Agra Fil du 1er juillet 2026

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Promotion des produits agricoles de l'UE : Bruxelles envisage de réduire le budget de près de 50 %

« Le projet de budget annuel 2027 pour la promotion des produits agricoles, présenté la semaine dernière au sein du Groupe de dialogue civique, propose une réduction de près de 50 % du budget alloué » à cette politique, s’inquiète le think tank Farm Europe dans une lettre adressée le 30 juin, à la présidente de la Commission européenne Ursula von, der Leyen. Ce budget passerait donc de 205 millions d'euros en 2026 à 112 millions d'euros en 2027. En 2025, il avait déjà connu une nette baisse à 132  M€ en raison des aides exceptionnelles liée à l'Ukraine. Alors que  la Commission européenne a lancé une initiative « Acheter des denrées alimentaires européennes », « nous ne comprenons pas une proposition qui compromettrait l'un des instruments les plus efficaces de l'Union pour soutenir les produits agroalimentaires européens », souligne Farm Europe. L’organisation agricole demande donc la Commission de revenir sur la réduction proposée et de prévoir et « une plus grande flexibilité afin de permettre aux entreprises de réagir rapidement à l'évolution du marché et aux nouvelles opportunités commerciales ».

UE/Etats-Unis : les engagements européens issus de l’accord de Turnberry entrent en vigueur

L’UE va faciliter dès le 1er juillet l’accès à son marché pour certains produits industriels et agroalimentaires américains. Une opportunité rendue possible par la publication au Journal officiel du 30 juin des deux règlements mettant en œuvre les engagements tarifaires convenus dans le cadre déclaration transatlantique conclu en juillet à Turnberry (Écosse). « Promesse faite, promesse tenue », s’est ainsi félicité le même jour Olof Gill, porte-parole en chef adjoint de la Commission européenne en charge du Commerce international. Le président américain Donald Trump avait fixé au 4 juillet la date butoir pour la mise en œuvre de ces textes en échange du plafonnement de ces tarifs douaniers à hauteur de 15%. Olof Gill précise que cette publication « démontre quelque chose que nous savons déjà bien. L'UE tient toujours ses engagements dans ses accords commerciaux. Comme la présidente (Ursula von der Leyen, N.D.L.R.) l'a dit, un accord est un accord ». Au-delà, Bruxelles se montre enthousiaste à propos de ces règlements qui permettront d’avoir « un meilleur accès à toute une série d'importations à un meilleur prix ». « C'est bon pour les relations transatlantiques, ça va stimuler le commerce et les investissements », affirme Olof Gill.

Mercosur : l’Uruguay prend la tête du bloc sur fond de tensions autour des quotas avec l’UE

Le 68e sommet des pays du Mercosur s’est ouvert le 30 juin à Asuncion (Paraguay) où le pays hôte va céder la présidence tournante du bloc sudaméricain à l'Uruguay. Mais près de deux mois après son entrée en vigueur provisoire le 1er mai, l’accord de libre-échange avec l’UE devrait être un des principaux enjeux du second semestre de 2026. Au cœur des inquiétudes, la répartition des contingents tarifaires accordés par Bruxelles. Selon le média sudaméricain Mercopress, le point d’achoppement principal concerne les volumes de viande bovine, même si certains produits comme la volaille, le sucre, le miel et le riz cristallisent également les tensions. Le média précise que l'Uruguay et l'Argentine proposent de répartir les quotas selon la moyenne de leurs exportations respectives vers l'UE tandis que le Brésil suggère une répartition fondée sur la part de chaque pays dans le commerce mondial. De son côté, le Paraguay souhaiterait diviser les volumes en quatre parts égales « À quoi bon négocier avec l’Europe si l’accès à de nouveaux marchés ne sert pas à développer ceux qui ne le sont pas encore ? », s’est ainsi interrogé le président paraguayen, Santiago Peña, qui dénonce les « asymétries » induites par l’accord commercial.

Engrais: l'UE propose 107 millions pour soutenir les agriculteurs francais

Le commissaire européen à l’Agriculture a annoncé le 30 juin que, sur les 540 millions d’euros promis par la Commission en soutien à l’agriculture face à l’envolée des cours des engrais, 107 reviendraient aux agriculteurs français. «J’annonce aujourd’hui proposer d’attribuer la plus grande part de ce paquet, soit 107 millions d’euros, aux agriculteurs français les plus durement touchés par les conséquences de la crise au Moyen-Orient», a déclaré Christophe Hansen dans une interview à Ouest-France. Le 10 juin, la Commission européenne avait proposé une enveloppe d’environ 500 millions d’euros pour soutenir les agriculteurs face à la flambée des prix des engrais, après avoir promis le 19 mai un «soutien exceptionnel» au monde agricole. Avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février, 30% des engrais mondiaux transitaient par le détroit d’Ormuz. Depuis le 28 février et le blocage du détroit, les prix ont en moyenne crû de 25%, et davantage pour les engrais azotés, selon l’indice de suivi de la FAO publié le 18 juin. A cela, s’ajoute l’envolée du coût du gazole pour les tracteurs. «Je suis pleinement conscient des difficultés auxquelles sont confrontés les céréaliers français face à l’envolée du prix des engrais. Ma priorité est de les soutenir pour assurer la production», déclare M. Hansen. 

