«Seule une revalorisation rapide des prix payés aux éleveurs pourra limiter les conséquences dramatiques de [l']effet ciseaux sur la filière porcine française», estime l’interprofession Inaporc dans un communiqué le 9 juin. Entre la flambée de l’alimentation animale et un prix de vente qui stagne depuis mi-avril, «les éleveurs n’ont pas atteint leur seuil de rentabilité une seule fois sur les douze derniers mois». D’après Inaporc, le prix de l’aliment pour porcs a augmenté de «25% en un an», une flambée exacerbée par la guerre en Ukraine. Quant au prix payé aux producteurs, il stagne en moyenne autour de 1,85 €/kg, «alors que le coût de production devrait franchir la barre des 2 €/kg». Malgré l’aide d’urgence débloquée par le gouvernement, «la conjoncture continue de se dégrader», à tel point que 10% des éleveurs «se dirigent aujourd’hui vers une cessation d’activité dans les prochains mois», alerte Inaporc. «Cette proportion pourrait grimper à 30% selon certaines estimations.» L’interprofession est aussi «très inquiète sur l’avenir de nombreuses entreprises de l’aval», qui font aussi face à l’inflation de nombreuses charges.
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