Le magazine Que choisir tire la sonnette d’alarme sur la présence de pesticides dans les fleurs coupées. Début janvier, le média a acheté quinze bouquets de fleurs (cinq de gerbéras, cinq de roses et cinq de chrysanthèmes), en grande distribution, en boutique et sur Internet. En laboratoire, il a procédé à la recherche de 600 résidus de pesticides différents, se focalisant sur les substances reconnues par les agences sanitaires françaises ou européennes comme possiblement ou certainement dangereuses. Que choisir a identifié, dans chaque bouquet, de 7 à 46 résidus de pesticides différents, parmi lesquels près de 12, en moyenne, constituent possiblement ou certainement un danger pour la santé. «Et si les concentrations semblent un peu plus faibles, en moyenne, dans les gerbéras que dans les roses et les chrysanthèmes, il n’en reste pas moins qu’aucune des trois espèces n’est épargnée», souligne l’association. Les fleurs françaises ne sont pas exclues: 14 résidus de pesticides, dont 7 présentant un danger pour la santé avéré ou suspecté (perturbateur endocrinien, cancérogène ou encore délétère pour la fertilité ou le fœtus) ont été trouvés. Cette enquête intervient alors que plusieurs études ont été lancées dernièrement sur la présence de pesticides au stade du détail, que cela soit par l’Anses ou par l’interprofession Valhor.
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