Agrafil du 26 août 2025

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Gouvernement : Bayrou va demander la confiance de l'Assemblée le 8 septembre

François Bayrou a annoncé le 25 août qu'il engagerait le 8 septembre la « responsabilité du gouvernement » devant l'Assemblée nationale, pour trancher la « question centrale » de « la maîtrise de nos finances » et valider le principe de son plan d'économies budgétaires, rapporte l’AFP. Le Premier ministre a dit avoir demandé au président de la République Emmanuel Macron, « qui l'a accepté », de « convoquer le Parlement en session extraordinaire » pour y prononcer une nouvelle déclaration de politique générale « suivie d'un vote » pouvant entrainer la chute de son gouvernement. Ce vote « consacrera la dimension de l'effort » de près de 44 milliards d'euros de réduction du déficit public de la France, a affirmé M. Bayrou lors d'une conférence de presse de rentrée. Ce plan d'économies, présenté mi-juillet, a pour but de répondre au « danger immédiat » du surendettement qui menace le pays, a-t-il rappelé, pointant une « dépendance à la dette devenue chronique ». Le Rassemblement national votera « évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou », a indiqué Marine Le Pen lundi. « Seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin », a ajouté sur X la cheffe des députés RN, renvoyant dos à dos « gauche, droite et macronistes » qualifiés de « partis du système ».

Enseignement : en Bretagne, une nouvelle école d’ingénieurs agroalimentaires en 2026

Le Cnam s’est vu accorder le permis de construire pour l’Institut Boussingault, sa nouvelle école d’ingénieurs en agroalimentaire à Ploufragan (Côtes-d’Armor), a annoncé la presse régionale le 23 juillet. Dès septembre 2026, l’établissement ouvrira un cursus « Transitions alimentaires et IA ». Il sera agrandi avec la construction d’un nouveau bâtiment de 900 m² sur le site du Technopôle de Saint-Brieuc Armor Agglomération (SBAA). L’investissement représente 3,2 M€, cofinancé par l'État, la région Bretagne, le département des Côtes-d'Armor, SBAA et le Cnam, selon les Echos (article payant). Date de livraison : janvier 2027. L'offre de formation se déclinera du bac +1 au bac +8, en combinant les sciences du numérique aux domaines de la microbiologie, de la zootechnie et de l'agroécologie, précise l'institut sur son site internet. Lauréat de l'appel à manifestation d'intérêt « Compétences et métiers d'avenir » du plan France 2030, le projet s'appuie sur un « lien fort avec les milieux professionnels (Lactalis, Le Graët, association bretonne des industries agroalimentaires, Rob'Agri) et sur des partenaires de l'innovation tels que l'Anses, le centre de ressources technologiques Innozh et la Cité des métiers des Côtes-d'Armor ».

Bovins/DNC : déboutée par la justice, la Confédération paysanne reprend les mobilisations

Alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) vient d’apparaître pour la première fois dans l’Ain, la Confédération paysanne annonce, dans un communiqué du 25 août, sa décision de « reprendre les mobilisations » contre l’abattage total des lots de bovins touchés par la maladie. Une menace qui se concrétisera « dès cette semaine sur la commune de Faverges » (Haute-Savoie). Par la suite, « nous bloquerons tous les abattages totaux envisagés », ajoute le syndicat, tout en précisant qu’il « endossera la responsabilité de ces actions ». Depuis le début de l’épizootie en juin, la Conf’ dénonce « ce dogme dévastateur basé sur l’abattage total et porté par Mme Genevard, les chambres d'agriculture et la FNSEA ». Le syndicat dit avoir « appelé à une concertation » et avoir « porté devant les tribunaux un référé-liberté largement étayé en faveur du principe de proportionnalité des mesures sanitaires ». Vendredi 22 août, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté un recours déposé par la Conf’ et par une éleveuse de bovins viande de Haute-Savoie contre « la décision de la préfecture d’abattre [son] dernier lot de vaches mères », a indiqué le syndicat à Agra Presse. Selon le dernier bilan au 22 août, la France compte 76 cas de DNC dans 41 sites d’élevage de Savoie et Haute-Savoie, ainsi qu’un premier cas dans l’Ain confirmé le 23 août.

Légumes : la production européenne a progressé de 6 % en 2024 (Eurostat)

En 2024, l'UE a récolté 62,2 millions de tonnes (Mt) de légumes frais (melons compris), soit une augmentation de 6 % par rapport aux 58,8 Mt récoltées en 2023, selon les dernières données d’Eurostat dévoilées le 25 août. L'Espagne (14,8 Mt), l'Italie (13,9 Mt) et la France (5,8 Mt) ont été les principaux producteurs de légumes frais de l'UE, représentant ensemble 55 % de la récolte totale. La production de plusieurs légumes clés de l'UE a augmenté par rapport à 2023. C’est le cas de la tomate, qui a augmenté de 5 %, atteignant 16,8 Mt. Parmi les pays de l'UE, l'Italie était le plus grand producteur de tomates en 2024, représentant 36 % de la récolte totale, suivie de l'Espagne (27 %) – dont les exportations ont néanmoins chuté de 10 % début 2025. Le Portugal s’octroie la troisième position avec 10 % du total. L’Allemagne demeure le premier pays producteur de carottes (18 % du total) suivie de la France (14 %) et de la Pologne (12 %). De son côté, les Pays-Bas étaient le premier producteur d'oignons de l'UE, représentant environ un quart (26 %) des oignons récoltés dans l'UE, suivis de l'Espagne (20 %) et de l'Allemagne (12 %).

