Fromages: premiers dossiers de modifications d'AOP pour s'adapter au changement climatique
Ces derniers mois, plusieurs organismes de défense et de gestion (ODG) ont déposé des demandes de modification du cahier des charges de leurs appellations d'origine protégée (AOP) fromagères, en vue de s'adapter au changement climatique, une première pour ces produits. Le cas le plus emblématique est celui du Salers, dont la filière propose à l'Inao, dans le cadre d'une révision plus large, d'autoriser le recours aux foins, alors que cette appellation, exclusivement estivale, impose une ration de base à l'herbe pâturée uniquement. Également en Auvergne, les filières fourme d'Ambert et bleu d'Auvergne souhaiteraient renforcer la place de l'herbe, mais en assouplissant la notion d'autonomie fourragère pour s'adapter au climat; une commission d'enquête a été saisie à l'Inao, qui pourrait conduire les ODG à modifier leur proposition finale. Toujours en Auvergne, le cantal serait notamment en réflexion autour de son alimentation. Ces réflexions et ces demandes font écho à l'année 2022, qui avait vu un nombre record d'appellations fromagères demander des dérogations temporaires à leur cahier des charges face aux incidences de la sécheresse sur l'alimentation des troupeaux. Des réflexions similaires sont en cours partout en France, indique-t-on à l'Inao, comme en Normandie autour du neufchâtel, ou en Occitanie pour le pélardon. Les réflexions peuvent aller des espèces fourragères aux périodes de pâturage autorisées.
Lactalis: Biolait conditionne l'intégration d'éleveurs sans contrat à un soutien de l'Etat
Une semaine après que le groupe Lactalis a annoncé son intention de réduire ses volumes de 450 millions de litres (Ml) de lait d’ici 2030, l'organisation de producteurs de lait bio, Biolait, indique qu'elle «s'engage à étudier toute demande de nouvelle adhésion» de la part de producteurs laitiers laissés sans contrat. Toutefois elle conditionne l'intégration de nouveau adhérents à «de nouvelles dispositions» qui seraient prises par l'Etat. L'OP demande la mise en place de programmes opérationnels (PO) dont bénéficient d'autres filières au titre de la politique agricole commune (Pac), ainsi que «le financement direct de la logistique sur les zones peu denses». A cette fin, Biolait a «sollicité une rencontre urgente» avec la nouvelle ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, indique-t-elle dans le communiqué. Plus tôt dans la semaine, l'association d'organisations de producteurs livrant à Lactalis, l'Unell avait annoncé, par communiqué, le lancement d'une réflexion, «accompagnée d'un cabinet d'expertise externe», qui devrait aboutir sur un «plan d'action» présenté d'ici fin octobre.
Maladies animales: Annie Genevard veut pousser le sujet au niveau européen
Lors du prochain Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE le 21 octobre, Paris et Madrid vont «faire une proposition» pour que la question des maladies animales «soit véritablement traitée au niveau européen pour une meilleure anticipation», a indiqué Annie Genevard devant les députés le 9 octobre. «Il nous faut une stratégie européenne pour mieux anticiper, en matière de recherche, en matière de prévention, en matière de stockage des vaccins», a précisé la ministre de l’Agriculture lors des questions au gouvernement. «Les maladies vectorielles se jouent des frontières», a-t-elle rappelé, alors que 14 pays européens sont touchés par le sérotype 3 de la FCO (fièvre catarrhale ovine) et quatre par la MHE (maladie hémorragique épizootique). Sans oublier les autres maladies qui frappent actuellement le Vieux continent: influenza aviaire, peste porcine africaine, peste des petits ruminants, etc. «On sera condamnés à courir après une nouvelle maladie vectorielle si on n’a pas de meilleure stratégie d’anticipation et de prévention, et ça ne peut se faire qu’au niveau européen», a estimé Mme Genevard lors d’un débat au Sénat le 8 octobre. À cette occasion, elle s’est aussi dite favorable à «reprendre l’idée» de son prédécesseur Marc Fesneau de mettre en place une «banque d’antigènes pour travailler des vaccins qui soient multi-cibles».
