Biofongicide : Amoéba obtient l’AMM en France pour sa solution Axpera
Dans l’attente depuis plusieurs semaines, Amoéba, spécialiste de solutions microbiologiques naturelles basées sur l’exploitation brevetée d’amibes, annonce avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de son biofongicide Axpera en France (lire l’article complet). La société qui avait passé toutes les étapes préalables à cette AMM était dans l’attente de la signature finale de l’Anses depuis plusieurs semaines. « Cette première autorisation pérenne, délivrée par l’Anses à l’issue de l’évaluation conduite par la France en qualité d’État membre rapporteur pour l’Union européenne, permet désormais aux autres États membres de poursuivre et de finaliser leurs procédures nationales d’autorisation dans les semaines et mois à venir, selon les calendriers propres à chaque pays », explique Amoéba dans son communiqué. La société peut donc dès maintenant lancer la phase de commercialisation de son biofongicide avec Koppert en France dans un premier temps, puis dans les autres pays européens couverts par l’accord une fois les autorisations délivrées par les autorités nationales compétentes. Perrine Delfortrie
Cosmétique bio : Nature & Stratégie et le Laboratoire Science & Nature créent une holding
Le Laboratoire Science & Nature et Nature & Stratégie, tous deux fabricants de cosmétiques et de produits d’entretien bio, ont annoncé leur rapprochement via la création d’une nouvelle holding, rapporte le média Bio Linéaires dans un article le 30 juin. L’organisation de la nouvelle entité sera précisée au troisième trimestre. Basé dans les Deux-Sèvres, le Laboratoire Science & Nature (marques Body Nature, Centifolia, Guérande Cosmétiques, Prosens) affiche un chiffre d’affaires de 37,7 millions d’euros (M€). Non loin de là, dans le Maine-et-Loire, Nature & stratégie (marques Coslys, Acorelle, Etamine du lys …), réalise un chiffre d’affaires de 30M€. Les deux acteurs ont aussi chacun une activité de fabrication à façon. Cette alliance vise à développer des synergies et à mieux positionner leurs marques sur le marché. « Ce rapprochement nous donne les moyens de nos ambitions pour renforcer notre leadership en réseaux spécialisés bio et porter nos marques à l’échelle qu’elles méritent, en France comme à l’international », déclare Samuel Gabory, président de Nature & stratégie.
Vin : la cave coop Arnaud de Villeneuve reprise par ses consoeurs Cap Leucate et Coop VO
La cave coopérative Arnaud de Villeneuve, basée à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), est reprise par ses consoeurs Cap Leucate et Coop VO (ex-Val d'Orbieu), peut-on lire dans le quotidien régional L’Indépendant (article payant). Ainsi en a décidé le tribunal judiciaire de Perpignan, selon un délibéré rendu le 29 juin. En redressement judiciaire depuis janvier, Arnaud de Villeneuve faisait l’objet d’un seul plan de reprise. L’offre de Cap Leucate et Coop VO s’élevait à 2,7 millions d’euros. Plusieurs raisons expliquent la chute de la cave coopérative rivesaltaise. D’après L’Indépendant, Arnaud de Villeneuve était plombé par la chute vertigineuse de la vendange en pays catalan, après trois ans de sécheresse et deux campagnes d’arrachage. En 2022, les apports des 130 coopérateurs se montaient à 42 000 hectolitres, ils n’étaient plus que de 18 000 en 2025. S’y ajoutent la crise du marché du vin, mais également, de lourds engagements financiers, notamment après le rachat de la cave Sopagly en 2020. Le plan de reprise, effectif dès le 1er juillet, prévoit le maintien de seulement 7 des 27 salariés. 4 seraient conservés sur la partie vinification et stockage par Coop VO. Et 3 autres pour la partie commercialisation, reprise par Cap Leucate.
