Maïs doux/Chine : Bruxelles va appliquer des droits antidumping provisoires (professionnels)
La Commission européenne va imposer des droits antidumping provisoires sur les importations de maïs doux en conserve en provenance de Chine, affirme l’Association européenne des transformateurs de maïs doux (AETMD), dans un communiqué de presse du 29 juillet. Selon l’AETMD, les taux seront « élevés » et pourront aller d’environ 37 % pour une entreprise et entre 48,9 % et 55,2 % pour les autres. Ils devraient entrer en vigueur le 8 août. La décision finale de Bruxelles est attendue « début février 2026 », précise l’association. En cas de mise en place de droits antidumping définitifs, ceux-ci s’appliqueraient alors pour une durée de cinq ans. L’exécutif européen a décidé d’ouvrir, en décembre 2024, une enquête antidumping à l’encontre des importations de maïs doux chinois à la suite d'une plainte, déposée le 25 octobre 2024, par l’AETMD. L'organisation fait valoir l’existence de distorsions significatives de la part des produits chinois, entraînant un préjudice pour l’industrie de l’UE. Depuis le 17 février, la Commission européenne a soumis les produits chinois à enregistrement lui permettant de percevoir rétroactivement ces sanctions en cas d'application de droits antidumping.
Maïsadour: la coopérative s'engage dans un fonds de dotation dédié à l'agriculture «régénératrice»
Le groupe coopératif Maïsadour a annoncé dans un communiqué du 29 juillet s’engager pendant trois ans « à hauteur de 150 000 € au total pour soutenir les actions du fonds de dotation » Ohé La Terre, destinées à impulser l’agriculture «régénératrice» (voir notre décryptage sur le concept). Une antenne du fonds en question - créé en 2020 par des administrateurs de la coopérative vendéenne Cavac - sera donc installée dans la région Sud-Ouest. En plus de la somme annoncée, Maïsadour mettra également à disposition des producteurs son personnel (techniciens, agronomes, experts) afin de les guider « dans la mise en œuvre de leurs projets ». Les agriculteurs souhaitant adopter des pratiques «durables» et réclamant une subvention du fonds doivent créer un profil sur le site internet Ohé La Terre et compléter un formulaire. Ce dernier sera soumis à validation des équipes du fonds de dotation, « conformément au budget prévisionnel prévu en début de campagne ainsi qu’au cahier des charges de chaque action ». Par ailleurs, Ohé La Terre est en cours de déploiement dans « l’Anjou autour de la coopérative UAPL (Union agricole pays de la Loire) » et dans « la Beauce autour de l’Association Hommes & Territoires ». En 2024, 500 000 € avaient été collectés.
Céréales : les autorités russes tablent sur une bonne récolte en 2025, à 135 Mt
Le ministère de l’agriculture de la fédération de Russie a annoncé le 28 juillet, via l’agence Interfax, tabler sur une récolte nationale de grains 2025 à 135 Mt. Parmi ces 135 Mt, environ 88 Mt à 90 Mt seraient du blé. Ces prévisions sont amenées à évoluer et dépendront bien entendu des conditions météorologiques dans les prochaines semaines/mois, tempèrent les autorités. L’année dernière, la moisson atteignait 129,8 Mt, et 125,9 Mt « sans les nouveaux territoires », correspondant aux conquêtes russes de secteurs ukrainiens. Le ministère précise que lors de la campagne culturale 2024-2025, certaines régions du sud du pays, spécialement celles de Rostov, de la Crimée et des secteurs de Krasnodar, ont été confrontées à un déficit hydrique important, pénalisant la productivité des cultures, notamment le blé. Dans les régions du Centre, de la Volga et du Caucase du Nord, les rendements atteindraient en revanche un niveau supérieur à celui observé l’an dernier. Dans son dernier rapport du 11 juillet, le département états-unien de l’agriculture (USDA) tablait sur 83,5 Mt de blé produit en Russie en 2025, et 81,6 Mt en 2024. Néanmoins, l’organisme américain n’inclut pas dans ses calculs les territoires ukrainiens occupés par la Russie.
République tchèque : Bruxelles exige le remboursement d’aides d’État agricoles illégales
Dans un communiqué publié le 29 juillet, la Commission européenne conclut que le soutien accordé par la République tchèque en 2018 à certaines grandes entreprises agricoles pour le paiement de primes d’assurance n’est pas conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État. L’enquête approfondie menée par Bruxelles depuis janvier 2021 a confirmé que ces entreprises avaient été à tort qualifiées de PME par les autorités tchèques et qu’elles avaient ainsi bénéficié d’une aide sans respecter les lignes directrices agricoles en matière d’aides d’Etat. Ce régime tchèque avait pour objectif de favoriser la souscription d’assurances contre les catastrophes naturelles et les événements climatiques défavorables par les entreprises agricoles spécialisées dans les cultures et l’élevage. Prague doit à présent récupérer sans délai les aides incompatibles, y compris les intérêts. Ce n’est pas le premier cas pour la République tchèque ces dernières années. L’exécutif européen a conclu en avril que les aides d’État à l’investissement octroyées à certaines grandes entreprises agricoles tchèques en 2017 et 2018 n’étaient pas non plus conformes aux règles de l’UE, exigeant, là encore, le remboursement.