Acétamipride : le Sénat adopte la réintroduction par dérogation dans la loi d’urgence

Sans surprise le Sénat a voté, dans la nuit de lundi à mardi, pour la possibilité d’accorder des dérogations à l’interdiction de l'acétamipride et du flupyradifurone. Réunis en plénière autour du projet de loi d’urgence agricole, les élus ont adopté l’article 2 quater permettant d’accorder ces dérogations, par décret, aux filières betteraves sucrières, cerises, pommes et noisettes. Les sénateurs ont donc suivi l’avis de la commission des Affaires économiques du Sénat qui, le 17 juin, avait proposé ces dérogations pour les deux pesticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe. En revanche, ils prennent le contrepied de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée dont le président avait décidé, début mai, de déclarer irrecevables les amendements allant dans ce sens au motif qu'ils n'avaient pas de lien direct avec le texte initial déposé par le gouvernement. Ce dernier est jusqu'ici resté opposé à la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone dans ce projet de loi. Si le bloc central se fracture autour de ce volet, le texte pourrait se voir privé de majorité. «Ce que je crains, c’est que cette question est tellement virulente qu’elle pourrait emporter le texte tout entier», s’est inquiétée la ministre de l’Agriculture Annie Genevard selon l’AFP. «On ne nous le pardonnerait pas dans les fermes», avait-elle déjà prévenu un peu plus tôt. La CMP sur ce texte est prévue mi-juillet. 

Pesticides: le Sénat durcit le cadre d'action de l'Anses dans la loi d'urgence

Dans le cadre de l’examen de la loi d’urgence agricole en plénière à la Chambre haute, dans la nuit de lundi à mardi, les sénateurs ont adopté, contre l’avis du gouvernement, deux amendements visant à durcir le cadre d’action de l’Anses dans la délivrance d’autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytos et la procédure de reconnaissance mutuelle. Concernant les AMM, par un amendement (n° 199 rect. quinquies) de Vincent Louault (Les indépendants, Indre-et-Loire), le Sénat oblige l’Anses à informer les fabricants de phytos qu’elle a identifié « des points critiques susceptibles de conduire à une décision défavorable » et à inviter ces fabricants « à produire des données ou des informations complémentaires permettant d’y répondre » dans « un délai raisonnable ». Deux amendements identiques ont été adoptés, dont l’un du sénateur Pierre-Antoine Levi (Union centriste, Tarn-et-Garonne) qui « a été travaillé en collaboration avec Chambres d’agriculture de France » (amendement n°93 rect. Bis). Concernant la délivrance d’une reconnaissance mutuelle, le Sénat oblige l’Anses à justifier ses refus et à inviter les fabricants à apporter des données complémentaires, avant de statuer (amendement n°198 rect quinquies). 

Biofongicide : Amoéba obtient l’AMM en France pour sa solution Axpera

Dans l’attente depuis plusieurs semaines, Amoéba, spécialiste de solutions microbiologiques naturelles basées sur l’exploitation brevetée d’amibes, annonce avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de son biofongicide Axpera en France (lire l’article complet). La société qui avait passé toutes les étapes préalables à cette AMM était dans l’attente de la signature finale de l’Anses depuis plusieurs semaines. « Cette première autorisation pérenne, délivrée par l’Anses à l’issue de l’évaluation conduite par la France en qualité d’État membre rapporteur pour l’Union européenne, permet désormais aux autres États membres de poursuivre et de finaliser leurs procédures nationales d’autorisation dans les semaines et mois à venir, selon les calendriers propres à chaque pays », explique Amoéba dans son communiqué. La société peut donc dès maintenant lancer la phase de commercialisation de son biofongicide avec Koppert en France dans un premier temps, puis dans les autres pays européens couverts par l’accord une fois les autorisations délivrées par les autorités nationales compétentes. Perrine Delfortrie

Chlordécone: plus de 500 parties civiles se pourvoient en cassation

Sans surprise, plus de 500 parties civiles se sont pourvues devant la Cour de cassation à Paris pour contester la confirmation du non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone, a indiqué le 30 juin Christophe Lèguevaques, l’un de leurs avocats. «La voie est désormais grande ouverte: plus de 500 parties civiles, sans compter les associations et les collectivités, se sont pourvues (lundi) devant la Cour de cassation», écrit ce conseil dans un communiqué. La cour d’appel de Paris a confirmé le 22 juin le non-lieu prononcé en 2023, fermant la porte à une réouverture de l’enquête pénale sur ce pesticide utilisé dans les bananeraies aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité. Dès cette décision connue la semaine dernière, les avocats parties civiles avaient annoncé que le combat judiciaire se prolongerait sans doute devant la Cour de cassation. Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu’en 1993 alors qu’il était interdit dans l’Hexagone dès 1990.

