Agrafil du 24 mai 2024

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Loup: les effectifs du prédateur en baisse de 9% en 2023

Dans un communiqué publié le 23 mai, six associations de défense de l’environnement* affirment que la «dernière estimation du nombre de loups présents en France» est de 1003 individus pour l’année 2023, soit une baisse de 9% par rapport à 2022 (1096 loups). Confirmé par la FNO (éleveurs d'ovins, FNSEA), ce chiffre définitif a été calculé à partir des indices relevés par le Réseau loup de l’OFB entre mars 2023 et mars 2024, avec prise en compte des analyses génétiques, précise Jean-David Abel, de FNE, à Agra Presse. Ce repli intervient après plusieurs années de hausse rapide. Les associations appellent le gouvernement à «baisser immédiatement le plafond de destructions autorisables pour 2024 en tenant compte de cette nouvelle estimation». Pour cette année, via une note technique de la préfète coordinatrice, l’exécutif a «reconduit automatiquement le plafond annuel» à 209 loups, en se basant sur une estimation provisoire de 1104 individus communiquée en septembre dernier. Avec le chiffre actualisé à 1003 loups, le plafond devrait passer à 190 individus (19% de l'effectif), font valoir les ONG. Contacté par Agra Presse, le ministère de la Transition écologique n’a pas encore confirmé le chiffre de la population lupine 2023-2024, qui doit être communiqué au Groupe national loup vendredi 24 mai. D’après les ONG, cette estimation «est connue depuis des semaines par les responsables gouvernementaux, qui se sont gardés de la rendre publique». *FNE, Ferus, LPO, WWF, Aspas, Humanité et biodiversité

LOA/foncier: les députés prévoient d’engager une réforme foncière

Lors de l’examen du projet de loi d’orientation agricole, les députés ont adopté le 22 mai un amendement socialiste qui prévoit d’engager une réforme foncière. «L’État se fixe pour objectif de contrôler les phénomènes d’agrandissement par la régulation de l’ensemble des marchés fonciers afin de permettre le renouvellement des générations en agriculture», selon le texte. «La réalisation de cet objectif suppose de préserver les terres agricoles, de rendre le foncier accessible aux candidats à l’installation et faciliter la transmission de l’exploitation agricole. À cette fin, une réforme de l’ensemble des instruments juridiques et financiers doit permettre à la politique foncière de s’adapter aux enjeux contemporains», prévoit encore l'amendement. Jeunes agriculteurs s’est «félicité» du vote à l’Assemblée. «Le fait d’acter des travaux (…) est de bon augure et on sera partie prenante», a déclaré le président Arnaud Gaillot lors d’une conférence de presse le 23 mai. Mais «attention à ne pas tout détricoter», a-t-il mis en garde, appelant à «sécuriser les outils existants» qui permettent notamment d’avoir «le foncier le moins cher d’Europe». Pour Terre de liens, aussi satisfait du vote des députés, «cet amendement met en lumière la nécessité d’une réforme de la politique foncière».

LOA/foncier: les députés soutiennent le portage du foncier en écartant les investisseurs privés

Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA), les députés ont adopté le 23 mai une mesure de soutien au portage du foncier en écartant les investisseurs privés. Des amendements LFI, écologistes et RN ont fait retirer une référence aux «investisseurs privés», alors que l'exécutif souhaitait leur donner dans le texte une place de partenaires de l'État, au même titre que les collectivités, pour concourir aux transmissions de terres agricoles. «Nous devons réguler le foncier et empêcher la spéculation sur les terres agricoles», a argué l'écologiste Marie Pochon. «J'ai basculé dans une faille spatio-temporelle? Les exploitations françaises, elles appartiennent à des fonds privés», a vivement rétorqué Marc Fesneau. Le ministre a affirmé qu'il «va falloir des fonds privés» en complément des financements publics comme les 400 M€ du fonds Entrepreneurs du vivant. «Le mur du foncier est devant nous, ce n'est pas quelques centaines de millions, c'est des milliards», a abondé le rapporteur général Éric Girardin (Renaissance). Pour sa part, Dominique Potier (PS) a reconnu un potentiel «malentendu» sur l'objectif, et que les investissements privés pouvaient être vertueux quand ils sont encadrés pour «l'intérêt général». Mais l'amendement «n'empêche rien du tout», car «l'article [fixant les objectifs] est purement déclaratoire», a-t-il avancé.

