Régions ultrapériphériques : Bruxelles veut élargir le champ de l’OCM aux produits tropicaux
La Commission européenne a dévoilé, le 10 septembre, une nouvelle stratégie pour les régions ultrapériphériques de l’UE*. Cette communication s’accompagne également d’un paquet réglementaire permettant des adaptations ciblées de la législation de l'UE afin de mieux refléter les réalités et les contraintes de ces régions. Concrètement, au niveau agricole, Bruxelles propose d’inclure certains produits tropicaux (manioc frais et congelé, ignames, taro et malanga – ou yautia –, noix de coco desséchée, curcuma et gingembre) au champ d’application des secteurs des fruits et légumes de l’OMC, dans l’optique de permettre aux États membres de leur accorder un soutien par l’intermédiaire des programmes opérationnels. « Cette stratégie vise à transformer le potentiel stratégique en opportunités économiques, et ces opportunités économiques en meilleures conditions de vie pour la population », précise Raffaele Fitto, le commissaire à la Politique de cohésion, en charge du dossier. * Guyane française, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, les Açores, Madère et les Îles Canaries
Pesticides/colza : réticences au Parlement européen pour relever la LMR du flupyradifurone
La commission de l'Environnement du Parlement européen (Comenvi) a adopté, le 10 septembre (39 voix pour, 25 contre, 6 abstentions), une objection à une proposition de la Commission européenne visant à relever les limites maximales de résidus (LMR) autorisées pour l’insecticide flupyradifurone dans le colza. Bruxelles propose de les faire passer de 0,3 mg/kg à 0,4 mg/kg « à la demande de son fabricant, Bayer », déplore l’eurodéputé social-démocrate Christophe Clergeau, à l’origine de l’initiative avec des élus Verts et de la Gauche. Il met en avant les risques pour les abeilles solitaires mis en lumière dans un avis de l’Efsa de 2022. L’objection doit désormais être examinée la semaine prochaine en plénière. Le flupyradifurone est classé comme buténolide, mais les ONG le considèrent comme un néonicotinoïde de nouvelle génération. Il a été autorisé dans l’UE en 2015. Cet insecticide fait actuellement l’objet d’un réexamen au niveau de l’UE, mais son évaluation des risques n’étant pas finalisée, son autorisation de mise sur le marché a été prolongé jusqu’en juin 2029. La France en avait interdit l’usage en 2019 en raison des préoccupations pour la santé des abeilles, mais l’a récemment réautorisé à titre dérogatoire via la loi d'urgence agricole.
Semences de tournesol : une production satisfaisante malgré le contexte climatique
« Nous devrions, au final, atteindre en moyenne 90 % du potentiel de production de nos variétés de tournesol », confie Patrick Beauvois, responsable de l’activité semences chez Terre Atlantique, coopérative de Charente-Maritime qui assure la collecte et le traitement de 1 730 ha dédiés à la multiplication de semences de tournesol. Un résultat « plutôt correct après des conditions climatiques compliquées depuis le semis ». « En comparaison, en 2023, année exceptionnelle, nous avions atteint 110 % du potentiel. » Cette année, « les fortes chaleurs nous ont fait craindre une activité moindre des pollinisateurs, mais les abeilles ont plutôt bien travaillé : le taux de fécondation était bon », indique Patrick Beauvois. Les rendements sont moindres, et plus hétérogènes, dans les parcelles semées après le 15 avril. « Faute d’humidité, les semis ont été réalisés plus profondément, avec pour conséquence des densités plus faibles et des potentiels affectés ». Autre fait marquant de l’année : des poids de 1 000 grains (PMG) plutôt bons. Une satisfaction générale également partagée par Sophie Barbaud, directrice de l’Anamso (Association nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses) : « Les résultats sont meilleurs qu’attendus. Aucun problème d’approvisionnement n’est à prévoir ». (Anne Gilet)
Céréales : les chargements sur Rouen augmentent d’un tiers, d'après Haropa Port