Installation en bio: un millier de demandes de candidats collectées par Feve et la Fnab

La foncière Feve (Fermes En Vie) et la Fnab (agriculture bio) ont annoncé le 30 juin la prolongation jusqu’en fin d’année de leur partenariat, lancé au dernier Salon de l’agriculture. Cet appel à projets vise à « identifier et accompagner des agriculteurs souhaitant développer ou reprendre une ferme en agriculture biologique », selon un communiqué commun. Initialement ouvert jusqu'au 30 juin, le dispositif est prolongé jusqu'au 31 décembre. En voici le bilan à date : « Plus de 6 000 visiteurs se sont rendus sur la page dédiée et plus de 1 000 demandes ont déjà été déposées », indiquent les partenaires. « 10 projets font actuellement l'objet de visites terrain ou d'une étude approfondie et bien d’autres sont à venir. » Sur sa page internet, Feve décline trois promesses du dispositif : un financement (terres + bâtiments) jusqu’à 97,5 % ; un suivi personnalisé ; une levée de l’option d’achat au moment voulu. Il est réservé aux projets avec un investissement minimum de 200 000 € pour une installation, 100 000 € pour une consolidation, et une valeur des bâtiments ne dépassant pas 50 % du montant total.

Captage/eau potable : le gouvernement opposé à la définition de la Coméco du Sénat

Alors qu'a débuté la veille l'examen en séance publique du projet de loi d'urgence par le Sénat, le cabinet de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a indiqué, à l'occasion d'un point avec la presse le 30 juin, qu'il était opposé à la définition des « points de prélèvement prioritaire » proposée par les sénateurs de la commission des affaires économiques pour la protection des captages d'eau potable. En commission, les sénateurs ont voulu élargir plus encore la définition adoptée par l'Assemblée, qui avait accepté grâce aux voix du Rassemblement national (RN) «la non prise en compte de la pollution historique» par des pesticides désormais interdits, et des mesures «d’accompagnement financier». Dans leur version, les sénateurs ont proposé d'aller plus loin avec «un seuil de tolérance pour les points de prélèvement dont la dégradation est principalement imputable à des substances dont l’utilisation est interdite, mais qui présentent également une proportion très limitée de substances encore autorisées». Pour le gouvernement, cette version méconnait les «effets cocktails» entre pesticides.

Eau : le plus grand projet français de REUT agricole inauguré dans les Pyrénées-Orientales

Dans les Pyrénées-Orientales, département particulièrement touché par le déficit hydrique, la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris (CC ACVI) a inauguré, le 20 juin à Argelès-sur-Mer, la plus grande installation française de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) destinée à l’irrigation agricole, rapporte le groupe Veolia dans un communiqué du 22 juin. Lancé en juillet 2025, le projet, réalisé en partenariat avec l’entreprise experte des technologies de l’eau, comprend une unité de traitement des eaux usées, complété par un réseau de dix-sept kilomètres de canalisations. Il permettra de recycler jusqu’à 1,3 million de m3 d’eaux usées entre avril et septembre 2026, soit l’équivalent d’un quart des prélèvements annuels d’eau potable du territoire. Cette nouvelle ressource alimentera un réseau d’irrigation en goutte-à-goutte desservant 650 à 700 hectares de vignes et de vergers exploités par 56 agriculteurs, avec une eau de catégorie A, le niveau le plus exigeant selon la réglementation française. « Ce projet ouvre la voie à une gestion plus responsable, plus résiliente et plus innovante de la ressource en eau », s’est félicité Grégory Marty, président de la CC ACVI. Engagé à la suite des épisodes de sécheresse qui ont touché les Pyrénées-Orientales entre 2022 et 2024, le chantier représente un investissement de plus de 13 millions d’euros, financés en grande partie par des fonds publics et européens.