LOA/foncier: les députés renforcent l’information des Safer pour leur droit de préemption

Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA), les députés ont renforcé le 23 mai l’information des Safer face au «contournement» de leur droit de préemption via des biens démembrés. L’amendement socialiste, qui a reçu un avis favorable de la commission et de sagesse du gouvernement, vise à assurer «la transparence des cessions d’usufruit ou de nue-propriété». «Une des voies de contournement exponentielles» du droit de préemption est l’«absence d’informations données aux Safer», a soutenu Dominique Potier (socialiste). Pour l’enrayer, l’amendement prévoit que les Safer soient «informées sur la durée et le sort de l’usufruit, notamment sa destination et son mode d’exploitation, les pouvoirs des titulaires des droits et, enfin, l’intérêt ou la réalité économique de l’opération ainsi que la méthode de valorisation retenue et la ventilation du prix ou de la valeur effectuée pour chacun des droits démembrés». Il s’agit aussi que les Safer puissent «demander au tribunal judiciaire d’annuler une cession de droits démembrés si elles estiment, au vu notamment du montage juridique, de la valeur des droits et de la réalité économique de l’opération, que cette cession aurait dû lui être notifiée en tant que cession en pleine propriété».

Européennes: les chambres d'agriculture demandent des aides contracycliques

Dans un communiqué paru le 21 mai, les chambres d'agriculture présentent leurs 47 propositions en vue des élections européennes, qui ne recèlent pas de nouveautés marquantes à l'exception d'une position en faveur des aides contracycliques. Chambres d'agriculture France propose ainsi d'«augmenter les aides de la Pac lorsque les prix baissent, afin de maintenir le revenu des agriculteurs et de leur donner plus de visibilité et de stabilité face à la volatilité des prix». Le mécanisme évoque le filet de sécurité couvrant les baisses de prix mis en place par les États-Unis depuis 2014, en association avec l'assurance récolte, et en remplacement des aides directes. En France, cette idée est défendue, ces dernières années, par le cercle de réflexion Agriculture stratégies (ex-Momagri) assorti d'une régulation des volumes, et reprise à leur compte par la Confédération paysanne et la Coordination rurale. Du côté du syndicalisme majoritaire, l'idée avait été portée par les Jeunes agriculteurs à l'occasion de leur congrès de 2017. Ces dernières années, la FNSEA n'a jamais défendu clairement ce type de dispositif, qu'elle avait soutenu dans les années 2000. Dans son rapport d'orientation 2017, elle s'interrogeait: «Des outils contracycliques doivent être imaginés, c’est-à-dire des outils qui permettent de réagir et de compenser quand les prix s’effondrent; mais lesquels?» Pour lisser le revenu, le cercle de réflexion Farm Europe, proche de la FNSEA, plaide plutôt pour un renforcement des assurances et des fonds de mutualisation existants, comme l'Instrument de stabilisation des revenus (ISR).

Acétamipride: après l'avis de l'Efsa, des organisations professionnelles demandent une levée de l'interdiction

Alors que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient de rendre un avis proposant d’abaisser certaines limites maximales de résidus pour l’insecticide néonicotinoïde acétamipride, compte tenu «d’incertitudes majeures» concernant sa sécurité, une dizaine d’organisations professionnelles françaises (betterave, fruits et légumes…) demandent au gouvernement de leur permettre d’utiliser au plus vite cette molécule utilisée ailleurs en Europe, mais interdite en France. La CGB, la FNP fruits, Légumes de France, ou encore l’UFS (semenciers) estiment, dans un communiqué du 23 mai que l’Efsa «valide le maintien de l’autorisation de l’acétamipride au niveau européen». Ces organisations ajoutent que pour de nombreuses productions*, les LMR existantes sont déjà au niveau minimal depuis des années et respectent donc les recommandations de l’Efsa. Pour d’autres productions, comme les pommes et les poires, celle-ci «pourront se conformer aux nouveaux seuils proposés dans la mesure où l’acétamipride est employée à un stade précoce de la culture, bien en amont de la récolte», ajoutent-elles Avant de prendre une décision, le ministère de l’Agriculture indique toutefois vouloir attendre cet automne que la Commission européenne présente une «interprétation» claire de cet avis «ne laissant place à aucune ambiguïté quant à ses recommandations d’usages». *Betteraves sucrière et potagère, noisettes, pommes de terre, carottes, radis, navets, oignons, échalotes, maïs doux, endives, lentilles, poireaux, rhubarbes, riz