Lors d’une conférence de presse tenue le 10 septembre, Haropa Port, société gérant notamment l’activité portuaire de Rouen, a annoncé une hausse de 33 % des chargements à l’export de céréales entre les premiers semestres 2025 et 2026 sur le site rouennais (à 4,09 Mt). La principale originalité est l’importance des volumes chargés vers les pays du Moyen-Orient : 900 000 t. « C’est un peu nouveau pour nous », a commenté Kris Danaradjou, directeur général adjoint développement d’Haropa Port. Sur l’ensemble de la campagne commerciale 2025-2026, le port de Rouen a exporté 8,4 Mt de céréales, représentant 54 % des parts de marché national du grand export, confirmant sa première place dans ce domaine. Au vu des tensions en mer Noire et de la bonne qualité du blé français, le port rouennais se montre optimiste quant aux perspectives d’exportations durant la saison 2026-2027. Attention néanmoins, des analystes privés, notamment Argus Media, indiquent que les stocks ukrainiens et russes s’accumulent. Une accalmie sur la mer Noire pourrait les libérer, renforçant la concurrence internationale, notamment sur les marchandises françaises. « La question sera de savoir quelles sont les capacités logistiques » de ces pays (Russie, Ukraine) à faire sortir leurs céréales, confirme Kris Danaradjou.
Insectes : la Compagnie des insectes, repreneur d’Agronutris, placée en redressement
La Compagnie des insectes, sa filiale bretonne La Compagnie des insectes de Bretagne et la société Ardennutris à Rethel (site d’élevage de l’ex-Agronutris) ont été toutes trois placées en redressement judiciaire début septembre. En 2025, la Compagnie des insectes avait repris le site d’élevage d’insectes d’Agronutris de Rethel, après la liquidation de sa maison mère EAP Group. Cette usine comptait parmi les plus importants sites d’élevage d’insectes en France. Ces procédures interviennent alors que la filière de l’élevage d’insectes connaît des défaillances en cascade, en France comme à l’étranger. Ynsect a été liquidée en 2025, comme EAP Group, posant la question de la pérennité de ce secteur émergent et de l’argent public mobilisé pour son décollage. « Le redressement judiciaire d'Agronutris était prévisible, mais celui de son repreneur l'est moins », déclare Corentin Biteau, cofondateur et président de l’Observatoire national de l’élevage d’insectes (Onei), cité dans un communiqué diffusé le 10 septembre. « On nous expliquait que l'échec d'Ynsect tenait à l’espèce choisie et au surdimensionnement de son projet industriel, mais deux entreprises aux modèles différents se retrouvent aujourd'hui devant le tribunal de commerce. C'est le signe que les difficultés sont structurelles, et non le fruit de mauvais choix isolés. »
Poulet : le Brésil augmente ses exportations vers l'UE de 50 % au premier semestre
Les exportateurs brésiliens ont envoyé en Europe 7 131 t de viande de poulet au cours du premier semestre 2026, soit 50 % de plus que sur la même période en 2025, selon la Confédération nationale d’agriculture (agriculteurs brésiliens). Malgré ce redoublement des envois lors des mois précédant la sortie du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE, appliquée le 3 septembre, l'organisation estime que le préjudice de cette exclusion reste colossal. Les exportations brésiliennes de viandes, d’œufs et de miel provenant vers l'UE s'élevaient à 1,7 Md€ l'an dernier : le Brésil a notamment exporté 915 M€ de viande de bœuf vers l’UE, 672 M€ de viande de poulet, selon le ministère brésilien de l’Agriculture. C’est dans les régions hébergeant les pôles industriels de la viande que la décision de Bruxelles fait le plus mal. L’État du Paraná, champion national de l’exportation de poulet, subirait un préjudice annoncé de 337 M€/an tant que la suspension sera maintenue. L’industrie du bœuf du Mato Grosso, premier bassin allaitant du Brésil, perdrait des opportunités à l’export à hauteur de 260 M$/an, selon l’Institut du Mato Grosso d’économie agraire. (Marc-Henry André)
Porc : la Fict crée des liens avec les importateurs de Corée du Sud