Vin : Neymar lance une marque, comprenant des vins français (presse)
Le footballeur Neymar a lancé « Le Prince », une marque de vin destinée au marché brésilien, raconte Le Figaro (lire l'article du 29 juin). Présentée en mai lors de l’APAS, le plus grand salon professionnel de l’industrie de l’alimentation au Brésil, elle a un tout autre écho en pleine Coupe du monde. Le Prince bénéficie déjà de 300 000 précommandes de bouteilles avant même son lancement commercial, d’après le magazine brésilien Pequenas Empresas & Grandes Negócios. Son pari est de s’appuyer sur un marché encore peu développé. Au Brésil, la consommation moyenne de vin reste limitée, avec 2,5 litres par habitant et par an, indique Le Figaro. La marque de l’ancienne star du PSG propose des bouteilles entre 10 et 85 euros. Elle comprend six références venues notamment d’Espagne, du Chili et de France. Ainsi, Le Prince Green propose un vin rouge de la région de Châteauneuf-du-Pape, produite par la maison de négoce Romain Duvernay. Le Prince Blue Line est quant à elle une collection ultra-exclusive, produite avec la société SGC en région bordelaise, qui propose une sélection de bouteilles numérotées retraçant la carrière de Neymar.
Légumes : le britannique Waitrose propose une salicorne cultivée en hydroponie
Au Royaume-Uni, le distributeur Waitrose annonce être la première chaîne de supermarchés au Royaume-Uni à proposer de la salicorne britannique issue de fermes verticales, dans un communiqué de presse. Pour ce faire, le distributeur s'est associé à l'entreprise agricole britannique Westlands, qui utilise des technologies de culture hydroponique et sous serre. Cela lui permettra de proposer le produit en production locale tout au long de l’année : « Traditionnellement, la salicorne britannique est un mets d'été disponible seulement pendant une courte période de 12 semaines », explique Tracey May, acheteuse de fruits et légumes frais chez Waitrose. « Nous mettons à disposition des produits britanniques de qualité supérieure, typiques de la haute saison, tout au long de l'année ». Cette plante, une variété herbacée sauvage et comestible également connue sous le nom d’asperge de mer, est souvent confondue à tort avec une algue et se trouve surtout sur les côtes. «Westlands parvient à recréer les conditions côtières exactes dont la plante a besoin», explique Hannah Stewart, responsable technique des produits frais chez Waitrose, « En utilisant un éclairage Led pour imiter la lumière du soleil et en ajustant la solution saline, nous pouvons contrôler précisément les niveaux de sel pour obtenir un goût et une texture parfaits »
Tomate: premier référencement de la démarche «Tous gagnants» du collectif Nouveaux Champs
Dans un communiqué de presse 30 juin, le collectif Nouveaux Champs annonce le premier référencement de produit sous sa démarche « Tous gagnants ». Il s’agit d’une barquette de 400g de tomates cerises françaises produites par les Paysans de Rougeline et vendue 2.50€ dans les magasins Carrefour. Cette filière rassemble quatorze producteurs engagés, organisés au sein de quatre OP (Valprim, Agrisud, Cadralbret et Pardi) de l’Union de coopératives Rougeline. Elle s'appuie sur une contractualisation conclue avec le distributeur portant sur 400 tonnes de tomates cerises, dans le cadre d'un engagement d'un an renouvelable. La démarche « Tous Gagnants » avait été présentée à l’occasion dernier Salon de l’agriculture : elle vise à sécuriser le revenu des producteurs en développant des contrats pluriannuels (trois, cinq ans…), avec un prix indicatif validé par le producteur ou sa structure commerciale et engagé avec les enseignes. Plusieurs références devraient intégrer la démarche (carottes, raisins, prunes, poires et pommes de terre),. « Pendant des années, nous avons expliqué comment nous produisions. Aujourd'hui, nous voulons expliquer pourquoi acheter ces produits est utile », indique Gilles Bertrandias, président du collectif.
Œufs: aux Etats-Unis, «accord transactionnel» pour un cartel soupçonné d'entente
Un « accord transactionnel » a été trouvé aux Etats-Unis le 29 juin dans une affaire d’entente sur les prix des œufs, entre d’une part, les trois principaux producteurs du pays, et d’autre part, le Département de la justice et une coalition de 17 Etats, rapporte l’agence Reuters le 30 juin. Aux termes de cet accord, Cal-Maine Foods, Versova et Kickman’s Eggs Ranch verseront un total de 3,3 millions de dollars et donneront 53 millions d’œufs à des banques alimentaires et des organisations à but non lucratif dans les Etats participants, a résumé la procureure générale de l’Etat de New-York. Cal Maine est le plus important contributeur, bien qu’il ait nié par un communiqué toute malversation. Mais selon le communiqué de la procureure générale de New-York, les trois entreprises se sont « illégalement coordonnées pendant des années pour influencer un indice quotidien du prix des œufs », ce qui a artificiellement augmenté les prix aux détaillants et consommateurs ». La magistrate a exigé que les trois entreprises mette fin à leur coordination visant à manipuler les prix, et adoptent « des mesures de conformité pour prévenir de futures infractions et coopérer pleinement avec les autorités de contrôle des États ».
