Taxes américaines: Pékin porte ses surtaxes à 125% et appelle Bruxelles à résister
La Chine a annoncé le 11 avril porter ses surtaxes douanières sur les produits américains à 125%, une nouvelle escalade dans la guerre commerciale qui l'oppose aux Etats-Unis et qui continue de faire tanguer les marchés mondiaux. Les Etats-Unis avaient précisé la veille que les tarifs de 125% que Donald Trump avait annoncé imposer à Pékin le 9 avril s'ajouteraient aux 20% existants, pour atteindre 145%. Lors d'une rencontre avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à Pékin le 11 avril le dirigeant chinois Xi Jinping a appelé l’UE à assumer avec son pays «leurs responsabilités» en résistant « ensemble à toute coercition unilatérale ». Le prochain sommet entre l'UE et la Chine doit se tenir en juillet en Chine, a annoncé un porte-parole du Conseil européen, alors que Bruxelles cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement dans le contexte de guerre commerciale lancé par Washington. Au lendemain de la suspension par Donald Trump des droits de douane réciproques pour 90 jours sur 75 marchés dont l’UE, la Commission européenne a annoncé, le 10 avril, avoir mis en pause ses contremesures adoptées en réponse aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. Pourtant les Etats-Unis maintiennent depuis début avril des taux planchers de 10% et des surtaxes douanières de 25% sur l'acier, l'aluminium et l'automobile, notamment contre l'UE. Le commissaire européen en charge du commerce, Maros Sefcovic, doit se rendre le 14 avril à Washington pour échanger avec l'administration Trump sur les droits de douane.
Taxes américaines: Trump menace le Mexique sur fond de tensions sur l'eau
Donald Trump a agité la menace le 11 avril de nouveaux droits de douane et de sanctions contre le Mexique, sur fond de tensions sur le partage de l’eau entre les deux pays. Le président américain a accusé son voisin de violer un traité bilatéral signé en 1944 par les deux pays. Ce traité prévoit que les Etats-Unis partagent les eaux du fleuve Colorado avec le Mexique qui en échange, leur transfère l’eau du fleuve Rio Grande, deux cours d’eau qui longent en partie la frontière entre les deux pays. «Nous continuerons de renforcer les conséquences, y compris par les droits de douane, et peut-être même par des sanctions, jusqu’à ce que le Mexique honore le traité», a écrit Donald Trump. Le Mexique, qui souffre depuis 20 ans de sécheresse, a contracté une importante dette de livraisons d’eau envers son voisin américain. Donald Trump fustige ce manque d’eau destinée notamment aux agriculteurs du Texas, qui craignent pour l’avenir du coton, des agrumes et d’autres cultures. En 2020, cette guerre des eaux avait provoqué une violente opposition. Les agriculteurs de l’État de Chihuahua (nord) avaient pris d’assaut le barrage de La Boquilla pour empêcher le gouvernement de l’utiliser pour approvisionner les États-Unis. L’affrontement entre les manifestants et la Garde
Malnutrition: «cataclysme» dans les commandes d'aliment thérapeutique prêt à l'emploi
«Il y a une crise. Et cela va tuer des enfants». L'arrêt de l'aide américaine et les coupes dans les budgets alloués au développement dans de nombreux pays alarment les professionnels de la lutte contre la malnutrition, première cause de mortalité infantile. «Jamais il n'y a eu un cataclysme pareil, on a vu de nombreuses commandes s'annuler», déplore Adeline Lescanne, dirigeante de l'entreprise française Nutriset, qui produit le Plumpy'Nut, cet aliment thérapeutique prêt à l'emploi (ATPE) conçu pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère. Sur le marché depuis 1999, les Plumpy'Nut ont fait leur preuve, ayant permis de passer de 100.000 enfants pris en charge pour malnutrition sévère au début des années 2.000 à 9 millions aujourd'hui, selon Médecins sans Frontières. Le quasi-démantèlement par Donald Trump de l'Usaid met en péril ces avancées: Washington était le premier donateur du Programme alimentaire mondial (33% en 2023), de la FAO, 15%), et finançait à hauteur de 16% l'Unicef et 14% l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Certains clients «n'ont plus assez de fonds pour en acheter»., explique Adeline Lescanne, C'est le cas de l'Unicef qui, en l'absence de nouveaux financements, est sur le point d'être à court d'ATPE. Selon l'agence de l'ONU, plus de 2,4 millions d'enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère pourraient être privés de ces aliments d'ici la fin de l'année 2025.