La Fict (charcutiers industriels) a invité le 1er septembre une délégation de douze importateurs sud-coréens à visiter l’usine finistérienne de Monique Ranou (Agromousquetaires), indique sur LinkedIn Claire Geroudet, chargée de mission export de la fédération. Interrogée par Agra Presse sur l’état et les perspectives des exportations en Corée du Sud, elle souligne que ce pays asiatique importe actuellement très peu de charcuteries françaises, mais que « les perspectives semblent bonnes ». « Les Coréens apprécient beaucoup les produits français, et notamment le jambon cuit et le saucisson sec », note-t-elle. La tendance de la consommation est à la hausse, en particulier celle de la jeune génération. La Corée a importé en 2025 pour 14 M€ de charcuteries européennes, majoritairement du jambon sec en provenance d’Espagne et des conserves du Danemark. Cette visite a été organisée dans le cadre d’un programme de promotion cofinancé par l'UE et l’interprofession Inaporc. Les entreprises charcutières françaises bénéficient en outre des programmes menés par Inaporc et l’Ania (industries alimentaires), ciblant également cette destination.
Lait : la Fnil veut éviter que « la crise agricole » ne se transforme en « crise agroalimentaire »
La Fnil, qui représente l’industrie laitière privée, a pris la parole le 10 septembre pour dresser un état des lieux assez sombre de la situation de la filière : « la crise agricole liée à la sécheresse ne doit pas se transformer en crise agroalimentaire », a indiqué son p.-d.g. François-Xavier Huard lors d’une conférence de presse. La sécheresse de cet été a entraîné des baisses de production de lait, affectant aussi la qualité, des difficultés d’accès à l’eau perturbant la bonne marche des usines et une moindre consommation de produits laitiers. À cela s’ajoute, selon la Fnil : la loi d’urgence agricole, qui « rigidifie et conflictualise les relations avec les producteurs » ; « la politique de prix bas », destructrice de valeurs et d’entreprises dans la filière laitière » ; et des emballages plus chers et plus compliqués à trouver. La Fnil demande donc plusieurs mesures : « moderniser l’outil productif en favorisant l’investissement industriel (robotisation, digitalisation, IA, efficacité énergétique), garder la valeur dans les territoires et les filières avant qu’elle ne parte dans d’autres pays et d’autres acteurs, renforcer la résilience de la filière aux chocs climatiques et à la raréfaction de l’eau, soutenir l’innovation et sa traduction en action opérationnelle dans les sites industriels et lutter contre la sur-règlementation française ».
Fraises/framboises : les fortes chaleurs ont pénalisé la campagne 2026
La campagne 2026 des fraises et framboises françaises a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec de fortes chaleurs ayant pesé sur les rendements, la qualité et la durée de la saison, indique l’AOPn Fraises et framboises dans un communiqué le 9 septembre. Pour les fraises, les rendements sont hétérogènes et globalement inférieurs à ceux de 2025. Le printemps, qui concentre 80 % de la production française, a été plutôt favorables. Mais les canicules entre juin et septembre ont fortement affecté les rendements. Au 31 juillet, les pertes liées au climat étaient estimées à près de 10 M€ pour la filière. Pour les framboises, après un début de campagne commerciale favorable, la pression sur les prix s’est accentuée en juin et juillet. « Certains opérateurs [ont proposé] aux enseignes des offres en dessous des coûts de production pour des produits d’origine France », déplore l’AOPn. Les fortes chaleurs ont également entraîné des problèmes de rendement, avec un manque d’approvisionnement en framboises françaises pendant une grande partie de l’été. Les producteurs comptent désormais sur les récoltes d’automne pour compenser une partie des pertes. L’AOPn Fraises Framboises a également annoncé la lancement d’un appel à projets de trois ans auprès de stations françaises et européennes consacré à la résilience face notamment aux épisodes de chaleur extrême.
