Bio: Les ventes en baisse en 2021 pour la première fois en huit ans
«Le marché français de la bio est atone, mais il a progressé chez nos voisins européens», indique Loïc Guignes, président de l’Agence bio, à l’occasion de la conférence de presse annuelle de l’agence le 10 juin. Alors que le chiffre d’affaires de la bio a reculé de 68 M€ entre 2020 et 2021 en France pour atteindre 13,3 Md€ (soit -1,34%), la consommation aurait à l’inverse augmenté de 6 % en Allemagne (16 Md€), 9% en Espagne, ou encore 4% au Royaume-Uni. La Suède enregistre en revanche une baisse de 5%. La situation française s'explique avant tout par une réduction de 370 M€ des ventes en grandes surfaces généralistes, un marché bio de 6,7 Md€. «Nous devons stimuler la consommation pour accueillir tous les producteurs qui arrivent», prévient Laure Verdeau, directrice générale de l’Agence bio. Car la SAU bio française a continué de progresser de 9% sur un an, à 2,8 Mha en 2021 (10,3% de la SAU). soit la première surface européenne. Parmi les solutions à l'équilibre entre production et demande, l’application de la loi Egalim dans les cantines représenterait, selon Laure Verdeau, un marché de 1,4 Md€ de bio, contre 377 M€ aujourd’hui. Autre enjeu: la clarification des atouts du bio, alors que de nouveaux labels offrent eux aussi des promesses environnementales.
Travail détaché: Terra Fecundis condamnée à plus de 80 M€ pour fraude
L'entreprise espagnole de travail temporaire Terra Fecundis, qui a envoyé des milliers d'ouvriers étrangers dans les champs français en fraudant les règles européennes sur le travail détaché, devra verser la somme record de plus de 80 millions d'euros aux organismes sociaux français. Cette somme spectaculaire de 80.394.029 euros vient en «réparation du préjudice financier» provoqué par le non-paiement des cotisations et contributions sociales à l'organisme chargé de les collecter auprès des entreprises françaises, l'Urssaf, selon une décision judiciaire consultée vendredi par l'AFP. «C'est un aboutissement. Il s'agit de la fraude à la Sécurité sociale le plus importante jamais jugée en France. C'est un record», a réagi le 10 juin auprès de l'AFP, l'avocat de l'Urssaf Provence-Alpes-Côte d'Azur, Me Jean-Victor Borel. Contactés par l'AFP, les avocats de Terra Fecundis n'ont pas donné suite aux demandes de réaction. Pendant quatre ans, de 2012 à 2015, cette firme espagnole a envoyé plus de 26.000 ouvriers, originaires d'Amérique du Sud, d'Equateur pour la plupart, travailler dans des exploitations agricoles françaises, dans le Gard, les Bouches-du-Rhône ou la Drôme. En juillet 2021, Terra Fecundis avait déjà été reconnue coupable d'avoir détourné la procédure européenne du détachement qui permet aux entreprises de faire travailler du personnel à l'étranger, mais uniquement pour des missions limitées dans le temps.
OMC : sécurité alimentaire, réformes agricoles et Pam, au menu des ministres du Commerce
Après une dernière semaine d’intenses négociations avant le début de la douzième conférence ministérielle de l’OMC (CM12, prévue du 12 au 15 juin), la présidente costaricienne du comité de l’Agriculture, Gloria Abraham Peralta a finalement remis le 11 juin aux ministres du Commerce des 164 membres, la dernière version des trois textes en matière d’agriculture. En raison de la guerre en Ukraine, les membres ont ainsi soumis un projet de déclaration ministérielle sur la sécurité alimentaire dans lequel ils soulignent l’importance de faciliter le commerce et de ne pas imposer de prohibitions ou de restrictions à l'exportation. Dans le même temps, ils reconnaissent que les programmes de stockage public peuvent contribuer à la réalisation des objectifs nationaux de sécurité alimentaire. Concernant le second projet de décision ministérielle sur les réformes agricoles, les membres du comité de l’Agriculture de l’OMC ont seulement indiqué, en raison de fortes divergences, qu’ils allaient poursuivre les négociations pour l’ensemble des chapitres en discussion (soutien interne, stocks publics, mécanisme de sauvegarde, accès au marché) afin de faire des progrès significatifs d’ici la CM13. Le dernier texte porte sur un projet de déclaration ministérielle sur l'exemption des interdictions d'exportation pour les achats de denrées alimentaires du Pam. Comme indiqué dans les versions précédentes, les membres insistent sur l’importance de ne pas interdire ou de restreindre de produits alimentaires achetés à des fins humanitaires par le Pam.
