UE-Mercosur : rejet unanime de la clause de sauvegarde en commission de l’Agriculture
À l’occasion de leur réunion du 1er décembre, les eurodéputés de la commission de l’Agriculture (Comagri) ont exprimé leur rejet unanime de la clause de sauvegarde agricole renforcée de l’accord UE-Mercosur proposée par la Commission européenne. Malgré les tentatives de justification de Bruxelles, les parlementaires agricoles qualifient la proposition d'illusoire pour faire adopter l'accord commercial. Dans le détail, ils estiment notamment que les seuils de déclenchement automatiques de 10 % sont inatteignables et ne permettront pas de protéger les agriculteurs. Ils fustigent également l’aspect temporaire des mesures de sauvegarde (deux ans renouvelables), la durée d’enquête trop longue (quatre mois), ou encore le manque de réciprocité des normes. Mais la Comagri regrette surtout la manière dont le dossier est traité au Parlement européen, alors qu’elle aura à se prononcer le 2 décembre sur son avis sous forme de lettre. En effet, la compétence sur le fond a été attribuée à la commission du Commerce international, dont le rapporteur, l’espagnol Gabriel Mato (PPE, droite) est jugé plus pragmatique : il a appelé, comme le Conseil de l’UE, à valider le texte sans amendement. Ce vote est prévu le 8 décembre.
Pratiques déloyales : Bruxelles évalue sa directive en vue de sa mise à jour en 2026
La Commission européenne a publié, le 1er décembre, son rapport tirant les premiers enseignements de l’application de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Ce document doit alimenter la future mise à jour de la législation, attendue au cours du troisième trimestre 2026. D’une manière générale, Bruxelles fait état de premiers signes encourageants en matière de prévention et de lutte contre les pratiques commerciales déloyales. L’exécutif européen précise que 4 500 enquêtes ont été ouvertes entre 2021 et 2024. Près d’un tiers des enquêtes closes ont abouti à la constatation d'une infraction, donnant lieu à 41,9 M€ d'amendes entre 2022 et 2024. Mais le rapport met également en avant des lacunes et des défis, notamment en matière de taux de plaintes des agriculteurs, d’accès à l’information sur leurs droits ou encore de coopération transfrontalière, dont l’amélioration est déjà en cours de finalisation. La Commission européenne suggère également de renforcer le suivi par le biais d’une collecte de données plus normalisées ou la réalisation d’évaluations plus complètes au niveau des États membres. Enfin, le rapport préconise de remédier à l’application inégale de la directive et de s’intéresser activement aux problèmes émergents et d’anticiper les changements du marché.
Bovins/DNC : un premier foyer dans le Doubs, mobilisation pour empêcher l’abattage
Un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé dans un élevage à Pouilley-Français (Doubs), a annoncé la préfecture dans un communiqué le 29 novembre. Il s’agit du premier cas dans ce département. Les autorités ont mis en place une zone réglementée dans un rayon de 50 km, qui recouvre partiellement quatre départements (Doubs, Jura, Haute-Saône, Côte-d’Or) et où les mouvements sortants d’animaux sont interdits. L’élevage infecté (Gaec de Pouilley-Français) compte 82 bovins, tous vaccinés, car l’exploitation se situe dans la zone réglementée liée à de précédents cas dans le Jura voisin. Les éleveurs refusent l’abattage total de leur cheptel prévu par la réglementation, qui doit être réalisé mardi 2 décembre. Selon L’Est républicain (article payant), la famille Lhomme à la tête de la ferme propose d’« utiliser leur exploitation comme ferme test ». « La famille souligne que leur élevage est isolé, que les bêtes sont vaccinées depuis plus de cinq semaines, et que la vache malade montre déjà une nette amélioration après une injection d’antibiotiques », indique le quotidien local. Les éleveurs de Pouilley-Français ont reçu le soutien de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale, qui appellent à la mobilisation sur place dans des communiqués distincts.