Noix de pécan : Pékin prolonge son enquête antidumping contre les États-Unis
Le ministère chinois du Commerce (Mofcom) a annoncé, le 10 septembre, la prolongation de la période d'enquête antidumping concernant les importations de noix de pécan en provenance du Mexique et des États-Unis, qui devait initialement s’achever le 25 septembre. Celle-ci est donc dorénavant étendue jusqu'au 25 mars 2027, « en raison de la complexité de l’affaire », précise le communiqué du Mofcom. Cette décision intervient surtout deux semaines avant un sommet, prévu le 24 septembre aux États-Unis, entre les présidents Xi Jinping et Donald Trump. Elle permet à Pékin d’éviter de se prononcer sur cette affaire avant la date fatidique. Dans le contexte de la guerre des droits de douane engagée par Donald Trump, la Chine a annoncé en septembre 2025 une enquête antidumping sur les noix de pécan importées des États-Unis et du Mexique. Cette décision avait été largement perçue comme un moyen de faire pression sur le locataire de la Maison Blanche, les agriculteurs américains comptant parmi ses soutiens les plus fervents. Les États-Unis sont le principal producteur mondial de ces noix.
Champagne : bénéfice de Lanson en repli, entre coûts élevés et marché difficile
Le groupe de champagne Lanson-BCC a vu son bénéfice net divisé par cinq au premier semestre, arrivant juste à l'équilibre dans un contexte de forte concurrence pour le champagne et sous l'effet de coûts élevés (notamment ceux liés aux stocks). Le groupe, composé désormais de neuf maisons avec l'intégration de Champagne Heidsieck & C° Monopole, attend cependant une reprise « visible » au second semestre, selon un communiqué du 9 septembre. Avec ce rachat, son chiffre d'affaires a crû ce semestre de 7,7 %, à 99,1 M€. À périmètre constant, il est stable. Le bénéfice net est en revanche en repli, à 400 000 €. « Le contexte concurrentiel actuel (...) ne permet pas de répercuter aux consommateurs la hausse successive des prix du raisin des vendanges 2022 à 2024 cumulée au coût élevé du financement des stocks », souligne Lanson. Son p.-d.g. Bruno Paillard s’est dit « raisonnablement optimiste » pour la suite. Le groupe prévoit une reprise des volumes « visible au second semestre », période où se réalisent traditionnellement les deux tiers de l'activité, avec une amélioration du ratio stocks/ventes. Il vise un renforcement de son positionnement sur les vins haut de gamme. Mais il a aussi choisi cette année de relancer l'entrée de gamme, via notamment sa cuvée Chanoine Héritage et une plus forte présence en GMS.
RSA : le conseil départemental du Finistère blanchi, le Défenseur des droits s’autosaisit
Dans un communiqué de presse le 10 septembre, la Confédération paysanne prend acte du Finistère du jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Brest le 7 septembre dans le procès relatif aux pratiques de contrôle du RSA mises en œuvre par le Conseil départemental du Finistère. Les juges n’ont pas retenu la responsabilité pénale de MM. Maël de Calan (président du conseil départemental) et Romain Chantelot (directeur emploi, insertion et logement) pour les faits de harcèlement moral institutionnel. Une affaire instruite à la suite d’une plainte de la CGT. La Conf’ souligne cependant que les dirigeants du conseil départemental ont été déboutés de l’ensemble de leurs demandes civiles (ni dommage pour procédure abusive ni remboursement de frais d’avocats). Le syndicat indique que le Défenseur des droits avait décidé de se saisir d’office des modalités de contrôle des bénéficiaires du RSA mises en œuvre par le Conseil départemental et d’engager une instruction sur les risques d’atteintes aux droits des bénéficiaires. « Cela confirme que les questions soulevées étaient sérieuses, que les alertes portées par les allocataires et les organisations syndicales étaient légitimes, et que le débat sur les contrôles du RSA dans le Finistère ne peut pas être balayé d’un revers de main », conclut la Confédération paysanne.
