Agrafil du 22 avril 2024

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Promotion agricole de l’UE: offensive diplomatique de Wojciechowski en Chine

Le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, se rend en Chine du 21 au 26 avril, accompagné d’une délégation composée d’environ 70 hauts représentants d’entreprises du secteur agroalimentaire de l’UE, issus principalement des boissons, des confiseries, des produits laitiers et du fromage, des fruits et légumes, de la viande et de l'huile d'olive. Pour la Commission européenne, l’objectif de ce voyage est de faciliter les exportations européennes de produits agricoles et de boissons vers la Chine et d'étendre leur présence sur ce marché, troisième marché d’exportation agroalimentaire de l’UE. Parmi les participants français, figurent notamment Carambar, la Cooperl, la Fict (charcutiers industriels) ou encore Pernod Ricard. L’exécutif européen annonce que ce voyage se déroulera en deux temps, avec une première partie consacrée à des événements de représentation (du 22 au 24 avril), avant des rencontres diplomatiques avec les ministres chinois de l’Agriculture et du Commerce, le chef de l'administration générale des Douanes ou encore le commissaire de l'Agence nationale chinoise de la propriété intellectuelle.

Royaume-Uni: les contrôles aux frontières des denrées alimentaires encore reportés

Le gouvernement britannique devrait renoncer à la plupart des vérifications sur les produits alimentaires importés en provenance de l'UE lorsque les nouveaux contrôles douaniers post-Brexit entreront en vigueur fin avril, rapporte l’AFP le 18 avril, en citant le Financial Times. Une note confidentielle émanant du Defra (ministère britannique de l’Agriculture) indiquerait qu’il ne serait pas en mesure de mener les nouveaux contrôles. Il existerait un «risque important» de perturbations dans les ports britanniques dès le premier jour de mise en œuvre, liées à l’enregistrement des codes affiliés aux différentes catégories d’aliments. Le gouvernement évoque plutôt une «mise en œuvre progressive». Dans un premier temps, seuls les produits à «haut risque», comme la viande, et provenant de certains pays européens devraient être analysés, le temps que le système soit pleinement opérationnel, indique également le ministère dans sa note. Récemment, la filière fruits et légumes anglaise s’était inquiétée des coûts financiers liés à ces nouvelles dispositions. Fin janvier, des certificats sanitaires et phytosanitaires sont déjà devenus obligatoires pour certains produits à «risque moyen» (fromages, beurres, crèmes, charcuterie, fleurs coupées, racines ou tubercules). Londres a déjà reporté à cinq reprises certaines formalités et contrôles des importations depuis janvier 2022.

Influenza aviaire: le Royaume-Uni suspend l’importation de viande de canards vaccinés

Les autorités britanniques ont suspendu, depuis le 7 mars, les importations de viande de canards vaccinés contre l’influenza aviaire en provenance de France, a appris Agra Presse le 18 avril de sources concordantes. Cette mesure concerne les canards à rôtir (et les produits qui en sont issus), mais aussi le foie gras. «Les échanges entre les administrations sont toujours en cours», indique une source proche du dossier, selon laquelle les pouvoirs publics français ont récemment envoyé leurs réponses aux questions de leurs homologues britanniques. La Commission européenne participe également aux négociations. Sollicité par Agra Presse, le ministère de l’Agriculture n’a pas encore répondu. En 2023, l’Hexagone a exporté au Royaume-Uni environ 1500 t de viande de canard à rôtir (soit 8,5% du total des exportations), ainsi que 28 t de foie gras cru et 15 t de foie gras transformé (soit 1,5 M€ pour la filière canards gras). Depuis le lancement, en octobre dernier, de la campagne de vaccination des canards contre l’influenza aviaire, au moins sept pays ont mis en place des embargos, à divers degrés*. La France est le premier pays au monde à vacciner contre cette maladie tout en continuant à exporter, avec la mise en place d’un plan de surveillance.
* Canada, États-Unis, Hong Kong, Japon, Philippines, Taïwan, Thaïlande

Influenza: forte concentration du virus dans du lait de vaches contaminées aux USA (OMS)

