États-Unis/Canada : Donald Trump promet de nouvelles surtaxes sur l’acier et les voitures
Dans un message publié le 24 août sur son réseau social Truth Social, le président américain a annoncé l'imposition de nouvelles sanctions douanières à l'encontre du Canada. Celle-ci fait craindre une escalade des tensions entre les deux pays après l’échec des négociations sur un accord commercial le 21 août et la notification dès le lendemain de mesures de représailles de la part du gouvernement canadien. « Le 1er janvier 2027, les tarifs douaniers sur toutes les voitures, tous les camions (petits et grands), les pièces automobiles et l'acier passeront à 50 % », a ainsi déclaré le locataire de la Maison Blanche, tout en précisant que les produits fabriqués aux États-Unis en seront exemptés. Donald Trump accuse notamment Ottawa « d’exploiter » les agriculteurs américains en pratiquant des tarifs qui « leur rendent la vie impossible » et qui participent à créer un déficit de 60 Md$ en défaveur des États-Unis. « Cette situation est intenable et elle doit cesser ! », a-t-il ajouté, avant de conclure : « Nous n’avons pas besoin du Canada, c’est lui qui a besoin de nous ».
Pommes de terre : la sécheresse fait plonger les rendements, au plus bas depuis 30 ans
En raison des canicules et de la sécheresse, le rendement moyen des pommes de terre devrait être le plus faible « depuis plus de 30 ans », alerte l’UNPT (producteurs, FNSEA) dans un communiqué le 24 août. Le syndicat prévoit un rendement national moyen d’environ 37,4 t/ha en pommes de terre de consommation, soit une chute de 14 % par rapport à 2025 (-13 % par rapport à la moyenne quinquennale). Le recul de la production nationale devrait être plus prononcé encore (-23 %), car les cultivateurs avaient réduit leurs surfaces de 10 % cette année en raison de la surproduction de 2025. Les aléas climatiques auront aussi un effet sur la qualité, prévient l’association spécialisée de la FNSEA : « récolte plus hétérogène », « calibres plus petits », « teneurs en matière sèche variables », voire « parfois des désordres physiologiques ». Estimant les pertes pour les agriculteurs à « au moins 400 millions d’euros », l’UNPT demande à l’État « un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés ». Plus largement, « le choc économique exceptionnel doit être partagé sur toute la chaîne de valeur », plaide le syndicat, qui réclame notamment « d’adapter, en toute transparence, les volumes contractuels à la réalité de la récolte, dans le respect des engagements de chacun ».
Grains : le CIC abaisse encore ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs
En raison des fortes chaleurs en Europe, le Conseil international des céréales (CIC) a abaissé, une nouvelle fois, ses prévisions de production mondiale de blé et de maïs dans son rapport mensuel publié le 20 août. La production 2026-2027 de blé est désormais attendue à 817 Mt (-4 Mt en un mois) et celle de maïs grain à 1 305 Mt (-1 Mt en un mois). Tous grains confondus, la production mondiale est désormais prévue à 2 416 Mt (-6 Mt). Malgré ce recul, ce niveau constituerait la deuxième récolte la plus élevée de l’histoire, après 2025-2026. L’organisation a aussi révisé à la baisse sa prévision de consommation mondiale de grains, à 2 444 Mt (-3 Mt en un mois), « principalement liée à une révision de la demande pour l’alimentation animale ». Concernant les échanges mondiaux de grains, ils sont revus légèrement à la hausse sur un mois (+1 Mt, à 451 Mt), « surtout en raison des besoins croissants de l’UE en importations de maïs ». Au-delà de ce frémissement, le CIC confirme le ralentissement du commerce mondial de grains (-16 Mt sur un an), « principalement en raison d’expéditions réduites vers le Proche-Orient et l’Afrique du nord ». Quant à l’arrêt du transit via la mer Noire provoqué par la guerre en Ukraine, il a surtout « affecté les flux de blé », avec une perte « d’environ 4 Mt par rapport à la normale » depuis mi-juillet.
