Agrafil du 13 mai 2025

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Pac: les détails du paquet de simplifications attendu le 14 mai

La Commission européenne va bien proposer de décorréler les plans stratégiques de la Pac des futures évolutions de la législation environnementale issue du Green deal, selon le projet obtenu par Agra presse qui doit être dévoilé le 14 mai. Le projet suggère de «supprimer» l’article 120 qui garantit que les plans stratégiques de la Pac doivent être «mis à jour afin de refléter» des modifications législatives concernant l'environnement et le climat. Cette question était l’une des dernières en suspens. Pour le reste, le texte prévoit, comme attendu, de nombreux allégements des exigences de la conditionnalité des aides (notamment sur les prairies permanentes, les tourbières, les cours d’eau…). Les agriculteurs bio seraient, eux, considérés comme «verts par défaut» et donc exemptés des BCAE 1, 3, 4, 5 et 6. Bruxelles souhaite aussi introduire l'objectif d'«un contrôle sur place par an» maximum pour ce qui est des seules obligations de la Pac. Les petits agriculteurs seraient eux aussi exemptés de l'application du système de conditionnalité. De nombreuses simplifications sont également proposées pour les administrations nationales: suppression de l'apurement annuel des performances, allègement des conditions d’amendement des plans stratégiques… Enfin, il est proposé que la réserve agricole se concentre sur sa finalité initiale, à savoir atténuer les effets des perturbations du marché et non pas répondre aux conséquences des catastrophes naturelles. Ce texte va maintenant être examiné par les colegislateurs. Bruxelles doit présenter ses propositions sur la future Pac mi-juillet et prépare pour fin 2025 un autre paquet de simplification sur les exigences environnementales touchant l’agriculture en dehors de la Pac.

Etats-Unis/Chine: suspension d’une partie des droits de douane pour 90 jours d’ici le 14 mai

Réunis à Genève (Suisse) pour des discussions économiques et commerciales à haut niveau, les Etats-Unis et la Chine ont annoncé, dans une déclaration commune publiée le 12 mai, la suspension pour une durée de 90 jours d’une partie de leurs droits de douane respectifs. Concrètement, les États-Unis déclarent s’engager à abaisser les tarifs douaniers sur les importations chinoises de 145% à 30%, tandis que l’Empire du Milieu devrait réduire les siens de 125% à 10%. En plus de la suspension des droits de douane, la déclaration commune prévoit aussi la mise en place d’un mécanisme pour poursuivre les discussions concernant l’avenir des relations économiques et commerciales entre les deux parties. Ces mesures doivent entrer en application d’ici le 14 mai. Très agressif à l’encontre de la Chine depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le président américain Donald Trump avait mis en place, le 2 avril à l’occasion d'un «Liberation Day», des tarifs douaniers «réciproques» de 34% sur les produits chinois, mettant le feu aux poudres d’un conflit commercial qui n’a cessé depuis de prendre de l’ampleur à coup d’augmentations des taux des droits de douane d’un côté comme de l’autre.

Elevage : les Etats-Unis suspendent pour 15 jours les importations de bétail du Mexique

La secrétaire américaine à l’Agriculture, Brooke Rollins, a annoncé, le 11 mai, la suspension avec effet immédiat et pour une période de 15 jours des importations de bovins, chevaux et bisons vivants en provenance du Mexique par les ports d'entrée américains le long de la frontière sud. L’administration américaine justifie cette décision par la propagation «continue et rapide» de la lucilie bouchère, dont les larves attaquent la chair des animaux et peuvent les tuer. «Nous ne sommes pas d’accord avec cette mesure mais nous sommes convaincus de parvenir à un accord dans les meilleurs délais», a réagi, pour sa part, son homologue mexicain Julio Berdegué. La mesure américaine sera réévaluée sur une base mensuelle et la frontière pourra rouvrir «une fois que nous verrons une augmentation de la surveillance et des efforts d'éradication, et les résultats positifs de ces actions», indique la secrétaire Rollins. Et d’ajouter: «Il ne s'agit pas de politique ou de punir le Mexique, mais plutôt de la sécurité alimentaire et animale». Les Etats-Unis avaient déjà bloqué les importations de bétail mexicain en 2024 à cause de ce parasite.