Charcuterie: le groupe Loste sanctionné par l’Autorité de la concurrence pour obstruction
L’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 900 000 € au groupe de charcuterie Loste (sociétés Loste et CA Conseils et services) pour «avoir fait obstacle au déroulement d’opérations de visite et saisie» (OVS) menée dans le cadre d’une de ses enquêtes, a-t-elle annoncé le 9 octobre dans un communiqué. Les OVS en question se sont déroulées le 16 novembre 2023 «dans les locaux parisiens du groupe Loste» et dans ceux de la Fict (fédération des charcutiers industriels), dans le cadre d’une enquête «ouverte en 2021». Selon l’Autorité, le dirigeant du groupe Loste et vice-président de la Fict a indiqué aux enquêteurs «se trouver en déplacement au Royaume-Uni, alors qu’il était, à ce moment-là, présent dans les locaux du groupe Loste, à Paris». Le profil cité semble correspondre à celui d’Antoine d’Espous, propriétaire de la holding du groupe Loste (CA Holding), selon sa page LinkedIn. De même, il est reproché à sa directrice juridique (chez CA Conseils et services) d’avoir corroboré sa version des faits et donc d’avoir «donné des informations qu’elle savait inexactes». Cette amende est la plus lourde infligée pour ce type de faits depuis 2017 (à égalité avec le groupe de services informatiques Akka). Selon le Canard enchaîné, l’Autorité de la concurrence soupçonnerait une entente sur les prix des charcuteries sans nitrites.
Semences/grandes cultures : la campagne passée affecte déjà celle à venir
Alors que les surfaces de blé tendre ont, en 2023-24, reculé de 7,5 % du fait de conditions climatiques compliquées à l’automne, difficile d’estimer les hectares qui seront ensemencés cet automne. «Une chose est sûre, les ventes de semences ont démarré plus tardivement, avec près de deux semences de retard. Avec des moissons à rallonge, les agriculteurs n’étaient pas aux achats, confirme Félicien Bullot directeur marketing céréales et oléo-protéagineux chez Florimond Desprez. Pourtant, les premiers semis ont été relativement précoces, dès fin septembre. Les agriculteurs ont souhaité démarrer tôt pour éviter de revivre la situation de l’automne 2023. Mais semer n’est pas encore possible partout : maïs et tournesols sont encore parfois sur pied et bon nombre de parcelles restent gorgées d’eau.» La campagne passée a également affecté le choix variétal pour la prochaine récolte. «Les variétés tardives, au cycle long, sont très demandées cette année, précise-t-il. Car ce sont elles qui, l’an dernier, ont produit les meilleurs résultats, notamment vis-à-vis de la septoriose.» Autre disparité liée au contexte atypique de la dernière campagne: le stock de semences en ferme. «Dans le Centre et l’Ouest par exemple, ces volumes sont très importants, faute d’avoir été utilisés. Ils peuvent parfois atteindre 20% des commandes initiales, à l’inverse du Nord et de l’Est où ils sont quasi nuls. (Anne Gilet)
Zéro artificialisation : des sénateurs veulent maintenir l'exclusion des bâtiments agricoles
«Sans toucher à l’objectif final» d’atteindre le «zéro artificialisation nette des sols» (Zan) en 2050, le groupe de suivi au Sénat «des dispositions législatives et réglementaires relatives à la stratégie de réduction de l’artificialisation des sols» a réclamé le 9 octobre des «évolutions nécessaires». Une proposition consiste à maintenir la règle actuelle permettant de «ne pas inclure l’artificialisation des bâtiments agricoles», a indiqué le rapporteur Jean-Baptiste Blanc (Les Républicains, Vaucluse) en conférence de presse. Concrètement, le groupe de suivi vise le mode de comptabilisation de l’artificialisation des sols ; il s’oppose au changement d’indicateur après 2031, la consommation d’Enaf (espaces naturels, agricoles et forestiers) devant être remplacée par l’artificialisation au sens de la loi Climat et Résilience de 2021. «La comptabilisation en Enaf aurait l’avantage – comme c’est le cas actuellement – de ne pas comptabiliser l’artificialisation des bâtiments agricoles, levant ainsi le risque de leur voir préférer l’utilisation du foncier pour la construction de logements ou d’autres activités économiques, fiscalement plus rémunératrices ou mieux acceptées par les riverains», souligne le rapport publié le 9 octobre. À l'occasion de son discours de politique générale, le 1er octobre, le nouveau Premier ministre Michel Barnier a émis le souhaite de «faire évoluer (le Zan) de manière pragmatique», afin de «répondre aux besoins de l'industrie et du logement».