Après la découverte de fortes concentrations de virus H5N1 dans le lait de vaches contaminées par l’influenza aviaire aux États-Unis, l'OMS a recommandé le 19 avril d'appliquer des mesures de sécurité alimentaire de bon sens comme l'usage de lait pasteurisé. Pour l'heure, des études sont en cours pour tenter de déterminer pendant combien de temps le virus peut survivre dans le lait, et l'Organisation mondiale de la santé a demandé de rester vigilant, selon l’AFP. «Nous constatons désormais que plusieurs troupeaux de vaches sont touchés dans un nombre croissant d’États américains (28 foyers au 16 avril, selon l’USDA, NDLR), ce qui montre une nouvelle étape dans la propagation du virus aux mammifères», a souligné la docteure Wenqing Zhang, qui dirige le programme mondial de la grippe à l'OMS. Les autorités sanitaires du Texas (sud des États-Unis), où a été découvert le premier cas de transmission de la vache à l'homme, ont souligné qu'il n'y avait aucun risque pour le circuit laitier commercial, en raison de l'obligation de détruire le lait de vaches malades. La pasteurisation, qui consiste à chauffer le lait, tue également le virus.

Abattage à la ferme: les nouvelles règles publiées au Journal officiel de l’UE

À la suite des feux verts donnés par le Parlement européen et les États membres, le règlement élargissant les conditions d’abattage d’animaux à la ferme par des dispositifs mobiles a été publié le 19 avril au Journal officiel de l’UE. Les nouvelles règles, qui entreront en vigueur le le 9 mai, autorisent l'étourdissement et la saignée à la ferme des caprins et ovins. L’étourdissement et la saignée d’un nombre limité de bovins, de porcs et de chevaux dans les exploitations agricoles était déjà permis sous certaines conditions, depuis 2021. Au total, précise l’acte délégué, «jusqu’à trois bovins domestiques autres que les bisons, jusqu’à trois solipèdes domestiques, jusqu’à six porcins domestiques ou jusqu’à neuf ovins ou caprins» peuvent désormais être abattus «en même temps dans l’exploitation d’origine, lorsque l’autorité compétente l’autorise». Cette opération devra se faire en présence d’un vétérinaire officiel, qui aura vu les animaux vivants avant leur mise à mort.

Viande/abattage rituel: l’abattoir de Côte-d’Or visé par L214 mis en demeure

L'abattoir Bigard de Venarey-les-Laumes a été mis en demeure le 18 avril par la préfecture de Côte-d'Or pour des «manquements» dans le procédé d'abattage rituel à la suite d'une inspection ordonnée après la diffusion d'une vidéo de l'association de défense des animaux L214, rapporte l'AFP. «Il n'a pas été constaté d'anomalie de fonctionnement durant l'inspection du référent national», explique la préfecture dans un communiqué. «Cependant des manquements concernant la sécurisation du procédé d'abattage rituel ont été mis en évidence. Ces constats ont conduit le préfet à mettre en demeure l'exploitant de les corriger dans un délai maximal de 15 jours», indique la préfecture, qui avait annoncé «une inspection approfondie des conditions d'abattage». Celle-ci a eu lieu en début de semaine. «Dans l'attente de ces corrections, la cadence d'abattage est réduite», précise encore la préfecture. Il a été également demandé «d'améliorer le management des employés», et les services de l'État «ont pris note du recrutement imminent d'un directeur spécifique pour cet abattoir». Le 11 avril, L214 avait diffusé une vidéo filmée dans l'abattoir en mars, dénonçant les conditions d'abattage de bovins, et demandant l'interdiction de l'abattage sans étourdissement pour produire de la viande halal ou casher.

Nitrates: Bruxelles consulte en vue d’autoriser l’utilisation d’engrais à base de fumier

La Commission européenne a ouvert le 19 avril une consultation publique concernant une proposition de directive visant à amender l’annexe III de la directive Nitrates afin d’autoriser l'utilisation d’engrais provenant d'effluents d'élevage. Les parties prenantes disposent de quatre semaines (jusqu’au 17 mai) pour donner leur avis. Dans le détail, Bruxelles souhaite autoriser, sous conditions, l’utilisation de ces engrais au-delà de la quantité de 170 kg/ha/an d'azote prévue actuellement, et jusqu'à une limite supplémentaire distincte de 100 kg/ha/an d'azote. Cette demande est notamment soutenue par les Pays-Bas qui, lors de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE du 23 janvier, avait appelé à passer de l’utilisation d’engrais synthétiques à des engrais à base de fumier, dont les engrais «Renure». De son côté, les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se félicitent sur X de «cette nouvelle initiative concrète et stratégique de la Commission européenne» devant permettre de réduire la dépendance de l’UE à l'égard des engrais azotés. En outre, le Copa-Cogeca appelle l’exécutif européen à faire une proposition similaire pour les digestats.