Maïs : la production française attendue au plus bas depuis 26 ans, selon l'AGPM

Lors d’une conférence de presse à Paris le 30 juin, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a indiqué que la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis 26 ans. Reprenant les prévisions d’Arvalis, l’association estime qu’elle serait pour le moment projetée à 9,5 Mt, contre plus de 13 Mt l’an dernier. Deux facteurs justifient cette prévision : « la baisse des surfaces d’environ 20 % et un repli incompressible de rendement estimée pour l’instant de 15-20 % par rapport à l’an dernier, suite aux deux épisodes de fortes chaleurs et du manque d’eau », précise le président de l’association spécialisée Franck Laborde. Cette prévision constituerait donc une borne haute, car même si les conditions s’amélioraient par la suite, une part de potentiel est d’ores et déjà perdue, insiste le président de l’AGPM. Les récoltes sont encore loin et beaucoup de choses peuvent encore se passer, amenant à la prudence. Mais la maturité des maïs est en avance par rapport à l’an dernier, les cultures se rapprochant par conséquent dangereusement du stade sensible qu’est la floraison. La filière céréalière française et notamment celle de maïs (OTEX 15) se dirige ainsi vers une quatrième année consécutive de revenus négatifs. L’AGPM en a profité pour redemander des « dispositions permettant de favoriser l’irrigation sur toute la campagne autant que possible pour sauver ce qui pourra l’être ».

Maïs : repli attendu de la production française en cas d’intégration de l’Ukraine dans l’UE (étude)

Lors d’une conférence de presse de l’AGPM (maïsiculteurs, FNSEA) à Paris le 30 juin, le cabinet Orae Géopolitque a présenté une étude qui indique que la production hexagonale de maïs pourrait décrocher de 2,9 Mt à l’horizon 2030 en cas d’intégration de l’Ukraine dans l’UE sans contrainte. Une chute d’un tel volume correspondrait à un recul du chiffre d’affaires de la filière de 663 M€. Le cabinet estime que l’Ukraine sera en mesure d’investir pour porter sa production de maïs à un niveau proche de 40 Mt en 2030 (niveau déjà atteint avant la guerre avec la Russie), tout en développant son industrie de transformation : biocarburants, amidonnerie, élevage (spécialement la volaille). L’étude pointe le fait que les coûts de production de maïs grains en France s’élèvent en 2024 à 261 €/t, contre 209 €/t dans l’UE et 97 €/t en Ukraine, révélant selon eux une concurrence déloyale. L’AGPM réclame ainsi « une véritable ambition de production agricole européenne et française et « la réciprocité des normes : application stricte des mêmes standards et mise en place de contrôles », notamment en cas d’intégration de l’Ukraine dans l’UE. Enfin, tant que l’Ukraine n’est pas membre de l’UE, l’association spécialisée demande « un mécanisme de droits de douane efficace et déclenchable » contre les importations en provenance de ce pays, qui se sont multipliées ces dernières années dans l’UE.

Pomme de terre : possible baisse de la sole de 11 % dans le nord-ouest européen

Dans un communiqué du 30 juin, le NEPG (producteurs du nord-ouest européen) table pour l'instant sur un recul annuel de la sole de pomme de terre sur son secteur de 11 %, soit 67 000 ha en moins, pour tomber à 536 900 ha en 2026. L’organisation indique qu’en plus du repli en France (de 9,7 %) et en Allemagne (pas de chiffre précisé), la surface belge décrocherait de 16,6 %, et celle aux Pays Bas de 15,1 %. Le NEPG indique que la baisse des surfaces constitue une « décision responsable », et permettrait de « mener à un marché plus équilibré ». Reste encore à déterminer les volumes, dans un contexte climatique particulier. Alors que des situations conflictuelles avaient éclaté durant la campagne précédente entre acheteurs et vendeurs, la structure européenne pointe le fait que l’année 2026 ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Elle évoque des contrats départ champs « proposés » par les transformateurs à environ 12,50 €/q, tandis que certains producteurs n’ont eu d’autre choix que de signer ces contrats à bas prix ». Ces niveaux de prix « ne reflètent pas la hausse continue des coûts de production (engrais, carburant, électricité, machines, etc.) », faisant que « la viabilité économique de nombreuses exploitations agricoles pourrait être compromise », prévient le NEPG.

Blé dur : une bonne qualité dans le Sud, mais des rendements en baisse (courtier)