Agrivoltaïsme : dans le Tarn-et-Garonne, FNE conteste l’« illégalité » d’un avis de la CDPenaf
Les associations FNE Tarn-et-Garonne (France nature environnement) et Environnement juste ont annoncé le 10 septembre saisir la cour administrative d'appel de Toulouse contre l'autorisation d'une centrale agrivoltaïque de 10,25 MWc sur 14,49 ha à Montaigu-de-Quercy. En cause, l’avis conforme « défavorable » de la CDPenaf, que la préfecture a jugé « illégal », souligne leur communiqué. La CDPenaf a notamment reproché la dimension du projet, qui excède 5 ha par exploitant, une limite « définie dans la doctrine de la chambre d'agriculture », d’après le rapport d’enquête publique consulté par Agra Presse. Son avis apparaît « illégal car basé sur des arguments non opposables ». « Qui peut décider qu'un avis conforme est illégal et l'écarter ? L'administration ou le juge ? », interroge le communiqué des deux associations. Elles disent être soutenues dans leur démarche par la commune de Montaigu-de-Quercy, l'association « Environnement Roquecor et Pays de Serres en Quercy », ainsi que par la Confédération paysanne du Tarn-et-Garonne. Une collecte de fonds est organisée pour le financement du recours judiciaire.
Climat : août a été le mois le plus chaud jamais mesuré à l’échelle du globe
Août 2026 est le mois le plus chaud jamais mesuré à l’échelle du globe, avec une température moyenne de l’air de 16,96°C, a indiqué le service météorologique européen Copernicus le 10 septembre. À la deuxième place figure juillet 2023, avec 16,95°C. La période allant de juin à août est aussi considérée comme la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle du globe, à égalité avec 2024, précise Copernicus, au lendemain de l’annonce par l’agence météorologique américaine de l’été le plus chaud enregistré en plus de 130 ans de relevés dans le pays. D’autres sources de données climatiques permettent aux scientifiques d’étayer leurs conclusions en s’appuyant sur des éléments datant d’une époque bien plus lointaine. Selon eux, la période actuelle serait probablement la plus chaude que la Terre ait connue au cours des 125 000 dernières années. « Tant que l’humanité continuera de brûler des quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, la pollution générée continuera de faire surchauffer notre planète, et des vagues de chaleur extrême continueront de pulvériser des records absolus », a réagi le 10 septembre le patron de l’ONU Climat, Simon Stiell, dans une déclaration transmise à l’AFP. Le phénomène El Niño contribuera également cette année à réchauffer les océans. Ce phénomène cyclique, provoquant sécheresses et inondations, risque selon les scientifiques d’amplifier les phénomènes météorologiques extrêmes.
Sécheresse : la FNCuma appelle à un effort collectif, au-delà de l’État
Dans un communiqué du 10 septembre réagissant au plan CASI, la FNCuma appelle les banques, les assurances, les collectivités territoriales, ainsi que les organismes de contrôle et les pouvoirs publics, à « mobiliser les leviers » dont chacun dispose, au lieu de faire reposer les efforts seulement sur l’État. La fédération propose notamment que les assureurs gèlent « les cotisations d’assurance des Cuma pour 2027 à leur niveau de 2026 ». Elle demande également que les organismes chargés des contrôles annuels, « notamment les commissaires aux comptes », consentent « exceptionnellement à une baisse de leurs tarifs » dans le contexte de crise agricole. La FNCuma estime que le plan CASI ne répond pas suffisamment aux besoins des agriculteurs, correspondant surtout à du « saupoudrage » et « des effets de communication ». Les difficultés des agriculteurs se répercutent naturellement sur les Cuma, qui doivent accepter « des délais de paiement, en absorbant des décalages de trésorerie et en maintenant l’accès à des matériels mutualisés ». Or, « il n’y a aujourd’hui aucune mesure du plan CASI qui répond aux difficultés des Cuma », lance la présidente de la FNCuma Marine Boyer.