OMC : manifestations des organisations paysannes en marge de la réunion
Près de 500 personnes ont manifesté le 11 juin à Genève en faveur de la souveraineté alimentaire, en marge de la 12e conférence ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui s'ouvrait le lendemain dans la ville de Calvin. Rassemblés à l'initiative de plusieurs associations paysannes, les manifestants en ont profité pour dénoncer l'impact qu'ont selon eux des accords commerciaux de l'OMC sur les petits producteurs agricoles, et leur lien avec les difficultés actuelles d'approvisionnement de produits alimentaires, conséquence du conflit ukrainien. «Aujourd'hui, l'OMC est uniquement un endroit pour faire du commerce, faire des parts de marché et arriver à tirer les prix de l'alimentation par le haut, la rendant inaccessible à beaucoup de monde» a indiqué à l’AFP, Nicolas Girod, porte-parole du syndicat agricole français Confédération Paysanne. Avant d’ajouter que «l’alternative, c'est de développer une réelle souveraineté alimentaire au niveau local, à l'écoute des demandes des populations». Le rétablissement de la sécurité alimentaire mondiale, que la guerre opposant l'Ukraine et la Russie, deux des plus importants pays exportateurs de céréales au monde, a fait voler en éclats, est l'une des attentes entourant la réunion au sommet de l'OMC, qui réuni plus d'une centaine de ministres au bord du lac Léman.
Porc: premiers cas de peste porcine africaine en élevage en Italie
Un millier de porcs vont être abattus après la découverte de deux cas de peste porcine africaine (PPA) dans un petit élevage de la région de Rome, a annoncé le commissaire extraordinaire chargé de gérer cette crise en Italie le 10 juin, d’après l’AFP. Après la découverte de ces premiers cas en élevages, «nous devons abattre très rapidement tous les porcs présents dans la zone contaminée, a déclaré Angelo Ferrari à l'agence de presse AGI. Hier (le 9 juin, NDLR), l'agence locale de santé a estimé à un millier le nombre de porcs concernés.» Les premiers cas de PPA en Italie ont été détectés en janvier dans le Piémont (nord-ouest), à moins de 80 km de la frontière française. Les médias et les réseaux sociaux se sont fait largement l'écho ces derniers mois d'images montrant des familles de sangliers se promenant dans des quartiers résidentiels de la capitale et se nourrissant dans les poubelles. Plusieurs foyers ont ensuite été détectés près de Rome chez des sangliers le 5 mai. Le 18 mai, la Coldiretti, principal syndicat agricole de la péninsule, avait demandé au président du Conseil des ministres Mario Draghi «de nouvelles interventions rapides pour l'abattage et la lutte contre la prolifération des sangliers dans tout le pays». Par ailleurs, le 25 mai, un foyer de PPA a été détecté en Allemagne, à 6 km de la frontière française.
Réduction de l'azote: le gouvernement des Pays-Bas présente son plan
Le gouvernement néerlandais a annoncé, le 10 juin, un plan de grande ampleur pour faire baisser les émissions d'azote, un gaz à effet de serre, dans certaines parties du pays, provoquant la colère des agriculteurs. Les rejets d'azote devront baisser de jusqu'à 70% dans 131 zones clés - la plupart sont proches de réserves naturelles et de terres protégées - si les Pays-Bas veulent atteindre leurs objectifs environnementaux en 2030, selon le gouvernement. «Pour les agriculteurs, cela signifie que les émissions devront baisser de 40%. Cela signifie environ 30% de bétail en moins», a indiqué la télévision publique NOS. «Nous réalisons que cela aura un impact énorme sur les agriculteurs», a déclaré le 10 juin le Premier ministre Mark Rutte lors de sa conférence de presse hebdomadaire. «Ce secteur va changer. Malheureusement nous n'avons pas le choix, nous devons faire baisser les émissions d'azote». Les 12 provinces du pays doivent maintenant préparer des suggestions, qu'elles présenteront l'an prochain, pour faire baisser les gaz émis le bétail, la construction et la circulation. Le gouvernement a provisionné 24,3 milliards d'euros, dont une partie servira à apporter une aide financière aux agriculteurs. Cette annonce gouvernementale fait suite à une décision en 2019 de la plus haute instance administrative du pays, qui avait souligné que les Pays-Bas n'en faisaient pas assez pour protéger leurs zones naturelles.