Lait: la collecte devrait reculer en avril à cause de la météo pluvieuse (Idele)

Après un début d’année marqué par une hausse de la collecte laitière, la production devrait être pour la première fois en recul au mois d’avril en raison des pluies, relève la publication Tendances de l’Institut de l’élevage (Idele). Selon les enquêtes hebdomadaires de FranceAgriMer, ce recul est estimé à 0,5% en avril par rapport à 2023. Cette baisse contraste avec la dynamique positive du début de l’année: la collecte a augmenté de 0,5% sur le premier trimestre. En mars, la hausse est de 1,1%. Cette tendance est liée à la «très bonne qualité des maïs ensilages récoltés en 2023», note l’Idele. Cependant, «cette embellie s’annonce de courte durée» à cause de la météo pluvieuse, souligne la publication. Les fortes pluies ont retardé la mise à l’herbe des animaux en raison de la faible portance des prairies. Et, une fois sorties, les vaches ont eu une faible appétence pour l’herbe «trop avancée». «La montée en lait par vache ne s’est souvent pas faite», souligne l’Idele, alors que le printemps marque généralement une hausse de la production. Autre conséquence des pluies: les ensilages risquent d’être de mauvaise qualité, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur la collecte cet été. La reprise de la maladie hémorragique épizootique pourrait également affecter la production.

Élevage/ICPE: les filières hors-sol s'impatientent face à des amendements écartés de la LOA

Trois communiqués de presse ont été envoyés par les filières hors-sol depuis une semaine, émanant dernièrement des interprofessions Inaporc (porc), Anvol (volailles de chair) et du CNPO (œufs), pour regretter que des amendements soient qualifiés d'irrecevables, parce que cavaliers législatifs, et donc non débattus à l'Assemblée nationale, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'orientation agricole (LOA). «Une gifle aux éleveurs», estimaient la CFA (aviculteurs, FNSEA) et la FNP (éleveurs de porcs) le 15 mai. Les groupements d'éleveurs de porcs bretons de l'UGPVB d'autres régions demandent des dispositions en matière de «sécurisation, simplification et protection». L'UGPVB estimait, en mars, que la réforme de la «parallélisation» des procédures d’autorisation ICPE (installations classées pour l'environnement), incluse dans la loi Industrie verte, allait allonger la durée d’enquête publique et créer de nouvelles obligations de réunion publique. L’UGPVB restait aussi sur sa faim, après la publication du projet de rehaussement des seuils d’évaluation environnementale de 2000 à 3 000 emplacements pour les porcs de production; elle aurait souhaité une évolution identique pour les seuils d’autorisation. À la suite des manifestations de cet hiver, le gouvernement a fait paraitre, le 10 mai, un décret visant à accélérer les contentieux administratifs pour les ICPE, notamment en élevage.

Cidre: la filière française entendue par la Commission européenne sur l'accès aux aides

L’interprofession cidricole Unicid se félicite de sa rencontre, fin avril, avec le  Commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski, d'après un communiqué du 22 mai. Elle a reçu une écoute attentive sur plusieurs enjeux, dont celui de l’amélioration de l’accès de la filière aux aides européennes. Celui-ci est aujourd’hui très limité. De plus, le dispositif n’est pas adapté au cidre: «Nous relevons de la transformation, mais nous sommes plus proches du monde du vin que celui de la conserve de légumes», explique Jean-Louis Benassi, directeur d'Unicid, à Agra Presse. L’interprofession a commencé à travailler avec l’administration française sur des options à court terme. «La Commission européenne s’est montrée très ouverte sur le sujet et prête à étudier différentes dispositions, y compris à plus long terme, dans le cadre d’une prochaine réforme de l’OCM», se félicite l’Unicid. Janusz Wojciechowski aurait engagé les services de la Commission à y travailler, demandant notamment l’organisation de réunions techniques au sein de la DG Agri pour explorer les possibilités d’évolution de l’OCM. «Il a également insisté sur le rôle des Plans stratégiques nationaux (déclinaisons nationales de la Pac, NDLR) pour apporter des soutiens supplémentaires aux filières», précise interprofession.

