs : Emova Group (Monceau Fleurs) augmente son capital social de plus de 6M€

Dans un communiqué de presse le 2 septembre, Emova Group (vente au détail de plantes et de fleurs coupées) annonce avoir réussi son augmentation de capital, d’un montant de près de 6,6 millions d’euros, qui s'est déroulée du 31 juillet au 28 août 2025. L'augmentation de capital est réalisée par l'émission de 10 961 448 actions nouvelles au prix de 0,60 €, soit un montant brut de 6 576 868,80 €, représentant 82,21% de l'offre initiale. « Nous tenons à remercier tous nos actionnaires, institutionnels ou particuliers, qui ont participé à cette augmentation de capital. Grâce à cette levée de fonds, le groupe dispose d’un bilan renforcé qui nous permettra d’accélérer le développement de notre activité », s’est félicitée Saloua Maslaga, présidente du directoire, cité dans le communiqué. En juillet dernier, le groupe avait annoncé  une progression de 3% de son chiffre d’affaires (15,3 M€) pour le 1er semestre 2024/2025. Créé en 1965, Emova Group est le premier réseau de vente de plantes et de fleurs au détail en France, grâce à ses quatre marques enseignes : Monceau Fleurs, Au Nom de la Rose, Happy et Coeur de Fleurs. Au 30 septembre 2024, le groupe compte 293 magasins, dont 268 en France.

Alimentation : jusqu’à deux tiers de protéines végétales sans risque pour les seniors

La part des protéines végétales dans l’alimentation des seniors peut être augmentée de deux tiers (dans la part totale des protéines consommées) sans compromettre leurs besoins nutritionnels, à condition de maintenir une consommation suffisante en produits laitiers et en produits de la mer, rapporte une étude menée par l’Inrae et AgroParisTech, publiée dans la revue The American Journal of Clinical Nutrition le 28 août. Ce travail part d’un constat : les personnes âgées de plus de 65 ans ont des besoins plus élevés en protéines et en acides aminés. Or, ces composés sont moins présents dans les produits végétaux que dans les produits animaux. Afin de garantir un apport adéquat en nutriments et de minimiser le risque de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers), les chercheurs ont modélisé différents régimes, plus ou moins végétalisés, à partir des données de l’enquête Inca 3, qui évalue les habitudes de la population française. Leurs résultats montrent toutefois qu’au fil de l’augmentation de la part de protéines végétales, certains nutriments (iode, calcium, fer, vitamines A et B12) sont plus difficiles à équilibrer. Aussi, les chercheurs recommandent d'enrichir certaines aliments ou de recourir à des compléments alimentaires au de-là de deux tiers de protéines végétales.

Emballages : les recycleurs de matière plastique attendent leur décret avant le remaniement

Le syndicat des recycleurs de matière plastique SRP espère un arrêté déterminant « les primes à l’incorporation de matières plastiques recyclées » avant l’éventuel changement de gouvernement et suffisamment en amont de son entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Cet arrêté vise à pallier en France « l’absence de contraintes réglementaires européennes » et « la concurrence des polymères vierges importés à bas coût » que déplore le SRP dans son communiqué du 2 septembre. Il doit inciter les fabricants français de produits en plastique, dont les emballages en plastique, à incorporer de la matière recyclée, laquelle serait de préférence d’origine française ou européenne grâce à des critères de proximité, apprend Agra Business auprès du SRP. Le dispositif devant se mettre en place « est crucial pour soutenir toute la chaîne de valeur industrielle et lever les freins commerciaux, d’investissement et d’innovation qui entravent le recyclage et l’utilisation de matières plastiques recyclées », clame le SRP, représentatif d’une trentaine d’industriels français « régénérateurs » de matière plastique par action mécanique (soit plus de 85% de la régénération en France), dans son communiqué.

Négoce : la fédération régionale Naca devient NégoA Centre-Atlantique

À l’occasion de son 40ème congrès, le 4 septembre à La Rochelle, le Naca (Négoce agricole Centre-Atlantique) a dévoilé sa nouvelle identité : NégoA Centre-Atlantique. Une évolution qui suit celle de la FNA (Fédération du négoce agricole), devenue NégoA en mai dernier. « Un changement pour améliorer notre visibilité auprès des partenaires, des politiques et des institutionnels à l’échelle nationale, régionale et plus locale », explique Christophe Prouteau, président de NégoA Centre-Atlantique, qui regroupe désormais une centaine de négoces sur 19 départements. « L’idée est de déployer cette marque dans chaque région, ajoute Antoine Pissier, président de NégoA. Cette marque se veut moderne, structurée et engagée. Dans un environnement en perpétuel mouvement et en constante évolution, nous devons faire preuve de résilience. » La résilience était d’ailleurs au cœur des échanges de cette journée où Sébastien Bichon, athlète paralympique, a retracé son parcours de vie. « Accepter la réalité, donner du sens à chaque épreuve, oser demander de l’aide, s’adapter, toujours avoir des projets en tête... » : des conseils qui ont fait écho dans la salle à l’heure où bon nombre d’agriculteurs connaissent des problèmes de trésorerie et qui, par ricochet, compliquent la gestion des entreprises de négoces. (Anne Gilet)

Eureden : la directrice financière Marie-Gabrielle Daniel deviendra d.g. début 2026

Le groupe coopératif Eureden annonce, dans un communiqué du 5 septembre, que son actuelle directrice générale adjointe en charge de la stratégie et de la performance financière, Marie-Gabrielle Daniel, succèdera « d’ici début 2026 à Alain Perrin à la direction générale ». Ces deux dirigeants travailleront d’ici-là « en étroite collaboration » à la transition. Selon sa page LinkedIn, Marie-Gabrielle Daniel a été directrice Administratif et finances (Daf) à la création d’Eureden en 2020 (par fusion entre Triskalia et d’Aucy), avant d’être nommée à son poste actuel par Alain Perrin en 2024. Diplômée de HEC, elle avait rejoint la coopérative, encore appelée Triskalia, en 2015, à Landerneau, après plus de 17 ans à la Société générale qui l’avaient conduite à la direction commerciale entreprises. À 50 ans, elle se prépare à diriger le groupe agroalimentaire coopératif breton de 17 000 agriculteurs-coopérateurs, employant 8 000 collaborateurs et portant les marques d’aucy, Jean Nicolas, Globus, Paysan Breton, Cocotine, Aubret, Point Vert et Magasin Vert.

Biocarburants: Alexandre Haack devient président de Bioéthanol France

Dans un communiqué paru le 5 septembre, le syndicat professionnel Bioéthanol France annonce que son conseil d'administration a élu Alexandre Haack à sa présidence à compter du 6 septembre. Il succède dans cette fonction à Valérie Corre, directrice des affaires réglementaires alcool/éthanol UE chez Tereos, qui devient vice-présidente de Bioéthanol France. Alexandre Haack était lui-même vice-président de Bioéthanol France depuis 2022. Il est responsable commercial et des affaires règlementaires pour le bioéthanol au sein du groupe Cristal Union.

Cercles de réflexion: Christophe Leschiera prend en charge la communication d'Agridées

Dans un communiqué paru le 5 septembre, le cercle de réflexion Agridées annonce la nomination de Christophe Leschiera comme responsable de la communication et rédacteur en chef du magazine. Il fut auparavant responsable de la communication de l'association Trame pendant 25 ans, et rédacteur en chef de sa revue Travaux et innovations.