Budget de la Pac : Bruxelles soumet des ajustements pour essayer de sauver sa proposition
Sous pression, la Commission européenne a adressé aux colégislateurs, le 10 novembre, un certain nombre d'ajustements à son projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034 – très décrié –, dont plusieurs concernent la Pac. Bruxelles propose notamment d'ajouter au montant minimal pour la Pac (300 Md€) un « objectif rural » transversal d’au moins 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux (NRP). Autre suggestion : transférer vers le règlement Pac certains articles ou paragraphes d’articles actuellement inclus dans le règlement budgétaire (définitions ou paiements de crise par exemple). Mais ces ajustement maintiennent la Pac dans un fonds unique et ne rehausse pas réellement son budget. Par ailleurs, pour répondre à une autre critique du Parlement européen et du Comité des régions, la Commission européenne propose aux autorités de gestion régionales « d'interagir directement avec elle (…) lorsque le plan comporte des chapitres régionaux et territoriaux ». Les régions pourront aussi participer avec les États membres aux réunions annuelles d'examen de la performance des plans. Le Copa-Cogeca, comme d’autres organisations agricoles, ont réagi en dénonçant « des changements purement cosmétiques qui ignorent les besoins de l'agriculture de l'UE ». Le Parlement européen décidera12 novembre si ces dispositions sont suffisantes pour répondre à ses inquiétudes, et donc si le rejet pur et simple des plans de partenariats nationaux et régionaux reste à l'ordre du jour.
Simplification de la Pac : les colégislateurs trouvent un accord
Malgré quelques frictions, les négociateurs du Parlement et du Conseil de l’UE ont trouvé le 10 novembre un accord sur le paquet de simplification de la Pac, qui concerne notamment les règles de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) pour les prairies permanentes. Par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne, les colégislateurs ont convenu de relever le plafond d’aide en faveur des petits agriculteurs (paiement annuel allant jusqu’à 3 000 €, au lieu de 2 500 €), ainsi que celui de la nouvelle aide ponctuelle à l’investissement (à 75 000 €, au lieu des 50 000 € proposés). Autre compromis : les États membres pourront déterminer dans quelle mesure les exploitations partiellement biologiques peuvent être considérées comme respectant automatiquement certaines BCAE. Par contre, les demandes du Parlement européen concernant la suppression des obligations des BCAE 5 (protection des sols contre l’érosion) et 9 (protection des prairies permanentes des zones Natura 2000) ont été écartées. Une fois cet accord politique confirmé par le Parlement européen et les Vingt-sept, il devrait rapidement entrer en vigueur et s’appliquer pour les agriculteurs dès début 2026.
Crise viticole : appel à la « mobilisation inter-régionale » le 15 novembre à Béziers
Une manifestation « inter-régionale » pour dénoncer l'impact de la crise du secteur viticole est prévue le 15 novembre à Béziers, selon un communiqué de la FDSEA de l’Hérault, des JA, du Syndicat des vignerons de l’Aude, des Vignerons coopérateurs d’Occitanie et des Vignerons indépendants. « Cette mobilisation vise à interpeler les pouvoirs publics sur la gravité de la situation que traversent nos territoires : effondrement des prix, explosion des charges, contraintes réglementaires intenables et désespoir grandissant dans les exploitations », indiquent-ils. Leurs revendications portent sur le prix du vin, un soutien à l’arrachage et la distillation, des aides d’« urgence », des mesures de simplification concernant les moyens de production, la commercialisation. À l’issue d’une réunion le 6 novembre avec la filière vitivinicole, Annie Genevard s’est dit « pleinement mobilisée à Bruxelles et à Paris (…) pour sortir notre production viticole de cette crise ». Et de s’engager « à revenir vers [les viticulteurs] avec des propositions concrètes d’ici la fin du mois » sur un plan d’arrachage. À cette occasion, la ministre a également annoncé le déblocage de 5 M€ pour la prise en charge des cotisations sociales des viticulteurs en 2025 et la prorogation du guichet des aides sécheresse jusqu’à fin 2026, avec une enveloppe de 10 M€.