Insectes : faillite de Divaks, numéro un de la production d’insectes en Lituanie (presse)
« La faillite du producteur de protéines d'insectes Divaks a été prononcée », annonce le média en ligne lituanien Regionu Zinios le 26 juin. Cette faillite entraîne l’arrêt d’un important projet d’élevage et de transformation d’insectes, des vers de farine (tenebrio molitor), représentant un investissement de 67 millions d’euros. L'usine prévue à Marijampolė (Lituanie) devait créer environ 100 emplois. « À la fin de l'année 2024, l'entreprise avait accumulé 4,8 millions d'euros de pertes », écrit le média, précisant que « les résultats financiers de l'entreprise pour l'année 2025 n'ont pas été publiés ». L'entreprise a connu une réduction drastique de ses effectifs, passant de 22 employés au début de l'année à seulement deux. « Ce qui distingue Divaks de la plupart du secteur, c’est qu’ils se concentrent sur les insectes comme nourriture humaine », écrit Corentin Biteau, cofondateur de l’Observatoire nationale de l’élevage d’insectes (Onei) dans un post LinkedIn consacré à cette entreprise. Divaks rejoint la liste des entreprises de la filière insectes à avoir cessé récemment leur activité comme le français Ynsect, le danois Enorm ou l’australien Goterra.
Eau : le plus grand projet français de REUT agricole inauguré dans les Pyrénées-Orientales
Dans les Pyrénées-Orientales, département particulièrement touché par le déficit hydrique, la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris (CC ACVI) a inauguré, le 20 juin à Argelès-sur-Mer, la plus grande installation française de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) destinée à l’irrigation agricole, rapporte le groupe Veolia dans un communiqué du 22 juin. Lancé en juillet 2025, le projet, réalisé en partenariat avec l’entreprise experte des technologies de l’eau, comprend une unité de traitement des eaux usées, complété par un réseau de dix-sept kilomètres de canalisations. Il permettra de recycler jusqu’à 1,3 million de m3 d’eaux usées entre avril et septembre 2026, soit l’équivalent d’un quart des prélèvements annuels d’eau potable du territoire. Cette nouvelle ressource alimentera un réseau d’irrigation en goutte à goutte desservant 650 à 700 hectares de vignes et de vergers exploités par 56 agriculteurs, avec une eau de catégorie A, le niveau le plus exigeant selon la réglementation française. « Ce projet ouvre la voie à une gestion plus responsable, plus résiliente et plus innovante de la ressource en eau », s’est félicité Grégory Marty, président de la CC ACVI. Engagé à la suite des épisodes de sécheresse qui ont touché les Pyrénées-Orientales entre 2022 et 2024, le chantier représente un investissement de plus de 13 millions d’euros, financés en grande partie par des fonds publics et européens.
Négoces : Paul et Simon Bidaut, officiellement à la tête du groupe Issipa
Une nouvelle étape vient d’être franchie par le groupe Issipa, détenu depuis 25 ans par la famille Bidaut : Olivier Bidaut a, officiellement fin juin, cédé ses parts à ses deux fils Paul et Simon. Paul Bidaut est nommé directeur général et Simon, directeur général adjoint. Leur père Olivier reste président d’honneur. Cette transmission, « fruit d'une préparation progressive et d'une implication de longue date de la deuxième génération » est « l’aboutissement naturel d’un parcours familial et entrepreneurial », précise Olivier Bidaut. Les deux frères comptent préserver l’exigence leur père, « sans compromis sur la qualité et la proximité avec les clients », le tout en « accompagnant les agriculteurs vers des pratiques qui régénèrent autant qu’elles produisent ». Le groupe Issipa, qui emploie aujourd’hui 70 salariés, compte six filiales dans les secteurs agricole et viticole (Asel, Brie Alternative, Semences de l’Est, Nutaco, Traitaphyt et Truchon Diffusion), pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros et 120 000 tonnes de collecte. Son rayon d’action se situe en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France et Île-de-France. (Anne Gilet)