Aide humanitaire: sans l'Usaid, la famine menace des millions d'Afghans, selon le Pam
Après avoir perdu l'aide des Etats-Unis, le Programme alimentaire mondial (PAM) ne pourra plus aider que la moitié des Afghans souffrant de la faim, auxquels il servait déjà depuis des mois des demi-rations faute de fonds, a annoncé à l'AFP sa représentante à Kaboul. Quand Washington avait annoncé en janvier un gel de ses aides à l'étranger et le démantèlement de l'agence qui les organise, USAID, accusée, sans preuves, par le président Donald Trump de malversations, l'aide alimentaire d'urgence devait être maintenue. Mais cette semaine, le PAM a rapporté que les Etats-Unis avaient décidé de réduire leur aide alimentaire d'urgence à 14 pays, dont l'Afghanistan -- pourtant officiellement selon l'ONU la deuxième plus grande crise humanitaire mondiale derrière le Soudan en guerre. Si cette mesure est mise en oeuvre, «c'est une condamnation à mort pour des millions de personnes», assure le PAM, qui avait prévu de soutenir près de deux millions d'Afghans dans les mois à venir, «un chiffre déjà énorme qui nous préoccupe vivement», dit Mme Chimuka. Washington est rapidement revenu sur les coupes budgétaires prévues pour six pays mais a maintenu celles visant l'Afghanistan, dirigé par les autorités talibanes depuis l'été 2021, après la déroute de la République islamique soutenue par les Etats-Unis.
Climat : Trump veut supprimer la recherche climatique menée par l'agence américaine de référence
Le gouvernement de Donald Trump, ouvertement climatosceptique, veut éliminer la branche de recherche de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, la NOAA, une entité jouant un rôle incontournable dans les sciences mondiales du climat, a dénoncé le 11 avril une élue démocrate. «Le plan budgétaire de Trump pour la NOAA est à la fois scandaleux et dangereux», a fustigé dans un communiqué Zoe Lofgren, principale responsable démocrate de la commission sur la science de la Chambre des représentants, alertant sur la volonté de l'exécutif de supprimer «entièrement des services essentiels». Ces coupes drastiques avaient été révélées plus tôt vendredi par CNN et la revue spécialisée Sciences qui ont eu accès à un document de la Maison Blanche adressé au Congrès, chargé d'approuver le budget alloué aux différentes agences fédérales. S'il était mis en oeuvre, ce plan pourrait avoir de vastes répercussions, la NOAA occupant une place prépondérante aux Etats-Unis mais aussi à l'échelle mondiale dans l'établissement de prévisions météorologiques, l'analyse du climat et la conservation des océans. Selon CNN, environ 75% des financements de la branche recherche pourraient être supprimés dans le budget de l'année 2026. Les programmes de recherche concernés servent notamment à la détection précoce d'évènements météorologiques majeurs ou encore à la surveillance des effets du changement climatique provoqué par les activités humaines.
Taxes Trump/huile de palme : les indonésiens en quête de nouveaux débouchés
Les entreprises indonésiennes d'huile de palme sont en quête de nouveaux marchés en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient afin d'amortir l'impact de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump, a indiqué à l'AFP un dirigeant de cette industrie cruciale pour l'économie de l'archipel. Les droits de douane de 32% qu'a imposés le président américain à l'Indonésie en font l'un des pays asiatiques les plus durement touchés, même si Donald Trump a fait marche arrière mercredi en gelant ces mesures pendant 90 jours. Malgré ce revirement, les producteurs affirment que l'incertitude les oblige à chercher d'autres débouchés. «Cela nous donne effectivement le temps de négocier... afin que les produits puissent encore y entrer (aux Etats-Unis, ndlr). Je pense que c'est une très bonne chose», a déclaré jeudi Eddy Martono, président de l'Association indonésienne de l'huile de palme (GAPKI). Mais il a averti que la diversification du marché "doit encore être faite» pour éviter l'impact des droits de douane s'ils entrent en vigueur ultérieurement, ajoutant que les entreprises se tourneraient vers l'Afrique, en particulier l'Egypte, premier importateur, le Moyen-Orient, l'Asie centrale et l'Europe de l'Est.