Contactée par Agra Presse, Mélanie Mezza, dirigeante du cabinet de courtage en céréales Victor Giral Courtage et ancienne présidente de Cobesud (Bourse aux grains de Sète), a jugé que la qualité du blé dur dans le sud de la France « est hétérogène mais bonne, après les premières remontées. Les rendements sont en baisse en revanche par rapport à l’an dernier dans l’ensemble, qui était de bonne facture ». La prudence reste de mise, les récoltes n’étant pas encore achevées, rappelle-t-elle. Mélanie Mezza précise que dans le Sud-Ouest, « il y a des PS (poids spécifiques) un peu bas, à 76-77 kg/hl, mais souvent de bons taux de protéines ». L’experte prend comme exemple la zone proche de Toulouse, où des taux à 14,5 % sont observés. Dans le Sud-Est, les PS sont souvent bons, dépassant fréquemment les 78 kg/hl. Par ailleurs, les taux de mitadinage et de GMF (grains germés, mouchetés, fusariés) sont également bons dans le Sud, et répondent tout à fait aux normes qualité, précise la courtière. En revanche, sans être catastrophiques et avec une certaine hétérogénéité, les rendements semblent reculer de manière sensible. « Dans le Sud-Ouest, on pourrait baisser de 15 % en matière de rendement, et de 10 % dans le Sud-Est », relate-t-elle. Mais là aussi, ces chiffres sont provisoires, les récoltes n’étant pas terminées.

Restauration collective/objectifs Egalim : le Sénat ajoute une cible pour les Siqo

A l'occasion de l'examen du projet de loi d'urgence en séance publique le 30 juin, les sénateurs ont adopté, avec avis de sagesse du gouvernement, un amendement visant à ajouter un objectif de 10% de signes de qualité (Siqo) autres que la bio dans les objectifs d'approvisionnement Egalim des cantines publiques. Cet amendement avait été proposé pour faire face à l'ouverture à de nombreux cahiers des charges proposée en commission des affaires économiques par les sénateurs, via la création d'une nouvelle catégorie de produits disposant d'un «agrément Egalim compatible », et l'ouverture aux produits de montagne. Mais en séance, les sénateurs ont supprimé ces deux dispositions. Ils ont toutefois retoqué la demande du gouvernement de fixer à 2029 la fin de l'éligibilité des produits bénéficiant de la certification environnementale des entreprises (C2E) de niveau 2 ; ils ont maintenu la version des sénateurs de la commission des affaires économiques qui avaient supprimé la date limite proposée par la loi Climat et résilience, à 2026. Les sénateurs ont par ailleurs supprimé la règle proposée à l'Assemblée d'un minimum de 80% de produits français dans la restauration collective.

Tunnels de prix : le cabinet de Genevard a une analyse différente selon les filières

Alors qu'a débuté la veille l'examen en séance publique du projet de loi d'urgence par le Sénat, le cabinet de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a rappelé, à l'occasion d'un point avec la presse le 30 juin, sa position sur la gouvernance du principe des tunnels de prix que le gouvernement propose d'étendre à de nouvelles filières - mais pour lesquels aucune interprofession n'a manifesté d'intérêt à l'échelle nationale. Si la ministre reste attachée à ce que les extensions soient conditionnées à un accord interprofessionnel avant d'être validées par le gouvernement, son équipe indique, sans précision, que la situation pourrait être différente « dans certaines filières », notamment la viande bovine qui expérimente ce principe dans une version moins contraignante depuis 2021. « Si un décret dit de façon plus musclée à quoi doit ressembler la borne basse du tunnel de prix, il faut un accord avant, au risque de conflictualiser les relations au sein de l'interprofession, indique le cabinet. Dans certaines filières, c'est davantage entendable, comme dans la filière bovine, où l'on peut exporter peu de viande coupée».

Viande: le Sénat étend l'étiquetage de l'origine aux ingrédients, à l'initiative de l'exécutif

A l'occasion de l'examen du projet de loi d'urgence agricole le 25 juin, le Sénat a adopté un amendement du gouvernement visant à rendre obligatoire l’indication du pays d’origine des viandes utilisées en tant qu’ingrédient dans les produits transformés. L’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes, ainsi que du lait, en tant qu’ingrédients avait été expérimenté de 2017 à 2021, mais le gouvernement n’avait pas donné suite. L'amendement précise que les pays de naissance, d’élevage et d’abattage doivent être indiqués, ou les mentions « UE » ou « Hors UE » ou encore « UE ou Hors UE » quand ils sont plusieurs. Dans l'exposé des motifs, le gouvernement estime que les deux conditions du règlement européen Inco (information des consommateurs) pour rendre l’indication obligatoire sont remplies, à savoir le souhait des consommateurs et les « standards contraignants » de la réglementation européenne et française « qui influent sur le métabolisme et la physiologie de l’animal tout au long de sa vie et jusqu’à son abattage, ainsi sur que les caractéristiques des viandes lors de leur manipulation et transformation ». « Le droit européen nous ouvre une voix de passage en cas de forte demande et si un lien est avéré entre l'origine et la qualité du produit, a résumé le cabinet de la ministre lors d'un point presse.  Nous pensons que c'est le cas de la viande française ».