Sécheresse : en Martinique, l'agriculture victime d'un épisode « exceptionnel »
Les Antilles n’ont reçu que la moitié des quantités normales de précipitations en juin et en juillet, entraînant le passage de la Martinique en alerte sécheresse et plongeant les agriculteurs dans une « situation catastrophique », rapporte l’AFP. Alors que la saison cyclonique entamée en juin s’accompagne habituellement de pluies abondantes, la Martinique subit une sécheresse prolongée, causée par El Niño, affectant l’archipel des Caraïbes et son agriculture, notamment l’élevage. Les agriculteurs « figurent parmi les professionnels les plus en difficulté », déplore la préfecture de Martinique, qui a replacé l’île en alerte sécheresse le 17 juillet, comme elle l’avait déjà fait en mai. Une rencontre est prévue le 25 août entre le préfet et les représentants des filières agricoles pour un « nouveau point de situation ». « D’une façon globale, on est dans une situation assez catastrophique », juge José Maurice, président de la chambre d’agriculture. Les élevages bovins ont constaté « plus de 25 % de mortalité en plus » par rapport à 2025 car les animaux « meurent de faim » sur des pâturages où l’herbe ne pousse plus, s’émeut André Prosper, président de la coopérative Codem. Quant à la canne à sucre, les cultivateurs n’ont pas pu replanter leurs parcelles depuis la fin de la récolte en juin.
Lait : aux États-Unis, les ventes de laits végétaux reculent en 2025, le lait de vache stable
Les ventes de laits végétaux ont reculé en 2025 de 5 % en volume aux États-Unis, selon les données collectées par Circana et citées par Bloomberg dans un dépêche du 3 août. Ce recul n’est pas nouveau, car une baisse du même ordre avait déjà été constatée en 2023 et 2024. Cette baisse est particulièrement marquée pour le lait d’avoine, dont les volumes vendus affichent un recul de 9 % entre septembre 2024 et septembre 2025, selon Circana. À l’inverse, les ventes de lait de vache retrouvent des couleurs. En 2025, elles ont progressé de 3 % en valeur, mais restent stables en volume. Les catégories qui progressent fortement en volume sont le lait entier (première catégorie la plus consommée) et des laits en enrichis en protéines, sans lactose ou biologiques. Bloomberg met en avant plusieurs raisons du retour vers certaines catégories de lait : prix inférieur aux laits végétaux, forte teneur en protéines – ce qui correspond à une attente forte des Américains suivant un traitement anti-obésité demandant une alimentation plus protéinée –, simplicité de la liste d’ingrédients et enfin perception d’un produit moins transformé.
Fruit et légumes : en Espagne, progression en valeur des exportations, stabilité des volumes
Durant le premier semestre 2026, les exportations espagnoles ont atteint 11,605 milliards d’euros (Md€), en progression de 5,8 %, tandis que le volume est resté quasiment stable (-0,6 %), à 6,6 millions de tonnes (Mt), selon la Fepex (exportateurs). Par catégorie de produits, les exportations de légumes ont totalisé 3,156 Mt, en baisse de 1,6 %, tandis que les recettes ont progressé de 9 % pour atteindre 5,431 Md€. Plusieurs légumes ont connu de belles performances : les courgettes (+33,5 % en valeur, -5 % en volume), les tomates (+11,7 % en valeur, -3,8 % en volume), ou encore les poivrons (+6,1 % en valeur, volume stable). Quant aux exportations de fruits, elles ont atteint 3,443 Mt, en hausse de 0,4 % par rapport au premier semestre 2025, pour une valeur de 6,175 Md€ (+3,1 %). La pastèque s'est particulièrement distinguée, avec 451 454 t exportées, soit une hausse de 18,3 %, pour une valeur de 393 M€ (+13 %). Les exportations de melons ont également enregistré une belle croissance, avec une augmentation de 11,4 % en volume et de 15,4 % en valeur. Cependant, pour la Fepex, la croissance des importations de 6,8 % (en volume) « dépasse largement celle des exportations ». Une tendance qui « confirme une concurrence accrue de la part des produits originaires de pays tiers ».
