Agrafil du 2 septembre 2025

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UE/Mercosur : Bruxelles pourrait présenter le texte de l’accord commercial le 3 septembre

L’adoption de l’accord de libre-échange UE/Mercosur devrait figurer à l’ordre du jour du Collège des commissaires européens le 3 septembre, à l’occasion de leur réunion hebdomadaire. C’est ce que rapporte le média Politico dans un article du 30 août, relayé également par L’Humanité. Interrogée sur le sujet le 1er septembre, la Commission européenne n’a pas souhaité, pour l’heure, confirmer l’information. Initialement attendue pour la fin du mois de juin, la présentation de cet accord commercial controversé a été décalée à « avant la fin de l’été » (le mois de septembre inclus) dans un contexte commercial incertain et alors que l’exécutif européen tentait d’arracher un accord avec l’administration Trump. Selon certains échos, le texte de l’accord qui serait à l’ordre du jour des commissaires européens pourrait inclure des facilités de déclenchement pour les mesures de sauvegarde au niveau régional sans pour autant intégrer des clauses miroirs, un des points d’attention des opposants. Le principal d’entre eux, la France, est toujours à la recherche d’une minorité de blocage du Conseil de l’UE qui devra se prononcer sur le texte.

Acétamipride : Dive plaide pour un projet de loi dédié aux filières « en impasse »

Après la censure partielle de la proposition de loi Entraves, dont il était rapporteur, le député Les Républicains (LR) Julien Dive plaide pour que le gouvernement actuel (ou celui qui lui succèderait à l'issue du vote de confiance soumis le 8 septembre) porte un projet de loi (PJL) dédié à la réautorisation de l'acétamipride pour les filières « en impasse », sur le modèle de celui portée par Julien Denormandie, fin 2020, pour les betteraves. Et de citer parmi les filières « en impasse » les productions de noisettes, kiwis et betteraves. Dans ce dossier, « le péché originel de la proposition de loi Duplomb était de ne pas être un projet de loi », selon le député de l'Aisne, interrogé par Agra Presse. En effet, dans une proposition de loi (texte initié par le Parlement), les parlementaires ne peuvent pas aller aussi loin que dans un projet de loi (initié par le gouvernement) dans les injonctions qu'ils font à l'exécutif et, en l'espèce, dans le cadrage des textes réglementaires de réautorisation de l'acétamipride, explique Julien Dive. Or, c'est ce manque de cadre qui a été dénoncé par le Conseil constitutionnel. Le député plaide pour un texte resserré autour de l'acétamipride, car « plus on élargit, plus on perd de temps », mais assorti d'un volet financier pour le soutien à la recherche d'alternatives.

Phytos : en consultation, le projet de décret CEPP recentré sur les distributeurs

Le projet de décret sur l’application du dispositif des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) pour 2026-2027 est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 septembre. Le texte reconduit les modalités actuelles pour un an de plus, sauf pour les agriculteurs achetant des produits phytopharmaceutiques à l’étranger, car « ils ne sont plus des obligés du dispositif », explique le ministère de l’Agriculture sur la page de présentation de la consultation. Cette modification est prise « en cohérence » avec la loi Duplomb du 11 août, qui met fin à la séparation entre vente et conseil des pesticides. En effet, cette loi « recentre » le dispositif des CEPP sur les distributeurs de produits phytopharmaceutiques à usage agricole. Ces derniers doivent remplir un objectif d’actions à réaliser pour réduire l’utilisation, les risques et impacts des phytos, calculé en fonction de leur référence des ventes.

Négoce/oléagineux : Louis Dreyfus rachète à Bunge des usines en Pologne et Hongrie

Le géant néerlandais de l’agroalimentaire Louis Dreyfus Company (LDC) a annoncé le 1er septembre avoir racheté plusieurs usines polonaises et hongroises de son concurrent Bunge, dont celui-ci a dû se délester après avoir racheté Viterra. En Hongrie, les sites concernés comprennent « l’une des grandes usines de trituration de tournesol d’Europe », située à Foktő et traitant également du colza et du soja, selon le communiqué de LDC. Les autres actifs hongrois de Bunge sont des plateformes de stockage et de logistique, ainsi qu’une « équipe indépendante spécialisée dans le négoce et la collecte de céréales et d'oléagineux » basée à Budapest. En Pologne, LDC reprend le site de trituration et de raffinage de Bodaczów (colza, tournesol et soja), qui représente « environ 15 % du volume total de colza trituré en Pologne », quatre sites logistiques (Kętrzyn, Szamotuły, Trawniki et Werbkowice) et une équipe de négoce/collecte située à Gdansk. Cette opération est la conséquence du rachat du canadien Viterra par Bunge, une transaction autorisée en août 2024 par la Commission européenne à condition que ce dernier cède les sites hongrois et polonais du premier.