Présidentielle : Yves d’Amécourt, coordinateur du programme agricole de David Lisnard
Le vigneron Yves d’Amécourt coordonne les experts chargés du programme agricole de David Lisnard pour la présidentielle 2027. Six principes guident le candidat Nouvelle énergie. D’abord, remettre la production « au cœur des politiques » : réorienter la Pac, qui doit « récompenser la production, pas la mise en jachère » ; supprimer le principe de précaution. Ensuite, restaurer la compétitivité. Et ce en transférant les charges fiscales et sociales non contributives vers l’assiette de la valeur ajoutée ; en créant un compte épargne aléas climatiques, plafonné à une année de chiffre d’affaires, défiscalisé à l’entrée comme à la sortie. Troisièmement, garantir la souveraineté sur les intrants : rendre possible une filière française d’engrais azotés décarbonés ; réformer la loi sur l’eau pour permettre le stockage hivernal et l’irrigation estivale. David Lisnard propose de « reconquérir la valeur ajoutée » : développer « un maillage territorial d’industries » (conserveries, meuneries, laiteries, etc.) ; valoriser les services écosystémiques. Il veut « libérer par la simplification » : un interlocuteur unique par exploitation, dématérialisation totale, pas de déclarations redondantes, supprimer les surtranspositions des normes européennes. Dernier objectif : faire de l’agriculture « une arme géopolitique ». « Bâtissons une diplomatie agricole offensive entre l’Afrique et l’Europe en appliquant, si besoin, des clauses de sauvegarde unilatérales », lance-t-il.
Présidentielle : Sophie Taillé-Polian responsable du programme agricole de Ruffin
La députée de la 11e circonscription du Val-de-Marne Sophie Taillé-Polian est chargée de l’élaboration du programme agricole du candidat François Ruffin pour l’élection présidentielle 2027. Faisant partie du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée nationale, elle est également vice-présidente de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation.
Présidentielle : Aurélie Trouvé en charge du programme agricole de Jean-Luc Mélenchon
La députée de la 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis Aurélie Trouvé est chargée du programme agricole du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de l’élection présidentielle de 2027. Ingénieure agronome de formation et docteure en sciences économiques, elle fut présidente de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale de 2024 à 2025. Elle a aussi été présidente d’Attac et maître de conférences à AgroParisTech.
Coordination rurale : suppléante aux sénatoriales pour le RN, Amélie Rebière quitte le syndicat
Dans un communiqué du 9 septembre, la Coordination Rurale (CR) a annoncé la démission de « toutes ses fonctions syndicales » d’Amélie Rebière, ancienne vice-présidente du syndicat et ancienne présidente de la section départementale de Corrèze (CR 19), à la suite de sa décision de rejoindre, en tant que suppléante, le candidat Rassemblement national (RN) aux sénatoriales Valéry Elophe. Via cette décision, la CR a tenu à réaffirmer « sans ambiguïté son indépendance ». La décision d’Amélie Rebière « relève d’un choix personnel. Elle n’engage ni notre syndicat ni les agriculteurs que nous représentons ». La CR lui demande par ailleurs « de démissionner de son mandat au Comité économique et social européen ».
Ministère de l’Agriculture : Marie-Christine Le Gal nommée directrice de la DGAL
Directrice par intérim depuis le 5 septembre, Marie-Christine Le Gal a été définitivement nommée directrice de la DGAL (direction générale de l’alimentation du ministère de l’Agriculture), apprend-on dans le compte-rendu du Conseil des ministres du 10 septembre. Elle était directrice adjointe de la DGAL depuis septembre 2024 et occupait à ce titre la fonction de cheffe vétérinaire officielle (CVO). Avant cela, Marie-Christine Le Gal avait été conseillère au cabinet de Marc Fesneau, entre février et septembre 2024. Selon sa page LinkedIn, cette inspectrice générale de santé publique vétérinaire a fait l’ensemble de carrière dans les ministères et ambassades : directrice adjointe de l’Inao, conseillère agricole en ambassades (Pologne, Slovaquie, République Tchèque, pays baltes, Russie) notamment.
