Elevage/canicule : Genevard promet des aides aux diagnostics et aux équipements
Dans un communiqué du 1er juillet, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, annonce un train de « mesures d’urgence et d’anticipation » face aux canicules. Pour répondre rapidement à la vague de juin, le ministère prépare en particulier « un dispositif d'aide destiné aux éleveurs afin de financer les diagnostics ou des équipements (type brumisation ou ventilation) permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments d'élevage, notamment par le recours à des prêts de trésorerie ». «Nous allons débloquer dans les jours qui viennent des prêts de trésorerie pour que les agriculteurs, les éleveurs puissent s’équiper en systèmes de brumisation et de ventilation pour se préparer aux prochaines canicules», a dit la ministre Annie Genevard sur BFMTV. Ce dispositif de prêts, qui devraient être garantis par la BPI, la Banque publique d’investissement, vise à financer les diagnostics ou équipements permettant de limiter les effets de la chaleur dans les bâtiments, explique le ministère. Le ministère étudie en outre « la mise en place d'un dispositif d'appui au transport de fourrage ». Si elle a relativement épargné les cultures d'hiver (blé, orge d'hiver, colza), la canicule a touché les cultures de printemps (maïs, soja, tournesol). Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans.
Porc/IED : la filière reproche au gouvernement sa position à Bruxelles
Dans un communiqué du 1er juillet, Inaporc demande aux députés européens « de se saisir de l’opportunité de « l’Omnibus environnement » pour amender en profondeur la directive IED 2.0 dans le sens d’une « réelle simplification des procédures administratives ». Pour aider à soutenir toute proposition de simplification portée par le Parlement européen, l’interprofession porcine invite le gouvernement français à intervenir dans les trilogues sur ce dossier, alors que celui-ci, reproche-t-elle, n’a pas soutenu la simplification administrative de la directive au Conseil européen du 24 juin. Les États membres ont validé le 24 juin leur position sur une partie de la proposition omnibus de simplification de la législation environnementale qui comprend notamment quelques allègements de la directive sur les émissions industrielles (IED). Le Conseil de l’UE confirme que les agriculteurs seront exonérés de certaines déclarations. Ce sont les États membres qui seront chargés de les fournir à leur place. Le texte prévoit aussi des simplifications du mode calcul du seuil pour les élevages. Mais le Parlement européen, qui prépare de son côté sa position sur ce dossier, voudrait saisir l’occasion pour revenir plus largement la directive IED en excluant totalement l’élevage de son champ d’application.
Tunnels de prix : le gouvernement prêt à les imposer dans la filière bovins viande
Conformément à l'analyse livrée sur la gouvernance des tunnels de prix par le cabinet de la ministre de l'Agriculture le 30 juin, le gouvernement a déposé un amendement à la loi d’urgence agricole actuellement en discussion au Sénat, qui prévoit une gouvernance des tunnels de prix différente pour la filière bovine. Le texte propose la prolongation de l’expérimentation des tunnels de prix pour la filière bovine, sachant que cette expérimentation devait, sinon, se terminer fin décembre. Et si l’interprofession bovine n’a pas abouti à un accord sous 18 mois à partir de la promulgation de la loi, le gouvernement est prêt imposer un cadre : un décret sera pris « afin de mettre en œuvre l’expérimentation consistant à définir un tunnel dont la borne basse s’assoit sur l’indicateur de coût de production ou de tout autre indicateur si les parties en conviennent. », indique l'exposé des motifs. Pour les autres filières, le gouvernement reste sur sa position de ne pas forcer la main aux interprofessions ; l’amendement leur donne la possibilité d’élaborer des accords « au sein desquels la borne basse du tunnel de prix reposerait sur les indicateurs de coûts de production (ou autres indicateurs, si les parties le choisissent) », selon l’exposé des motifs de l’amendement. S’il y a un accord au sein de l’interprofession, celle-ci « pourra, selon les modalités classiques, demander l’extension de cet accord au pouvoir règlementaire. »