Réduction de l'azote : les recommandations d’étudiants de Sciences Po pour la Bretagne
Dans le cadre de leur master à l’école de droit de Science Po, trois étudiants ont publié, le 10 juin, une série de recommandations pour renouveler la «gouvernance des algues vertes» en Bretagne. Leurs travaux étaient encadrés par David Kanter, professeur d'études environnementales à l'université de New York et vice-président du International Nitrogen Initiative. Dans leur rapport, les étudiants ont fait le choix de ne pas concentrer leurs mesures sur les agriculteurs eux-mêmes, mais sur les autres acteurs des filières agricoles : entreprises de l’agroalimentaire, chambres d’agriculture, banques, assurance, distribution… Selon les auteurs «l’insuffisance des politiques publiques actuelles est au moins partiellement lié au manque de considération du poids majeur» de ces opérateurs. Ils proposent ainsi une séparation vente et conseil des engrais azotés, une TVA «différenciée selon l’empreinte azotée des produits», une «obligation de vigilance» des entreprises de l’aval, un étiquetage du bien-être animal, une meilleure prise en charge des plantations de haies, et la «création» de marchés des effluents (lisier, fumier).
Réduction du méthane: un distributeur britannique teste les algues rouges
Les supermarchés Morrisons mènent un essai dans lequel des vaches reçoivent des suppléments aux algues afin de limiter leurs émissions de méthane, important facteur de réchauffement climatique. La quatrième enseigne britannique «collabore avec la Queen's University de Belfast dans le cadre d'un essai de trois ans qui étudie l'utilisation d'algues britanniques pour réduire la production de méthane du bétail», a expliqué le groupe dans un communiqué. «Nous concluons des essais en laboratoire et allons passer aux essais commerciaux en septembre», prévus jusqu'en février 2023, a précisé à l'AFP un porte-parole de Morrisons. Les algues seront achetées à des pêcheurs britanniques qui fournissent déjà la chaîne de distribution, selon le communiqué. «Des recherches scientifiques plus tôt cette année ont constaté que les vaches rejetaient 82% de méthane en moins lorsqu'une petite quantité d'algues rouges a été ajoutée à leur alimentation», a-t-il ajouté. Parmi les autres organisations étudiant ces algues du genre Asparagopsis, on retrouve plusieurs start-up (dont Future Feeds) ou le projet français Meth’algues, associant notamment l’Inrae et l’Institut de l’élevage (Idele), apprend-on dans un dossier paru dans Agra Presse hebdo.
Origine des produits : la Norvège va étiqueter les produits des colonies israéliennes
Imitant l'Union européenne, le gouvernement norvégien a décidé d'adopter un étiquetage spécifique pour les produits venant des colonies israéliennes, suscitant la condamnation le 11 juin d'Israël. Cette décision, qui prévoit également une mention spécifique pour les territoires occupés, «va affecter négativement les relations bilatérales entre Israël et la Norvège, de même que la pertinence de la Norvège pour promouvoir les relations entre Israël et les Palestiniens», a réagi le 11 juin le ministère israélien des Affaires étrangères, dans un communiqué. La diplomatie israélienne fait ainsi allusion au rôle de médiateur du conflit israélo-palestinien qu'essaie de jouer la Norvège depuis des années, avec comme principal exemple les accords d'Oslo dans les années 1990. Dans un communiqué diffusé vendredi, le gouvernement norvégien a annoncé que l'origine «Israël» ne convenait que pour les produits venant des territoires sous contrôle israéliens au 4 juin 1967. «Les denrées alimentaires originaires des zones occupées par Israël doivent être étiquetées avec la zone d'où provient le produit et (indiquer) s'il provient d'une colonie israélienne si tel est le cas», selon Oslo. La mesure s'appliquera aux territoires occupés du plateau du Golan et de la Cisjordanie "y compris Jerusalem-Est", selon le gouvernement norvégien. Elle concerne principalement des importations de vin, d'huile d'olive, de fruits et de légumes.