Vin: le géant Castel assigne des syndicats après un blocage

Le groupe Castel, géant mondial du vin, a assigné au tribunal le collectif vigneron Viti33 et les syndicats FDSEA et JA, réclamant 100 000 € pour le blocage d'entrepôts fin février en pleine grogne agricole, a appris l’AFP le 19 avril. Leur comparution est prévue le 4 juin devant le tribunal judiciaire de Bordeaux. Le 28 février, une centaine de manifestants avaient bloqué le site de Blanquefort (Gironde), considéré comme le plus grand chai d'Europe, pour réclamer des prix d'achat «qui prennent en compte les coûts de production» du vin. Castel Frères leur reproche d'avoir bloqué l'accès et déversé «des tonnes de fumier, du foin, des pneus et des ceps de vigne». Le négociant estime le coût du nettoyage des lieux à 68 920 €, le «préjudice économique» du blocage à 11 608 €, et le «préjudice d'image» à 20 000 €. «Ça me paraît très, très exagéré», a réagi Jean-Samuel Eynard, président de la FDSEA de Gironde. Plusieurs représentants du monde viticole ont regretté que cette procédure intervienne une semaine seulement après une réunion qualifiée de «fondatrice», lors de laquelle vignerons, négociants et distributeurs s'étaient mis d'accord sur le principe d'un «contrat de filière» pour déterminer le juste prix du vin de Bordeaux.

Vin/fret: nouveau cargo à voile chez le breton Grain de sail, trois autres d'ici cinq ans

Le nouveau cargo de la jeune société morlaisienne Grain de Sail a effectué sa première traversée transatlantique chargée entre Saint-Malo et New York, marquant une nouvelle étape pour le retour du fret à voile. «Grain de Sail II» mesure plus du double de son aîné, avec 52 m de longueur (contre 24), et peut transporter jusqu'à 350 tonnes de marchandises, soit six fois ce que peut embarquer «Grain de Sail», lancé début 2021. A bord durant cette première traversée, du vin, du chocolat, de la maroquinerie et autres produits de luxe. La durée en mer est plus longue que pour un cargo conventionnel, à environ 15 jours, mais l'économie en matière d'émissions de CO2 est d'au moins 90%. Quant à la facture, «on va être parfois à peu près deux fois plus cher, trois fois plus cher, selon les cours», relève Jacques Barreau.  En 2024, Grain de Sail espère effectuer cinq rotations entre Saint-Malo et New York en comptant ses deux navires, avec la possibilité, une fois aux États-Unis, de descendre charger à Pointe-à-Pitre avant de revenir à Saint-Malo. La société bretonne veut ajouter trois autres navires de ce type à sa flotte d'ici cinq ans pour proposer des départs transatlantiques tous les 15 jours. En août 2023, le géant américain des matières premières agricoles Cargill a lancé un vraquier équipé de deux voiles rigides métalliques, qui permettent de réduire de 30% la consommation de carburant.

Tomates: en croissance en 2023, Savéol espère encore progresser cette année

Les 126 exploitations maraîchères de la coopérative finistérienne Savéol ont réalisé 234 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires l’an passé, avec la commercialisation de 70 000 t de tomates (80 producteurs, 200 ha), 2800 t de fraises (34 producteurs, 51,5 ha), ainsi que des concombres, aubergines et poivrons, ont expliqué ses dirigeants avant l’assemblée générale de l’entreprise, le 18 avril à Brest. La coopérative basée à Plougastel-Daoulas a mis en marché moins de tomates qu’à l’accoutumée en raison de retards de production en début d’année et de soucis sanitaires. Le chiffre d’affaires a tout de même progressé de 2%, soutenu par un prix moyen en amélioration. Côté investissements, Savéol a injecté 2 M€ dans l’adaptation de ses lignes de conditionnement à la loi Agec (interdiction des emballages plastique). La saison 2024 a démarré avec quelques retards de production, «mais elle devrait pouvoir se rattraper», souligne le président de Savéol, Pierre-Yves Jestin. La coopérative table sur une production de 75 000 t de tomates cette année. Il lui paraît plus difficile de prévoir le niveau des ventes, car «la concurrence des tomates marocaines à prix "pricé" (promotion agressive, NDLR) est de plus en plus forte», poursuit M. Jestin. Il espère que l’interprofession parviendra «à imposer aux importateurs la mention d’origine». (Franck Jourdain)