Bande de Gaza: la FAO appelle à la restauration de l'accès humanitaire

Ce lundi 5 mai, l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a appelé à «la restauration immédiate de l’accès humanitaire et à la levée des blocus», «face au risque imminent de famine, à l’effondrement quasi total de l’agriculture et à la possible apparition d’épidémies meurtrières». L’aide humanitaire est essentielle aussi pour maintenir une production alimentaire minimale, notamment l’élevage (kits vétérinaires, aliments pour animaux...), dernière source accessible de lait, œufs et viande pour de nombreuses familles, souligne la FAO. En guerre contre le Hamas depuis l’attaque sans précédent perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023, Israël bloque depuis le 2 mars l’entrée de toute aide à Gaza, et affirme qu’il n’y a pas de crise humanitaire sur le territoire. L’Etat a annoncé le 5 mai un plan de «conquête» prévoyant un déplacement interne de la population. «Des familles à Gaza ont faim alors que la nourriture attend à la frontière», a souligné lundi la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, pour qui «la communauté internationale doit agir urgemment pour permettre à l’aide de revenir à Gaza. Si nous attendons qu’une famine soit confirmée, il sera trop tard pour beaucoup de personnes».

Bande de Gaza: «un risque critique de famine», selon le rapport IPC

La bande de Gaza est confrontée à «un risque critique de famine», avec 22% de la population bientôt dans une situation «catastrophique», après plus de deux mois de blocage de l’aide humanitaire, selon le rapport IPC (Cadre Intégré de Classification de la sécurité alimentaire) publié le 12 mai. Toute la population risque d’être d’ici septembre en situation de crise «ou pire» en terme d’insécurité alimentaire, et 470.000 personnes, soit 22% du total, en situation de «catastrophe», indique ce rapport, fruit du travail d’ONG, institutions et agences de l’ONU spécialisées. «Après 19 mois de conflit, la bande de Gaza est toujours confrontée à un risque critique de famine. (...) Des produits indispensables à la survie des gens sont soit épuisés, soit devraient manquer dans les semaines à venir. Toute la population est confrontée à de hauts niveaux d’insécurité alimentaire aigüe, un-demi million faisant face à de l’inanition», souligne le rapport de ce partenariat créé en 2004 pour évaluer la situation alimentaire dans les pays en crise.

Séparation vente/conseil : le Modem va proposer un encadrement du métier de conseiller

À la veille de l'examen de la proposition de loi Entraves par la commission des Affaires économiques, le 13 mai, les députés Modem ont proposé, par trois amendements, que la fin de la séparation de la vente et du conseil des pesticides soit assortie d'un encadrement serré du métier de conseiller. Le premier amendement propose une facturation différenciée pour les activités de conseil et de vente, comme proposé par le CGAAER. Objectif : permettre aux agriculteurs de pouvoir comparer les tarifs de conseil des distributeurs avec ceux des conseillers indépendants. Deuxième mesure proposée : interdire aux vendeurs de pesticides d'inclure des éléments variables, primes ou bonus liés aux ventes de pesticides dans le salaire de leurs employés. Enfin, ils proposent la mise en place d'un «ordre des conseillers», qui devra «renforcer et formaliser les règles déontologiques de la profession». Son premier rôle est d'assurer «l’indépendance de la profession du conseil des produits phytosanitaires».  Cette proposition est inspirée de l'ordre national des médecins, celui des chirurgiens-dentistes et celui des sages-femmes. Elle aurait été proposée par les députés Potier (PS) et Travert (Renaissance), dans un rapport en 2023 sur la séparation de la vente et du conseil.

Pesticides: Bayer réorganise sa division agrochimie, plusieurs centaines d'emplois touchés

Le groupe Bayer a annoncé le 12 mai une réorganisation impactant plusieurs centaines de postes dans sa division d'agrochimie en Allemagne, mise sous pression par les surcapacités mondiales et la concurrence asiatique. D'après un communiqué, cette réorganisation serait nécessaire pour que la branche en difficulté puisse «maintenir des installations de production en Allemagne [...] de manière compétitive». Le groupe de Leverkusen va fermer après la fin 2028 son site de Francfort (ouest), où travaillent 500 personnes, mais promet que «tous les emplois ne seront pas perdus». Bayer envisage de vendre une partie des activités de production d'ingrédients pour herbicides réalisées à Francfort et de déplacer la recherche et développement sur le site de Monheim-am-Rhein (ouest). Juste à côté, à Dormagen, Bayer va supprimer 200 des 1.200 emplois d'ici  fin 2028, afin de se réaxer sur des technologies «innovantes» et abandonner les actifs «génériques». «Ces étapes sont urgentes pour contrer la surcapacité significative et une concurrence de prix exacerbée avec les fabricants asiatiques de (produits phytosanitaires) génériques», a déclaré Frank Terhorst, un des responsables de "Crop Science". Celui-ci évoque aussi «l'augmentation des restrictions réglementaires» et les «barrières nationale à l'exportation».