Céréales/Espagne: vers des pertes de 60 à 90% en cultures non irriguées, faute d’eau

Le nord-est et le bassin méditerranéen de la péninsule ibérique pourraient perdre 60 à 90% de leur récolte de céréales non irriguées, a alerté la Coag, premier syndicat agricole d’Espagne, dans un communiqué relayé par nos confrères d’Efeagro le 22 mai. Dans les provinces de Lérida et Tarragone (Catalogne), par exemple, on s’attend à «une perte complète» de la récolte de céréales non irriguées, qui couvrent une surface d’environ 155 000 ha. En tout, plus de 370 000 ha sont concernés par un risque de perte, après trois années consécutives de sécheresse. «Le changement climatique entraîne de véritables ravages dans les terres arides non irriguées (…), qui cumulent deux années sans presque aucune récolte de céréales», déplore Javier Fatás, responsable Eau et environnement au sein de la Coag. Aussi le syndicat demande-t-il au ministère espagnol de l’Agriculture des aides directes pour les céréaliers des zones les plus touchées, qui «n'ont guère» de revenus, selon M. Fatás. À cette situation s’ajoute la baisse des prix conjuguée à une augmentation des importations, précise la Coag. Selon les derniers chiffres du ministère de la Transition écologique espagnol, 9,2% du territoire souffraient d’une sécheresse prolongée au 6 mai.

Protéines: les recommandations des experts pour réduire la dépendance de l'UE aux importations

L’UE devrait accorder davantage de soutien agricole aux protéines végétales, tout en s’assurant que les prix payés aux agriculteurs pour des cultures telles que le soja, les légumineuses et le tournesol soient compétitifs par rapport aux alternatives, conclut le groupe d’experts chargé par la Commission européenne de trouver une voie à suivre pour sortir du déficit protéique à long terme de l’UE. Mais «même avec une forte volonté politique», le passage de la situation actuelle à «zéro importation de produits riches en protéine», prendra des décennies, préviennent-ils. Leur étude sur «les stratégies alimentaires visant à diversifier les sources de protéines utilisées dans différents systèmes de production animale dans l’UE», commandée par la DG Agriculture devrait être publiée le 24 mai. Pour réduire la dépendance de l’UE aux importations de protéines végétales, Ils recommandent une liste de mesures: diversifier les approvisionnements (notamment avec l’Ukraine), renforcer temporairement les aides de la Pac (via les aides couplées, mais aussi les programmes opérationnels et l’assurance récolte), soutenir la recherche ou encore lancer «des campagnes de sensibilisation incitant les consommateurs à acheter des produits d’origine animale nourris avec des aliments produits dans l’UE, exempts de déforestation et sans OGM». Ces conclusions devraient alimenter les discussions en cours sur l’avenir de l’agriculture de l’UE.

Maïs/carbone: les couverts peuvent abaisser significativement les émissions du maïs (étude)

Dans une étude parue dans la revue scientifique Plos One le 8 mai, des chercheurs allemands ont intégré l'effet du changement d'affectation des sols dans le calcul des effets climatiques des couverts semés avant une culture de maïs. Grâce aux effets positifs des couverts sur les rendements des cultures de maïs, et ainsi sur la réduction de leur emprise théorique au sol, ils estiment ainsi que passer de zéro à 100% des surfaces européennes de maïs précédées d'un couvert équivaut à diminuer les émissions agricoles de 13% sur ce territoire. Le service européen de statistiques Eurostat ne nous a pas fourni la part actuelle des couverts avant maïs en UE. En France, selon l'enquête Pratiques culturales 2017, 68% des surfaces de maïs fourrage et 45% des surfaces de grain étaient précédées d'une interculture, sans précision de leur nature. Selon l'étude allemande, 33% des bénéfices climatiques proviennent des gains de rendements réalisés sur le maïs (+8,8%) - même si cette approche est controversée, concèdent les chercheurs. Les gains varient selon les types de couverts: les effets les plus forts s'observent avec des légumineuses, tandis qu'ils s'avèrent mineurs avec des graminées. La couverture des sols fait l'objet de plusieurs obligations européennes, telles que la directive Nitrates et la BCAE 6 dans le cadre de la Pac – cette dernière aménageant toutefois des latitudes, notamment en culture de printemps, soulignent les auteurs.