Lait : pas encore de données précises sur l’effet de la canicule, -10% chez Lactalis

On ignore pour l’instant quelle est l’impact précis de la canicule qui a touché la France la semaine dernière sur les volumes et la qualité du lait. L’Idele (Institut de l’élevage) et le Cniel (interprofession) n’ont pas de données à disposition, tandis que FranceAgriMer diffuse en début de chaque mois une note de conjoncture avec les données des laiteries arrêtées un mois avant. « Selon les territoires, les premières remontées font état de baisses de collecte pouvant atteindre 20 % », indique la FNPL (éleveurs) dans un communiqué diffusé le 30 juin. Lactalis, premier collecteur de lait en France (5 milliards de litres par an), a « observé une baisse de la production de lait d’environ 10 % compte-tenu des températures élevées » la semaine dernière, sans impact sur le fonctionnement de ses sites. « Les canicules à répétition mettent à rude épreuve les éleveurs et leurs animaux. Malgré les efforts réalisés dans les fermes pour préserver les troupeaux, les fortes chaleurs entraînent une baisse significative de la production laitière », rappelle la FNPL. Outre le volume de lait, les températures élevées ont un impact sur l’alimentation des animaux, la qualité du lait et la reproduction.

Œufs: aux Etats-Unis, «accord transactionnel» pour un cartel soupçonné d'entente

Un « accord transactionnel » a été trouvé aux Etats-Unis le 29 juin dans une affaire d’entente sur les prix des œufs, entre d’une part, les trois principaux producteurs du pays, et d’autre part, le Département de la justice et une coalition de 17 Etats, rapporte l’agence Reuters le 30 juin. Aux termes de cet accord, Cal-Maine Foods, Versova et Kickman’s Eggs Ranch verseront un total de 3,3 millions de dollars et donneront 53 millions d’œufs à des banques alimentaires et des organisations à but non lucratif dans les Etats participants, a résumé la procureure générale de l’Etat de New-York. Cal Maine est le plus important contributeur, bien qu’il ait nié par un communiqué toute malversation. Mais selon le communiqué de la procureure générale de New-York, les trois entreprises se sont « illégalement coordonnées pendant des années pour influencer un indice quotidien du prix des œufs », ce qui a artificiellement augmenté les prix aux détaillants et consommateurs ». La magistrate a exigé que les trois entreprises mette fin à leur coordination visant à manipuler les prix, et adoptent « des mesures de conformité pour prévenir de futures infractions et coopérer pleinement avec les autorités de contrôle des États ».

Insectes : faillite de Divaks, numéro un de la production d’insectes en Lituanie (presse)

« La faillite du producteur de protéines d'insectes Divaks a été prononcée », annonce le média en ligne lituanien Regionu Zinios le 26 juin. Cette faillite entraîne l’arrêt d’un important projet d’élevage et de transformation d’insectes, des vers de farine (tenebrio molitor), représentant un investissement de 67 millions d’euros. L'usine prévue à Marijampolė (Lituanie) devait créer environ 100 emplois. « À la fin de l'année 2024, l'entreprise avait accumulé 4,8 millions d'euros de pertes », écrit le média, précisant que « les résultats financiers de l'entreprise pour l'année 2025 n'ont pas été publiés ». L'entreprise a connu une réduction drastique de ses effectifs, passant de 22 employés au début de l'année à seulement deux. « Ce qui distingue Divaks de la plupart du secteur, c’est qu’ils se concentrent sur les insectes comme nourriture humaine », écrit Corentin Biteau, cofondateur de l’Observatoire nationale de l’élevage d’insectes (Onei) dans un post LinkedIn consacré à cette entreprise. Divaks rejoint la liste des entreprises de la filière insectes à avoir cessé récemment leur activité comme le français Ynsect, le danois Enorm ou l’australien Goterra.

Fruits et légumes 4ème gamme : embarras autour du périmètre d’Anifelt et d’Interfel

A l’occasion de l’assemblée générale d’Interfel le 23 juin, son président Daniel Sauvaitre a évoqué, dans son rapport moral, une situation possiblement conflictuelle avec l’Anifelt (transformation) concernant la quatrième gamme et la fraîche découpe. « La reconnaissance récente de cette compétence au sein de l'Anifelt a créé une situation juridique qui déstabilise le cadre dans lequel nos deux interprofessions exercent aujourd'hui leurs missions pourtant complémentaires pour ces fruits et ces légumes qui sont offerts dans l’univers des produits frais », explique-t-il. Contacté par Agra Presse, André Bernard, président de l’Anifelt, entend préciser que « l’Anifelt n’a pas bénéficié d’une " reconnaissance récente ". Depuis sa création en 1976, elle est reconnue sur le champ des fruits et légumes destinés à la transformation et transformés, ce qui inclut naturellement les produits de 4ᵉ gamme ». Les deux interprofessions travaillent actuellement sur un problème semblant originellement administratif : « Les travaux récents ont surtout mis en lumière une ambiguïté tenant à l’existence d’une double reconnaissance de fait », précise André Bernard pour qui la situation ne remet pas en cause la complémentarité des deux interprofessions, contribuant au développement du secteur et au financement d’actions collectives.