Atteintes aux biens agricoles: une tendance à la baisse depuis 2018 (ministère de l'Intérieur)
Malgré des interruptions en 2019 et 2022, le ministère de l'Intérieur indique, dans une réponse adressée fin 2024 à la députée LR Pauline Martin, que « les atteintes aux biens dans le milieu agricole ont enregistré une tendance à la baisse depuis 2018 ». Après un pic en 2014, les vols simples sur exploitations agricoles avaient significativement baissé en France métropolitaine entre 2012 et 2022, bien que se concentrant sur un nombre plus réduit d'exploitations (-4% par an en moyenne). Les forces de l’ordre avaient recensé 8 884 vols de ce type en 2011, contre 6 192 en 2021, soit une baisse de 30 %. En 2023 (derniers chiffres disponibles), une «légère baisse des atteintes aux biens agricoles» était constatée à l'échelle nationale (-0,56 %), alors même que la délinquance générale augmentait de 4%. L’essor des vols dans les exploitations dans les années 2010 avait conduit la gendarmerie et les préfectures à signer des conventions avec des FDSEA, avec notamment la mise en place de référents dans les gendarmeries et la création d’un réseau d’alerte par SMS. Au-delà de cette baisse, les matériels visés semblent changer. Ces dernières années, les vols de GPS sont de plus en plus souvent rapportés par la presse locale. Lors d’un déplacement dans le Val-d’Oise le 23 juillet, la ministre de l‘Agriculture, Annie Genevard, et son homologue de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ont annoncé des actions à venir pour renforcer la sécurité des agriculteurs et des exploitations.
Diméo Energie : la société lance une offre « inédite » de financement du matériel agricole
Louer sa toiture à un énergéticien en échange du financement de matériel agricole : une offre « inédite en France » est lancée par Diméo Energie. Cette formule repose sur le modèle éprouvé de tiers investissement, décrit un communiqué daté du 18 juillet. « En louant leur toiture à Diméo Energie pour y installer une centrale solaire, les agriculteurs peuvent bénéficier d’une dotation financière à utiliser chez des concessionnaires régionaux partenaires pour l’achat de matériel agricole neuf ou d’occasion », explique l’entreprise. L’offre concerne dans un premier temps le Grand Est et la moitié Sud. Elle s’adresse aux exploitants propriétaires d’une toiture d’« au moins 1 000 m², en bon état et idéalement en bac acier », d’autres couvertures, comme le fibrociment ou les tuiles, étant aussi éligibles. Le bâtiment doit être situé « à moins de 300 mètres d’un transformateur électrique ». Diméo Energie prend en charge l’intégralité du projet : financement, installation et exploitation de la centrale photovoltaïque. L’entreprise cible « l’ensemble des filières agricoles » et propose de financer du matériel de renouvellement ou modernisation. En échange, l’agriculteur loue sa toiture pendant 30 ans.
Porc : la Conf' appelle au boycott des contrôles de biosécurité en porc plein air
Volaille: l'origine France remonte la pente en GMS dans les produits élaborés
Dans un communiqué paru le 29 juillet, l'association de la promotion de la volaille française (APVF), qui pilote notamment le logo Volaille française, constate un rebond de l'origine française en GMS parmi les produits élaborés, segment où la filière française est historiquement la plus faible, et où elle avait reculé en raison des crises d'influenza aviaire successives ces dernières années. Sur la base de son étude annuelle, réalisée en avril dans 25 enseignes, l'APVF constate que la part de l'origine France est en augmentation de 9 points en 2024, représentant 64% des produits élaborés cuits recensés, retrouvant ainsi son niveau de 2022. Dans le rayon libre-service, l'origine France reste stable, à 98% et l'étiquetage Volaille française est en léger recul (-3 points, à 72%). Pour rappel, la consommation totale de viandes de volailles a de nouveau augmenté en 2024, mais - et c'est un changement par rapport à la tendance des dernières années - elle l'a fait plus vite que les importations, faisant repasser la ratio importations/consommation sous la barre symbolique des 50% en poulet, selon la synthèse conjoncturelle sur la consommation de viandes mise en ligne par FranceAgriMer le 11 juillet.
Syndicats : l'ancien responsable des affaires publiques de la FNSEA retourne auprès de Primas
Responsable des affaires publiques de la FNSEA depuis 2022, Xavier Jamet a été nommé directeur du cabinet de la porte-parole du gouvernement Sophie Primas, dont il était déjà le collaborateur parlementaire lorsqu'elle était sénatrice (Les Républicains, Yvelines). Avant d'arriver à la FNSEA, il avait travaillé pour l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA). Et avant de collaborer avec la sénatrice, il avait également travaillé à l’Assemblée avec le député UMP des Yvelines Henri Cuq, un proche de Jacques Chirac.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.