Bovins/DNC : dans les PO, une nouvelle journée d’action contre l’abattage total (presse)
Plusieurs dizaines de personnes (400 selon L’Indépendant, 200 selon Ici) ont manifesté devant la préfecture de Perpignan (Pyrénées-Orientales), dans l’après-midi du 10 novembre, pour réclamer la fin de l’abattage total des lots de bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Une action à l’appel du collectif citoyen « Stop au massacre », également à l’initiative d’un barrage filtrant sur la RD66 dans la matinée, selon L'Indépendant. Quelques jours plus tôt, ce collectif avait tenté, sans succès, de bloquer un abattage sanitaire. L’Indépendant précise que la Confédération paysanne et la Coordination rurale ont répondu à l’appel du collectif à Perpignan le 10 novembre, ainsi que « plusieurs syndicats de salariés (CGT, Solidaires, CNT…) ». D’après le journal local, la FDSEA ne s’est pas jointe à la manifestation, bien qu'elle demande aussi la fin de l’abattage total, au rebours de la ligne syndicale nationale. Seule une autre FDSEA, celle du Lot-et-Garonne, a exprimé une telle position. Au 5 novembre, les Pyrénées-Orientales comptaient 11 foyers de DNC, selon le bilan du ministère. Dans le cadre de la lutte contre la maladie, plus de 330 bovins ont été abattus et l’intégralité du cheptel devait être vacciné en fin de semaine dernière.
Bovins/DNC : dans le Jura, le conseil départemental et le GDS débloquent des aides
Réunis en séance publique le 7 novembre, les élus du Conseil départemental du Jura, où sévit la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ont adopté deux aides pour les éleveurs bovins, apprend-on sur le site internet de l’institution. La première consiste en « la prise en charge partielle des frais vétérinaires pour les visites préalables aux mouvements d’animaux », pour une enveloppe de 152 000 €. Les déplacements d’animaux sont interdits dans la quasi-totalité du département, devenu zone réglementée depuis le premier cas jurassien confirmé le 11 octobre. Des dérogations sont possibles dans certains cas précis après une visite vétérinaire. Comme le précise le quotidien Le Progrès, le groupement de défense sanitaire du Jura « a décidé de prendre une partie du coût [des visites] à sa charge et le Département y contribuera à hauteur de 50 % ». L’autre aide adoptée le 7 novembre est « une réduction des cotisations des éleveurs » au GDS pour 2025-2026 ; « une subvention plafonnée à 175 000 € est attribuée au GDS du Jura » dans ce sens. Au 5 novembre, le dernier bilan du ministère de l’Agriculture faisait état de six foyers de DNC. L’Hexagone en compte 97 en tout.
Influenza aviaire : cinq nouveaux foyers en Vendée dans des élevages de canards
Cinq nouveaux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés entre le 7 et le 9 novembre dans des élevages de canards en Vendée, a annoncé la préfecture dans un communiqué le 10 novembre. Deux de ces foyers ont été détectés dans la commune des Achards, un autre à Coëx, un à Saint-Julien-des-Landes et le dernier dans une autre zone du département, à Boissière-de-Montaigu, « dans des élevages de canards de Barbarie et mulards (filière gras) », précise la préfecture de Vendée. Ces nouveaux cas surviennent quelques jours seulement après la détection de deux autres foyers dans le département, annoncée le 6 novembre. « En moins d'un mois, neuf foyers (...) ont été confirmés en Vendée », avec un risque d'introduction du virus dans les élevages de volaille « très élevé », insiste la préfecture. Évoquant une situation épidémiologique « préoccupante », les autorités recommandent une troisième injection de vaccin pour les canards présents plus de 12 semaines sur parcours. Depuis le 22 octobre, la France est placée en risque élevé d'influenza aviaire, le plus haut échelon qui entraîne notamment le confinement de volailles.
Influenza : les aviculteurs des Pays de la Loire demandent le maintien des indemnisations
Dans un communiqué du 7 novembre, la FDSEA et les JA de Vendée informent avoir demandé à Annie Genevard « la reconduite du dispositif d’indemnisation économique à l’identique pour les élevages situés dans les zones réglementées et dans l’obligation d’arrêter la production ». Cette demande a été formulée au cours de la semaine dans un courrier adressé à la ministre avec les chambres d’agriculture de Vendée, de Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et des Pays de la Loire, ainsi que le Cravi (comité régional avicole). « Au cours des trois dernières épizooties, l’État a pris en charge les pertes dites de « vide sanitaire » dans la zone de protection autour d’un foyer pendant 21 jours au moins », rappelle Sylvain Boisseau, des JA de Vendée. « Mais le ministère a fait savoir avant l’été aux syndicats qu’il ne pourrait pas la reconduire ». La CFA (aviculteurs, FNSEA) avait obtenu la reconduction du dispositif pour la saison 2024-2025, et rapportait dans un communiqué le 10 septembre que « la réflexion était en cours avec la DGPE (ministère, NDLR) pour un dispositif plus pérenne et simple à mettre en œuvre que les précédents », compte-tenu « du nombre de cas plus faible ».