Fraises : forte hausse en valeur du marché européen en 2024 (presse)

Selon les données de la plateforme IndexBox Market Intelligence rapportées par le site Portal Fruticola le 22 août, la valeur du marché de la fraise en Europe a progressé de 9,5 % en 2024 pour atteindre 4,87 milliards d’euros, par rapport à 2023. L'Allemagne (825 M€), le Royaume-Uni (725,8 M€) et la France (509,5 M€) ont dominé le marché, avec une croissance combinée de 42 %. Ces trois pays sont aussi ceux qui ont le plus importé de fraises (en volume) dans la période : 119 000 t pour l’Allemagne, suivie de loin par le Royaume-Uni (64 000 t) et la France (56 000 t). Ils étaient suivis par les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie, l'Autriche, la Russie, la Pologne et le Portugal, qui représentaient ensemble 30 %. « La Pologne, avec +7,9 %, a enregistré le taux de croissance en valeur des importations le plus élevé parmi les principaux pays acheteurs au cours de la période analysée, tandis que les achats des autres leaders ont connu des hausses plus modérées », souligne InBox Market Intelligence. Ces chiffres sont à mettre en face d’une consommation qui est restée atone en 2024 (+0,1 %, à 1,8 Mt). La Russie, l'Allemagne et la Pologne ont dominé la consommation en termes de volume, avec 41 % du total, tandis que le Royaume-Uni, l'Italie, la France, l'Espagne, la Biélorussie, l'Ukraine et les Pays-Bas ont représenté 38 %.

Olive : la mouche de l’olivier toujours très présente dans le bassin oléicole français

Dans son dernier Bulletin de santé du végétal diffusé le 23 août, France Olive (interprofession) appelle les producteurs à la vigilance face à la mouche de l’olivier, dont l’activité est encore importante dans une grande partie du bassin oléicole français. Et tout particulièrement dans les différentes zones du Var, des Pyrénées-Orientales, sur le plateau de Valensole, dans la moyenne vallée de la Durance et sur le Littoral des massifs (à l’est de l’Étang de Berre), où les captures sont en augmentation. La mouche est aussi présente, bien qu’en recul, dans le Nyonsais, les coteaux et les massifs au nord et à l’est de l’Étang de Berre, du Tricastin à l’est du Luberon. « Les dégâts observés (en particulier la dalmaticose) sont en augmentation sur les parcelles où le renouvellement des barrières minérales n’a pas été optimal », indique France Olive (moyenne vallée de la Durance, plateau de Valensole, Nyonsais, zones varoises, Pyrénées-Orientales, secteurs du Tricastin à l’est du Luberon). Selon les dernières données de piégeage, la présence de la mouche de l’olivier pourrait repartir à la hausse rapidement. France Olive conseille de relever les pièges au moins une fois par semaine pour évaluer la population présente dans les parcelles et d’évaluer les potentiels dégâts (piqures, trous de sortie…).

Fruits : plusieurs saisies de drogue dissimulée dans des emballages par les Douanes

Le 20 août, les douaniers ont saisi 253 kg de résine de cannabis dissimulés dans des emballages de fruits lors d'un contrôle au niveau de l'aire autoroutière de Loisy (Meurthe-et-Moselle), rapporte France 3 Grand Est le 23 août. Il s’agit de l’une des plus importantes saisies de drogue de l'année. La drogue, conditionnée dans des ballots de 40 kg, se trouvait dans un camion immatriculé en Espagne et conduit par un chauffeur de 43 ans, de nationalité marocaine. Celui-ci a été placé en garde à vue et présenté devant le tribunal judiciaire de Nancy vendredi 22 août. Il a été mis en détention provisoire dans l'attente de son procès, qui aura lieu le 1er octobre. Un peu plus tôt dans l’été, les douaniers de Picardie avaient saisi, le lundi 21 juillet, des briques de jus de fruits contenant des sachets de cocaïne. Plus d’un kilo de drogue avait été trouvé dans un bus lors d’un contrôle à Nogent-sur-Oise et les deux passagers incriminés ont été condamnés le 25 juillet par le tribunal de Senlis (Oise) à deux ans et demi de prison ferme et à une interdiction de territoire français pour cinq ans, en plus des amendes douanières d’un montant total de 105 100 €.

Fleurs/pesticides : 89 % des fleuristes souhaitent être mieux accompagnés (syndicat)

En juillet, l’Union nationale des fleuristes (UNF) a lancé une grande enquête auprès de ses adhérents sur leurs conditions de travail, à la suite des diverses communications autour de la présence de pesticides dans les fleurs vendues en France. Alors que cette enquête arrive à son terme, l’UNF indique les premières tendances dans une communication le 25 août. Ainsi, 42,3 % des fleuristes déclarent déjà avoir mis en place des gestes de prévention. Par ailleurs, ils sont 81,5 % à affirmer ne pas avoir d’information fiable sur les traitements subis par les fleurs qu’ils achètent. En très grande majorité (plus de 89 %), les fleuristes souhaitent être mieux accompagnés sur la question de la santé au travail. « Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils montrent une profession qui s’interroge, qui évolue, qui veut être actrice de son avenir », analyse l’UNF. L’inquiétude du syndicat porte sur le fait que « le métier, jugé " non stratégique ", soit régi par des normes éloignées du terrain, de la réalité des boutiques et de l’esprit du métier ». L’Union nationale des fleuristes est partie prenante des réflexions engagées par la direction générale du travail (DGT, ministère) à la suite de la saisine de l’Anses sur l’exposition aux résidus de pesticides dans le métier.

À nos abonnés : possible ralentissement des parutions en période estivale

En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.