Foncier : cible d’une manifestation, la Safer Pays de la Loire appelle à «l’apaisement»
Après une manifestation le 3 octobre devant ses locaux, la Safer Pays de Loire lance «un appel à l’apaisement», selon un communiqué le 8 octobre. Et d’assumer son choix d’attribution de 170 ha de terres agricoles à Denée (Maine-et-Loire), une décision contestée notamment par la Confédération paysanne. «Trois jeunes agricultrices vont s’installer, six exploitations seront confortées en vue de préparer de futures installations», justifie la Safer. Les candidats écartés, quatre jeunes ayant un projet d’installation, «seront accompagnés par la Safer pour trouver des terres», poursuit le communiqué. Vent debout contre cet arbitrage, la Confédération paysanne du Maine-et-Loire oppose: «Le projet retenu ne permettra l’installation que de deux jeunes sur une surface ridicule au regard des 170 hectares qui auraient permis l’installation de quatre agriculteurs supplémentaires», d’après un communiqué. La Safer invoque une «restructuration foncière nécessaire»: «Dans ce secteur où le foncier est morcelé, il est crucial de consolider durablement les exploitations familiales, notamment dans le cadre d'activités d'élevage.» Elle réaffirme sa «position de neutralité et son engagement en faveur d’un développement agricole pérenne et équilibré et sa mobilisation pour relever le défi démographique».
Pluies/inondations : la dépression Kirk s'intensifie, des départements en vigilance orange et rouge
La dépression Kirk s’est intensifiée en France le 9 octobre, entraînant des « pluies intenses » de la Vendée aux Ardennes et de forts coups de vent dans le sud-ouest du pays. 34 départements étaient toujours placés en vigilance orange à la mi-journée, dont 24 pour « pluie inondation », dix pour « vent » et deux pour crues, selon Météo France. Plus tard dans l’après-midi, la Seine-et-Marne a été placée en vigilance rouge pour les crues. Un mois de pluie devrait tomber en une journée sur un axe allant de la Vendée à la Champagne-Ardenne, au sud de la Picardie en passant par la région parisienne. Météo-France alerte sur des risques d’inondation, en raison de «sols déjà très humides» après un mois de septembre particulièrement pluvieux. En revanche, il n’estime plus qu’à 19 le nombre de départements qui seront en vigilance orange le 10 octobre, uniquement pour «pluie-inondation», principalement en Île-de-France et en Lorraine. La tempête Kirk poursuit la tendance très humide de l’année dans la majeure partie de la France métropolitaine. Au terme du mois de septembre le plus pluvieux depuis 25 ans, les cumuls moyens annuels de précipitations ont déjà été dépassés un peu partout dans le pays. À l’échelle mondiale, septembre a été marqué par des «précipitations extrêmes», exacerbées par les températures anormalement chaudes de la planète depuis plus d'un an, selon l'observatoire européen Copernicus.