Lait/Cniel : Marc Delage toujours président, selon l’interprofession
Marc Delage, actuel président par intérim du Cniel, n’a pas démissionné, indique l’interprofession laitière. Contacté par Agra Presse, le service de presse du Cniel précise : « À ce jour, Marc Delage est toujours président du Cniel. Il n'a pas démissionné ». La communication du Cniel dément ainsi le média Contexte qui a affirmé ,le 10 novembre, sans citer de sources identifiées : « Marc Delage démissionne à son tour de la présidence du Cniel ». La crise à la présidence du Cniel fait suite à la démission du président Pascal Le Brun, représentant du collège des coopératives, intervenue le 15 octobre. Il a été alors remplacé par le représentant du collège des distributeurs Marc Delage. Le principal point de blocage constitue le budget à venir de l’interprofession : d’un côté la FNPL (éleveurs, FNSEA) qui souhaite un maintien du budget et une participation plus importante des industriels (Fnil), tandis que ces derniers plaident plutôt pour une baisse du budget et refusent d’alourdir leur participation financière. L’incapacité de l’interprofession à se mettre d’accord sur un indicateur beurre poudre constitue un autre point de blocage entre éleveurs et transformateurs.
Insectes : le danois Enorm Biofactory a fait faillite (presse)
Le producteur et transformateurs danois d’insectes Enorm Biofactory a fait faillite, a indiqué le média AgriWatch le 31 octobre. C’est la conséquence de « la baisse des ventes et de nombreux retards de production », mais aussi « des plaintes du voisinage, notamment concernant les odeurs », peut-on lire. La société avait déposé en avril une requête auprès du tribunal des faillites afin d'engager une procédure de restructuration. Aucun repreneur n’a été trouvé pour la société, dont l’activité s’arrête. Après cette faillite, la coopérative allemande DLG (actionnaire d’Enorm Biofactory) a déclaré se retirer du secteur de l’élevage d’insectes. Enorm Biofactory avait ouvert son usine fin 2023, afin d’y élever des mouches soldats noires et de les transformer en farines pour alimenter les animaux d’élevage. Le projet était alors présenté comme étant l’un des plus importants, capable de produire 100 t de larves par jour et près de 11 000 t de farine protéinée par an. Enorm Biofactory n’est pas le seul à rencontrer des difficultés. En France, les projets portés par Ynsect et Agronutris sont actuellement en train d’être redimensionnés et réorientés en termes de méthodes de production et de débouchés.
Volaille/restauration : premier restaurant Loué sur une aire d’autoroute
Un « premier restaurant Loué » a ouvert sur la station TotalEnergies de l’aire autoroutière de Sarthe - Sargé Le Mans, à proximité du siège des Fermiers de Loué, s’est félicitée Marion Guinamand, responsable marketing en charge des marchés autoroutiers à Sodexo, le 7 novembre sur le réseau professionnel LinkedIn. Ce « Comptoir Loué » sert notamment du poulet fermier élevé en liberté, ainsi que des œufs frais Label rouge, produits par le groupement de producteurs, fournisseur de LDC. Cette réalisation est le fruit de deux ans de travail avec Argedis, filiale de TotalEnergies gérant plus de 180 stations-service en France, précisent les responsables de Sodexo s’exprimant lors de l’événement. Aussi Marion Guinamand promet-elle que d’autres Comptoirs Loué ouvriront à travers le réseau de Total. Une autre volaille, la volaille de Bresse AOP, peut se déguster sur l’aire autoroutière du Poulet de Bresse, en Saône-et-Loire, dans le restaurant Casino de la station TotalEnergies.