Relations commerciales : la FNSEA pousse un prix minimum pour les filières volontaires

Alors qu'elle semblait dubitative à l'idée des «prix plancher» proposée par Emmanuel Macron début 2024, la FNSEA pousse actuellement pour que le coût de production (fixé par les interprofessions et instituts techniques) constitue un prix minimum, mais seulement pour les filières qui le souhaiteraient, indique Yannick Fialip, président de la commission des affaires économiques de la FNSEA, confirmant une information de Contexte. Cette disposition « s’appliquerait à toutes les filières, tout en donnant la possibilité à celles qui ne seraient pas intéressées d’obtenir une dérogation », selon Yannick Fialip. Cette position de la FNSEA est notamment poussée par son vice-président Patrick Bénézit, président de la FNB (éleveurs bovins, FNSEA). Quant au président de la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA), il défend une position proche en voulant que « le coût de production soit la rémunération a minima pour le producteur », tout en voulant éviter que ce seuil devienne aussi un prix maximum en conditions de marché favorables. Lors du Salon de l’agriculture 2024, Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, s’était opposé au prix minimum qui « bloquerait le prix vers le bas et finalement nous ramènerait vers un Smic agricole ». Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, n’a pas répondu à la demande d’Agra Presse sur ce sujet.

Vin : le calendrier des aides à l’arrachage est prolongé de plusieurs semaines

Le calendrier de l’aide nationale à la réduction définitive du potentiel viticole, dotée de 120 millions d’euros, est allongé de plusieurs semaines, selon une décision modificative publiée le 8 mai par FranceAgriMer. Ainsi, les viticulteurs ont jusqu’au 21 juillet (non plus le 2 juin) pour déclarer leurs arrachages de vignes, jusqu’au 22 juillet (non plus le 3 juin) pour déposer leur demande de paiement. FranceAgriMer comptabilise 5 433 demandes à l’échelle nationale, représentant 27 434 hectares. Des surfaces qui sont « susceptibles d’évoluer d’ici la clôture de la demande de paiement : certains bénéficiaires pourraient, par exemple, renoncer à l’arrachage », indique à Agra Presse l’établissement public. Leur répartition montre en tête les bassins Languedoc-Roussillon (12 539 hectares), puis Aquitaine (5 532 hectares), Vallée du Rhône-Provence (4 644 hectares), Sud-Ouest (3 700 hectares), Val de Loire-Centre (913 hectares), Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura (109 hectares). 

Spiritueux : le rhum de Polynésie a déposé une demande d’indication géographique (presse)

Le syndicat des producteurs de rhum agricole de Polynésie française a déposé mi-avril une demande de reconnaissance d'indication géographique (IG) à la Direction locale de l'Agriculture et de la Forêt, selon le media Tahiti Infos. Un délai d’un an est prévu avant l’obtention du label. Cette démarche est suivie par l’Inao, qui dit entretenir des contacts avec les professionnels et l’administration polynésienne. « Ni l’Inao, ni le ministère de l’Agriculture de la République française n’étant compétent sur ce territoire qui fait partie des pays et territoires d’outre-mer, il appartiendra au gouvernement polynésien de reconnaître (cette IG) à travers sa propre règlementation », précise l’institut. Dans une note en 2023 de la commission nationale des boissons spiritueuses, l’Inao présente le rhum de Tahiti comme « une production en forte croissance » avec quatre distilleries. Sur les îles de Taha’a, Tahiti, Moorea, Manutea et Rangiroa, les surfaces cultivées représentent une soixantaine d’hectares, exploités par 54 planteurs. La production totalise « environ 1 500 tonnes de canne » qui donnent « 45 000 hl d’alcool pur », dont 80 % de rhum blanc et 20 % de rhum élevé sous-bois ou rhum vieux.