Sucre: le Brésil enregistre une production historique en 2023-2024, à 45,7 Mt

Soutenue par une récolte sans précédent et des cours mondiaux favorables, la production brésilienne de sucre a atteint un niveau historique en 2023-2024, confortant le pays comme premier producteur mondial, ont annoncé les autorités brésiliennes le 18 avril. La production s’est élevée à 45,7 Mt, soit une augmentation de 24 %, annoncé la Compagnie nationale d’approvisionnement (Conab) dans son dernier rapport. Premier exportateur mondial de sucre, le Brésil a en outre atteint un record de ventes à l’étranger entre avril 2023 et mars 2024, à 35,2 Mt (+26,8 Mt rapport à la saison précédente). En tout, le géant agricole brésilien a récolté 713 Mt de canne à sucre durant cette saison (+16,8%). Ce résultat reflète la hausse de la productivité dans les principales régions productrices, poussée à la fois par les investissements du secteur pour renouveler les plantations et par des conditions climatiques favorables, notamment dans l'État de Sao Paulo (sud-est), explique la Conab. Face à des prix mondiaux attractifs pour le sucre, les producteurs brésiliens ont favorisé la production de la matière première plutôt que celle de l'éthanol produit à partir de la canne à sucre, qui a tout de même augmenté de 12%, à 29,7 milliards de litres.

Sucre de canne: en Guadeloupe, le conflit sur le prix s'enlise un mois après son lancement

Des planteurs de canne à sucre continuent à se mobiliser en Guadeloupe, plus d'un mois après les premiers blocages de producteurs réclamant la revalorisation des tarifs de la canne et une réforme du modèle de fixation de son prix. Le conflit se déroule alors que la période de mars-avril est celle de la coupe de la canne à sucre qui est acheminée dans la dernière unité sucrière de Guadeloupe continentale, l'usine Gardel au Moule (est de Grande-Terre). «Si les planteurs acceptent les conditions de récolte (actuelles), ils seront beaucoup plus endettés qu'ils ne le sont déjà aujourd'hui», a expliqué à l'AFP Roméo Meynard, le président de l'Union pour le développement cannier et agricole (UDCAG) et porte-parole des petits planteurs. Ceux-ci «représentent 2/3 de la production» et «très peu» d'entre eux ont décidé de récolter cette saison, a-t-il ajouté. Toute la semaine, quelques dizaines de tracteurs et de camions mêlant producteurs et transporteurs de canne ont mené, conjointement ou séparément, des opérations de blocage au Moule, et dans d'autres lieux de l'archipel. Les ministres, de l'Intérieur Gérald Darmanin et aux Outre-mer, Marie Guevénoux, étaient en visite sur l'île mercredi. Interrogé jeudi soir sur la chaîne Guadeloupe La 1ère, Gérald Darmanin a appelé à ce que les industriels acceptent de négocier le prix de la canne. Le prix de la canne à sucre est fixé tous les cinq ans par convention entre les syndicats de planteurs, l'Etat et l'usinier.

La Réunion/intempéries: premières aides versées aux sinistrés du cyclone Belal

Le gouvernement a annoncé le  le versement le 19 avril de premières aides aux sinistrés du cyclone Belal qui a frappé La Réunion en  janvier dont 2,2 millions d'euros pour l'indemnisation du secteur agricole, particulièrement touché. Ces premiers versements concernent 280 dossiers éligibles concernant des exploitants agricoles et 38 dossiers pour les particuliers, ont annoncé dans un communiqué conjoint le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et Marie Guévenoux, ministre déléguée chargée des Outre-mer. «2,2 millions d'euros seront versés pour l'indemnisation des pertes agricoles, 52.000 euros pour les pertes de fonds des agriculteurs et 16.100 aux particuliers», selon le communiqué. Au total, près de 1.600 dossiers ont été déposés. Les autres dossiers sont en cours d'instruction et feront l'objet d'un prochain versement s'ils sont éligibles. Le cyclone Belal a causé la mort de quatre personnes sur l'île française de l'océan Indien sans pour autant faire les dégâts cataclysmiques redoutés.

Irrigation: un tiers des volumes destinés à des cultures dédiées à l'export, selon France Stratégie