Sécurité sociale de l'alimentation : un réseau de caisses alimentaires se structure
Le premier « Forum des initiatives inspirées de la Sécurité sociale de l’alimentation » a réuni à Paris le 23 juin le Réseau Civam, Vrac France (associations d’achat en commun) et une cinquantaine de caisses communes territoriales, dans l’objectif de défendre la « démocratie alimentaire ». Plus de 200 participants de France, de Belgique et de Suisse, ont échangé sur les modalités de fonctionnement des caisses, de la mobilisation des participants au conventionnement d’agriculteurs ou de commerces. Ils ont ainsi lancé une dynamique, le but ultime de leur réseau étant d’aboutir à la fondation d’une véritable Sécurité sociale de l’alimentation. Celle-ci devra s’appuyer sur des principes d’universalité et de cotisation sociale et de choix démocratique des produits conventionnés, comme le rappelle le dossier de presse distribué à l’occasion. Nicolas Verzotti, président du réseau Civam, a fait part à Agra Presse de sa conviction que « la connaissance de cause permet des choix éclairés ». « Nous, Civam, nous employons à caractériser la durabilité agricole et alimentaire sans parti-pris, a-t-il assuré, pourvu que des fondamentaux comme la biodiversité et la qualité des eaux soient préservés. »
Apiculture/Pac : Interapi propose une indemnité compensatoire de «handicap climatique»
Auditionné en commission des Affaires économiques de l’Assemblée le 30 juin, le président de l’inteprofession apicole (Interapi), Eric Lelong, a annoncé que sa filière va demander « une aide directe aux apiculteurs » dans la prochaine Pac pour compenser la « distorsion de concurrence importante » dont souffrent les apiculteurs français à cause des quotas de miels contenus dans plusieurs accords de libre-échange. « Ces accords de libre-échange, on n’y est pas opposés, mais on est opposés aux quotas aujourd’hui qui sont dedans : 45 000t pour le Mercosur, 35 000t pour le Mexique, autour de 40 000t pour l’Ukraine. Cela vient déstabiliser en termes de prix les productions françaises » notamment « les miels premiers prix » (de tournesol, colza). Eric Lelong a également annoncé qu’Interapi demandera, dans la future Pac, la création d’une indemnité compensatoire de « handicap climatique », inspirée de l’ICHN (handicap naturel) pour maintenir l’apiculture et l’activité de pollinisation dans les territoires où l’on « ne produit plus » de miel à cause du dérèglement climatique, comme dans « tout l’arc méditerranéen ». Enfin, Interapi demandera « le doublement des Maec apicoles » qui n’ont pas été revalorisées « depuis presque 20 ans » pour rester à « 20 euros à la ruche ».
Acétamipride: Interapi et la commission apicole de la FNSEA contre sa réintroduction
« On est absolument opposés à la réintroduction de l’acétamipride » a déclaré le président de l’interprofession apicole (Interapi), Eric Lelong, lors d’une audition en commission des Affaires économiques de l’Assemblée le 30 juin. Il était questionné par la députée insoumise Mathilde Hignet, quelques heures après la décision du Sénat de réautoriser l’acétamipride par dérogations dans la loi d’urgence agricole. « Sur les questions liées à la mortalité des abeilles vous avez le vol de non-retour à la ruche, validé par l’OCDE, donc là vous avez quand même un niveau de confiance très élevé sur ce test, et il est sans appel » a-t-il expliqué. Eric Lelong a précisé que cette position d’Interapi est aussi celle de la commission apicole de la FNSEA qu’il préside, bien qu’elle ne soit pas partagée par d’autres associations spécialisées du syndicat majoritaire, comme la CGB (betteraviers). « A la commission apicole de la FNSEA, c’est très clair. On a toujours dit : c’est l’Anses qui dit non, et on respecte l’Anses, point à la ligne (…) Sur l’interdiction de l’acétamipride, évidemment on est opposés à la réintroduction (…) : c’est vrai pour Interapi, et c’est vrai pour la commission apicole de la FNSEA aussi », a-t-il déclaré.