Bovins/DNC : la troisième zone réglementée, dans l’Ain, est levée (ministère)
La troisième zone réglementée instaurée en France pour lutter contre le dermatos nodulaire contagieuse (DNC), située dans l’Ain, a été levée le 30 novembre, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 1er décembre. La levée d’une zone réglementée peut intervenir à partir de 45 jours après le dernier foyer ; il s’agissait ici d’un unique cas apparu le 14 octobre dans un élevage de veaux, qui n’a pas été suivi de cas secondaires. La zone réglementée « devient une zone vaccinale », précise le ministère et « les mouvements de sortie des bovins de cette zone vers les zones indemnes sont (…) facilités ». Les bovins vaccinés peuvent ainsi « circuler librement » dans la zone, et en sortir après un « examen vétérinaire favorable ». Des animaux peuvent également entrer dans la zone vaccinale (repeuplement de foyers), mais « ils doivent être vaccinés à leur arrivée et y rester 28 jours au moins ». Dans une lettre ouverte diffusée le 28 novembre, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) déplore que, malgré la levée des différentes zones réglementées, « de nombreux éleveurs sont dans l’impossibilité de commercialiser correctement leurs animaux ». Il reste trois zones réglementées DNC en France, dans l’Ain (lire ci-dessus), le Jura et les Pyrénées-Orientales.
PPA en Espagne : le marché européen va être sous pression, selon le MPF et le CRP de Bretagne
Dans son rapport hebdomadaire publié le 1er décembre, le Marché du porc (MPF) souligne que l’annonce des cas de sangliers morts de la peste porcine africaine (PPA) en Catalogne, près de Barcelone, pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des marchés européens en raison des restrictions sanitaires susceptibles d’être imposées sur les exportations vers les pays tiers du premier pays producteur et exportateur de l’UE. « Le marché européen de la viande pourrait très rapidement être de nouveau mis sous pression », insiste-t-il dans son rapport sur la séance du 1er décembre, au cours de laquelle le prix moyen est resté presque stable pour s’établir à 1,493 €/kg, légèrement en-dessous de la barre symbolique des 1,5 €/kg. Souscrivant à cette analyse dans son communiqué du 1er décembre, le Comité régional porcin de Bretagne (amont) prie les opérateurs de l’aval d’« éviter toute sur-réaction négative ». Mais le CRP de Bretagne appelle en priorité les éleveurs français à la biosécurité, soulignant qu’ils sont « désormais " cernés " par la maladie ». L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont touchées, et que cas espagnols ont été relevés « à seulement 90 km de la frontière avec la France », rappelle l’organisation.
Lait : collecte en hausse, prix du beurre et de la poudre toujours en recul
La collecte de lait en France poursuit sa progression : « Depuis le début du mois d’août, les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer montrent une croissance moyenne de 3,9 % comparativement aux semaines équivalentes de 2024 », souligne le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture publiée le 1er décembre. Depuis janvier 2025, la hausse de la collecte atteint 0,6 % par rapport à la même période de 2024. Cette hausse se retrouve dans les grands bassins exportateurs, comme la Nouvelle-Zélande, les États-Unis (+1,7 % chacun sur les 12 derniers mois) ainsi que l’UE (+0,7 %). Le prix standard du lait de vache conventionnel atteint un nouveau record sur le mois de septembre 2025. Il se situe à 479 €/1 000 litres, à +7 % sur un an. En revanche, les prix du beurre et de la poudre 0 % de matière grasse sont toujours bas. La tonne de beurre atteint 5 500 € fin novembre, stable sur un mois, mais elle cotait 7 600 €/t en janvier. La poudre s’approche des 2 000 €/t, contre 2 500 €/t début janvier. L’abondance de lait sur les marchés oriente à la baisse les cours des produits industriels. « Le maintien d’une collecte dynamique reste néanmoins incertain en France dans les mois à venir, compte tenu du contexte sanitaire et du prix élevé des vaches de réforme », prévoit le Cniel.
Loup : population estimée à 1 082 individus en France, en légère hausse (préfecture)
La population de loups en France en sortie d’hiver 2024-2025 est estimée à 1 082 individus, en hausse de 6,8 % par rapport à l’année précédente (1 013 animaux), a annoncé la préfète coordinatrice du Plan loup dans un communiqué le 25 novembre. Cette estimation est assortie d’un intervalle de confiance de 95 %, entre 989 et 1 187 individus. Pour la préfète, ce résultat « confirme la tendance à la stabilisation des effectifs constatée ces dernières années ». Le nombre maximum de loups pouvant être abattus (plafond de prélèvements) est habituellement fixé à 19 % de la population estimée ; il devrait donc être de 206 individus en 2026. Par ailleurs, la préfète coordinatrice a annoncé la tenue d’un Groupe national loup le 12 décembre, au cours duquel sera présentée cette estimation de la population lupine. Également à l‘ordre du jour de la réunion : le nouveau cadre de gestion de la population de loups, résultat de l’abaissement de son statut de protection. Le futur arrêté – qui rend les tirs de défense possibles sur simple déclaration – vient d’être mis en consultation. Cette évolution a suscité la déception et la colère de la FNSEA, qui critique des dispositions « technocratiques ».