Incendie dans l’Aude : l’aide de 8 M€ retardée d’une semaine et « insuffisante » pour la Conf’

Le guichet du fonds d’urgence après le méga-incendie survenu début août dans les Corbières ouvrira le 8 septembre, avec une semaine de retard sur la date précédemment annoncée, annonce la préfecture de l’Aude sur son site internet. De son côté, la Confédération paysanne estime que cette enveloppe de 8 M€ est « largement insuffisante pour compenser les pertes de fonds et penser la reconstruction ». « Nous entendons dire dans les réunions institutionnelles qu'il n'y a pas de problème de trésorerie immédiat. C'est une blague indécente ! », s’insurgent le syndicat et son antenne audoise dans un communiqué. Et de demander : « Qu'attend l'État pour solliciter la réserve de crise européenne ? » Rappelant que les Corbières ont « subi cinq feux en quelques semaines », avec de nombreuses fermes « sinistrées », la Conf’ demande que les dégâts de tous ces incendies soient pris en charge – et non seulement celui du 5 août. Par ailleurs, le syndicat rappelle que des agriculteurs « attendent encore l'aide exceptionnelle sécheresse 2024 de la Région Occitanie, certaines aides Pac ou encore les aides à la replantation du vignoble ».

Bovins/DNC : « plus aucun foyer actif » en France, annonce Genevard

La France ne compte « plus aucun foyer actif » de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé la ministre de l’Agriculture sur X le 29 août, espérant une éradication rapide de la maladie. Autrement dit, l’ensemble des lots de bovins présents dans les 77 foyers ont été abattus. Une évolution rendue possible par la levée du blocage à Faverges (Haute-Savoie) le même jour : des militants de la Confédération paysanne y empêchaient, depuis la matinée du 27 août, l’accès à un lot de 15 animaux, afin de protester contre l’abattage total des lots d’animaux infectés. En vertu de la réglementation européenne, la France pourra lever la zone réglementée – et les interdictions de mouvements qui s’y appliquent – 45 jours après l’extinction du dernier foyer. L’acquisition du statut « indemne » (condition pour exporter en provenance de la zone réglementée) interviendra, elle, au bout de 14 mois, a indiqué le ministère de l’Agriculture à la presse le 28 août. Depuis l’apparition de la maladie le 29 juin, la France a dénombré 77 foyers de DNC dans 45 élevages de trois départements (Savoie, Haute-Savoie et Ain). Le dernier cas remonte au 24 août. Au 28 août, « plus de 90 % » des bovins de la zone réglementée avaient été vaccinés, moins d’un mois après le lancement de la campagne de vaccination obligatoire.

Œufs : un distributeur Leclerc a rappelé des plateaux d’œufs d’Ukraine pour non-conformité

Citadis, distributeur E.Leclerc dans la métropole de Rouen, a publié le 29 août sur le site gouvernemental Rappel Conso un avis de rappel de plateaux de 30 œufs frais au motif qu’ils sont « non conformes aux normes CE en vigueur ». Selon la CFA (aviculteurs, FNSEA), il s’agit bien d’œufs importés d’Ukraine qui « ne répondent pas aux normes européennes en matière sanitaire, de bien-être animal, environnementale et sociale », selon un communiqué commun publié le même jour avec l’UGPVB (groupements d’éleveurs du Grand-Ouest). Un jour après le CNPO (interprofession des œufs) soulignant que ces produits « pouvaient contenir » des antibiotiques interdits, la CFA et la section Œufs de l’UGPVB demandent que l’État ordonne leur retrait des magasins « en attendant d’avoir la certitude qu’ils ne soient pas contaminés par des substances interdites en France et en Europe ». De son côté la ministre Annie Genevard a signalé dans un message à la presse qu’elle demandait « une vigilance accrue en matière de contrôles sanitaires sur notre territoire » et qu’elle portait « dès à présent » auprès de la Commission européenne le renforcement des contrôles au niveau européen.

Foncier/climat : la nouvelle stratégie de gestion du trait de côte mise en consultation

Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation publique, du 1er au 23 septembre, le projet de stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC). Objectif du nouveau programme d’actions 2025-2030 : « accélérer l’adaptation de la bande côtière aux effets du changement climatique », indique-t-il. Outre un renforcement de la dimension intégratrice de la politique de gestion, cette révision de la SNGITC vise à encourager les territoires à « concevoir des trajectoires d’adaptation à long terme, tout en développant des stratégies locales d’adaptation opérationnelles ». Notre enquête parue en janvier (« L’agriculture littorale face à la montée des eaux ») montrait notamment la façon dont le Conservatoire du littoral tente de nouvelles stratégies dites de « mobilité côtière ». La SNGITC propose de coordonner les actions foncières, notamment de portage par diverses structures (collectivités, Safer, Conservatoire, EPF), au service d’une recomposition spatiale des territoires. Dans son plan d’action, le document invite aussi à déployer les solutions fondées sur la nature, qui contribuent à « limiter l’impact des risques littoraux actuels et futurs en offrant des co-bénéfices écologiques, économiques et sociaux ».