Engrais : Bruxelles détaille les enveloppes nationales d’aide d’urgence
La Commission européenne a donné le 1er juillet le détail des enveloppes qu’elle va proposer d’allouer aux Etats membres dans le cadre de l’aide d’urgence de 540 millions € pour soutenir les agriculteurs face à l’envolée des prix des engrais. Comme annoncé la veille, la France récupère la part la plus importante de cette aide avec 107,117 M€ (soit 19,84 % du total). Elle est suivie de la Pologne 66,633 M€ (12,34 %), de l’Allemagne 60,263 M€ (11,16 %), de l’Espagne 50,174 M€ (9,29%) et de l’Italie 45,599 M€ (8,44 %). La Commission européenne s’est appuyée sur la clef de répartition des paiements directs, qui tient compte des surfaces agricoles, ainsi que sur les « dépenses nationales moyennes en engrais et en produits énergétiques directement destinés aux agriculteurs » en tenant compte de l’augmentation de leurs coûts. La proposition formelle sera soumise le 17 juillet à un vote des Etats membres en comité sur l’organisation commune des marchés. Par ailleurs, les Etats membres et le Parlement européen devront aussi valider la rallonge de 300 M€ dans le budget 2026 (issue des marge sous plafond de la Pac) qui a permis de porter l’enveloppe globale à 540M€.
Eau : le Sénat assouplit les règles relatives au stockage dans la loi d'urgence agricole
Lors de l’examen en séance publique du projet de loi d’urgence agricole, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, le Sénat a rejeté plusieurs amendements du gouvernement visant à encadrer davantage les projets de stockage de l’eau. Les sénateurs ont notamment étendu à l’ensemble des projets de stockage la possibilité de remplacer la réunion publique d’ouverture de la consultation du public par une permanence en mairie, alors que le gouvernement souhaitait réserver cette mesure aux seuls projets intégrés dans un projet de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE). La Haute assemblée a également maintenu à cinq ans, contre deux dans la version initiale du texte, la durée maximale de l’autorisation provisoire de prélèvement (AUP) pouvant être délivrée par le préfet après son annulation par le juge, une durée que l’exécutif juge « manifestement excessive ». Les sénateurs ont en revanche adopté plusieurs amendements du rapporteur Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire), dont l’un d’eux fixe un objectif de doublement des capacités de stockage de l’eau à usage agricole d’ici 2035. Tout en se déclarant favorable au développement du stockage, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a qualifié cet objectif de « pharaonique », rappelant qu’« il faut du stockage, mais pas à n’importe quel prix, ni à n’importe quelle condition ».
Eau/loi d'urgence: le Medef s'inquiète d'un «accaparement» par l'agriculture
«L’eau est un bien commun et il convient de la partager», observe le Medef dans le cadre de l’examen au Sénat de la loi d’urgence agricole, inquiet à l’idée «d’un accaparement sans contrepartie et sans limite» de cette ressource par l’agriculture. Dans cette note de position révélée par Contexte, le Medef «regrette vivement» de ne pas avoir été associé à la préparation du texte. Le texte salue «les ajustements juridiques allant dans le bon sens» sur le stockage de l’eau, comme l’allègement des procédures d’autorisation. Mais cela «ne doit pas se traduire par un accaparement sans contrepartie, sans contrainte et sans limite des ressources en eau pour un acteur, au détriment des autres acteurs économiques», prévient-il. L’organisation cible l’article 5A du texte tel qu'amendé par le Sénat, qui prévoit de garantir la disponibilité de la ressource en eau nécessaire à l’agriculture et introduit un principe de «non-régression agricole» fixant l’objectif de doubler d’ici 2035 les volumes de stockage en eau destinés à ce secteur.