En 2020, la consommation française d’eau* a été estimée à plus de 4,4 milliards de mètres cubes (Md m3), l’irrigation en représentant près des deux tiers, révèle une note sur les usages de l’eau en France publiée le 18 avril par France Stratégie (centre de réflexion rattaché à Matignon). L’eau utilisée pour l’irrigation est principalement destinée à la production dédiée à l’export (34%), devant celles destinées, sur le marché intérieur, à l'alimentation animale (28%) et à l'alimentation humaine (26%). Les consommations en eau sont particulièrement élevées dans les bassins versants Adour-Garonne (volumes consommés de 1 Md m3), Rhône-Méditerranée (1,5 md m3) et Loire-Bretagne (0,8 Md m3). «Ce sont également les bassins versants les plus irrigués», précisent les auteurs de la note. En outre, ils soulignent qu’entre 2010 et 2020, les surfaces irriguées ont augmenté de 23% dans tout le territoire, et particulièrement dans le bassin Artois-Picardie (+78%). La note tente également d’évaluer les effets du stockage de l’eau sur la ressource. Au nombre de 167 000, les retenues et réserves artificielles ont une capacité de stockage cumulée estimée à 18 Md m3. Et de souligner que ces dernières peuvent «perturber les milieux»: «dégradation de la qualité de l’eau», «augmentation de la quantité d’eau évaporée ou encore», ou encore «disparition de zones humides». * Soit la part des prélèvements ne retournant pas aux milieux

Élections des chambres d’agriculture: le scrutin est fixé au 31 janvier 2025 (JO)

Comme le prévoit un arrêté paru au Journal officiel le 19 avril, «la date de clôture du scrutin pour les élections des membres des chambres d'agriculture est fixée au vendredi 31 janvier 2025 à minuit». Les électeurs des cinq collèges agricoles* pourront voter «dès réception du matériel électoral et jusqu'au vendredi 31 janvier 2025 à minuit (le cachet de la poste faisant foi)». Par ailleurs, le texte stipule que la campagne électorale se déroulera du mardi 7 janvier au «jeudi 30 janvier 2025 à zéro heure». D’autres textes sont attendus, avec de possibles réformes sur le mode de scrutin, les règles de financement des syndicats, ou encore la composition du corps électoral. En novembre 2023, les syndicats minoritaires ont dénoncé un projet de réforme qui réduirait leur financement public issu du résultat des élections (règles de calcul plus favorables aux listes arrivant en tête). De son côté, la FNSEA insiste pour «redonner toute leur place aux acteurs responsables et aux anciens exploitants qui souhaitent participer à la vie démocratique de la profession», alors que la piste d’une exclusion de certains retraités du corps électoral est sur la table. *Chefs d’exploitation, propriétaires, salariés, anciens exploitants, groupements professionnels

Groupama: bonne année 2023 malgré la charge climatique, François Schmitt démissionne

Groupama a annoncé le 19 avril un bénéfice net de 510 M€, pour un chiffre d'affaires de 17 Md€ (+6,9%) en 2023, en clôture d'une année freinée par la charge importante des sinistres climatiques en France au deuxième semestre. «Les résultats de cette année apparaissent comme très satisfaisants», a commenté lors d'une conférence de presse le directeur général Thierry Martel, faisant cependant état d'un «énorme contraste» entre la première et la seconde moitié d'année, selon l’AFP. Le résultat net de l'assureur en France s'est élevé à 26 M€ entre juillet et décembre, contre 546 M€ entre janvier et juin. La charge des sinistres climatiques s'est révélée beaucoup plus forte fin 2023 du fait des inondations dans le nord de la France, et surtout de la tempête Ciaran qui a touché la Bretagne, où Groupama est très implanté. Net de réassurance, la charge des sinistres climatiques approche le milliard d'euros pour le groupe l'an dernier, contre 770 M€ en 2022. Par ailleurs, le groupe a annoncé le 18 avril le départ du président de Groupama assurance mutuelles François Schmitt, moins d'un an après son élection, remplacé par Laurent Poupart. Une démission pour raison personnelle, selon l’Argus de l’assurance (article payant).

Nutri-Score: son affichage dans les publicités oriente vers des produits plus sains (étude)

Afficher le Nutri-score des produits alimentaires dans les publicités conduirait les consommateurs à faire des choix plus favorables à leur santé, selon une étude publiée le 16 avril dans la revue International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity. Conduite par les universités d’Aix-Marseille et de la Sorbonne Paris Nord, l'étude a été menée sur 27 000 participants. Les chercheurs observent que, lorsque le Nutri-Score apparaît dans les messages publicitaires, la perception est meilleure pour les produits notés A et B, avec «des intentions plus fortes de les acheter et de les consommer». À l’inverse, la perception et les intentions d’achat sont moins bonnes pour les notes D et E, tandis qu’il n'y a «pas ou peu d’effet» sur la note intermédiaire C. L’affichage «obligatoire» du Nutri-Score dans les messages publicitaires «pourrait donc constituer une mesure de santé publique efficace pour lutter contre l’épidémie d’obésité et les maladies chroniques liées à la nutrition», estime le premier auteur de la publication, Didier Courbet.