Outre-mer: réforme du fonds de garantie Fogap pour toucher davantage d'agriculteurs
Dans un communiqué diffusé le 11 avril, le ministère des Outre-mer indique qu'une révision du fonds de garantie en faveur de l’agriculture et de la pêche (Fogap) vient d'être validée par la Commission européenne, qui doit lui permettre d'accompagner davantage d'agriculture ultramarins dans leurs investissements ou préfinancement des subventions européennes. Plusieurs assouplissements sont prévus: la garantie passe de 9 à 15 ans, le plafond d'encours garanti de 300 000 à 600 000 euros (800 000 euros pour les jeunes agriculteurs et nouveaux installés), les investissements éligibles sont élargis (ex. aménagement en faveur de l'irrigation), le fonds s'ouvre aux entreprises de transformation, et progressivement aux secteurs de la banane et de la canne à sucre. Enfin le ministère prévoit une «plus forte délégation aux banques pour réduire les délais d’instruction». Depuis sa création en 2010, le dispositif a permis de soutenir «plus de 200 projets agricoles».
Contrôles: les 10 propositions de l’OFB pour sortir de la crise
Les 10 mesures de sortie de crise avec le monde agricole proposées par l’Office français de la biodiversité (OFB), validées par Matignon il y a plusieurs semaines, seront dévoilées par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture le 17 avril dans les Yvelines, apprend-on de sources concordantes le 11 avril. Cette liste, qu’Agra Presse a pu consulter, prévoit la mise en place d’un « guichet ou adresse mail » pour alerter sur les contrôles « qui se passent mal ». En corollaire, elle propose la création d’une « inspection générale des services au niveau national, au sein de l’OFB » pour « enquêter sur ces interventions problématiques », une idée qui figure également parmi les recommandations de la mission interministérielle flash publiées le 19 mars. L’OFB valide le « déploiement du port d’arme discret » pour les contrôles administratifs, sachant toutefois qu’un recours a été déposé au Conseil d’Etat. L'établissement public propose d’inscrire « dans la loi » l’habilitation pour ses agents de porter une caméra-piéton « dès avis de la commission nationale de l’informatique et des libertés ». L’OFB propose aussi d’organiser chaque année une journée de « contrôles à blanc » à « visée pédagogique » sur une thématique environnementale.
Contrôles : l’OFB propose une réflexion sur les sanctions, de la formation et un colloque
Parmi les 10 propositions de sortie de crise de l’Office français de la biodiversité (OFB) dont Agra Presse a pris connaissance (voir ci-dessus), l’OFB propose le « lancement d’une réflexion de revue des normes et échelles des peines » pour « adapter les réponses pénales aux enjeux » et améliorer la lisibilité des normes, « sous l’égide du Premier ministre ». Pour améliorer les relations avec le monde agricole, il propose la « formalisation des échanges réguliers » avec les chambres d’agriculture à échelon national, régional et départemental. Il souhaite la « généralisation des formations » des inspecteurs de l’environnement aux enjeux agricoles, et des agents de développement des chambres d’agriculture aux enjeux de biodiversité. « Tous les policiers de l’environnement seront formés d’ici cinq ans », précise le document qu’Agra Presse a pu consulter. L’établissement public propose d’organiser une « large campagne de communication » pour sensibiliser aux enjeux de la biodiversité et au travail de la police de l’environnement en lien avec l’agriculture « durable ». Il propose aussi d’organiser un « colloque national sur la police de l’eau et de la nature ». Enfin, l'OFB propose de publier des fiches pratiques sur les sujets les plus irritants, à visée pédagogique, comme détaillé dans nos colonnes le 26 mars.