Eau : LFI veut redécouper les régions selon les bassins versants
Lors de son lancement de campagne présidentielle, le 7 juin, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon a proposé de remplacer les régions issues de la réforme de 2015 par des « écorégions » organisées autour des six grands bassins hydrographiques de l’Hexagone, rapporte Franceinfo le 28 juin. « Les régions (…) formeront la première ligne d'alerte, de propositions et de mise en œuvre de la planification écologique », a déclaré le candidat de La France insoumise (LFI). Les députés Claire Lejeune (LFI, Essonne) et Gabriel Amard (LFI, Rhône), désignés par M. Mélenchon pour conduire les réflexions sur cette restructuration, travaillent actuellement à un découpage s’appuyant sur les 24 sous-bassins hydrographiques de la métropole. « Les régions héritées de la réforme de 2015 sont appropriées si l'on veut peser sur la compétitivité ou sur l'attractivité des territoires. Mais nos objectifs sont très différents : ils sont ceux de la bifurcation écologique », souligne Mme Lejeune. Déjà présente dans le précédent programme présidentiel de LFI, cette proposition fait désormais l’objet d’un travail d’approfondissement. Les deux parlementaires poursuivront ainsi, tout au long du mois de juillet, des auditions d’experts afin de définir les mesures à intégrer au programme de campagne de M. Mélenchon pour 2027. De premières orientations pourraient être présentées fin août, avant la publication du nouveau programme à l’automne.
Sainte-Soline: jusqu'à six mois de sursis contre les organisateurs de la manifestation
Des peines allant jusqu’à six mois de prison avec sursis ont été confirmées le 1er juillet en appel contre quatre leaders associatifs et syndicaux pour l’organisation de la manifestation interdite de Saint-Soline (Deux-Sèvres), émaillée de violents affrontements avec les gendarmes il y a trois ans. Comme en première instance, les leaders des collectifs écologistes, les Soulèvements de la Terre et Bassines non merci, ont été condamnés à des peines de trois et six mois de prison avec sursis, tandis que deux dirigeants de la Confédération paysanne, qui avaient cessé d’appeler à la manifestation après son interdiction, ont écopé de 800 euros d’amendes. «On est condamnés pour notre engagement politique, parce que nous sommes porte-paroles de nos organisations et que la justice ne veut pas entendre le fonctionnement collectif», a réagi auprès de l’AFP Julien Le Guet, pour qui la décision «dans ce contexte caniculaire, vient remettre une couche sur l’incompréhension totale de nos institutions sur ce qui est en train de se jouer».
Conseil/expertise comptable : fusion chez Cerfrance des entités Brocéliande et Val de Loire
Cerfrance Brocéliande (Ille-et-Vilaine et Morbihan) et Cerfrance Val de Loire (Indre-et-Loire et Loir-et-Cher), deux entités du réseau de conseil et d'expertise comptable aux entreprises, ont signé le 1er juillet leur fusion. Le nouvel ensemble pèse 45 agences pour 20 000 clients et un chiffre d’affaires de 90 M€, selon un communiqué commun. « Ce projet nous permet de franchir une nouvelle étape, d’entrer dans le top 20 des cabinets d’expertise comptable français, d’accélérer notre croissance et d’améliorer notre performance », déclare Laurent Marc, directeur général de Cerfrance Brocéliande. Aux yeux du d.g. de Cerfrance Val de Loire Philippe Goujon, il est « un moyen d’accélérer nos investissements et d’innover, d’enrichir nos expertises et de profiter des synergies et complémentarités ». Outre une volonté commune de notamment renforcer la présence territoriale, consolider les moyens humains, financiers et techniques, Cerfrance Brocéliande et Cerfrance Val de Loire souhaitent accélérer leur transformation digitale. Ce type de rapprochement n’est pas une première dans le réseau. Le 1er mars, Cerfrance Alsace et Cerfrance Vosges ont aussi fusionné.