Fruits et légumes : Biocoop garantit un prix minimum pour 20 000 t labellisées « Bio Équitable en France »
Lors du salon Natexpo (du 30 novembre au 2 décembre), l’enseigne Biocoop a annoncé la signature de contrats garantissant un prix minimum pour 260 producteurs de fruits et légumes bio. Ces accords, conclus pour trois ans avec cinq groupements partenaires labellisés « Bio Équitable en France » (Biobreizh, Norabio, Bio Centre Loire, Roussillon-La Tour et Univert), concerneront plus de 20 000 t de fruits et légumes produits en plein champ ou en serre froide dès 2026. Les prix moyens garantis ont été calculés en intégrant un objectif de rémunération de l’agriculteur (à deux Smic) et en prenant en compte l’ensemble des coûts de production de chacune de ces catégories de produits, souligne Biocoop. Une avancée « particulièrement remarquable », selon Cyrille Moulin, président de Bio Équitable en France, qui rappelle que, « dans les filières fruits et légumes, le prix est particulièrement fluctuant et les producteurs sont très souvent obligés de vendre à perte ». Pour Henri Godron, président de Biocoop, ces contrats rompent avec une logique de « pression sur les prix, délétère pour tout le monde, après trois ans de difficultés ». Parallèlement, Biocoop et Bio Équitable France ont signé trois contrats avec Fermes Bio portant sur les filières avoine, épeautre et soja, destinés à de nouvelles références de boissons végétales pour l’enseigne.
Climat : la France accueille le Giec, dans un contexte d’éclatement du consensus international
La France accueille le 1er décembre près de 600 experts du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour entamer les travaux de son prochain rapport, dans un contexte d’éclatement du consensus international sur le changement climatique. Le rapport doit paraître en 2028 ou 2029. D’ici là, les travaux devraient être entravés par la position hostile des États-Unis. À la tribune de l’ONU, à New York en septembre, le président américain Donald Trump avait qualifié la lutte contre le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ». La France, à l’inverse, cherche à sauver les engagements pris par les États lors de l’Accord de Paris, en 2015, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Lors de l’ouverture de cette réunion de cinq jours, la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est inquiétée, en plus de la hausse des températures, de « la montée de la désinformation liée au climat ». Le dernier rapport en date du Giec, paru en mars 2023, montrait que la planète était en route pour franchir au début des années 2030 la limite de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère dite pré-industrielle. Depuis, des scientifiques ont estimé que ce plafond risquait fort d’être enfoncé avant 2030.
Nutrition-climat : les associations appellent à la publication d’une Snanc « non édulcorée »
Plusieurs associations ont appelé, le 28 novembre, à « la publication immédiate » de la Stratégie nationale nutrition climat (Snanc), dans une version qui ne soit « ni édulcorée ni sacrifiée ». Après plus de deux ans et demi de retard, sa publication a de nouveau été suspendue in extremis par Matignon le 28 novembre. Une décision jugée « incompréhensible » par les associations impliquées. « L’État ne peut plus se permettre de différer indéfiniment une stratégie aussi fondamentale », estime le Réseau action climat (Rac), rappelant que les dépenses publiques liés aux effets environnementaux et sanitaires du système alimentaire atteignent déjà 19 Md€ par an. « Les atermoiements et le manque de courage du gouvernement sont pathétiques étant donnée l’urgence d’avancer sur ces sujets clefs », a de son côté dénoncé l’association Foodwatch France, qui a publié le texte qui aurait dû paraître le jour de sa suspension. Au-delà du blocage, les associations dénoncent un texte « pas assez ambitieux ». Elles déplorent l’absence de mesures contraignantes visant à encadrer les publicités pour des produits gras, salés ou sucrés ciblant les mineurs. Elles critiquent également la disparition du projet de la notion d’« aliments ultra-transformés » (AUT), appelant à sa réintégration « de toute urgence », ainsi qu’à l’instauration d’une régulation stricte de la publicité pour les AUT destinées aux mineurs.