Biomasse : la révision de la stratégie nationale suivra celle de la PPE, probablement d'ici 2026

Arrivée à échéance, la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse doit être actualisée un an après la publication de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), indique le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher. Cela reviendra probablement à une finalisation d'ici la fin 2026. Un groupe de travail a été lancé dans le cadre de la Commission thématique interfilières Bioéconomie de FranceAgriMer. Le sujet de la concurrence de la filière biogaz avec l'élevage pour le maïs et les pulpes de betterave suscite des tensions croissantes. En Normandie, le conseil régional a suspendu ses soutiens à la méthanisation en 2023. L'année suivante, le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) avait annoncé la création d’un groupement d’intérêt scientifique (Gis) entre l’Ademe, l’Inrae, FranceAgriMer et l’IGN, sur le thème de la biomasse. En 2020, FranceAgriMer avait publié un premier observatoire national des ressources mobilisées par la filière biogaz. Au niveau européen, une nouvelle stratégie dédiée à la bioéconomie est également en préparation, attendue pour la fin d'année.

Maraîchage : Cultive lève 1,8 M€ pour déployer son réseau de campus-fermes

Cultive, société de formation et conseil en maraîchage bio-intensif, a annoncé le 28 août une levée de fonds de 1,8 M€ pour développer la formation, l’installation et l’accompagnement des maraîchers sur petites surfaces (1 à 5 ha). Elle avait déjà levé 500 000 € fin 2023. Les fonds participeront notamment à finaliser et renforcer le premier campus-ferme pilote de Vendée, en activité depuis octobre 2024, qui permettra d’accueillir les nouvelles promotions d’apprenants dès 2026. Lancée en janvier 2025, une première promotion rassemble quatre porteurs de projet. « Cette levée constitue une étape fondatrice pour déployer les premières briques d’une dynamique nationale », explique Cultive. La société entend créer un réseau national de huit campus d’ici 2035 dans les principales métropoles françaises. Cultive s’est donnée l’objectif à dix ans de « former 700 apprenants, installer 470 fermes et en pérenniser 450 à cinq ans ». La levée de fonds est soutenue par Citizen Capital (via le fonds Agri Impact), la Banque des territoires, Impact Business Angel et des citoyens investisseurs (via Lita.co). « À terme, d’autres soutiens seront nécessaires pour accompagner le développement de ce réseau de fermes et répondre à l’ampleur des défis agricoles à venir », souligne lucidement la société à mission.

Horticulture : Valhor renforce la sensibilisation sur les plantes exotiques envahissantes

Dans un communiqué du 2 septembre, l’interprofession horticole Valhor annonce renforcer son dispositif de sensibilisation concernant les plantes exotiques envahissantes. Cela fait suite à un règlement d’exécution de l’Union européenne entré en application début août et ajoutant huit espèces à la liste des plantes exotiques envahissantes : renouée du Japon, renouée de Bohême, renouée de Sakhaline, zostère japonaise, acacia argenté, mûrier à papier, séneçon grimpant et crassule de Helms. Si l’interprofession a été pionnière en développant, dès 2015, un code de conduite pour les professionnels, elle va développer le volet sensibilisation. « L’objectif est de créer un parcours de sensibilisation à destination des professionnels », est-il expliqué. Le dispositif est composé d’un guide des plantes exotiques envahissantes réglementées (rappel concis de toutes les informations essentielles à connaître et des fiches plantes) et des modules d'apprentissage en ligne. Valhor rappelle que l’herbe de la Pampa reste pour l’instant la seule plante exotique réglementée uniquement au niveau français de niveau 2.