Tomate transformée : le marché français devrait se rééquilibrer d’ici 2030
Après avoir baissé entre 2019 et 2025 (-0,12% par an en volume) à cause du Covid et de l'inflation, le marché français des produits à base de tomates (sauce, jus, concentré…) devrait se rééquilibrer sur la période 2026-2030, selon une récente étude du cabinet Euromonitor, relayée par le site professionnel Tomato News le 23 juin. Les volumes de ventes devraient passer de 1,064 Mt en 2026 à 1,094 Mt. En parallèle, la valeur devrait poursuivre sa progression pour atteindre un pic de 6,57 Md€ en 2030, mais son rythme de croissance devrait ralentir nettement : « Cela laisse présager des arbitrages budgétaires plus serrés, susceptibles de se tourner vers des produits plus abordables, des formats familiaux ou des marques de distributeur limitant ainsi la croissance du secteur au profit d’un retour à des achats de proximité privilégiant les volumes », souligne l’étude. Cela laisserait aussi présager une normalisation des prix à la consommation et une décélération de l’inflation, selon le cabinet.
Tomate : le franco-marocain Azura obtient la certification B Corp
Dans un communiqué de presse début juin, le groupe marocain Azura annonce avoir décroché la certification B Corp pour ses activités de tomate cerise. « Cette reconnaissance vient formaliser plus de 35 ans d’exigence et d’engagement, et confirme la capacité du groupe à démontrer des impacts positifs et mesurables sur les cinq dimensions clefs de sa chaîne de valeur : gouvernance, collaborateurs, environnement, clients et collectivité », se félicite le groupe. Pour Azura, elle couronne plusieurs actions concrètes, notamment par « la structuration d’un cadre éthique à l’échelle du groupe », un pilotage intégré des enjeux eau, climat et biodiversité, ainsi que la relance d’un programme d’alphabétisation au bénéfice des équipes et des territoires où le groupe opère. Le secteur mondial des fruits et légumes ne compte à ce jour que seize entreprises certifiées B Corp, et le segment de la tomate demeure très peu représenté. Par ailleurs, Azura rejoint le club fermé des entreprises de plus 1000 employés disposant de cette certification (seulement 2 % des entreprises certifiées). Groupe familial privé franco-marocain créé en 1988, Azura exporte 188 000 tonnes de tomates cerises par an vers l'Europe.
Semences potagères : finalisation de l’entrée d’Abu Dhabi dans Limagrain Vegetable Seed
Dans un communiqué de presse le 1er juillet, Limagrain annonce la finalisation de la prise de participation de l’Imad (plateforme d’investissement souveraine du Gouvernement d’Abu Dhabi) au capital de Limagrain Vegetable Seeds (LVS), leader mondial des semences potagères. Cette opération, annoncée en juin 2025, prévoyait l’entrée d'ADQ au capital de LVS. Depuis, ADQ a intégré l’Imad qui devient à ce titre le partenaire de Vilmorin & Cie, filiale de Limagrain, au capital de LVS. L’IMAD détient désormais une participation de 35 % dans LVS, tandis que Vilmorin & Cie conserve les 65 % restants. L’ensemble des autorisations réglementaires nécessaires a été obtenu et l’opération a été finalisée conformément aux termes convenus. Conformément à sa participation, l’Imad siègera au conseil d’administration de Limagrain Vegetable Seeds et participera aux décisions relatives à ses orientations stratégiques. Mais, l’opération n’entraîne « aucun changement dans la gouvernance du groupe Limagrain et de la coopérative, qui conservent leur indépendance, leur vision de long terme et leur pilotage stratégique ». Par ailleurs, LVS et Silal, entreprise agroalimentaire et technologique appartenant à l’Imad, ont conclu un partenariat de recherche dédié à la génétique des légumes et visant à développer des semences potagères adaptées aux zones désertiques.