Lait: Biolait lance un label pour repérer les produits laitiers «vraiment» engagés
Les producteurs du groupement Biolait (1400 fermes) annoncent dans un communiqué du 10 juin le lancement du label «Il lait là» pour différencier leurs produits dans les rayons des supermarchés. Ce nouveau sigle sera apposé sur les emballages des clients de Biolait dès la rentrée scolaire 2022. «Nous lançons notre repère pour permettre à tous les Français d’identifier le lait vraiment engagé dans leurs produits laitiers», indique le communiqué. «Aujourd’hui, les Français sont de plus en plus nombreux à s’engager pour la planète et les éleveurs grâce à leurs achats avisés, poursuit Biolait. Cependant, dans des rayons saturés de labels et certifications, ils ne savent plus à quelles promesses se vouer.» Les producteurs souhaitent mettre en avant leurs pratiques: un élevage en pâturage 250 jours par an en moyenne («un mois de plus que dans l’élevage bio classique et trois mois de plus qu’en conventionnel»); «le juste prix de notre lait»; «une production locale»; et «le respect de la biodiversité» avec la préservation de 110 hectares de nature. Plusieurs partenaires du groupement de producteurs se sont déjà joints au projet: Physiolac Bio, FaireFrance, Elibio et Altermonts. Une réponse à la crise du lait bio, qui fait face à un déclin des ventes.
Légumes: Prince de Bretagne se diversifie dans cinq choux de niche et en myrtilles
Prince de Bretagne va commercialiser cette année cinq nouvelles variétés de chou, a indiqué le responsable innovation Patrick Guivarch lors d’un voyage de presse à l’organisation bretonne de sélection (OBS), le 8 juin. Le chou romanesco orange, mis au point par l’OBS «à la demande d’un client» sera mis sur le marché en décembre pour la deuxième année consécutive. «On passe d’une production d’à peine 20 000 têtes l’an passé à 30 000 têtes cette année» a confié Patrick Guivarch. Pour la deuxième année consécutive également, Prince de Bretagne commercialisera du chou tige, un chou-fleur riquiqui (plus petit que le mini chou-fleur) qui produit «8 à 10 têtes» grâce aux rejets, et qui sera sur les étals fin juillet, chez un grossiste et une enseigne de distribution. «On est vraiment en phase de démarrage de l’innovation», a expliqué le responsable de diversification. De plus, la marque du Cerafel relance une diversification en chou chinois, et expérimente une production de romanesco blanc et une autre de Sarmello- «alternative au choudou». Côté fruits rouges, la première récolte de myrtilles sur 5 ha (6 producteurs) arrivera «en 2023 ou 2024».
Artichauts: la seule usine française de transformation a fermé ses portes
Située à Saint-Martin-des champs dans le Finistère, l’unique usine française spécialisée dans la transformation d’artichauts a fermé ses portes «courant mars», rapporte Ouest-France dans un article daté du 2 juin. Le site appartenant à d’Aucy (groupe Eureden) était confronté à un manque de compétitivité et à «des problèmes récurrents d’approvisionnement» entraînant des «pertes en cumul de 1,4 million d’euros sur les quatre dernières années». Spécialisée dans la transformation d’artichaut en cœur ou en fond pour le surgelé ou la conserve, l’usine bretonne paie le prix de la concurrence espagnole, italienne, péruvienne et égyptienne. Un quart de la production bretonne d’artichauts passait par cette usine, selon la directrice du Cerafel Maïwenn Bullier. Le Cerafel cherche de nouveau débouchés en Europe pour les petits calibres destinés à la transformation en cœurs.