Inondations italiennes en 2023 : Bruxelles valide un régime italien d’aides d’Etat de 1Md€
La Commission européenne a validé, le 9 octobre en vertu des règles de l’UE en la matière, un régime italien d'aides d’Etat d'un milliard d'euros destiné à soutenir les agriculteurs touchés par les inondations et glissements de terrain de mai 2023 dans les régions d'Émilie-Romagne, de Toscane et des Marches. Dans le détail, ce régime, en vigueur jusqu’au 1er mai 2027, prendra la forme de subventions directes accordées aux entreprises de toutes tailles. Il doit permettre de soutenir jusqu'à concurrence de 100% l’investissement visant à reconstituer le potentiel de production agricole mais également d’indemniser jusqu'à concurrence de 100% les entreprises agricoles pour les dommages subis. «Les agriculteurs seront indemnisés pour les dommages subis, y compris les pertes de revenus, sans fausser la concurrence», a réagi la vice-présidente exécutive de la Commission européenne en charge de la Concurrence, Margrethe Vestager.
Pesticides/horticulture: une fleuriste demande la reconnaissance du préjudice de sa fille, morte à 11 ans
Une ancienne fleuriste a demandé, le 9 octobre devant la cour d'appel de Rennes, la reconnaissance du préjudice subi par sa fille, morte à l'âge de onze ans d'un cancer lié à son exposition aux pesticides durant la grossesse. Emmy Marivain, 11 ans, est morte d'une leucémie le 12 mars 2022. Le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reconnu «le lien de causalité entre la pathologie" d'Emmy et "l'exposition au pesticides durant la période prénatale», a-t-il indiqué à l'AFP. Mais, en indemnisant ses parents, le FIVP n'a tenu compte «à aucun moment du préjudice subi par Emmy», a dénoncé l'avocat des parents Me François Lafforgue. Le FIVP a proposé 25.000 euros d'indemnité à chacun des parents, qui réclament aussi une indemnité pour les souffrances subies par Emmy durant sa maladie, pour sa soeur, son frère et sa grand-mère, tous affectés par ses multiples séjours à l'hôpital et par son décès. L'avocate du FIVP, Me Sandra Grosset-Grange, a souligné que le fonds était «lié par les textes» qui empêchaient l'indemnisation demandée, face à une salle remplie de sympathisants de la famille. La décision a été mise en délibéré au 4 décembre.
Pesticides/Espagne: 59 perturbateurs endocriniens retrouvés dans l’alimentation
En Espagne, des résidus de «106 pesticides» ont été retrouvés dans les 1743 échantillons d’aliments, produits et importés, analysés en 2022 par l’Agence espagnole pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Aesan), indique PanEurope dans un article sur son blog le 8 octobre. Cela signifie que «36 % des échantillons contenaient des résidus d'un ou de plusieurs pesticides», un pourcentage qui «passe à 43% pour les légumes et les fruits». Ces chiffres émanent du rapport "Directement dans tes hormones" de la confédération de groupes écologistes Ecologistas en acción, membre de PanEurope. Parmi les 106 phytosanitaires identifiés figurent «59 pesticides perturbateurs endocriniens dont le DDT». Figurent également «32 pesticides non-autorisés dans l’Union européenne» ainsi que «17 pesticides candidats à la substitution» dû à leurs risques pour la santé. Si la confédération écologiste reconnaît que les quantités de résidus ne dépassent pas les limites légales dans «99% des cas», elle demande une révision des seuils qui «ne tiennent pas compte du fait que les pesticides perturbateurs d'hormones agissent à de très faibles doses», ni de «l'effet combiné d'une multitude de substances». L’étude a en effet identifié un effet cocktail «dans 22% des cas» avec, comme exemple «extrême» un échantillon de poire contenant les résidus de «9 pesticides différents».