Légumes : le britannique Waitrose propose une salicorne cultivée en hydroponie

Au Royaume-Uni, le distributeur Waitrose annonce, dans un communiqué de presse le 16 juin, être la première chaîne de supermarchés au Royaume-Uni, et probablement dans le monde, à proposer de la salicorne britannique issue de fermes verticales. Pour ce faire, le distributeur s'est associé à l'entreprise agricole britannique Westlands, qui utilise des technologies de culture hydroponique et sous serre. Cela lui permettra de proposer le produit en production locale tout au long de l’année : « Traditionnellement, la salicorne britannique est un mets d'été disponible seulement pendant une courte période de 12 semaines », explique Tracey May, acheteuse de fruits et légumes frais chez Waitrose. « Nous mettons à disposition des produits britanniques de qualité supérieure, typiques de la haute saison, tout au long de l'année ». Cette plante, une variété herbacée sauvage et comestible également connue sous le nom d’asperge de mer, est souvent confondue à tort avec une algue et se trouve surtout sur les côtes. «Westlands parvient à recréer les conditions côtières exactes dont la plante a besoin», explique Hannah Stewart, responsable technique des produits frais chez Waitrose, « En utilisant un éclairage Led pour imiter la lumière du soleil et en ajustant la solution saline, nous pouvons contrôler précisément les niveaux de sel pour obtenir un goût et une texture parfaits »

Tomate: premier référencement de la démarche «Tous gagnants» du collectif Nouveaux Champs

Dans un communiqué de presse du 30 juin, le collectif Nouveaux Champs annonce le premier référencement de produit sous sa démarche « Tous gagnants ». Il s’agit d’une barquette de 400 g de tomates cerises françaises produites par les Paysans de Rougeline et vendue 2.50€ dans les magasins Carrefour. Cette filière rassemble quatorze producteurs engagés, organisés au sein de quatre OP (Valprim, Agrisud, Cadralbret et Pardi) de l’Union de coopératives Rougeline. Elle s'appuie sur une contractualisation conclue avec le distributeur portant sur 400 tonnes de tomates cerises, dans le cadre d'un engagement d'un an renouvelable. La démarche « Tous Gagnants » avait été présentée à l’occasion dernier Salon de l’agriculture : elle vise à sécuriser le revenu des producteurs en développant des contrats pluriannuels (trois, cinq ans…), avec un prix indicatif validé par le producteur ou sa structure commerciale et engagé avec les enseignes. Plusieurs références devraient intégrer la démarche (carottes, raisins, prunes, poires et pommes de terre),. « Pendant des années, nous avons expliqué comment nous produisions. Aujourd'hui, nous voulons expliquer pourquoi acheter ces produits est utile », indique Gilles Bertrandias, président du collectif.

Floriculture: le Kenya renforce et modernise la traçabilité de ses produits horticoles

Au Kenya, le 23 juin, l’Autorité agricole et alimentaire (AFA) a annoncé la mise en service de son nouveau système national de traçabilité horticole (NHTS), rapportent plusieurs médias kényans. Ce système devrait permettre de suivre les produits depuis l’exploitation jusqu’aux marchés d’exportation tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Le système intègre par ailleurs les processus de licence, d’enregistrement et de certification phytosanitaire, ce qui devrait faciliter les procédures pour les exportateurs à même de traiter certaines autorisations en ligne. Le pays entend ainsi renforcer la conformité des produits horticoles kenyans aux normes internationales de traçabilité, alors que celles-ci se durcissent spécifiquement concernant le marché européen. Selon le Kenya Plant Health Inspectorate Service (KEPHIS), l’industrie horticole kenyane a enregistré en 2024 un total de 43 interceptions liées aux ravageurs, dont 19 concernant les fleurs coupées. À cela s’ajoutent 77 interceptions liées à des défaillances documentaires, ainsi que 80 notifications pour dépassement de LMR de pesticides. Les fleurs coupées représentent 47,50% des recettes tirées des exportations de produits horticoles du pays. En 2025, le Kenya représentait près de 30% des fleurs coupées importées par l’Union européenne, particulièrement les roses.