Planification écologique : Vincent Tejedor nommé secrétaire général du SGPE
Chef du pôle environnement, énergie, transport et logement au cabinet du Premier ministre depuis fin 2025, Vincent Tejedor a été nommé au poste stratégique de secrétaire général de la planification écologique, le 10 septembre en Conseil des ministres. Cet ingénieur des Mines était auparavant directeur de cabinet du ministre de l’industrie Marc Ferracci (septembre 2024-octobre 2025). Il remplace Augustin Augier, qui avait pris le poste en février 2025.
Coopératives : Eureden nomme une directrice de la vie coopérative
Responsable juridique du pôle corporate/immobilier d’Eureden depuis janvier 2020, Maud Pousson endosse une nouvelle fonction au sein du groupe coopératif breton. Elle est désormais directrice de la vie coopérative et des instance coopératives. Une nomination qui s’inscrit dans une réorganisation plus globale en interne. (Anne Gilet)
Volailles : décès de Marc Léon, président de Savel, son épouse lui succède
Dans un message sur le réseau social LinkedIn, le Syndicat de la volaille et du gibier rend hommage à Marc Léon, le président de la Savel, décédé le 7 septembre à l’âge de 59 ans. Son épouse, Géraldine Léon, « assure désormais la continuité à la tête du groupe », indique l’organisation. L’ETI familiale du Finistère est spécialisée dans l’abattage et la découpe des petites volailles, pintades, coquelets et poulets jaunes. Elle est dirigée par Éric Lefeuvre et emploie 430 personnes, selon le message. Connue des grossistes et métiers de bouche, en France et à l’export, la Savel avait accueilli à son capital en 2024 Unexo Crédit agricole et Unigrain (à parité), afin d’accélérer son expansion et de financer sa diversification vers les produits élaborés. Elle réalisait alors plus de 150 M€ de chiffre d’affaires, selon Unigrains.
Agenda de la semaine agricole du 14 septembre 2026
Lundi 14 septembre
Session plénière du Parlement européen (discours sur l'état de l'Union, révision du MACF), jusqu'au 17
Mardi 15 septembre
Rapport de la Cour des comptes européenne sur le pouvoir de marché des organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes
Forum public de l’OMC, à Genève, jusqu'au 17
Conférence de presse du Cirad sur les Cop Biodiversité et Climat
Space (salon de l'élevage de Rennes), jusqu'au 17
Signature partenariat stratégique entre Axéréal et Engie (méthanisation), au Space
Conférence de presse du Crédit agricole, au Space
Salon du Végétal d'Angers, jusqu'au 17
Présentation variétale Pêches et nectarines 2026, dans le Gard
Conférence de presse d'AlimAlternatives 2026
Conférence de presse de Générations futures sur Ecophyto
Conférence de presse FNSEA-JA, au Space
Mercredi 16 septembre
Les députés de la Coméco auditionnent Annie Genevard
Conférence de presse de la Coopération laitière, au Space
Conférence Abcis/Crédit agricole sur l'avenir de l'élevage, au Space
Conférence de presse de la FNPL, FRSEA et FRSEAO, au Space
Table ronde de la filière veau sur les antibiotiques, au Space
Jeudi 17 septembre
Conférence de presse pour les 10 ans de Soufflet Seeds, dans le Gâtinais
Visioconférence Tendances horticoles 2027, par la fondation Fleurs et plantes Hollande
Vendredi 18 septembre
Carrefour international des matières premières, au Rheu (Ille-et-Vilaine)
Samedi 19 septembre
Mobilisation à La Rochelle pour la transition agricole, par l'association Avenir Santé Environnement