Fruits et légumes : les stations des endiviers et des producteurs corses rejoignent l’Irfel

Second réseau d'expérimentation français en fruits et légumes avec le CTIFL, l’Irfel (association française des stations d’expérimentation en fruits et légumes) annonce l’arrivée de deux nouveaux membres, dans un communiqué de presse du 1er septembre. Il s’agit des endiviers de l’Apef et de l'association de recherche et d’expérimentation sur fruits et légumes en Corse (Areflec). La première est active dans la recherche de solutions alternatives à certains produits phytosanitaires pour la production d'endives (elle avait ainsi mené une étude d’impact sur la production d’endives sans le Bonalan fin 2024). De son côté, l’Areflec travaille sur plusieurs productions : agrumes (clémentine, pomelo, orange, citron, lime, etc.), olivier, kiwi, pêche. Elle réalise également de la production d’insectes auxiliaires et de la production de matériel végétal certifié. Les 18 stations de l’Irfel travaillent sur plus de 60 espèces de fruits et légumes et regroupent environ 115 ingénieurs agronomes et 60 techniciens, avec plus de 7 000 producteurs adhérents en direct (via leur OP ou leur AOP) sur tout le territoire français. En 2024, l’association avait accueilli la station expérimentale d’Auray, dans le Morbihan.

Alimentation ultra-transformée : la santé des hommes affectée en trois semaines (étude)

Une alimentation ultra-transformée a des effets délétères notamment sur la fertilité et la santé cardio-métabolique des hommes, et ce quelle que soit la quantité de calories ingérées, conclut une étude publiée le 28 août dans la revue américaine Cell Metabolism et coordonnée par Romain Barrès, chercheur à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Sophia Antipolis (CNRS-université de Nice Côte d'Azur) en France. Pour cette étude, 43 hommes de 20 à 35 ans, en bonne santé, divisés en deux groupes, ont suivi pendant trois semaines deux régimes successifs, avec une pause de trois mois entre les deux : l’un riche en aliments ultra-transformés et l’autre reposant sur des produits peu ou non transformés. À noter que chaque groupe a été divisé en deux sous-groupes, recevant soit un apport calorique adéquat, soit un apport excédentaire. Dans ses résultats, l’étude établit notamment un effet délétère du régime ultra-transformé sur la fertilité : chute de l’hormone stimulant la production de spermatozoïdes (FSH) et de la testostérone chez la plupart des participants, baisse du nombre de spermatozoïdes mobiles. En outre, « la consommation d'aliments ultra-transformés par rapport à celle d'aliments non transformés a entraîné une prise de poids (..) dans les groupes ayant un apport calorique adéquat et excessif », principalement en masse graisseuse.

Engrais : Delphine Guey a quitté Yara pour devenir directrice d'Axema

Delphine Guey devient à partir du 2 septembre la nouvelle directrice générale d'Axema, annonce le syndicat des industriels de l'agroéquipement dans un communiqué le 1er septembre. Elle succède à Laurent de Buyer, qui « quittera ses fonctions début 2026 après quatre années d'exercice ». Delphine Guey quitte donc son poste de directrice des affaires publiques de la branche française du fabricant d'engrais Yara, qu’elle a occupé durant quatre ans. Pour rappel, elle était à la tête de l’Unifa (syndicat des fabricants de fertilisants français) lors des trois dernières années, mandat qui s’est achevé en juin. Elle a été remplacée à la tête de l'Unifa par Jacques Fourmanoir. Delphine Guey avait également occupé des postes au sein de Phyteis (représentant les producteurs de produits phytopharmaceutiques) et de Semae (interprofession des semences).

Ministère de la Transition écologique : Pannier-Runacher change de conseiller biodiversité

D’après un arrêté paru au Journal officiel le 30 août, Emmanuel Pasco-Viel sera, à partir du 4 septembre, le nouveau conseiller biodiversité au cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher. Il était jusque-là chef du bureau « Politique de la biodiversité » à la DGALN (direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature), au même ministère. Entré à l’Hôtel de Roquelaure il y a deux ans, M. Pasco-Viel a fait l’essentiel de sa carrière dans la fonction publique (ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, université Paris Cité, etc.). D'après sa page LinkedIn, ce biologiste de formation et diplômé de l’ENS Lyon a aussi été ingénieur de recherche au Ciri (centre international recherche en infectiologie). Emmanuel Pasco-Viel remplace Véronique Menez, qui avait rejoint Agnès Pannier-Runacher en octobre 2024, après avoir œuvré dans le cabinet de Marc Fesneau (mars-octobre 2024).

Négoce : Stéphanie Ayrault nommée directrice de Négoce Expansion

Stéphanie Ayrault a pris le 2 juin ses fonctions de directrice de Négoce Expansion. Ce réseau axé sur les progrès et la prospective rassemble 42 négoces. Ingénieure agronome de formation et spécialisée en distribution agricole, environnement et réglementation, Stéphanie Ayrault a été pendant plus de vingt ans rédactrice en chef de divers médias agricoles, et directrice de la rédaction de Terre Ecos. Elle succède à Yann Lamy, parti en août 2024 chez Ombrea, une filiale de TotalEnergies. Étienne Armbruster, dirigeant du négoce éponyme, est depuis juin 2024 président de Négoce Expansion. (Elena Blum)