Kiwi : récolte record pour Zespri dans un contexte de marché difficile
Le producteur de kiwis néo-zélandais Zespri a publié le 19 août ses premières prévisions complètes pour la saison 2026. Malgré un contexte de marché plus difficile, il anticipe une forte valeur pour les producteurs grâce à une récolte record de 225 millions de plateaux (30 fruits par plateau en moyenne). Le rendement moyen par hectare devrait dépasser les niveaux, déjà record, de l'année dernière pour toutes les catégories, à l'exception des variétés Green et Green Bio. Pour ces variétés, les volumes sont plus faibles et la fenêtre de commercialisation prévue s’annonce plus courte cette saison. Les prévisions pour la variété SunGold tiennent compte d'un environnement de marché complexe, marqué par une concurrence accrue des fruits d'été, une pression sur les prix dans certaines régions d'Asie et une récolte supérieure aux attentes. Cependant, la bonne tenue du marché américain permet de compenser. De plus, « ces dernières semaines, nous avons observé des signes encourageants sur le marché européen à mesure que les fruits d'été quittent le marché. L’accent est mis sur une gestion active de la répartition de la récolte afin de maximiser les revenus des producteurs », précise Jason Te Brake, p.-d.g.de Zespri.
Horticulture : le marché français du jardin décroche, à rebours du reste de l’Europe
Dans un message sur LinkedIn, Thomas Le Rudulier, délégué général de la Fédération des jardineries et animaleries de France, dresse un constat inquiétant de la filière française du jardin, au regard de certains voisins européens. Selon les données Eurostat (qui isolent désormais le jardin, jusqu'ici associé aux jouets et au matériel de sport), le marché français aurait reculé de 14 % entre 2017 et 2025. Parallèlement, sur la même période, la part du budget consacrée au jardin progresse de 8 % en moyenne dans l'UE, et même de 18 % en Allemagne et de 10 % aux Pays-Bas. « Un ménage allemand consacre aujourd'hui 9,31 pour mille de son budget au jardin. Un ménage français, 5,21. Près de 80 % de plus outre-Rhin », précise le responsable. À ses yeux, l’effet prix n’explique pas la situation : « En France, les prix du jardin ont augmenté de 24 % depuis 2017, contre 23 % pour l'ensemble des produits. Le prix relatif est donc quasi stable. Une fois cet effet corrigé, le recul en volume reste de l'ordre de 11 %. » Thomas Le Rudulier considère que l’aspect « pouvoir d’achat » n’est pas le seul en cause : « Ce qui est acquis, en revanche, c'est qu'on ne peut plus mettre ce décrochage sur le compte de la conjoncture. Huit ans, ce n'est pas un accident, c'est une tendance. »
Marchés de gros : important incendie au Min de Bordeaux (presse)
Un incendie s’est déclaré dans la nuit du 18 au 19 août au Marché d’intérêt national (MIN) de Bordeaux Brienne, rapporte le quotidien Sud-Ouest. Une soixantaine de pompiers ont été mobilisés sur place et l’activité du site a été totalement interrompue avant de reprendre partiellement. 2 200 m2 ont été détruits par les flammes et huit des neuf entreprises présentes au sein du bâtiment (essentiellement horticoles et florale) sont affectées. « Une expertise de la structure est engagée et des solutions de relogement sont à l’étude pour les exploitants concernés », fait savoir Bordeaux Métropole, dans un communiqué de presse. Selon les premières constatations, le feu s’est déclaré dans une chambre froide, au sein d’un espace en cours de rénovation destiné à accueillir prochainement une chocolaterie. « Un expert de la construction doit intervenir afin d’évaluer précisément l’étendue des dommages et de déterminer si la structure du bâtiment a été affectée. Les conclusions de cette expertise permettront de préciser les conditions d’intervention sur le site », fait savoir la Métropole. « La priorité est désormais de sécuriser le bâtiment, d’évaluer les dommages et de trouver rapidement des solutions pour assurer la continuité de l’activité », indique le maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.