Sureau noir : en Ardèche, mobilisation pour éviter les cueillettes illégales
Sur son site internet, L'AFC (Association française des cueilleurs) annonce apporter son expertise au Parc naturel régional (PNR) des Monts d’Ardèche pour accompagner la structuration d’une filière locale autour de la fleur de sureau noir (Sambucus nigra) qui connait une demande croissante des secteurs de la liquoristerie et de l'agroalimentaire. A l’origine : « des mauvaises pratiques et tensions ont été relevées sur le territoire depuis qu’une forte augmentation des prélèvements a été induite par une demande en forte hausse de l’entreprise Bacardi », précise l’association. Plusieurs cueillettes sans autorisation auraient été constatées en 2026 sur le territoire, ainsi que des sites où les sureaux auraient été abattus ou subi des tailles sévères. L’AFC a adressé une note alertant le PNR sur différents points de vigilance (politique des prix bas, formation des personnes récoltant, respect des territoires de cueillette face à une concurrence pour l’accès à la ressource, fragilisation des acteurs en place…). Par ailleurs, elle a édité une fiche de bonnes pratiques, distribuée par le PNR aux nouveaux cueilleurs et cueilleuses lors d’une journée de formation. Le document détaille les gestes et les modalités de gestion durable (seuil de prélèvement, période de taille).
Agronomie : la Chine concentrera 45% du savoir de la recherche publique en 2050 (étude)
Ukraine : le miscanthus géant testé pour dépolluer les sols
Le miscanthus géant est testé depuis 2023 en Ukraine pour revitaliser les sols contaminés en raison de la guerre, un projet parrainé par l'Otan et piloté par une université tchèque, rapporte l'AFP. L'expérimentation, menée par l'Université Jan Evangelista Purkyne (UJEP) à Vorzel, près de la ville de Boutcha, une banlieue de Kiev, vise à vérifier la capacité de cette plante originaire d'Asie, à absorber les polluants et à capter et stocker le carbone. « L'objectif est de revitaliser les zones contaminées », déclare à l'AFP l'environnementaliste de l'UJEP Josef Trogl. La biologiste Ember Morrissey, de l'université de Virginie-Occidentale, explique de son côté que la plante, qui présente l'avantage de pouvoir pousser sur des sols contaminés, développe en outre un système racinaire « qui peut accumuler des métaux tout en restaurant simultanément la matière organique du sol ». Doté d'une photosynthèse rapide, similaire à celle du maïs ou de la canne à sucre, le miscanthus géant est ainsi capable de retenir le carbone dans le sol, contribuant à sa régénération. Le projet en Ukraine, mené en coopération avec des partenaires canadiens, croates, kazakhs, ukrainiens et américains, doit se poursuivre jusqu'à 2027.
Agriculture «régénératrice» : Sophie Godier (Soufflet Malt) intègre le board de SAI Platform
Dans un communiqué du 1er juillet, le groupe Soufflet Malt (appartenant au groupe InVivo) a annoncé que sa directrice du développement durable, Sophie Godier, intègre le conseil d’administration de SAI Platform. Cette strucutre est chargée de promouvoir des «pratiques agricoles durables», dont «l’agriculture régénératrice», à travers le monde, afin de satisfaire les besoins en matière de réduction d’empreinte carbone des grands groupes agroalimentaires. Le communiqué précise qu'en plus de piloter la stratégie internationale de développement durable de Soufflet Malt, Sophie Godier « contribue plus largement à la feuille de route du groupe InVivo en faveur d’une agriculture durable et résiliente à travers le programme « Sowing Good Sense ». InVivo rappelle par ailleurs être membre de SAI Platform, contribuant « activement à ses travaux en faveur de l'agriculture durable ainsi qu'à son programme « Regenerating Together ». Sophie Godier siègera donc au conseil d’administration de la structure internationale aux côtés d’autres dirigeants de poids lourds de l’agroalimentaire : « PepsiCo, Danone, Nestlé, ADM, Ingredion, Mondelez et McCain Foods ».