Influenza aviaire: un deuxième cas humain lié aux bovins aux États-Unis

Moins de deux mois après un premier cas, une deuxième personne a été infectée par la grippe aviaire aux États-Unis en lien avec une épizootie d’influenza aviaire chez les bovins du pays, ont annoncé les autorités sanitaires américaines le 22 mai. Cette personne travaille dans une ferme où le virus H5N1 a infecté des vaches laitières, dans le Michigan (nord), ont précisé les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Pour cette agence de santé publique fédérale, l'évaluation du risque pour la population américaine reste toutefois «faible». Un premier cas au Texas (sud) avait été annoncé le 1er avril. Il s'agissait alors «probablement» du premier cas à l'échelle mondiale d'infection à la grippe aviaire via une vache, selon les CDC. Pour la personne infectée dans le Michigan tout comme au Texas, les patients n'ont présenté de symptômes qu'aux yeux, précisent les CDC. Tous deux se sont rétablis. Les experts s'inquiètent du nombre croissant de mammifères infectés par la maladie, même si les cas chez les humains restent rares et qu’aucune transmission interhumaine n’a été encore prouvée. Depuis le premier cas le 20 mars, le virus de l’influenza aviaire a provoqué 52 foyers dans des élevages bovins dans neuf États, selon le dernier bilan de l'USDA (ministère) au 22 mai.

Syndicalisme: Pierrick Horel candidat à la présidence de Jeunes agriculteurs

Pierrick Horel, secrétaire général de Jeunes agriculteurs, a officialisé le 23 mai sa candidature à la tête du syndicat, qui tient son congrès électif du 4 au 6 juin au Futuroscope, près de Poitiers (Vienne). «Je me porte candidat pour ce mandat à venir en tant que président de Jeunes agriculteurs», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Arnaud Gaillot (38 ans), à ce poste depuis 2022, a confirmé sa décision ne pas être candidat. Âgé de 34 ans, Pierrick Horel est éleveur bio de race aubrac et polyculteur dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il est engagé chez JA depuis son installation en 2010. Son ambition est de faire entendre la voix du syndicat «avec comme prérequis les questions de revenus et plus largement les nouveaux profils d’agriculteurs: on a des jeunes qui ont envie d’avoir des interactions sociales un peu différentes». Parmi les autres «valeurs qui [lui] sont chères», figurent «l’exercice du métier, la dignité, ce qu’on disait dans nos mobilisations» ces derniers mois. JA présentera ses instances renouvelées (conseil d’administration et bureau) le 6 juin lors du congrès. Une intervention du nouveau président est prévue en clôture de l’événement.

Retrouvez votre agenda de la semaine agricole du 27 mai 2024

Lundi 27 mai
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE à Bruxelles (situation des marchés, suivi de la crise, sécheresse, loup, étiquetage de l'origine...)
Conférence de presse de la FCD (grande distribution) et de la Feef (fournisseurs)
Conférence de presse de Générations futures sur les PFAS dans l'eau
Lancement du programme Startijin Valait (innovation), dans le Finistère

Mardi 28 mai
Conférence Réussir/Agra et Sciences Po sur l'agriculture dans la campagne des européennes (s'inscrire)
Le d.g. des Douanes auditionné par les députés de la mission Souveraineté alimentaire
Eureden lance des «passeports jeunes agriculteurs»
Visioconférence de l'Idele sur la génétique ovine
Visioconférence sur l'innovation en élevage (association française de zootechnie)

Mercredi 29 mai
Congrès des producteurs de porcs européens, à Nantes
Audition d'Agnès Pannier-Runacher sur Ecophyto par les députés de la Coméco
Audition des députés de la commission des Finances sur l'enseignement agricole et l'assurance récolte
Colloque de la FNCCR (collectivités concédantes)
Le d.g. de Carrefour et Didier Guillaume auditionnés par les députés de la mission Souveraineté alimentaire
Voyage de presse de Maïsadour sur le kiwi
Conférence de presse de Tereos (sucre)
Conférence de presse de LDC (volaille) sur ses résultats annuels

Jeudi 30 mai
Le Sénat examine une proposition de loi sur les PFAS
Conférence de presse du Sommet mondial du lait
Visioconférence de l'Idele sur l'intelligence artificielle et les taurillons
L'Opecst examine un rapport sur la décarbonation de l'aéronautique
Journée internationale de la pomme de terre à Paris
Le SGPE, les d.g. de l'Anses et de la DGCCRF, et Jean-Paul Bigard auditionnés par les députés de la mission Souveraineté alimentaire
Journée MécaF&L du CTIFL (fruits et légumes), à Lanxade (Dordogne)
Réunion du groupe de contact UE «légumes de 4e gamme» à Milan (Italie), jusqu'à vendredi

Vendredi 31 mai
Visioconférence sur la santé au travail et la prédation