PPL Entraves: le comité de déontologie de l'Anses inquiet du projet de comité d'orientation
Le comité de déontologie de l'Anses s'inquiète de la possible création d'un «comité d'orientation» visant à établir des priorités dans les travaux de l'agence sanitaire sur les autorisations de pesticides, perçu comme une potentielle «source d'influence» ou de «pression» sur une agence indépendante. Le comité de déontologie recommande que l'Anses ne participe qu'à plusieurs «conditions" à un tel "comité d'orientation" prévu par la proposition de loi Entraves des sénateurs DUplomb et Menonville - qui réunirait éventuellement des représentants des filières agricoles, des syndicats ou des industriels, aux côtés de scientifiques. Il recommande en particulier que soit affirmé le «caractère consultatif de ce comité» d'orientation, exige une «déclaration des liens d'intérêts» pour chaque participant, la «publication du verbatim complet des séances» et «l'absence d'influence ou de pression à l'égard de l'Anses», selon un avis rendu fin mars et publié jeudi sur le site de l'établissement public. L'Anses est mandatée, depuis 2015, non seulement pour évaluer la dangerosité des pesticides, mais aussi pour autoriser ou non leur mise sur le marché. Dans sa proposition de compromis esquissée à Agra cette semaine, le rapporteur du texte à l'Assemblée, Julien Dive, propose de remise ce projet, et d'«institutionnaliser» le Comité des solutions, créé par Agnès Pannier-Runacher.
PPL Entraves: craintes persistantes de manquer de temps pour l'examen
Interrogé par Agra presse le 10 avril, le rapporteur à l'Assemblée de la proposition de loi Entraves, Julien Dive (Les Républicains) continuait de s'inquiéter des conditions d'examen du texte, en particulier du risque de manquer de temps. Selon les derniers informations transmises par le gouvernement, le texte doit être examiné à partir du 12 mai en commission, puis les 26, 27 et 28 mai en séance publique. Lors de l'assemblée de Felcoop, le 9 avril, la ministre a promis «trois jours entiers». Le rapporteur espère effectivement qu'un autre texte ne sera pas examiné en parallèle. Julien Dive estime en tous les cas qu'il faut en retirer deux demi-journées, réservées à des travaux divers. Et pas de débordement possible, car la semaine suivante n'est pas réservée au gouvernement, mais à l'Assemblée. «Une obstruction est toujours possible», estime Julien Dive. Interrogé mi-mars, le président du groupe Modem, Marc Fesneau estimait que le texte nécessitait, en l'état, quatre jours de débat, et proposait d'en réduire le périmètre en commission afin de limiter le risque d'obstruction - c'est-à-dire que le texte ne puisse pas être examiné dans le temps imparti, et que le débat soit reporté à la semaine du gouvernement suivante, autrement dit mi-juin, soit le calendrier proposé avant le Salon de l'agriculture.
Biogaz: l'examen du PJL Simplification reprendra fin avril, dossier ZFE en suspens
Les députés ont interrompu le 11 avril au soir leurs travaux sur le projet de loi de «simplification», qui reprendront après deux semaines de suspension, avec de nombreux amendements et sujets de frictions au programme. Les quelques séances hachées de la semaine, souvent émaillées d'invectives et de rappels au règlement, laissent augurer une reprise difficile le 29 avril, avec un millier d'amendements encore au menu et des sujets abrasifs comme la suppression des "zones à faibles émissions" (ZFE) qui restent à étudier. Alors que la droite et le RN à l'Assemblée nationale comptent supprimer ces zones, le gouvernement a indiqué le 3 avril à l'AFP qu'il allait proposer de conserver une obligation a minima pour les agglomérations parisienne et lyonnaise. Selon le cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, le gouvernement va déposer un amendement pour rétablir dans le texte une version modifiée de ces fameuses ZFE, dont le développement a profité aux filières biogaz et biocarburant. Lors de l'examen dans l'hémicycle, qui doit démarrer la semaine prochaine, la ministre proposera de ne les rendre obligatoire que pour des agglomérations qui dépassent des seuils réglementaires de qualité de l'air pendant trois années sur les cinq dernières années, selon l'amendement consulté par l'AFP.