Coordination rurale : avant l’élection, Le Floc’h dévoile la liste de son comité directeur
Dans un communiqué du 10 novembre, Véronique Le Floc’h, présidente sortante et candidate à sa réélection à la tête de la Coordination rurale (CR), a publié la liste des candidats qu’elle propose pour le futur comité de direction. Sans surprise, on retrouve Patrick Legras, producteur de grandes cultures dans la Somme, Christian Convers, éleveur bovin en Savoie, ou encore Thierry Lebègue, éleveur laitier dans les Ardennes. Comme son adversaire Bertrand Venteau, la présidente sortante tente d’inclure dans sa liste des personnes couvrant un maximum le territoire hexagonal. Quelques différences émergent néanmoins : la liste de Véronique Le Floc’h compte en grande majorité des éleveurs. Et aucun n’est président de chambre d’agriculture, alors que le syndicat minoritaire a remporté onze départements lors du scrutin professionnel de début 2025. Ce vote a été marqué par une forte poussée de la CR, qui avait obtenu 30 % des voix, faisant passer le duo FNSEA-JA sous la barre des 50 %. Lors de l’annonce de sa candidature, Véronique Le Floc’h a indiqué vouloir « poursuivre l’évolution du syndicat pour consolider sa position d’acteur incontournable du monde agricole dans le débat public ». Pour rappel, les élections à la présidence de la CR se tiendront les 18 et 19 novembre lors d'un congrès organisé à Auch (Gers).
Relations commerciales : la Feef favorable à des négociations 2026 moins longues
La Feef est favorable à des négociations commerciales 2026 moins longues, ce qui se traduirait par une date limite de signature fixée pour les PME et ETI en janvier et non plus au 1er mars. Son président, Léonard Prunier, évoque auprès d’Agra Presse une date qui pourrait être le 15 ou le 30 janvier. Ce choix intervient dans le cadre des discussions qui ont lieu actuellement entre l’État (ministères des PME et de l’Agriculture) et les organisations professionnelles pour établir une charte industriels-distributeurs. Le but est d’améliorer le déroulement des prochaines négociations commerciales, qui débuteront le 1er décembre. La Feef, qui représente les PME et ETI fournisseurs de la grande distribution, veut aussi que les dispositions spécifiques s’appliquant aux PME et ETI concernent le plus grand nombre d’entreprises. Ainsi, Léonard Prunier souhaite que les sociétés réalisant un chiffre d’affaires annuel mondial consolidé de moins de 350 M€ soient considérées comme PME et ETI, alors que le seuil proposé est plutôt de 150 M€. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a évoqué cette charte industriels-distributeurs le 5 novembre au congrès de Pact’Alim, affirmant qu’elle appuiera les PME et ETI alimentaires dans cette discussion.
ZNT/pesticides : une PPL des sénateurs écolos renforce les chartes et la transparence
Les sénateurs du groupe Écologiste, solidarité et territoires ont déposé, le 4 novembre, une proposition de loi visant à « mieux concerter, informer et protéger les riverains des parcelles agricoles exposés aux pesticides de synthèse ». Le texte est composé de deux articles qui modifient le Code rural. L’article 1 vise à renforcer le dispositif d’élaboration de chartes départementales qui instaurent des zones de non-traitement (ZNT). Il spécifie que tout projet de charte doit respecter les procédures de consultation du public prévues par le Code de l’environnement ; que les utilisateurs de phytos tout comme les riverains et maires doivent participer à leur élaboration ; que les chartes doivent être compatibles avec les plans régionaux d’agriculture durable, les PAT et les schémas de cohérence territoriaux ; et qu’un « comité de suivi » à l’échelle communale appuiera l’État pour veiller à la bonne application et actualisation tous les cinq ans. L’article 2 prévoit la transmission « systématique » des registres d’épandage à l’autorité administrative, « qui les conserve pendant au moins dix ans ». Les informations contenues dans ces registres seront transmises à l’Anses, qui les consignera dans un « registre national ». Elles devront aussi être transmises au public, sur demande.