Vin : Neymar lance une marque, comprenant des vins français (presse)

Le footballeur Neymar a lancé « Le Prince », une marque de vin destinée au marché brésilien, raconte Le Figaro (lire l'article du 29 juin). Présentée en mai lors de l’APAS, le plus grand salon professionnel de l’industrie de l’alimentation au Brésil, elle a un tout autre écho en pleine Coupe du monde. Le Prince bénéficie déjà de 300 000 précommandes de bouteilles avant même son lancement commercial, d’après le magazine brésilien Pequenas Empresas & Grandes Negócios. Son pari est de s’appuyer sur un marché encore peu développé. Au Brésil, la consommation moyenne de vin reste limitée, avec 2,5 litres par habitant et par an, indique Le Figaro. La marque de l’ancienne star du PSG propose des bouteilles entre 10 et 85 euros. Elle comprend six références venues notamment d’Espagne, du Chili et de France. Ainsi, Le Prince Green propose un vin rouge de la région de Châteauneuf-du-Pape, produite par la maison de négoce Romain Duvernay. Le Prince Blue Line est quant à elle une collection ultra-exclusive, produite avec la société SGC en région bordelaise, qui propose une sélection de bouteilles numérotées retraçant la carrière de Neymar.

Vin : la cave coop Arnaud de Villeneuve reprise par ses consoeurs Cap Leucate et Coop VO

La cave coopérative Arnaud de Villeneuve, basée à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), est reprise par ses consoeurs Cap Leucate et Coop VO (ex-Val d'Orbieu), peut-on lire dans le quotidien régional L’Indépendant (article payant). Ainsi en a décidé le tribunal judiciaire de Perpignan, selon un délibéré rendu le 29 juin. En redressement judiciaire depuis janvier, Arnaud de Villeneuve faisait l’objet d’un seul plan de reprise. L’offre de Cap Leucate et Coop VO s’élevait à 2,7 millions d’euros. Plusieurs raisons expliquent la chute de la cave coopérative rivesaltaise. D’après L’Indépendant, Arnaud de Villeneuve était plombé par la chute vertigineuse de la vendange en pays catalan, après trois ans de sécheresse et deux campagnes d’arrachage. En 2022, les apports des 130 coopérateurs se montaient à 42 000 hectolitres, ils n’étaient plus que de 18 000 en 2025. S’y ajoutent la crise du marché du vin, mais également, de lourds engagements financiers, notamment après le rachat de la cave Sopagly en 2020. Le plan de reprise, effectif dès le 1er juillet, prévoit le maintien de seulement 7 des 27 salariés. 4 seraient conservés sur la partie vinification et stockage par Coop VO. Et 3 autres pour la partie commercialisation, reprise par Cap Leucate.

Bien-être animal : Alain Boissy devient président de l’étiquette Bien-être animal

Dans un communiqué du 30 juin, l’association Etiquette Bien-être animal annonce qu’Alain Boissy, spécialiste des comportements et du bien-être des animaux d’élevage, prend sa présidence. Ancien directeur de recherche sur ces sujets à l’Inrae, où il a passé plus de quarante ans, Alain Boissy a aussi dirigé le Centre national de référence pour le bien-être animal (CNR BEA) dont l’expertise vise à diffuser les connaissances scientifiques et accompagner les pouvoirs publics. Ayant mis un terme à sa carrière professionnelle, il a rejoint en 2025 l’association de protection des animaux de ferme OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs) en tant qu’administrateur. « J’encouragerai le développement de critères d’évaluation centrés sur les animaux, en plus des indicateurs portant sur les conditions de vie de ces derniers », annonce-t-il dans le communiqué. Alain Boissy prend la succession de Louis Schweitzer, président fondateur de l’association, décédé en novembre 2025. L’étiquette indique un niveau de bien-être animal. Selon le communiqué, plus de 30 gammes de viandes de porc et de volaille sont ainsi étiquetées dans 70 % de la grande distribution.

Négoces : Paul et Simon Bidaut, officiellement à la tête du groupe Issipa

Une nouvelle étape vient d’être franchie par le groupe Issipa, détenu depuis 25 ans par la famille Bidaut : Olivier Bidaut a, officiellement fin juin, cédé ses parts à ses deux fils Paul et Simon. Paul Bidaut est nommé directeur général et Simon, directeur général adjoint. Leur père Olivier reste président d’honneur. Cette transmission, « fruit d'une préparation progressive et d'une implication de longue date de la deuxième génération » est « l’aboutissement naturel d’un parcours familial et entrepreneurial », précise Olivier Bidaut. Les deux frères comptent préserver l’exigence leur père, « sans compromis sur la qualité et la proximité avec les clients », le tout en « accompagnant les agriculteurs vers des pratiques qui régénèrent autant qu’elles produisent ».  Le groupe Issipa, qui emploie aujourd’hui 70 salariés, compte six filiales dans les secteurs agricole et viticole (Asel, Brie Alternative, Semences de l’Est, Nutaco, Traitaphyt et Truchon Diffusion), pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros et 120 000 tonnes de collecte. Son rayon d’action se situe en Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France et Île-de-France. (Anne Gilet)