Pratiques commerciales : les coopératives veulent la fin de la publicité comparative en UE
Tout en se félicitant de l’adoption de la proposition de loi (PPL) sur le prolongement du SRP+10 (seuil de revente à perte majoré de 10 points) jusqu'en avril 2028, la Coopération agricole relance l’idée d’une interdiction de la publicité comparative, dans un communiqué diffusé le 11 avril. «La publicité comparative, surtout utilisée par les enseignes de la grande distribution qui se livrent à une guerre des prix, nuit à l’image des produits agricoles et agroalimentaires en les dévalorisant», souligne Thibault Bussonnière, directeur adjoint de la communication et des relations extérieures en charge des affaires publiques de la Coopération agricole. La publicité comparative est autorisée en France depuis 2008 suite à la transposition de la directive européenne sur les pratiques commerciales déloyales. «Ne pouvant pas interdire la publicité comparative à l’échelle nationale, nous voulons porter cette demande d’interdiction au niveau européen», poursuit-il. A noter que le Rapport Babault-Izard sur les négociations et relations commerciales remis à Annie Genevard en octobre 2024 proposait d’interdire la publicité comparative sur le prix des denrées alimentaires au motif d’un impact négatif sur la valorisation de ces denrées.
OCM fruits et légumes : les attentes de trois associations de coopératives européennes
A l’occasion de leur assemblée générale le 9 avril, les coopératives fruits et légumes françaises de Felcoop ont posé, avec leurs homologues espagnols (Cooperativas Agro-alimentaria de Espanã) et italiens (Confcooperative FedAgriPesca), leurs revendications concernant l’évolution attendue de l’OCM fruits et légumes et la Pac. En préambule, Juan Antonio Gonzales, président du conseil FL des coops espagnoles s’est félicité des dernières propositions de la Commission « qui paraissent bonnes en attendant leur retranscription dans la réglementation ». La déclaration reprend les grands messages de la filière : pas d’extension du dispositif aux OP non reconnues, pas de limite de 33 % de la production nationale pour les AOP (avec une préférence pour un taux de 5% au niveau européen), pas de double adhésion à une OP pour un même produit. Les trois associations ont aussi avancé certaines propositions. Ainsi, Vicente Patruno, vice-président de Confcooperative FedAgriPesca a plaidé pour la création « d’un fond spécifique séparé et sans plafonnement pour les fruits et légumes » et «une nouvelle approche sur la gestion de crise prenant en compte tous les problèmes», en l’occurrence des fonds mutualisés pour pallier les assurances. De son côté, Christophe Rousse, président de Felcoop, a appelé à une harmonisation aussi bien au niveau phytosanitaire et irrigation.
Liban: le conflit Israël/Hezbollah a coûté plus de 700 M$ au secteur agricole (ONU)
L'ONU et les autorités libanaises ont évalué à plus de 700 millions de dollars (plus de 600 millions d'euros) les dommages et pertes occasionnées au secteur agricole libanais par la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, dans un rapport publié le 11 avril. Le sud du Liban et la Békaa, deux bastions du Hezbollah également réputés pour leur activité agricole, ont été particulièrement touchés par les bombardements israéliens, qui ont endommagé les récoltes et poussé de nombreux agriculteurs à quitter leurs terres. Dans son évaluation des «répercussions du conflit ayant touché le Liban entre octobre 2023 et novembre 2024», l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dit avoir «mis en lumière l'ampleur des dommages subis par le secteur agricole libanais, estimés à environ 118 millions de dollars, auxquels s'ajoutent des pertes évaluées à 586 millions de dollars». L'ensemble des filières agricoles est concerné : grandes cultures, élevage, forêts, pêche et aquaculture», relève la FAO. Selon le rapport, les oliviers sont les cultures les plus touchées, avec 814 hectares de vergers brûlés, entraînant 237 millions de dollars de pertes. Près de 5.000 hectares de forêts de pins ont également été endommagés.