Pommes : la marque « C’est qui le patron ?! » disponible dans plusieurs enseignes
Les pommes « C’est qui le patron ?! » (CQLP) sont disponibles dans les rayons des enseignes Leclerc et Auchan, et devraient arriver prochainement chez Match, a annoncé la coopérative sur LinkedIn début novembre. La démarche a pour objectif de soutenir 104 producteurs dans les Alpes de Haute-Durance, qui, faute de rémunération, ne peuvent remplacer leurs vergers vieillissants. « Grâce à ces pommes (petites et moyennes, NDLR) payées au juste prix, ils trouvent une solution durable qui évitera un abandon ou un arrachage des vergers », souligne CQLP. La coopérative avait estimé qu’il manque 34 centimes par kilo pour donner aux producteurs les moyens de replanter leurs vergers et d’investir dans des pratiques arboricoles plus vertueuses. Et de préciser que, en dix ans, la France a perdu en moyenne 1,25 ha de vergers par jour. Les fruits sont actuellement commercialisés dans des emballages en plastique de 1,5 kg, un format permettant de valoriser des pommes de différentes tailles que les producteurs ne parviennent pas à vendre « au juste prix ». CQLP indique qu’un travail est prévu pour envisager un autre type d’emballage. Toutefois, « l’urgence » de la situation pour les producteurs ne permettait pas d’attendre les investissements nécessaires à l’adaptation des lignes de production.
Cop30 : le président du Giec estime « presque inévitable » de dépasser 1,5°C de réchauffement
Le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) a jugé « presque inévitable » de dépasser à court terme le seuil de 1,5°C de réchauffement, l’objectif fixé par l’accord de Paris en 2015, tout en estimant qu’il est « peut-être encore possible » de le limiter. « Il est désormais presque inévitable que le réchauffement climatique dépasse 1,5°C à court terme, et cela est clairement dû à l’insuffisance des mesures prises en faveur du climat au cours des dernières années et à l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre qui en a résulté », a déclaré Jim Skea, président du Giec, lors d’un message vidéo à l’ouverture de la Cop30, à Belèm au Brésil. « Mais il est peut-être encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici à la fin du siècle », a précisé M. Skea, ajoutant que « cela impliquerait des réductions immédiates, profondes et durables des émissions de dioxyde de carbone, ainsi que l’élimination d’une partie importante du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère ». L’ONU et de nombreux climatologues ont déjà reconnu que ce niveau de réchauffement serait atteint prochainement, appelant à faire en sorte que le dépassement soit temporaire, ce qui se compterait en décennies. D’ores et déjà, le climat est réchauffé d’environ 1,4°C, selon l’observatoire européen Copernicus.
Nappes phréatiques : une situation « généralement satisfaisante » à fin octobre
Les nappes phréatiques présentent une situation « généralement satisfaisante » en France fin octobre, a annoncé le BRGM dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 10 novembre. La recharge des principales réserves d’eau potable demeure toutefois « peu intense », ce qui rend incertaine la situation des prochains mois. Au 1er novembre, 35 % des points d’observation des nappes phréatiques sont sous les normales mensuelles et 43 % sont au-dessus. C’est nettement moins satisfaisant que l’an dernier à la même époque, où 79 % des nappes affichaient des niveaux au-dessus des normales mensuelles. Malgré des niveaux globalement « modérément bas à modérément hauts » à fin octobre dans l’ensemble de l’Hexagone, le BRGM signale des déficits dans le Roussillon, l’Aude et le sud de la Corse, où certaines nappes atteignent des niveaux « très bas ». Ces secteurs auront besoin d’importants cumuls de pluies, bien répartis dans les prochains mois pour reconstituer durablement les ressources en eau souterraine, souligne le BRGM. Ailleurs, notamment dans l’Artois, le Bassin parisien, le Sundgau (sud Alsace) et le couloir Rhône-Saône, où les pluies mettent plus de temps à s’infiltrer, « l’état des nappes devrait commencer à s’améliorer en novembre, avec l’infiltration en profondeur des pluies », estime le BRGM.
Pesticides : un nouveau président à la tête de l’association CropLife International
Dans un communiqué du 10 novembre, l’association CropLife International (représentant les plus importants acteurs mondiaux de l’industrie phytopharmaceutiques) a annoncé l’élection de Chuck Magro au poste de président de son conseil d’administration. Président-directeur général de Corteva, il prendra officiellement ses nouvelles fonctions le 1er janvier 2026, pour un mandat de deux ans. Il succède à Livio Tedeschi, président de BASF Agricultural Solutions. Avant de diriger Corteva, Chuck Magro a également été à la tête de Nutrien (engrais) de 2018 à 2021 et d'Agrium de 2014 à 2018 (qui a fusionné avec la Potash Corporation of Saskatchewan pour créer Nutrien).