Installation/maraîchage : Gennevilliers cherche des exploitants pour sa ferme de 36 hectares
La ville de Gennevilliers vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour le développement d’une ferme clé en main de 36 hectares à Argentières en Seine-et-Marne. La Ville est ainsi en cours d’acquisition de l’exploitation, le Gaec Jardin Brosses Blondelot frères, qui fait l’objet d’une transmission en vue du départ à la retraite des actuels exploitants. L’intégration d’une activité de maraîchage est une condition de mise en œuvre de la reprise dans sa globalité mais les candidatures peuvent porter sur tout ou partie du site, incluant ou non le maraîchage. «Les candidatures mixtes sont ainsi encouragées à l’image d’une ferme de maraîchage diversifiée ou de polycultures-élevage», est-il détaillé. Une partie de la production approvisionnera l’outil public de préparation des repas pour la restauration collective partagé par Gennevilliers avec trois autres communes (le Syndicat intercommunal de restauration collective - SYREC). Le besoin optimal à terme est d’environ 60 tonnes de légumes et 20 tonnes de fruits. Les exploitants repreneurs bénéficieront par ailleurs de circuits de vente existant (magasin et casiers automatiques sur la ferme, point de vente à la gare de Cesson, place de marché à Saint-Maur des Fossés). La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 15 novembre 2024
Pommes/poires : l’ANPP en soutien aux propositions du sénateur Duplomb
Dans une lettre adressée au Premier ministre Michel Barnier le 9 octobre, l'Association nationale pomme poires (ANPP) estime qu’il est «urgent d’agir» afin de «rassurer» la filière, et affirme, pour ce faire son soutien aux propositions du sénateur Duplomb. Elle appelle notamment à la sanctuarisation du dispositif Travailleur occasionnel demandeur d'emploi (TODE), qui permet une exonération de cotisations des employeurs du secteur agricole. «Nous employons très majoritairement des salariés peu qualifiés, rémunérés au SMIC et pour autant, notre coût salarial est entre 1,5 et 4 fois supérieur à nos concurrents européens directs», rappelle l’ANPP dans sa lettre. Parallèlement, l’association souhaite que M. Barnier donne «au politique et non à l’Anses» le pouvoir de revenir sur l’interdiction des néonicotinoïdes (NNI). Estimant que la situation réglementaire est «un facteur concurrentiel majeur à l’échelle de l’Union européenne», l’ANPP souligne néanmoins ne «rien voir venir» pour «donner réalité au "pas d’interdiction sans solution"». Enfin, l’ANPP demande que les engagements budgétaires de l’État prévus au Plan Souveraineté Fruits et Légumes soient honorés. «Aujourd’hui, les enveloppes, gelées de 30%, ne suffisent ni à accompagner les projets de plantation avec des variétés naturellement résistantes aux maladies et ravageurs, ni les équipements de protection contre les aléas gel et grêle en particulier», s’alarme l’association.
Tomate : le Maroc s’attend à une très bonne campagne d’exportation 2024
Le Maroc aurait déjà exporté 424 000 tonnes de tomates sur le marché international entre janvier et juillet 2024, rapporte l’agence Ecofin, à partir de données compilées par le site spécialisé East fruit. Cela reflète une hausse de 6% par rapport à la même période en 2023 et même, de 16% sur la moyenne des cinq dernières années. Selon Ecofin, cela laisserait envisager une bonne fin de campagne pour la tomate marocaine malgré l’impact du virus tuta absoluta sur les cultures et en attendant l’impact éventuel des récentes décisions de la CJUE sur le dossier du Sahara occidental. En 2023, le Maroc avait expédié 660 000 tonnes de produits après un pic à 716 000 tonnes l’année précédente. Sur le premier semestre 2024, la France demeure le premier client du Maroc, absorbant à peu près la moitié des exportations. Elle est suivie par le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Il est à noter que si l’Espagne se détourne peu a peu de l’origine Maroc, ce n’est pas le cas de l’Allemagne dont les importations de tomate en provenance du royaume chérifien sont passé de 21 000 t à 25 000 t en un an. Le Maroc est le troisième exportateurs mondial de tomate, derrière le Mexique et les Pays.