Mayotte : les chambres d'agriculture envoient 300 outils de travail du sol et 100 machettes

Quelques mois après le passage du cyclone Chido, les chambres d'agriculture annoncent dans un communiqué le 7 mai qu'elles ont envoyé 300 outils de travail du sol et 100 machettes sur l'île. «En fin de la saison des pluies et à la veille de la reprise des travaux culturaux, ces équipements arrivent à une période propice et cruciale et complètent utilement les semences déjà distribuées en partenariat avec le Secours catholique-Caritas et la Fondation de France», explique Chambre d'agriculture France. En décembre, les chambres s'étaient engagées à mobiliser 200 000 euros au sein de leur réseau et à lancer un appel aux dons de matériel «répondant aux besoins exprimés». Plus récemment, la Commission européenne a adopté un règlement permettant de fournir rapidement un soutien exceptionnel et efficace à Mayotte. Les États membres vont pouvoir soumettre une proposition de modification de leur Posei en appliquant le principe de force majeure ou de circonstances exceptionnelles, afin « de permettre aux bénéficiaires concernés de continuer à bénéficier de soutien pendant toute la période de reconstitution ».

Pomme de terre : une mention «agroécologie» créée au catalogue, attribuée à neuf variétés

La section pomme de terre du CTPS (Comité technique permanent de la sélection) a créé une mention « agroécologie » au sein du catalogue des plantes cultivées. Elle a pour objet de « valoriser les variétés qui permettent une conduite plus respectueuse de l’environnement, durant toute leur durée de vie, y compris pendant le stockage, parfois très consommateur d’énergie et de produits de conservation », explique Fadi El Hage, responsable R&D variétés chez Arvalis. En 2025, neuf variétés de pomme de terre du catalogue français, dont deux nouveautés (Hadrien et Sl204), ont décroché cette mention : quatre variétés de consommation dont une à chair ferme et 5 variétés féculières. Selon le débouché (conservation, primeur ou fécule), trois niveaux d’exigence ont été identifiés pour les 7 critères sélectionnés : mildiou du feuillage, mildiou du tubercule, virus Y, nématodes à kystes, conservation, repos végétatif et égermage. À ce jour, aucune variété primeur n’a encore répondu à toutes les attentes. « L’enjeu est de faciliter la lecture du catalogue pour les clients agriculteurs et industriels, d’attirer les obtenteurs vers le marché français tout en valorisant les efforts de sélection dans un contexte sociétal, environnemental et climatique toujours plus exigeant », poursuit M. El Hage. (Anne Gilet)

Riz : risque d’augmentation du taux d’arsenic à cause du changement climatique (étude)

Selon une étude de l’université Columbia (États-Unis) et publiée dans la revue scientifique « The Lancet Planetary Health » le 16 avril, le changement climatique pourrait engendrer une hausse du taux d’arsenic contenu dans les grains de riz. Dans le détail, l’augmentation des températures et des concentrations en gaz carbonique dans l’atmosphère engendrerait une prolifération de bactéries dans les sols cultivés qui transfèrent l’arsenic dans le riz. Les chercheurs précisent que si l’impact sur les consommateurs occasionnels serait réduit, les risques de développements de maladies (cancers, maladies cardiaques, problèmes neurologiques chez les nourrissons etc.) sur les consommateurs réguliers seraient problématiques à l’horizon 2050, par exemple dans certains pays asiatiques. Les scientifiques recommandent le développement de variétés moins absorbantes et des seuils plus stricts de présence d’arsenic dans l’alimentation. Rappelons par ailleurs que des transferts de consommation peuvent s’opérer entre diverses céréales, par exemple, du riz vers le blé.

Nutrition/climat : pas assez de « mesures axées sur la demande » dans l’UE, estime l'Iddri