Porc: la grande distribution dans le viseur à l’assemblée générale de la FNP
«Il n’y a pas d’autre choix que l’aval et les GMS paient les hausses de prix», a lancé François Valy, président de la FNP (producteurs de porcs, FNSEA), lors de l’assemblée générale du syndicat, le 10 juin à Bourg-en-Bresse (Ain). Les éleveurs subissent une flambée historique de l’alimentation animale, exacerbée par la guerre en Ukraine, qui rend ces revalorisations «légitimes et nécessaires» aux yeux de M. Valy. Rappelant que le rayon charcuterie est l’un des plus rentables des grandes surfaces, l’éleveur morbihannais estime qu’elles sont en capacité d’«accorder les hausses nécessaires sans même modifier le prix au consommateur». Un message appuyé par la présidente de la FNSEA Christiane Lambert: «Pour l’instant, c’est la distribution qui nous fait souffrir.» Comme l’a rappelé Inaporc le 9 juin, le prix moyen payé aux producteurs stagne autour de 1,85 €/kg. Or, selon M. Valy, «il devrait être supérieur à 2 €/kg pour rémunérer le capital et le travail». Actuellement, «les éleveurs perdent jusqu’à 40 euros par porc», note Carole Joliff, secrétaire générale de la FNP. «On nous annonce encore 80 à 100 €/t de plus à venir sur l’aliment complet», a-t-elle ajouté, car la hausse des prix des céréales et oléoprotéagineux n’a pas encore été intégralement répercutée sur l’aliment.
Chèque alimentaire: la Conf’ préfère une sécurité sociale de l’alimentation
Après la FNSEA et le Modef, c’est au tour de la Confédération paysanne de réagir à la «réflexion» à venir autour du fameux chèque alimentation, annoncée le 7 juin par Elisabeth Borne. Un projet que la Conf’ observe «avec circonspection» car «les intentions du gouvernement restent floues» notamment sur le public et les produits ciblés, lâche-t-elle dans un communiqué le 10 juin. Plutôt que des «mesurettes» qui perpétuent le système actuel d’aide alimentaire «pour les pauvres» tout en servant de «débouché de l’agro-industrie et des produits ultra-transformés» la Conf’ demande «une véritable politique publique alimentaire». Pour cela, elle appelle à créer une sécurité sociale de l’alimentation (SSA), reposant sur la cotisation des personnes. «Sortir du cercle vicieux de l'aide alimentaire, mettre les citoyen.nes au centre des décisions, permettre aux paysannes et paysans d'être justement rémunérés via un conventionnement: tels sont les grands principes de la SSA», martèle le syndicat minoritaire qui promet de soumettre son projet à l'Exécutif et au Parlement d’ici le prochain PLF, à l’automne.
Distribution : le rapprochement entre InVivo et le trio Niel/Pigasse/Zouari entériné
La société cotée du trio Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari, 2MX Organic, et l'activité distribution (Gamm Vert, Jardiland...) du groupe coopératif InVivo ont annoncé le 10 juin la conclusion d'«un accord définitif de rapprochement» devant faire émerger un «leader européen de la distribution responsable». InVivo sera actionnaire majoritaire «avec au moins 59,76%» du capital de la nouvelle entreprise, valorisée environ 1 Mrd€. Objectif : lancer «un nouveau concept de magasins» sous l'enseigne «Le Grand Marché - Frais d'ici», spécialisée dans la distribution alimentaire de produits frais et locaux, adossée aux jardineries existantes dans le portefeuille d'InVivo Retail. InVivo Retail compte 1 600 points de vente en France, dont 220 détenus en propre, sous des enseignes de jardinerie, d'animalerie, et de distribution alimentaire (Frais d'Ici et Bio&Co). Ce rapprochement «permet de dessiner une trajectoire de croissance solide, avec un chiffre d'affaires d'InVivo Retail progressant de 867 M€ en 2021 à environ 1,2 Mrd€ en 2025», ont estimé le 10 juin les partenaires.
Betterave: le directeur de la CGB va quitter son poste en septembre
Actuellement directeur général de la CGB (Confédération générale des producteurs de betterave) Pierre Rayé va quitter l'association spécialisée de la FNSEA en septembre, a appris Agra presse. Il avait rejoint le syndicat en 2014 comme directeur économie, avant d'en prendre la direction générale en 2017. L'actuel directeur des affaires publiques Nicolas Rialland est pressenti pour reprendre son poste. Pierre Rayé est actuellement président du conseil de surveillance d'Agra.