Pesticides : des associations demandent le retrait du projet Omnibus (presse)
Dans une tribune parue dans Le Monde le 1er décembre (article payant), plus de 110 organisations de protection de l’environnement, emmenées par Générations futures, exigent le retrait immédiat du projet de règlement Omnibus de la Commission européenne. Ce projet « affaiblirait considérablement la protection de la santé des citoyens et de l’environnement contre les substances toxiques contenues dans les pesticides », s’émeuvent-elles. Le texte de la Commission, qui doit être adopté le 16 décembre, prévoit de rendre illimitée la période d’autorisation des substances actives de pesticides, sauf pour celles candidates à la substitution (c’est-à-dire les plus dangereuses, NDLR). Pour les signataires, la suppression de l’actuel réexamen « systématique et périodique » des substances actives fait poindre le « grand risque » que les nouvelles données scientifiques de toxicité « soient tout simplement ignorées ». D’après Générations futures, « au moins 31 substances non classées " candidates à la substitution " (…) ont été interdites (…) grâce à ces réexamens depuis 2011 », selon un communiqué envoyé le même jour.
Biocarburants aéronautiques : liquidation judiciaire de la start-up Global Bioenergies
Le tribunal de commerce d'Évry a prononcé le 1er décembre la liquidation judiciaire de la start-up française Global Bioenergies spécialisée dans les procédés de carburants d'aviation d'origine non fossile (SAF), a annoncé la société sur son site internet. « Aux termes d’un jugement rendu ce jour, aucune des deux offres n’a été retenue par le tribunal, la première offre en raison de l’absence de reprise de salariés et la seconde au motif qu’elle ne remplissait pas les conditions permettant une reprise satisfaisante », a indiqué l'entreprise. « Le tribunal de commerce d’Évry a ainsi décidé de convertir le redressement judiciaire en liquidation judiciaire et a désigné » un liquidateur judiciaire, qui aura notamment pour « mission de céder les actifs de la société et en particulier son portefeuille de brevets », précise-t-elle. Global Bioenergies indique avoir sollicité auprès d’Euronext Growth, un marché de la Bourse de Paris, la radiation de ses actions, dont la valeur deviendra nulle pour l’ensemble de ses actionnaires. En juin 2023, la société avait annoncé avoir obtenu la certification internationale pour son procédé de fabrication de carburant d'aviation durable (SAF), essentiel pour réduire les émissions de CO2 du transport aérien.
Céréales : production record en Inde, prévision relevée en Argentine (presse)
Selon le média indien The Economic Time, le premier ministre indien Narendra Modi a annoncé le 30 novembre une récolte nationale record de grains en 2025, à environ 357 Mt. Les détails par type de culture n’ont pas été déclinés. En Argentine, la Bourse de Buenos Aires a relevé sa prévision de production de blé pour cette année, attendue désormais à 25,5 Mt au 27 novembre, en hausse de 1,5 Mt par rapport à la projection antérieure du 20 novembre. Une production de 24 Mt constituait déjà un niveau record pour l’Argentine. La prévision de la Bourse de Buenos Aires se révèle bien supérieure à celle de l'USDA, qui, dans son rapport du 14 novembre, tablait sur 22 Mt. Concernant l’Inde, l’USDA table sur un chiffre de 117,5 Mt en blé (113,3 Mt en 2024), et de 151 Mt de riz (150 Mt l’an dernier). L’Inde ne constitue pas un exportateur traditionnel de blé (contrairement au riz), consommant l’intégralité (ou presque) de sa récolte. Mais une bonne ou une mauvaise moisson dans le sous-continent peut indirectement affecter les flux de céréales dans le monde, et donc les cours mondiaux. Le pays peut en effet se retrouver en situation d’importateur ou d’exportateur de blé. Ces nouvelles sont donc plutôt de nature à faire pression sur les valeurs internationales, déjà basses.