A l’échelle de l’UE et des Etats membres, « le potentiel des mesures axées sur la demande reste sous-exploité dans la politique alimentaire », analysent deux think tank, l’Iddri et Agora Agriculture (allemand), dans une publication du 5 mai. Or, des politiques « robustes » basées sur la demande contribueraient à atteindre plusieurs « objectifs sociétaux » : autonomie stratégique, réduction des émissions, santé publique... Les auteurs constatent qu’actuellement, les politiques sont « en grande partie basées sur la responsabilité individuelle des consommateurs » (éducation, information), alors qu’il faudrait aussi se préoccuper de « la disponibilité, du caractère abordable et de l'attrait des options saines et durables ». Le défi est donc de « construire des environnements alimentaires équitables où les choix durables et sains sont faciles à faire », explique Harald Grethe, directeur d’Agora Agriculture, dans un communiqué. L’étude s’est penchée sur des initiatives positives dans 9 pays de l’UE (dont la France) plus la Suisse et le Royaume-Uni, avec plusieurs cas par pays, par exemple : en Suède, des repas gratuits et plus durables dans les écoles ; en Espagne, une TVA temporaire en 2023 de 0% sur les fruits et légumes ; au Royaume-Uni, une taxe sur les boissons sucrées non-alcoolisées ; au Danemark, la promotion des aliments d’origine végétale. 

Insectes: un impact sur le climat plus élevé que celui de la farine de soja (étude)

ans une analyse du cycle de vie (ACV) publiée le 16 avril et réalisée au Royaume-Uni par le cabinet d’études Ricardo à la demande du ministère de l’Agriculture britannique, l'impact de la production de farine d’insectes sur le climat a été estimé à « environ 5,7 à 13,5 fois l'impact de la farine de soja (…) et 1,6 à 3,8 fois celui de la farine de poisson. » Le tourteau de soja a l'impact le plus faible pour 14 des 16 indicateurs environnementaux, et le plus élevé pour une seule catégorie d'impact : la consommation d'eau. L’étude concerne les conditions d’élevage du Royaume-Uni comprenant l’alimentation des insectes avec des coproduits agricoles et le mix énergétique en vigueur dans le pays. « Les principales causes de l'empreinte carbone des insectes incluent la production des aliments pour nourrir les insectes et, dans une moindre mesure, les besoins énergétiques élevés pour maintenir des températures comprises entre 25 et 30°C, nécessaires à leur croissance rapide », souligne l’Onei (Observatoire national de l’élevage d’insectes). L’impact pourrait être réduit en utilisant de l’énergie décarbonée et des déchets alimentaires pour nourrir les insectes, mais cette dernière possibilité n’est pas toujours autorisée pour des raisons réglementaires et sanitaires.

Levure : une nouvelle secrétaire générale pour la Chambre syndicale française

Ariane Voyatzakis a été nommée secrétaire générale de la Chambre Syndicale Française de la Levure (CSFL), annonce un communiqué du 12 mai. Elle remplace Diane Doré, en poste depuis six ans, qui fait valoir ses droits à la retraite. Ariane Voyatzakis avait rejoint l’Ania (association de l’agroalimentaire français) en 2023 en tant que directrice innovation. « Elle poursuivra sa mission au sein de l’Ania et assumera en parallèle la fonction de secrétaire générale de la CSFL », explique le communiqué. Pour rappel, la CSFL est membre de la Cofalec au niveau européen et de l'Ania. Ingénieure de l’AgroParisTech et diplômée de Sciences Po Paris, Ariane Voyatzakis dispose d’une expérience de près de 25 ans dans le financement et l’accompagnement des entreprises agroalimentaires, notamment chez Bpifrance. 

Agenda de la semaine agricole du 12 mai 2025

Lundi 12 mai
Visioconférence du RMT Travail sur l'abattage

Mardi 13 mai
Examen de la PPL Entraves en commission des affaires économiques
Comité d'orientation stratégique et de suivi Ecophyto
Colloque du Cercle Cyclope sur les marchés agricoles
Conférence de presse d'Axema (machines agricoles)
L'affaire Justice pour le vivant examinée en appel
La chambre d'agriculture de Bretagne présente ses chiffres 2025 de l'agriculture et de l'agroalimentaire 
Séminaire sur le compost de biodéchets en bio, par la Fnab
Inauguration du Campus Fruits rouges de Fruits Rouges & Co,à Allemant (Aisne)

Mercredi 14 mai
Présentation du paquet de simplification de la Pac
Conférence de presse sur la fièvre Q

Jeudi 15 mai
Conférence de presse de présentation du nouveau secrétariat national de la Confédération paysanne
Conférence de FNA sur les 40 ans de la fédération
Conférence de la plateforme d'épidémiosurveillance Esa 
Conférence de presse Syndilait et IPLC sur le lait de consommation

Vendredi 16 mai
Conférence de presse recettes blé dur Panzani