Numérique: l'implication du ministère dans Agdatahub traine, grogne le syndicalisme majoritaire
Trois mois après qu'un conseil d'administration a acté le principe d'une nouvelle prise de participation de l'Etat dans la société Agdatahub (infrastructure de partage de données agricoles), le syndicalisme majoritaire (FNSEA, JA, Chambres d'agriculture) demande au gouvernement, dans un communiqué du 9 octobre, d'accélérer l'engagement de l'administration pour mettre en oeuvre cette décision. Concrètement, la société attend par exemple l'embauche d'un «directeur de programme» au ministère de l'Agriculture, «l'utilisation de l'infrastructure», le «paiement de l'abonnement», la «mobilisation des directions DGER, DGAL, DGPE sur des cas d'usage», liste son directeur général Sébastien Picardat. Une situation qui «tend la trésorerie» d'Agdatahub et «met en péril le déploiement des projets et la coordination du déploiement du dataspace européen agricole», rapporte-t-il. Agdatahub a répondu, avec 25 partenaires européens, à un appel à projets de la Commission européenne, pour l’extension de ses outils à l’échelle européenne. Son projet était le seul candidat présenté, rapporte Sébastien Picardat. Agdatahub a été créé en 2016 par l’Acta (instituts techniques) et l’APCA (chambres d’agriculture) sous le nom d’ApiAgro.
Cabinet d'Annie Gevenard: Marion Zalay à la «simplification», Anne Sander n'en sera pas
Après la nomination de ses directeur et directeur adjoint, la nouvelle ministre de l'Agriculture Annie Genevard a fait paraître, le 9 octobre au Journal officiel, une liste de ses premiers conseillers. Marion Zalay est nommée conseillère «spéciale chargée plus particulièrement de la simplification, des filières végétales et de la viticulture». Marion Zalay a une longue carrière dans les affaires agricoles. Ancienne conseillère technique d'Hervé Gaymard lorsqu'il était ministre de l'Agriculture, de Thierry Breton, à l'Économie, directrice de l'Inao, puis de la DGER (enseignement et recherche) au ministère de l'Agriculture, elle occupait dernièrement le poste de directrice adjointe du cabinet de Valérie Pécresse au conseil régional d'Île-de-France. Jeune énarque, Aurélien De la Noue est nommé conseiller «économie, industries agroalimentaires, Egalim, foncier et outre-mer»; il était jusqu'ici adjoint au délégué ministériel aux entreprises agroalimentaires. L'actuelle sous-directrice adjointe des filières agroalimentaires du ministère, Anne Girel-Zajdenweber est nommé en charge de la biodiversité, de l'eau, de la planification écologique et de la stratégie Ecophyto. Enfin, une ex-fonctionnaire de la DGER, Laurie Albien, suivra «l'enseignement, la formation, l'installation et la transmission». Manquent encore à l'appel les périmètres de la forêt, où Louis De Redon est pressenti pour rester en place. Et enfin la Pac et les affaires européennes où était attendue Anne Sander, avant la récente nomination de son frère au Copa (agriculteurs européens). L'ex-eurodéputée a indiqué à Agra Presse qu'elle n'intégrera pas l'équipe de la ministre.
Pesticides : Syngenta crée un poste unique pour la communication et les relations agriculteurs
Sébastien Evain vient d’être nommé «chef de groupe communication crop protection et seeds» de Syngenta France. Une création de poste qui rassemble désormais au sein d’une même équipe, toutes les expertises communication, interne et externe, des produits de protection des plantes, de semences et des relations agriculteurs. L’objectif: «créer plus de transversalité et de cohérence dans nos messages auprès de l’ensemble de nos parties-prenantes», explique Sébastien Evain qui occupait, depuis 2021, le poste de responsable de la communication externe et interne du groupe. (Anne Gilet)
Erratum de FranceAgriMer sur le métier de Christel Teyssedre
Contrairement à ce que nous avons indiqué dans l'Agrafil daté du 9 octobre, sur foi des informations de FranceAgriMer, Christel Teyssedre n'est pas productrice de fruits dans le Lot, mais primeur en magasin et sur les marchés de plein vent dans le Lot, rectifie l'établissement public.