Colza/tournesol : Saipol annonce 200 000 t de graines durables transformées en 2025
Dans un communiqué du 1er décembre, le triturateur Saipol (filiale du groupe Avril) a annoncé avoir transformé cette année 200 000 t de graines de colza et de tournesol produites selon des méthodes respectant les critères de l’agriculture régénératrice et de faibles émissions carbone, dans le cadre de son dispositif « Empreinte by Saipol ». L’industriel estime être dans les temps pour atteindre son objectif de 1 Mt triturées selon ce cahier des charges à l’horizon 2030. Une prime de 35 €/t pour les producteurs respectant ces pratiques a été accordée, permettant ainsi un versement total de 7 M€ « à l’amont, en complément du prix des graines pour soutenir les pratiques durables », explique Saipol dans le communiqué. D’importants organismes stockeurs participent au projet. On retrouve notamment Axéréal, Vivescia, Cérévia, Soufflet Agriculture ou encore NatUp. « Nous poursuivrons la montée en puissance en volume à leurs côtés et serons ravis d’accueillir de nouveaux partenaires », s’est exprimé Loïc Godnair, Business développeur amont, cité dans le communiqué.
Mal-être agricole : la Conf’ appelle au maintien des aides aux fermes en difficulté
Auditionnée dans le cadre de la proposition de loi (PPL) visant à protéger la santé mentale des agriculteurs, la Confédération paysanne appelle au maintien et au renforcement du dispositif AERA (aide à la relance des exploitations) pour lutter contre le mal-être agricole, dans un communiqué de presse le 28 novembre. « Le dispositif doit être amplifié et réorienté vers les agriculteurs les plus en difficulté, qui en sont aujourd'hui exclus. Traiter les symptômes du mal-être restera insuffisant, si l'on n'agit pas sur ses causes systémiques », estime-t-elle. Le syndicat s’indigne de la diminution du soutien aux fermes en difficultés (de 6,7 à 1,3 M€ pour l’AERA) dans le projet de loi de finances 2026 : « Ces coupes budgétaires sont en contradiction totale avec les engagements pris par l'État en 2022 pour renforcer l'accompagnement économique des agriculteurs et agricultrices en difficulté et avec les objectifs de la feuille de route sur la prévention du mal-être en agriculture ». D’une manière générale, la Conf’ salue l'intérêt des pouvoirs publics pour la détresse psychique du monde agricole au travers de la PPL, « un sujet trop longtemps occulté et aujourd'hui bien documenté ».
Emballage/vin : les verriers européen opposés à la règle du « minimum nécessaire »
Les fabricants européens de bouteilles et flacons en verre demandent un ajustement du règlement PPWR (emballages et déchets d’emballages) en faveur de la distinction commerciale des spiritueux, vins ou parfums, selon un communiqué diffusé le 28 novembre par la Fédération européenne du verre d’emballage. Il pensent que la règle du « minimum nécessaire »* est susceptible de nuire à la commercialisation des « produits à forte valeur ajoutée » et d’affecter les « plus de 140 Md€ d’exportations de l’UE reposant sur les emballages en verre ». Parmi les clarifications demandées à la Commission européenne, leur fédération veut faire reconnaître que « la présentation du produit, l’identité de marque et le marketing font partie intégrante des fonctions du packaging, en particulier pour les produits à forte valeur ajoutée ». Elle suggère d’ajuster le PPRW à travers la législation Omnibus, attendue le 3 décembre ou d’autres voies réglementaires. Elle fait valoir que l’industrie du verre d’emballage « continue d’investir massivement dans la décarbonation, l’électrification des fours, l’amélioration des systèmes de recyclage et qu’elle favorise le développement du réemploi ».
* Le règlement prévoit que les emballages soient réduits au poids et volume « minimum nécessaires » d'ici 2030
Cabinet d’Annie Genevard : Hugo de Choisy, nouveau conseiller presse, prend ses fonctions
Hugo de Choisy a rejoint le cabinet de la ministre de l’Agriculture en tant que conseiller communication et presse, poste occupé par Anne-Charlotte Neau-Juillard jusqu’au 29 novembre . Selon sa page LinkedIn, M. de Choisy était auparavant conseiller communication de Sophie Primas pendant ses mandats de porte-parole du gouvernement et de ministre déléguée au Commerce extérieur. Avant cela, ce diplômé de la London School of Economics and Political Science et du King’s College (Londres) a notamment travaillé chez Havas et au ministère de la Transition écologique. Il a aussi été directeur de programme pour le parti politique Allons enfants, pour lequel il s’est présenté aux élections législatives en 2017.